Tag: partenariat

  • [C’est l’été] Grande soirée des jeux vidéo à la médiathèque de Martigues

    [C’est l’été] Grande soirée des jeux vidéo à la médiathèque de Martigues

    « Ça me tient à cœur de pouvoir mettre un point final à l’été en proposant un rendez-vous qui rend l’accès au numérique gratuit et facile pour tous », confie Jean-Emmanuel de Micas, porteur du projet de la soirée gaming, organisée ce vendredi soir. Cet événement gratuit, porté par les Espaces Publics Numériques (EPN) en partenariat avec le Fablab de la Ville de Martigues et en collaboration avec la médiathèque Louis Aragon, propose une soirée autour du jeu et de la culture numérique.

    Petits et grands pourront se retrouver à la médiathèque Louis Aragon, dès 18h, pour jouer à des jeux vidéo, des jeux de société et faire des karaokés. « Les plus jeunes auront accès aux jeux vidéo actuels, les parents pourront retrouver ceux de leur jeunesse, notamment des jeux vidéo des années 1980-1990, et les montrer à leurs enfants, toute la famille et les amis pourront aussi se réunir autour de jeux de plateau (jeux de cartes, jeux de société) », détaille le porteur du projet.

    En savoir plus

    sur le monde du jeu vidéo

    « La société Pixelan, partenaire du projet, propose aussi une activité physique avec des dalles lumineuses au sol, où il faudra appuyer sur celles qui s’allument », ajoute-t-il. Tout au long de la soirée, des animations sont prévues, avec notamment un tournoi de jeux de foot. À l’étage, un stand proposera des quiz et un karaoké.

    La collaboration avec la médiathèque Louis Aragon permet aussi de proposer une conférence animée par Enzo Russo. « C’est un game designer, son métier c’est de réfléchir en amont à la manière dont on joue à un jeu. Grâce à son expérience, il va pouvoir expliquer et transmettre son savoir au cours d’une présentation, puis répondre aux questions du public », explique Jean-Emmanuel de Micas. La conférence prévue à 19h, « permet aussi aux jeunes de se projeter dans un métier et d’avoir un exemple de parcours pour y arriver ».

    « C’est un projet qui a ses défis, mais il me tient à cœur. On va d’ailleurs désormais proposer une soirée par trimestre, la prochaine est le 30 octobre », conclut, Jean-Emmanuel de Micas ravi.

    Gabrielle Cartellier

  • Un dispositif dans les Bouches-du-Rhône pour évacuer les chevaux en cas d’incendie

    Un dispositif dans les Bouches-du-Rhône pour évacuer les chevaux en cas d’incendie

    Les images de ces chevaux au grand galop fuyant les grands incendies dans le Sud Ouest avaient fait le tour des télés de France… Alors que les feux de forêt se multiplient, entraînant régulièrement l’évacuation d’établissements équestres et de centaines d’équidés, le Comité Départemental d’Équitation des Bouches-du-Rhône (CDE 13) et le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13) ont signé une convention de partenariat pour assurer la mise en sécurité des animaux lors des situations de crise indiquent les Pompiers 13 dans un communiqué.

    Une démarche inédite pour « renforcer la résilience du territoire et qui témoigne d’une mobilisation collective au service de la sécurité des populations et de la protection animale », ajoute le Sdis 13. Concrètement, le dispositif s’appuie sur une équipe fédérale d’évacuation de crise, composée de professionnels volontaires et qualifiés. Ils agissent à la demande du commandant des opérations de secours et vont chercher les animaux avec un équipement adéquat et des infrastructures pour les accueillir.

    Des gens volontaires mais qui gênent les secours

    « Quand il s’agit de sauver les chevaux et les animaux, il y a une grosse communauté », explique Emmanuelle De La Burgade, présidente du Comité départemental d’équitation (CDE 13). Mais si « les gens sont toujours prêts à venir mais gênent les opérations de secours. Le but est vraiment qu’on ait une synergie entre les pompiers et les secours pour que cela puisse s’organiser de façon cohérente », détaille-t-elle.

    Ce plan d’évacuation des équidés prend tout son sens au regard des incendies de cet été. En Gironde, 1 800 chevaux ont été évacués et répartis partout dans le département fin juillet rappelle le Sdis 13. Dans le Var, le Comité régional d’équitation (CRE) du Sud possède un numéro d’urgence joignable dans de telles situations. Les propositions d’aide peuvent être envoyées par SMS à ce numéro, en précisant le nombre de places de transport disponibles ou encore le nombre de chevaux pouvant être accueillis et la commune d’accueil. Des situations qui « ont une nouvelle fois démontré qu’au-delà de la protection des populations, l’évacuation des animaux, et notamment des équidés, doit être anticipée et organisée », estime Richard Maillé, président des Pompiers 13.

    Sur le territoire national, quelque 9 000 établissements équestres sont adhérents à la Fédération française d’équitation (FFE). Dans les Bouches-du-Rhône, 238 en sont membres via le CDE 13. Les porteurs de cette initiative espèrent la voir élargie à la France entière, « avec le soutien du ministère de l’Intérieur, en s’appuyant sur cette première coopération » ajoute Frédéric Bouix, président de la FFE.

  • Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Venue du Sud Ouest, la CRS 14 assure depuis le 14 juillet la surveillance d’une des plages les plus fréquentées de la ville, les Catalans. Les 5 policiers, maîtres-nageurs sauveteurs et Vttiste ont fort à faire, ont-ils expliqué ce mercredi 5 août à la préfète de police déléguée, Corinne Simon, venue leur rendre visite.

    Pas moins de 200 amendes forfaitaires spécifiques, des vols, des malaises et beaucoup d’incivilités, dont les enceintes à fond, le tout par 31 à 38 degrés, sept jours sur sept, de midi à 19h30, raconte le brigadier-chef Jean-François. Dans un seau, il a rassemblé un tas de matériel confisqué, destiné à la consommation de stup’, sur le mois. Quelques minutes auparavant, un homme complètement ivre et sous l’emprise de drogue a été arrêté.

    « Jusqu’à présent, il y avait deux plages surveillées par les CRS, Sormiou et La Ciotat », explique la préfète, « une demande a été faite auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur pour avoir des effectifs supplémentaires parce qu’à chaque bilan que nous faisons en fin de saison, on s’aperçoit que la plage des Catalans est énormément fréquentée, il était important de mieux sécuriser ». Les CRS travaillent en partenariat avec la police municipale, précise Joël Canicave (PS), adjoint au maire en charge des finances. À l’ombre du mur du poste de secours, Simone, Albert, Pierrette, Corinne, Chantal, Lucie et Sabrine, qui « viennent là depuis 50 ans » sont ravis. « Cela fait du bien de les avoir, on va les regretter », déplore la bande de copines.

  • Des modalités de fusion incertaines pour l’IRD

    Des modalités de fusion incertaines pour l’IRD

    Beaucoup de questions et peu de réponses. Le bilan de la réunion organisée par la présidente de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Valérie Verdier, n’a pas levé les interrogations des représentants de salariés présents, ce 28 juillet. À l’ordre du jour, les modalités du projet de fusion entre l’IRD et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), souhaitée par le Gouvernement.

    L’absorption, prévue au 1er janvier 2027, préoccupe le personnel, tant pour leur avenir professionnel que pour le modèle unique de l’institut, qui réalise des missions en partenariat avec les pays du Sud. « On a exprimé nos inquiétudes. On réfléchit actuellement à notre demande d’allocation de moyens pour 2027, mais les agents nous demandent si cette projection budgétaire a du sens », raconte Fabienne Cartieaux, secrétaire générale de STREM-CFDT, syndicat majoritaire de l’établissement. Et de préciser : « Mais la présidente a affirmé qu’il y aurait un budget pour 2027 ».

    Selon la syndicaliste, Valérie Verdier a aussi soutenu que les engagements de l’IRD s’étendaient sur trois ans, et qu’ils seraient « tous honorés ». Un discours qui se veut rassurant, également au niveau d’une potentielle réduction d’effectifs. La présidente a assuré avoir « à cœur de défendre le personnel », selon Fabienne Cartieaux, qui émet des doutes : « Concernant les postes supprimés, la question se pose pour les contractuels. Le CNRS ne pourra pas gérer cet afflux de nouveaux agents ».

    Une fusion

    bien trop rapide

    Un des autres enjeux abordés pendant la réunion est l’autonomie de l’IRD au sein du CNRS. « Comment pourrait-on garder notre autonomie ? Rien ne nous garantit que le conseil d’administration du CNRS votera un budget adapté à nos missions Sud, s’alarme la secrétaire générale. Normalement, toutes les instances paritaires doivent être consultées, au niveau de l’IRD, du CNRS et du ministère de la Recherche ». Des étapes brûlées, selon la syndicaliste. Le personnel demeure donc dans le flou après cette réunion. « On poursuit nos projets, en attendant de savoir à quelle sauce on sera mangés », conclut-elle.

  • La filière éolienne se structure, le projet DEOS se clarifie à Fos-sur-Mer

    La filière éolienne se structure, le projet DEOS se clarifie à Fos-sur-Mer

    Lors du bilan du premier semestre du Grand Port maritime de Marseille-Fos (GPMM), le 10 juillet, Hervé Martel avait prévenu : « L’éolien est une filière qui se structure, avec un jeu d’acteurs privés, français et internationaux, et un marché qui se clarifie au fil des décisions. (…) Ils y voient clair sur leur marché, on y voit clair sur nos subventions, on signe un contrat et on démarre [le projet DEOS, Développement de l’éolien offshore, Ndlr]. » Deux jours plus tard, l’institution portuaire clôturait son appel à manifestation pour trouver preneur, via une convention d’occupation temporaire, du foncier de 30 ha dans ses bassins ouest pour lancer l’aménagement de la plateforme début 2028.

    BW Ideol (concepteur de la fondation flottante en béton Damping Pool) et NGE (4e groupe français de BTP) annoncent s’être associés pour déposer leur candidature. L’accord signé prévoit un partenariat à parts égales dans Fos3F, qui vise à développer une ligne de fabrication en série dimensionnée pour produire environ 30 flotteurs par an, soit une capacité annuelle d’environ 500 MW. L’an dernier, 126 millions d’euros de financements publics avaient été sécurisés pour ce projet à 200 millions d’euros.

    Un moment clé

    Le président de BW Ideol souligne : « C’est une réponse souveraine aux besoins de la transition énergétique : des fondations conçues et fabriquées en France, à partir de matériaux sourcés localement, avec plus de 1 300 emplois directs à la clé pour le territoire. » Il rappelle : « Ce partenariat concrétise la création d’une nouvelle filière industrielle de fabrication en série de fondations flottantes, au moment où l’État lance avec l’AO10 le plus important appel d’offres jamais engagé pour l’éolien en mer. » L’attribution de l’appel d’offres, qui porte à plus de 5 GW le développement cumulé de l’éolien flottant en France dont 3,7 GW sur la façade méditerranéenne, devrait être connue d’ici le premier trimestre 2027.

    L’AO6, lui, a été remporté par Ocean Winds et Éoliennes Méditerranée Grand Large pour une capacité totale de 500 MW. La plateforme DEOS respecte son calendrier.

    Au total, 330 millions d’euros seront investis sur la zone Fos 3XL pour proposer une infrastructure, « un élément de la solution logistique » à l’opérateur choisi. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a d’ores et déjà annoncé le concours de l’Ademe à hauteur de 82,3 millions d’euros. « On travaille à d’autres financements, notamment européens », avait précisé le président du directoire le 10 juillet.

  • Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Ils sont de plus en plus nombreux, les guichets fermés dans les petites gares. Et l’absence de personnel pour aider les usagers à prendre leur billet rend l’accès aux trains plus compliqué pour certains. Face à ce constat la poste, la Région Sud et la SNCF ont noué un partenariat pour faire des points de ventes Zou !, nom du réseau de transport de la région Sud, au sein de certains bureaux de poste de la Région. Une collaboration officiellement lancée ce jeudi, à Salon de Provence.

    « à Salon-de-Provence, on a plus de guichet, explique Nicolas Isnard, maire (LR) de Salon-de-Provence. Et beaucoup de nos habitants sont âgés et n’arrivent pas à prendre leur billet [sur internet]. C’est donc un soulagement d’avoir ce service, car nos usagers en avaient besoin. »

    En ouvrant des guichets alternatifs dans ces bureaux de poste, la SNCF espère rendre plus accessible l’achat de billets « pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre le billet sur internet », précise Andrine Bernard, directrice de lignes TER ouest Provence pour SNCF Voyageurs.

    Chaque personne souhaitant acheter un titre de transport pour un TER de la région Sud pourra se rendre dans l’un des 26 bureaux de poste de la région qui a ce dispositif. Elle sera accompagnée par un chargé de clientèle qui l’aidera à choisir l’horaire de son train, la fera payer et imprimera son billet.

    Maintenir le service public

    « C’est pratique pour ceux qui n’arrivent pas avec la technologie, ceux qui préfère avec un billet papier ou encore ceux qui ont cassé leur téléphone », indique Nathalie Collin, directrice générale grand public et numérique de la Poste.

    L’objectif de ce partenariat est donc d’ouvrir des points de vente dans les postes de villes dotées de gare mais sans guichet ou avec des horaires restrictifs. Pour Nathalie Collin, « c’est une belle façon de maintenir le service public dans les territoires qui n’ont plus suffisamment de flux pour avoir chacun son guichet ».

    L’initiative a également court dans la Région Grand Est, où 11 Postes peuvent vendre des billets de TER.

    L’objectif est d’élargir à plus de villes, pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès au train. « Car si la sécurité, la santé et l’éducation sont des services publics essentiels, la mobilité est tout aussi importante », insiste le maire de Salon-de-Provence et 9e vice-président de la Région Sud.

    Liste des postes concernées.

    Bouches-du-Rhône : Cassis, Salon Massenet, Port-de-Bouc, Sausset-les-Pins, Martigues Jonquières, Istres Les Échoppes, Vitrolles Les Arcades, Tarascon.

    Alpes-de-Haute-Provence : La Brillanne, Sisteron

    Hautes-Alpes : Aspres, Chorges, Serres, Veynes

    Var : La Garde

    Vaucluse : Bollène, Pertuis, Sorgues.

  • Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Grand Avignon : douze associations solidaires primées

    Un dispositif porté par la fondation Vinci qui a remis un chèque global de 91 600 euros pour des projets à destinations des quartiers prioritaires de la ville (QPV). Le partenariat engagé par la fondation est double : soutien financier et soutien humain, avec la mobilisation de 19 parrains salariés des entreprises locales de Vinci. Les associations œuvrent notamment pour l’accès des habitants des QPV à une alimentation saine, à la formation, au travail, à l’exercice de leurs droits, à la création artistique ou encore à renforcer le lien social et améliorer l’environnement dans ces quartiers.

  • La colère ne faiblit pas contre « l’accord de la honte » entre l’Université de Montpellier et Total

    La colère ne faiblit pas contre « l’accord de la honte » entre l’Université de Montpellier et Total

    Ils étaient une petite cinquantaine, ce mardi 30 juin après-midi, à s’être réunis malgré la canicule devant le bâtiment administratif de la faculté des sciences de Montpellier. Mobilisés depuis déjà presque un mois, collectifs et étudiants réclament l’annulation d’un partenariat signé le 11 juin 2026 entre l’Université de Montpellier (UM) et la multinationale TotalEnergies.

    Une collaboration visant, selon l’UM, à « renforcer les liens entre le monde universitaire et le monde de l’entreprise, au bénéfice des étudiants du master mention énergie de la faculté des sciences. » À l’intérieur du bâtiment, la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) était réunie, avec à l’ordre du jour une motion déposée par le Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum) demandant la résiliation du partenariat. Après de longs débats, la motion a finalement été rejetée à 18 voix « contre », et 9 voix « pour ».

    Des étudiants déterminés

    Aurélien Trannoy est membre du Scum, élu au Conseil d’administration de l’UM. Il raconte : « Nous avons appris l’existence du partenariat via un communiqué de presse de l’Université sur son site internet. Or TotalEnergies est une entreprise écocidaire, responsable du dérèglement climatique, et qui a été condamnée en octobre 2025 par le tribunal judiciaire de Paris pour greenwashing. L’Université de Montpellier se vante pourtant de son côté d’être classée au 14e rang mondial du classement de Shanghai pour l’écologie. C’est inacceptable. » Malo, étudiant en master écologie à l’UM, est venu soutenir la mobilisation parce qu’il se dit choqué à l’idée qu’une entreprise multinationale entre dans le système universitaire : « Le risque c’est qu’une entreprise polluante définisse la manière dont les savoirs sont créés autour de l’énergie et du développement durable. » À ses côtés, Floriane, membre de l’organisation le Poing Levé, ajoute : « C’est d’autant plus scandaleux que certains cours seront délivrés par des employés de TotalEnergies, ce qui revient à ce que Total délivre des diplômes à des étudiants qui s’intéressent à l’écologie. C’est ridicule. » Au cours de la réunion, la présidence a rappelé que l’instance décisionnaire restait le Conseil d’administration, qui se réunira le 6 juillet. « Nous ne manquerons donc pas de nous mobiliser une nouvelle fois à cette occasion », assure Aurélien Trannoy.

  • Tranquillité publique : régler les problèmes ensemble au commissariat

    Tranquillité publique : régler les problèmes ensemble au commissariat

    Dans la petite salle du commissariat du 12e arrondissement, c’est un peu l’effervescence ce mercredi matin. C’est là que tous les 15 jours se tient le « GPO » pour Groupe de Partenariat Opérationnel. Représentants des CIQ, des collectivités, de l’Éducation nationale, de la RTM et bien sûr police nationale et municipale se retrouvent pour évoquer les problèmes du quotidien rue par rue. Depuis la mise en place en 2018 de ces structures dans les Bouches-du-Rhône, pas moins de 7 600 réunions de ce type se sont tenues. « C’est un des départements qui fonctionnent le mieux », se félicite la préfète de police déléguée, Corinne Simon. Après une visite de terrain à la Viste (15e), elle est venue prendre la température dans les quartiers Est de la ville. Là encore, l’objectif reste le même : aller chercher l’information à la source, détecter les « signaux faibles » précise la préfète pour agir en conséquence sur la tranquillité et la sécurité publique.

    Cambriolages en baisse de 31%, nuisances sonores, stationnement plus qu’approximatif, jets de cailloux sur une école, dépôts de poubelles, barbecues nocturnes… On ne peut pas dire que le secteur soit franchement impacté par la délinquance reconnaît le responsable du commissariat qui mène les débats de main de maître. Mais cette approche microscopique trouve justement tout son intérêt dans la capacité à faire en sorte que tout le monde vive ensemble.

    « S’ils le pouvaient les gens iraient avec leur voiture dans la salle de sport ou sur le terrain de boules mais c’est vrai qu’en même temps se garer dans cette ville est devenu insoluble », commente un président de CIQ. Plus de ronde de la police municipale, PV dressés avec « discernement » sont autant de solutions évoquées.

    Éteindre le feu qui couve aussi. Quand un autre représentant des habitants signale l’installation d’un nouveau point de deal, le patron du commissariat prend de minutieuses notes. « Poursuivez ce travail de fourmi », incite la préfète, soulignant les bienfaits de toutes ces « interactions. »

  • Olivier Galzi entend opérer au devenir de l’hôpital

    Olivier Galzi entend opérer au devenir de l’hôpital

    Après avoir pris le pouls de la ville pendant la campagne et commencé à administrer son remède pour, à ses yeux, rendre Avignon plus attractive, Olivier Galzi a été élu, il y a deux semaines, président du conseil de surveillance du centre hospitalier. Une fonction, davantage axée sur la consultation et le contrôle que sur la stratégie. « Avignon entend désormais jouer son rôle au sein de ce magnifique navire amiral de la santé sur notre territoire », se targue le maire (DVD).

    Comme Marie-Josée Roig et Cécile Helle avant lui, Olivier Galzi hérite de cette présidence et d’un conseil qui se réunit 3 ou 4 fois par an. Une prochaine réunion est d’ailleurs prévue mi-juillet sur le volet financier. Les représentants syndicaux du personnel sollicitent déjà une rencontre (lire ci-dessous). Dans son programme, le maire promettait « un soutien renforcé à l’hôpital public et au rôle du maire au sein du conseil de surveillance ». Sans trop de détails. Sollicitée, la Ville nous a adressé une réponse écrite : « Dans l’un des départements les plus pauvres de France, l’offre publique de soins se doit d’être solide. Le maire a affirmé très clairement sa volonté de soutenir politiquement le développement de cette offre jusqu’au plus haut sommet de l’État. C’est chose faite puisqu’il a échangé sur le sujet avec le directeur de cabinet du président de la République en début de mois ». Olivier Galzi mise sur le projet Terah (modernisation phasée de l’hôpital à 156 millions d’euros) qui « favorisera sans nul doute l’attractivité médicale, et améliorera l’offre de soins, deux des axes essentiels de la politique de la nouvelle municipalité ».

    Alors que Cécile Helle a conduit une présidence discrète, refusant notamment de prendre position sur les accusations de favoritisme et le management décrié du directeur, Olivier Galzi juge « légitime » Pierre Pinzelli avec qui il ambitionne de « développer un partenariat solide et entretenir des liens étroits avec la direction ». Et ce, bien que « les différentes réformes hospitalières ont conduit à une dépolitisation des hôpitaux avec l’effacement des collectivités territoriales de la gouvernance sans qu’il y ait une amélioration de leur gestion, avec parfois même une dégradation », relève-t-on en mairie.

    Le parking gratuit,

    pas pour tout de suite

    Rappelons qu’il y a plus de deux ans, l’hôpital a perdu sa certification délivrée par la Haute autorité de santé. De quoi ternir l’image du centre hospitalier ? Une nouvelle inspection a eu lieu en mai, avant des résultats attendus au dernier trimestre de l’année. « Le maire ne doute pas que l’ensemble de l’équipe hospitalière s’est mobilisée pour obtenir cette certification dans ce contexte difficile », se montre optimiste la Ville. Enfin, depuis fin 2022, la direction a rendu payant le parking de l’hôpital au grand dam de nombreux patients et familles. Dans son projet aux municipales, Olivier Galzi comptait « offrir le stationnement gratuit aux patients et à leurs proches ». Une promesse qui semble déjà enterrée dans l’immédiat. « L’exploitation du parking est dépendante d’une concession qui n’arrivera pas à son terme dans les prochains mois, la rupture du contrat entraînerait des frais importants pour l’hôpital ce qu’il est préférable d’éviter », juge la municipalité qui souhaite « travailler avec l’hôpital pour augmenter le nombre de places gratuites ».