Tag: Parentalité

  • À La Farlède, un programme ambitieux pour accompagner les parents

    À La Farlède, un programme ambitieux pour accompagner les parents

    À compter de ce mois de juin, la Ville de La Farlède engage un cycle d’actions dédié à la parentalité, afin de proposer aux familles des espaces d’écoute, d’échange, d’information et d’accompagnement tout au long de l’année.

    Ce programme mobilise différents partenaires institutionnels, associatifs et professionnels autour d’une ambition commune : soutenir les parents dans les réalités contemporaines de leur quotidien. Cette dynamique associe les politiques publiques locales autour de plusieurs enjeux majeurs, parmi lesquels la prévention et la santé, le lien social ainsi que la transition écologique et sociétale.

    Dans ce cadre, un temps mensuel dédié aux parents sera proposé le deuxième mercredi de chaque mois, afin de leur permettre de rencontrer des professionnels, d’échanger, de partager leurs expériences et de trouver des ressources concrètes pour les accompagner dans leur rôle.

    Une ambition collective

    Au cours de ces rencontres, sera notamment abordé le sujet de l’alimentation, cher à la Ville de La Farlède, qui développe une politique proactive visant à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs dans des conditions très favorables, afin de promouvoir une alimentation saine et locale.

    Le thème de la monoparentalité sera également traité, celle-ci s’accompagnant souvent de nombreuses difficultés, dont la principale reste d’ordre économique.

    Autre grand rendez-vous à l’agenda, celui de la Quinzaine des familles, qui se tiendra du
    10 au 25 octobre, pendant laquelle toutes les actions qui leur sont destinées seront mises en avant.

    Pour clôturer l’événement, la Ville a prévu une conférence grand public intitulée « Être parent dans un monde en transition », qui viendra nourrir la réflexion collective autour des transformations éducatives, sociales et sociétales auxquelles les familles sont aujourd’hui confrontées.

    La Farlède poursuit ainsi son action dans une vision de territoire attentive aux mutations sociales, éducatives et environnementales, en favorisant une approche humaine, participative et intergénérationnelle.

    Bien consciente que, comme le disait ce mois-ci Laurent Marseault, le dernier intervenant du cycle de conférences « La Farlède en transition », « les urgences sociales, climatiques et environnementales devront être solutionnées collectivement ». Sans cette prise de conscience, insistait-il, pas de futurs possibles désirables.

  • 2 000 enfants invités à débrancher en Uzège

    2 000 enfants invités à débrancher en Uzège

    Et si, pendant onze jours, les écrans passaient au second plan ? Du 18 au 28 mai, le Pays d’Uzès relève à nouveau le Défi sans écran. L’initiative, citoyenne et pédagogique, invite enfants, adolescents et familles à réduire leur temps passé devant téléphones, tablettes, télévisions et consoles, pour retrouver d’autres usages du temps : jouer, lire, bouger, créer, discuter. Rien d’une croisade technophobe, mais une question simple : quelle place laisse-t-on encore au réel dans la vie des plus jeunes ?

    Cette année, le dispositif franchit un cap. Porté par l’association « À l’Asso des écrans », née pour structurer et amplifier la démarche, avec l’appui de la Communauté de communes Pays d’Uzès, il concernera plus de 2 000 élèves. Le projet, lancé il y a trois ans autour de l’école Jean-Macé d’Uzès par des parents d’élèves, s’étend désormais largement : 22 écoles primaires dans 18 villages, l’Institut Jean-Paul II, les classes de 6e de Saint-Firmin et depuis cette année le collège Lou Redounet participent à l’édition 2026. « C’est beau de se dire que tout a commencé dans un conseil de classe à Jean-Macé », confie Jean-Christophe Quilez, président de l’asso et parent d’élève co-créateur du défi.

    Éteindre sans culpabiliser

    Le principe est volontairement concret. Chaque enfant dispose d’un livret de bord pour consigner son temps d’écran, ses efforts, ses découvertes. L’objectif n’est pas seulement d’éteindre, mais de remplacer : par du sport, de la culture, du jeu, de la nature, du lien familial. Dans un contexte où l’exposition précoce aux écrans est devenue un sujet de santé publique, l’Uzège choisit une méthode douce : ne pas culpabiliser, mais entraîner tout un territoire. « Cette initiative montre que l’enjeu de la gestion des écrans ne passe pas toujours par l’interdit », salue Christophe Mauny, directeur académique du Gard, soulignant l’importance d’une démarche menée « par le jeu, par l’invitation ».

    Le programme donne la mesure de cette mobilisation. Dès le 18 mai, les enfants pourront choisir entre initiation à l’escalade, kung-fu ou visite guidée au musée Borias sur les loisirs d’autrefois. Le lendemain, place aux échecs, à un atelier de fabrication d’une boîte de rangement des téléphones, puis à une conférence à l’Ombrière, « Grandir à l’ère du numérique », avec le pédopsychiatre Patrick Ben Soussan et la psychanalyste Sophie Marinopoulos.

    Le reste de la semaine déroule un véritable inventaire des possibles : multisports, lectures de contes, ludothèque, concert d’ados, portes ouvertes de Radio Fuze, bowling, ateliers photo, ou encore « 36 heures à la rédac » pour se glisser dans la peau de jeunes reporters. Même les crèches entrent dans la boucle, avec « Au jardin avec Papagena », un opéra pour bébés proposé dans plusieurs structures du territoire. Le 27 mai, la journée des enfants et des familles à Vallabrix, le nettoyage des berges de la vallée de l’Eure avec véhicule hippomobile et la balade contée en pleine nature prolongeront cette ambition.

    À travers ce défi, l’Uzège assume un choix politique au sens noble : faire de l’éducation, de la culture et du collectif des réponses à une inquiétude partagée par de nombreux parents. « Ce projet est né de parents pour les enfants, mais il ne peut grandir que collectivement », résume l’équipe fondatrice. Le téléphone ne disparaîtra pas du quotidien. Mais pendant onze jours, les enfants pourront vérifier qu’il existe mille et une façons de grandir sans être capté par un écran.

  • À Miramas, l’éducation est le « premier poste de dépense »

    À Miramas, l’éducation est le « premier poste de dépense »

    À Miramas, près d’un tiers du budget est dédié à l’éducation. « 31% », précise le maire sortant candidat à sa succession Frédéric Vigouroux (DVG). « C’est le premier poste de dépense de la Ville, c’est une priorité absolue depuis toujours », affirme-t-il. En 2025, 8 millions d’euros de fonctionnement ont été alloués aux 24 écoles publiques de la commune, qui drainent 130 classes et 2 900 élèves. « Ça représente 2 044 euros par enfant, alors que c’était 1 936 euros en 2024 », précise l’élu.

    En septembre 2021, la commune est labellisée Cité éducative, un dispositif d’État, créé en 2019, pour renforcer l’accompagnement des jeunes de 0 à 25 ans des quartiers prioritaires grâce à une grande alliance des acteurs du secteur, qu’ils soient institutionnels ou associatifs. « Nous avons d’emblée choisi de le faire sur l’ensemble de la ville avec une position qui est de dire que tous les enfants n’ont pas les mêmes niveaux sociaux, mais beaucoup ont les mêmes problèmes, explique Frédéric Vigouroux. (…) Pour nous l’école doit être un lieu d’égalité et de laïcité, et l’éducation, c’est offrir aux enfants un ensemble de programmes d’accompagnement pour qu’ils aient tous les mêmes chances. » 19 groupes scolaires du 1er degré et six établissements du 2nd degré sont concernés.

    Depuis, de nombreuses actions ont été financées par la subvention de l’Éducation nationale de 375 000 euros, à laquelle la municipalité rajoute près de 112 000 euros de sa poche. Parmi les réalisations : de la sensibilisation sur les usages des réseaux sociaux, l’événement « Athlé dans la cité » ou encore le Festival de la petite enfance et de la parentalité, pour n’en citer que trois. « On travaille sur tous les aspects émancipateurs de la vie d’un jeune en incluant les parents, détaille le maire. Le sport, la culture, les sciences, le numérique, la santé par l’alimentation… »

    Une unité de préparation culinaire

    Sur ce dernier sujet, Frédéric Vigouroux a de grandes ambitions. D’ici deux ans, une unité de préparation culinaire devrait être construite en partenariat avec Saint-Chamas sur un terrain d’ores et déjà acheté, situé au Nord de la ZAC des Molières. « Nous sommes en recherche de subventions, nous en avons déjà mais il nous en faut d’autres, révèle l’élu. L’idée, c’est d’avoir du bio et du local dans les assiettes de nos enfants, ce qui résonne avec notre volonté de pouvoir accueillir des exploitants et notamment des maraîchers sur nos terres. »

    La Ville met également la main à la poche pour financer les projets pédagogiques des établissements scolaires. « Ce n’est pas dans notre compétence, mais nous aidons aussi parfois les collèges pour que le coût résiduel des parents ne soit pas trop élevé et que tous les élèves puissent participer sans que leur milieu social ne soit un frein », glisse Frédéric Vigouroux.