Tag: Parc naturel régional

  • [Week-end] Balade sur les traces des colporteurs

    [Week-end] Balade sur les traces des colporteurs

    De vallées en cols, de villages en hameaux, vous êtes attendus ces samedi et dimanche pour participer à La balade du colporteur aux côtés de Pierre Peyret, accompagnateur en montagne.

    Une balade et bivouac gratuit dans la vallée du Toulourenc, entre Saint-Léger-du-Ventoux, Brantes et Savoillans. « Nous allons parcourir une vingtaine de kilomètres sur deux jours et nous dormirons en forêt », explique PIerre Peyret. « C’est une balade accessible à partir de 12 ans de niveau moyen. Ce sera l’occasion de découvrir les jolis villages et hameaux du Vaucluse dans lesquels on pourra s’y arrêter un peu pour boire un café par exemple. »

    Un secteur aux multiples facettes

    L’objectif de cette sortie organisée dans le cadre des Rendez-vous du Parc Ventoux en ce début de période estivale et de donner envie aux participants de découvrir ce territoire qui recèle de nombreux secrets et merveilles. « C’est un secteur que j’aime personnellement et que j’aime faire découvrir aux gens. C’est aussi un moyen pour celles et ceux qui aimeraient faire du bivouac mais qui n’osent pas y aller seuls de découvrir que c’est possible. Il suffit de savoir où aller », continue l’accompagnateur. « Ce que j’affectionne également dans ce genre de sorties c’est qu’elle se fait sur deux jours, ce qui nous laisse le temps de parler, de nous découvrir et de partager de beaux moments ».

    Un autre versant
    du Mont-Ventoux

    Gourde, pique-nique, chaussures de marche et sacs de couchage seront de mise pour cette sortie qui, au-delà de vous faire découvrir de beaux paysages vous en apprendra davantage sur la faune et la flore du site, sur l’histoire du Ventoux mais aussi sur ces sentiers empruntés de manière ancestrale par les bergers et colporteurs. « Nous échangerons avec les participants sur tout ce qui touche au massif, on reviendra sur l’histoire de la paste en Provence aussi… », précise-t-il. Enfin, cette « randonnée belvédère » vous donnera l’opportunité de découvrir un autre versant du Mont-Ventoux. « Nous sillonnerons la face Nord du Ventoux, un côté que l’on a beaucoup moins l’habitude de voir et qui est beaucoup moins représenté aussi parce que l’image que l’on a du Géant de Provence c’est celle que l’on voit depuis Carpentras, Caromb ou Bédoin par exemple », poursuit Pierre Peyret. « Or là, c’est une nature beaucoup plus dure, brut qui s’offre à nous. L’occasion d’observer la faune qui peuple les lieux comme les chamois ou les loups par exemple et de parler du pastoralisme dans cette zone. »

    De samedi à 16h jusqu’à dimanche 16h. Balade gratuite.

    Réservation et inscription au : 04.90.63.22.74.

  • [EQDD] Alpages sentinelles : plus de 20 ans d’études du changement climatique sur les alpages

    [EQDD] Alpages sentinelles : plus de 20 ans d’études du changement climatique sur les alpages

    Né après la sécheresse des années 2000 dans le Parc national des Écrins, il s’est étendu à plusieurs massifs alpins, dont le Parc naturel régional du Mont-Ventoux. Les chercheurs observent l’évolution de la végétation, du climat et des troupeaux afin d’aider les éleveurs à adapter leurs pratiques face à la hausse des températures et aux sécheresses. Sur le Ventoux, des parcelles protégées permettent de comparer les effets du pâturage sur l’herbe et la biodiversité. Les études montrent des changements dans les espèces végétales, certaines progressant, d’autres régressant malgré des pratiques plus prudentes. Ces résultats interrogent les modes de pâturage actuels et soulignent la nécessité de trouver un équilibre entre activité pastorale, biodiversité et adaptation au changement climatique.

    Par Laure Néron Vaucluse Matin

  • Le lac de Rives, les Calanques du Larzac

    Le lac de Rives, les Calanques du Larzac

    La dernière fois que c’est arrivé, c’était en 2014. À Rives, commune héraultaise, les fortes précipitations de ce début d’année ont permis la réapparition d’un lac temporaire. Un phénomène qui arrive une fois tous les dix ans. Voilà plusieurs mois maintenant que ce lac éphémère attire les curieux et autres touristes, dans ce coin du Larzac généralement sans cours d’eau. « Comme le sol est argileux, les eaux au bout d’un moment ne s’infiltrent pas complètement. Et en même temps, comme il a beaucoup plu – au moins 100 mm -, l’eau va aussi s’infiltrer dans les terrains qui sont plus perméables autour, dans le karst, où on retrouve aussi du sable dolomitique, les produits d’érosion du calcaire  », souligne Laurent Danneville, hydrogéologue et directeur général adjoint du Parc naturel régional des Grands Causses.

    Ce karst et ce sable vont ainsi créer des sources de débordement qui viendront alimenter le lac dans un second temps – qui change de couleur et s’éclaircit – permettant au point d’eau de durer plusieurs mois. Vient ensuite la vidange, qui est en train de se produire actuellement. « Au fond du lac, on a un ancien avène [puits creusé dans la roche, Ndlr.] plus ou moins artificialisé. Et donc les eaux vont s’infiltrer et au bout de quelques semaines, le lac se vide. Il y a aussi l’effet de l’évapotranspiration », poursuit Laurent Danneville. Cette vidange ira alimenter une autre nappe phréatique, la source de la Sorgues, près de Saint-Affrique, dans le Sud-Aveyron. « Il n’y a jamais eu une mesure complète. On est en train de travailler avec des scientifiques de Montpellier, Hydroscience et on a mis des sondes de mesure depuis un mois pour regarder un peu comment ça se passe », précise l’hydrogéologue.

    Présence d’animaux

    Si le lac apparaît environ tous les dix ans, les périodes de fortes précipitations devraient s’amplifier du fait du dérèglement climatique. Et donc le lac réapparaître plus souvent. Une aubaine pour les chirocéphales, petits animaux vivant dans le lac. « Lors de la ponte, les œufs sont dans ces argiles au fond du lac. Lorsqu’il pleut et que le lac réapparaît, la vie revient, ce sont des petites bêtes de 4-5 cm qui sont là, qui vont se reproduire et restent là », éclaire Laurent Danneville.

    De fait, le lac attire de nombreuses personnes. Kayak, plongée dans des eaux pouvant atteindre 5-6 mètres de profondeur. Problème : il se situe sur un terrain privé. « Il y a toute une réglementation et il ne faut pas marcher n’importe où, faire attention à la faune. Il faut que les gens soient prudents et se garent correctement », fait valoir le directeur général adjoint du PNR, dont le parc est en train de voir comment améliorer l’accessibilité afin de préserver au mieux ces calanques du Larzac.

  • Une première réserve naturelle en Vaucluse

    Une première réserve naturelle en Vaucluse

    D’une superficie de 235 hectares, la Réserve naturelle régionale Ermitage-Escampeaux comprend 16 falaises recensées ainsi qu’un ensemble de milieux à très forte valeur écologique. Située à Villes-sur-Auzon, dans le Vaucluse, elle devient la première réserve naturelle régionale du département et marque une étape majeure pour la préservation des milieux naturels remarquables du piémont sud du Ventoux. Elle vient renforcer la protection d’un patrimoine naturel d’exception.

    Installée entre le mont Ventoux et les gorges de la Nesque, en plein cœur du Parc naturel régional du Mont-Ventoux, la Réserve s’appuie sur un ancrage foncier majoritairement communal : 98% du périmètre appartient à la commune, soit 51 parcelles. Seul 1% du foncier relève du Département, représentant 4 parcelles. Le pourcentage restant est constitué de propriétés privées, soit 12 parcelles réparties entre dix propriétaires.

    Des objectifs multiples pour la Réserve

    Le dispositif de protection, porté par la commune de Villes-sur-Auzon et par le Parc naturel régional – qui a joué un rôle déterminant dans l’émergence du projet, en cohérence avec sa charte visant à contribuer à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de création d’aires protégées (Scap) – présente des objectifs variés pour la Réserve naturelle régionale Ermitage-Escampeaux.

    Il s’agit d’abord de préserver les espèces et leurs habitats, d’en assurer la fonctionnalité ainsi que leur capacité d’adaptation, notamment en conservant la mosaïque de milieux ouverts et rupestres. La Réserve ambitionne également de trouver un équilibre entre la protection du patrimoine naturel et le maintien des activités humaines traditionnelles.

    Elle vise aussi à améliorer la connaissance scientifique des milieux et des espèces présentes, en particulier des habitats et espèces emblématiques telles que la nivéole de Fabre, une plante herbacée que l’on retrouve dans le Parc naturel régional du Mont-Ventoux.

    Enfin, la Réserve participera à la valorisation du patrimoine naturel et à la sensibilisation du public en associant citoyens, usagers et propriétaires à la compréhension et à la mise en valeur du site, dans une démarche à la fois pédagogique et collective.

    Tout au long de l’année, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, fort de son expertise en matière de biodiversité et de gestion des espaces remarquables, s’attachera à élaborer un plan de gestion de la Réserve. Celui-ci précisera les moyens, les priorités et les actions à mettre en œuvre afin d’atteindre les objectifs fixés.

  • Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Le parc régional du Ventoux propose 40 animations gratuites

    Grâce à une collaboration étroite entre les acteurs associatifs, les villages et l’équipe du Parc, ce riche programme permet « d’explorer le patrimoine, de plonger dans la mémoire vivante des villages et de découvrir de grands enjeux tels que l’eau, la forêt et la biodiversité ».

    Animations nocturnes, bivouacs
    et ascensions nocturnes du Géant
    de Provence sont notamment au programme. Détail du programme sur parcduventoux.fr

  • Sainte-Baume : période d’observation annuelle pour le faucon pèlerin

    Sainte-Baume : période d’observation annuelle pour le faucon pèlerin

    Trois couples y sont actuellement recensés et font l’objet d’un suivi annuel depuis 2020, avec deux objectifs : observer l’évolution et la survie des couples, et vérifier leur présence sur les sites connus afin de pouvoir activer, si nécessaire, des zones de quiétude. Le faucon pèlerin étant sensible au dérangement durant la période de reproduction, toute perturbation peut entraîner l’abandon du nid, laissant les œufs ou les oisillons sans protection. C’est pourquoi des zones de quiétude, définies dès l’installation d’un couple sur une falaise, sont instaurées pendant les phases clés : reproduction, couvaison et nourrissage des jeunes. Pendant cette période, l’escalade est interdite dans ces zones. Ad.B.

  • Dans les Alpilles, les éleveurs s’organisent face à la menace du loup

    Dans les Alpilles, les éleveurs s’organisent face à la menace du loup

    Le ronronnement de la machine à café couvre un instant les bruits de mastication. Tandis que les agneaux, déjà bien dodus bien que nés cet automne, engloutissent du foin, Lionel Escoffier et l’un de ses deux bergers, Aurélien, démarrent la journée autour d’un gobelet d’où s’échappent des volutes de fumée. Chacun son petit-déjeuner.

    Au Mas de la Tapie, le travail est exigeant mais le cadre est paradisiaque : les 430 hectares de prairies sont plantés au pied du massif des Alpilles. Le maire d’Aureille et ses deux associés, ses cousins, ont repris l’exploitation de leur grand-père il y a une trentaine d’années. Ils y produisent du foin de Crau et élèvent 1 600 brebis et près de 1 300 agneaux chaque année, « sans compter les béliers », précise Lionel Escoffier. Une affaire qui roule.

    Mais depuis 2020, une nouvelle problématique vient perturber cette paisibilité : le loup. Longtemps cantonné aux Apennins, en Italie, il a fini par franchir la frontière au début des années 1990. En 1992, un premier couple est observé dans le Mercantour. Ce n’est que deux ans après qu’un troupeau de l’éleveur subit un premier assaut à Colmars-les-Alpes, dans le Haut Verdon, lors de la transhumance. Mais « en montagne, à part une grosse attaque survenue il y a une dizaine d’années qui nous a coûté une quarantaine de brebis à cause de mauvaises conditions météorologiques, on a toujours eu de la chance », assure l’éleveur.

    Une meute identifiée

    Depuis, le loup a avancé vers l’Ouest. « Une meute a été identifiée sur Roquemartine et Eyguières grâce à des pièges photo posés par le Parc naturel régional des Alpilles, mais il y a aussi des loups solitaires qui cherchent de nouveaux territoires », analyse-t-il. Finalement, c’est à Aureille que les dégâts sont les plus nombreux. Depuis le début de l’année 2025, le Mas de la Tapie a connu trois attaques. Une au printemps, qui a coûté la vie à 17 brebis, et « deux, deux jours de suite au mois de décembre ». À chaque fois, la procédure est la même : « On fait un signalement à l’Office français de la biodiversité, qui envoie un agent. Il vient sur place faire des prélèvements, des mesures des crocs, des photos, puis le dossier remonte à la Direction départementale des territoires et de la mer, qui confirme ou non si l’attaque est causée par un loup. »

    Si la prédation lui est imputée, les animaux tués et blessés sont indemnisés par l’État « en fonction de leur âge et de leur race ». Malgré ça, les attaques peuvent avoir des effets pervers, selon Lionel Escoffier : « Si ça devenait régulier, il y a quelques éleveurs qui pourraient arrêter, ce qui pourrait entraîner une déprise de terres agricoles ici quand on sait la pression foncière qu’il peut y avoir sur certains terrains. »

    Pour épauler les éleveurs qui font face à ce nouveau phénomène, le Parc naturel régional des Alpilles a relancé sa commission pastoralisme, jusque-là « en sommeil ». « Il y a eu une première réunion en décembre. » L’objectif : assurer une meilleure circulation de l’information concernant les attaques de loups.

    D’autres précautions sont utiles, affirme Laurent Escoffier : « Si vous avez un berger et des patous qui font leur boulot et un parc de nuit, vous arrivez à limiter les dégâts. » S’agissant du décret autorisant les tirs de défense, l’Aureillois assure : « Même s’il est publié, ça ne va pas être simple. Pour tuer du loup il faut être très bon. C’est surtout une manière de dire aux éleveurs : “On vous entend, on vous écoute”. C’est une mesure diplomatique. »

  • Le Mont-Ventoux fait face au changement climatique

    Le Mont-Ventoux fait face au changement climatique

    Si nombre de suiveurs du Tour de France ont toujours en tête la victoire du Français Valentin Paret-Peintre au sommet du mont Ventoux en juillet dernier, le Géant de Provence est avant tout un écosystème à part et fragile. Menacé par le changement climatique, le Parc naturel régional (PNR) du mont Ventoux a commandé au Groupe régional d’experts sur le climat en Provence-Alpes-Côte d’Azur (GREC-SUD) un cahier territorial faisant état de la situation ainsi que des pistes à explorer pour sa préservation.

    Une menace avérée

    En ouverture du document, Jacqueline Bouyac, présidente du PNR, assure que le site « aspire à devenir un site pilote dans la lutte contre le changement climatique » et que « cette ambition se concrétise par des actions dans divers domaines ».

    Car quelques degrés en plus, et c’est tout l’écosystème qui est menacé. Avec un réchauffement estimé à 0,4 degré Celsius par an, le climat du Parc naturel régional « ressemblera probablement à celui de Séville », peut-on lire. « La sapinière du mont Ventoux est, par exemple, particulièrement exposée et menacée. Elle disparaîtra quasiment si le réchauffement global n’est pas contenu à +2 °C », précise le GREC-SUD par la suite. L’agriculture locale serait également mise à rude épreuve. L’augmentation des températures signifierait des « besoins en irrigation renforcés, une perte de rendement, une modification des profils aromatiques ou encore une plus forte pression des ravageurs ».

    Les cultures « emblématiques », telles que la cerise ou la vigne, seraient alors en danger. Le GREC-SUD estime qu’une perte économique de 30 à 50% est « possible » dans ces filières.

    Des actions concrètes

    L’organisme liste ensuite des pistes et une stratégie pour s’y adapter, notamment à travers le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, ou encore la charte du PNR. Plus concrètement, sont évoqués pour le maintien de la biodiversité le respect des aires protégées ou des solutions « fondées sur la nature », telles que l’agroécologie, le pastoralisme ou la conservation des milieux ouverts.

    Pour la forêt, « identifier les peuplements les plus vulnérables par des modélisations prospectives permet de renforcer leur surveillance et d’anticiper les modifications », tout en évoquant la possibilité de l’« exclusion de certaines espèces déjà fragilisées ». Et côté pratiques agricoles, la « diversification des systèmes agricoles est une étape clé pour maintenir et développer l’agriculture locale et faire face à l’évolution des aléas climatiques », assure le GREC-SUD, tout en alertant sur la nécessité d’optimiser le rendement des réseaux d’eau. Mais aussi des actions autour du tourisme ou encore l’urbanisme.

    Document a lire en intégralité
    sur parcduventoux.fr

  • Défis ludiques pour la biodiversité

    Défis ludiques pour la biodiversité

    Dix foyers vont pouvoir bénéficier d’un accompagnement personnalisé de sensibilisation à la biodiversité d’environ six mois. Le but du défi ? « Accompagner des familles volontaires à réduire leur “empreinte biodiversité” dans leur vie quotidienne par des petits gestes concrets », tout cela dans une approche « accessible et bienveillante » peut-on lire sur le site national du dispositif.

    Pour le territoire du Mont-Ventoux, deux thématiques ont été retenues : l’éclairage nocturne et la biodiversité du jardin et/ou du balcon. Il s’agira de réfléchir à comment réduire la pollution lumineuse (éclairages extérieurs, murs des maisons, chemins qui mènent du portail, décoration de Noël, etc.) et à comment « accueillir le vivant chez soi, même sur quelques mètres carrés », avec des aménagements, plantes locales, refuges à faune, etc.

    Le choix de l’éclairage nocturne permet au dispositif de s’inscrire dans une préoccupation locale et un projet en cours : le développement d’une « trame noire » pour réduire la pollution lumineuse dans le parc du Mont-Ventoux, labellisé parc naturel régional depuis 2020.

    Diagnostic à domicile

    Le dispositif est mené en partenariat avec un acteur local et engagé : l’Université Populaire Ventoux. Cette association a pour fonction principale d’accompagner les personnes précaires vers un emploi stable. C’est elle, à travers le Naturoptère, qui assurera les missions de diagnostic, de suivis, d’accompagnement et d’animation.

    Noémie Lassauge, en charge du projet, explique plus en détail en quoi consiste la participation pour les volontaires : « Il va y avoir un diagnostic individuel. Donc la personne du Naturoptère va passer chez chaque famille pour voir un petit peu où ils en sont : est-ce qu’ils ont déjà mis des choses en place ou pas ? Qu’est-ce qu’on peut améliorer ou apporter ? Et puis, il y aura aussi cinq ateliers collectifs pour qu’il y ait un peu de liens qui se tissent entre les familles, que les idées puissent s’échanger, et les connaissances aussi. »

    Au cœur du projet, la volonté de s’adapter au maximum aux familles et de rendre le dispositif le plus ludique possible : « Bien sûr, on a déjà des idées de défis à proposer aux participants. Mais l’idée, c’est surtout qu’ils construisent leurs propres défis en fonction de leurs envies », explique Noémie Lassauge. Une volonté d’adaptation qui s’inscrit dans l’essence même du projet : un défi qui s’adresse à tout le monde. D’ailleurs « famille » doit être compris au sens large, retraités, célibataires, colocations… toutes sortes de foyers peuvent candidater. Le seul critère pour participer ? Être curieux, motivé, et ouvert à expérimentation !

    Si le dispositif se concentre sur les comportements individuels, il repose sur une vision plus globale de l’écologie qui considère que le « changement des modes de vie des citoyens est nécessaire en plus des actions de l’État, des ONG, des entreprises et des collectivités locales », explique le site. Il bénéficie d’un financement de l’Office français de la biodiversité et du ministère de la Transition écologique.

    Candidatures ouvertes jusqu’au 1er septembre auprès de noemie.lassauge@
    parcduventoux.fr

  • Le débat sur la ligne haute tension prend de la hauteur

    Le débat sur la ligne haute tension prend de la hauteur

    Le collectif Stop THT 13/30 n’a pas dit son dernier mot. Un mois et demi après la fin du débat public global de zone sur l’avenir industriel du territoire, l’alliance de 32 associations du monde agricole, écologique et citoyen d’Arles et de Camargue remet le sujet sur la table lors d’une conférence donnée dans le cadre du festival Agir pour le vivant.

    La protection de la biodiversité est la préoccupation première de ces militants. Telle que présentée par RTE dans son fuseau de moindre impact, la ligne aérienne de 400 000 volts devant alimenter la zone industrialo-portuaire traverserait quatre zones Natura 2000 dont trois zones humides d’importance internationale, la réserve de biosphère de Camargue, la réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau et une partie du Parc naturel régional de Camargue.

    « En Camargue et en Crau, la ligne aérienne serait présente sur plus de 50km, écrit le collectif dans une lettre ouverte. Elle aurait un impact majeur sur l’avifaune en raison de son emplacement stratégique dans une zone clé pour la migration des oiseaux ainsi qu’un site majeur de reproduction et d’hivernage, accueillant 400 espèces d’oiseaux soit 75% des espèces nationales. »

    Une solution alternative

    Début décembre, 74 organisations représentant 36 pays, ont lancé une alerte rouge pour prévenir les autorités nationales et européennes des risques environnementaux et socio-économiques de l’infrastructure. « À la dernière réunion de la conférence des parties de la convention de Ramsar, auquel participait la Tour du Valat, le secrétariat a demandé des explications à l’État français, affirme l’avocat Sébastien Mabile. Nous avons également saisi le comité permanent de la convention de Berne qui assure la protection du patrimoine naturel des habitats et des espèces sur tout le continent européen, et nous allons saisir la Commission européenne pour lui demander de faire pression sur l’État français. » Trois plaintes pour destruction d’espèces ont également été déposées, et une action en justice est envisagée.

    Jean-Luc Moya, porte-parole du collectif Stop THT 13/30, rappelle néanmoins : « On n’est pas que dans l’opposition, on a constitué une solution alternative en allant chercher des compétences en urbanisme, en naturalisme, en ingénierie. » Celle-ci consisterait en l’enfouissement de la ligne « sur des terrains 100% publics » mais coûterait bien plus cher que l’option aérienne de RTE, c’est-à-dire 1,2 milliard contre 300 millions d’euros, sans compter le délai de 2028, imposé par l’implantation des nouvelles industries, qui ne pourrait pas être respecté. Jean-Laurent Lucchesi, un autre membre de l’alliance, affirme : « On est pour la réindustrialisation, mais pas au risque de mettre en péril les autres enjeux agricoles, environnementaux et patrimoniaux. » À l’État de trouver un compromis.