Tag: orages

  • Les caprices du ciel sèment le chaos dans le Gard et l’Hérault

    Les caprices du ciel sèment le chaos dans le Gard et l’Hérault

    Onze départements d’Occitanie avaient été placés en vigilance orange aux orages par Météo-France. L’accumulation d’air chaud liée aux canicules successives de cet été a servi de carburant aux orages qui ont balayé la région ce 24 août, avec un épisode particulièrement violent dans l’Aude (lire aussi P.22), où une tornade dévastatrice s’est abattue vers 17h30 sur le village de Pomas, faisant 39 blessés et de nombreux dégâts matériels (300 habitations impactées).

    Ces pluies torrentielles, accompagnées de grêle et de fortes rafales de vent, ont ensuite frappé l’Hérault, où les intempéries ont débuté vers 17h30 pour traverser le département d’ouest en est. Vers 20h30, les orages avaient filé vers le Gard voisin. Un phénomène relativement rapide, mais très intense. Les stations météorologiques ont en effet enregistré des vents d’une violence rare, avec des pointes à 121 km/h mesurées à Pézenas-Tourbes et 112 km/h à Murviel-lès-Béziers. Couplées à des précipitations pouvant atteindre 50mm dans le Biterrois et 20 à 30 mm à Montpellier en quelques minutes, ces rafales ont causé d’importants dégâts.

    Dans l’Hérault, où plus de 500 sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour 150 interventions d’urgence, « 35 communes ont subi des dégâts matériels lors de cet épisode, majoritairement liés aux fortes rafales et aux chutes d’arbres », indique la préfecture dans un communiqué qui dresse le bilan de l’épisode.

    Un seul blessé léger

    dans l’Hérault

    « Des dégâts ont notamment été constatés sur des toitures, des routes et les réseaux électriques, ainsi que dans plusieurs parcelles viticoles avec des rangs de vignes couchés et des arbres fruitiers brisés ». Une quarantaine de maisons ont été endommagées sur l’ensemble du département. Paulhan, à mi-chemin entre Béziers et Montpellier, a été particulièrement touchée par les intempéries. De même que Saint-Georges d’Orques, dans l’agglo montpelliéraine, qui offrait elle aussi, au lendemain de ce violent épisode orageux, un paysage de désolation avec une centaine d’arbres déracinés, dont certains se sont abattus sur des voitures en stationnement. Les lignes électriques (au plus fort de l’épisode, 22 000 clients ont été privés d’électricité dans l’Hérault) et le réseau routier ont particulièrement souffert. À Montpellier, les pluies torrentielles ont inondé certaines rues, rendant le passage des bus et des trams difficile. Fort heureusement, le bilan humain reste très limité : « Une seule personne a été légèrement blessée lors des intempéries à la suite d’une chute de branche, tandis qu’à Capestang, une famille dont le véhicule avait été touché par la chute d’un arbre a été secourue et est indemne », relate la préfecture. L’événement n’est pas classé en état de catastrophe naturelle, informe-t-elle : « les particuliers ayant subi des dommages sont invités à se rapprocher de leur assurance dans les plus brefs délais ». Un classement toutefois réclamé publiquement par le sénateur PS de l’Hérault Hussein Bourgi et la députée PS héraultaise Fanny Dombre-Coste.

    Dans le Gard, que les orages ont atteint vers 20h30 avec un peu moins d’intensité, une centaine de pompiers ont réalisé une vingtaine d’interventions, dont trois pour des débuts d’incendie liés à la foudre dans des maisons à Alès, Sauve et Bernis. Sur le plan humain, « un motard a été légèrement blessé après avoir percuté une branche sur la route à Nîmes », relate Ici Gard-Lozère. Le 25 août au matin, 300 foyers étaient toujours privés d’électricité dans le département, selon la radio locale. À noter que la journée du 24 août a été « la plus foudroyée de l’année », avec 26 000 impacts de foudre recensés, selon l’observatoire des tornades et orages Keraunos. Un phénomène immortalisé par l’agroclimatologue et chasseur d’orages héraultais Serge Zaka, qui a saisi et publié sur son réseau social X des images spectaculaires. Amélie Goursaud

  • À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable

    À Pra Loup, les habitants privés d’eau potable

    Privés d’eau potable depuis plus de deux semaines à la suite d’intempéries d’une ampleur exceptionnelle, les vacanciers de la station de ski de Pra Loup et les habitants d’Uvernet-Fours vont encore devoir tenir une semaine avant de retrouver l’eau courante « en fin de semaine prochaine », selon la Saur, la compagnie des eaux.

    « Il y a eu des épisodes de sécheresse en amont, couplés aux événements orageux qui en montagne sont assez violents. Là, ils ont été très violents et très localisés. Ça a contribué à cette situation qui est exceptionnelle. On ne l’a jamais observée dans cette ampleur dans la région Paca », souligne Mélanie Teyssier, directrice régionale des exploitations Saur. « Il y a eu des intempéries d’une ampleur exceptionnelle et de très grosses crues, qui ont modifié le lit du Bachelard, qui a descendu de plus d’1m50. Cela a fait descendre les niveaux des nappes, et donc on n’arrivait plus à pomper », détaille Stéphane Bertin, chef de secteur pour la Saur. Le 9 août, au moment de l’orage, s’inscrit dans une période où la station de ski est particulièrement fréquentée par les touristes et les propriétaires de maisons secondaires marseillais, aixois ou encore parisiens. « On devait avoir entre 10 000 et 15 000 personnes sur Pra Loup, donc on avait une consommation journalière énorme. Les sources n’ont pas suffi », ajoute le chef de secteur.

    L’interdiction de boire l’eau du robinet « est une préconisation. Suite aux événements pluvieux, nous n’avions plus d’eau sur les forages, sur lesquels nous avons fait des travaux depuis. Pour pouvoir pallier le manque d’eau, on a ouvert un lac de retenue. Comme ce n’est pas la ressource habituelle qui est surveillée et maîtrisée, c’est un principe de précaution que l’ARS a mis en place », explique Mélanie Teyssier. Les habitants peuvent ainsi utiliser l’eau du robinet pour se doucher ou tirer la chasse, mais ne doivent pas la boire ou l’utiliser pour laver des nourrissons. « Pour pallier cette restriction, nous avons fourni des eaux en bouteille et mis des points de distribution pour que les gens puissent disposer d’une eau pour leur alimentation », détaille Mélanie Teyssier. Le taux de chlore a été augmenté pour dissuader de boire l’eau du robinet.

    « J’ai eu peur

    pour mon bébé »

    « J’ai eu peur quand, lors d’une distribution d’eau, on m’a dit de faire attention pour mon bébé et de ne pas le laver avec l’eau du robinet », confie Marion Marchetti, vacancière aubagnaise venue avec son mari et ses trois enfants, dont l’un n’a que 4 mois. « C’est quand même fou que cela dure autant », lance son compagnon, Luc Marchetti. Un avis partagé par une famille venue du Var dans leur maison secondaire : « On a du mal à comprendre pourquoi cela dure autant, et comment, en trois semaines, ils n’ont pas trouvé de solution. Tous les ans, il y a des orages, mais jamais de coupure d’eau potable aussi longue ».

    Malgré ces premières inquiétudes et incompréhensions, habitants et vacanciers restent relativement sereins et se sont habitués aux restrictions et aux allers-retours quotidiens pour se fournir en bouteilles d’eau à l’office de tourisme ou à la mairie.

    Patrick Beau, vacancier parisien venu avec sa compagne pour l’été, s’inquiète lui pour sa santé. « J’ai des problèmes rénaux, et, comme on n’a le droit qu’à un pack d’eau par jour, pour cuisiner, se laver et boire, je dois me restreindre et boire moins. Heureusement, on part dimanche ! », s’impatiente-t-il. « Ce qui est terrible, c’est qu’il n’y a pas de visibilité. J’ai l’impression que cela va durer », déplore le sexagénaire : si la Saur dit prévoir un retour à la normale en fin de semaine prochaine, ni les habitants, ni les élus n’en étaient informés jeudi. « Ce qui fait qu’on en parle, c’est que c’est arrivé le week-end du 15 août, un week-end d’affluence », pendant lequel la population a été estimée à 12 000 habitants par la préfecture, constate Arnaud Gaston, conseiller municipal. « Il y a vraiment un élan de solidarité », se réjouit-il, alors que de nombreux bénévoles ont prêté main-forte pour les distributions de bouteilles d’eau.

    Pour tenter de réalimenter la nappe phréatique, la Saur a construit une digue provisoire, « dans l’urgence », explique Stéphane Bertin. C’est ce type d’installations qui devrait permettre de rétablir l’eau potable la semaine prochaine. Sa consommation pourra à nouveau être autorisée ou pas en fonction des résultats des analyses de l’ARS, qui doit donner son feu vert. Le niveau du cours d’eau du Bachelard, qui alimente la commune, est pour l’instant encore très bas, et garde un aspect très trouble, couleur béton.

  • Les eaux de l’étang de Berre de mauvaise qualité suite à l’orage

    Les eaux de l’étang de Berre de mauvaise qualité suite à l’orage

    Ce sont « des fermetures
    préventives
     », explique Raphaël Grisel. Suite à l’orage qui a éclaté lundi soir, le Gipreb, le syndicat mixte en charge de la réhabilitation de l’étang de Berre qu’il dirige, a préconisé l’interdiction à la baignade des plages de la lagune. Les plages d’Istres, de Vitrolles, de Saint-Chamas, de Marignane et de Martigues ont donc été fermées jusqu’à ce mercredi matin.

    Dans les Bouches-du-Rhône, les cumuls indiquent qu’il est tombé entre 15 et 25 mm en seulement 10 minutes lundi 24 août au soir. « On sait que la fin de l’été fait partie des périodes les plus à risque, où il n’a parfois pas plu depuis plusieurs mois et les orages violents produisent un lessivage des sols et du ruissellement des eaux de qualité dégradées vers l’étang, détaille Raphaël Grisel. Ça peut aller du résidu de pneu, qui est plus un problème d’écologie, aux excréments des chiens, qui, pour le coup, posent plus problème pour la baignade. » Un point positif néanmoins : les pluies liées à l’orage de la semaine dernière ont déjà permis un premier lavage des sols, limitant les dégâts de ce second épisode.

    Des coups de vent qui permettent de brasser

    « On a des situations très contrastées sur l’étang de Berre, poursuit le directeur du syndicat mixte. On a Vitrolles, Rognac ou Marignane, qui ont des bassins-versants très urbanisés, avec des activités économiques importantes, mais on a aussi Figuerolles à Martigues où il n’y a rien, donc les risques de dégradation sont très faibles en période d’orage. » Néanmoins, pour « plus de lisibilité », le Gipreb préfère préconiser l’interdiction de baignade à chaque ville avant d’obtenir les résultats des analyses, qui peuvent arriver après 48h.

    « On a une courbe de restauration de qualité de l’eau qui s’est dessinée au fil des données accumulées depuis dix ans », précise le directeur. Dans 95% des cas, le retour à la normale s’observe 24 heures après l’épisode pluvieux.

    Si l’orage engendre un risque de contamination bactériologique, il est aussi, en certains points, salvateur pour l’étang de Berre qui est en mode survie face aux fortes chaleurs de la saison estivale. « On observe des dégradations majeures sur certains sites, avec une mortalité importante de palourdes, note Raphaël Grisel. Lors de la dernière canicule, la température de l’eau excédait 32 degrés au niveau des plages. Heureusement, depuis quelques jours, les températures baissent et on a des coups de vent qui permettent de brasser, donc d’oxygéner. On espère retrouver des taux qui permettent à la vie de se maintenir, soit 2/3 mg par litre. Là, on y est pas dans les couches profondes. »

  • Agriculture : les impacts en cascade des canicules dans les Hautes-Alpes

    Agriculture : les impacts en cascade des canicules dans les Hautes-Alpes

    Quand je suis arrivé et que j’ai vu ça, j’ai pleuré. » Fin juin, Mattéo Delabre, arboriculteur et éleveur de poules à Barcillonnette, a vu huit lignes de pommiers partir en fumée suite à des étincelles provoquées par un dysfonctionnement d’une moissonneuse-batteuse. « Les pompiers sont arrivés pile à ce moment-là, ils ont sauvé en priorité les habitations, c’est normal, mais pendant ce temps les vergers ont cramé », raconte-t-il. Pour lui, il est évident que la sécheresse actuelle a permis aux flammes de rapidement s’étendre. « La même chose est arrivée la semaine d’après à Lardiers. Il n’y a pas eu de gros dégâts mais on a jamais vu la végétation aussi sèche à ce moment de l’année », affirme-t-il. Le dommage n’est pas seulement matériel. « Le problème, c’est déjà la perte affective, ces vergers ont été plantés quand mes parents se sont installés, et ces haies, ça me fait mal au cœur, elles ont mis des décennies à se former, déplore-t-il. Ensuite c’est tout le travail, il faut qu’on coupe, qu’on dé-souche, on pourra pas replanter du pommier à cet endroit. C’est un gros chantier dont on n’avait pas forcément besoin. »

    Si la sécheresse apparaît comme la conséquence évidente des épisodes de chaleur, les impacts sont multiples. Le 21 juin, Chantal Bonetti, maraîchère à Embrun, a, elle, perdu une quinzaine d’animaux noyés et des dizaines de m² de cultures endommagées par des inondations soudaines. Pour elle, le problème n’est pas la sécheresse, mais l’apparition d’orages, favorisés par les canicules, qui entraînent des intempéries intenses. « On ne peut pas imaginer le stress que c’est, il y a des orages tous les huit ou dix jours et chaque fois on se demande si ça va déborder, rapporte Chantal. Quand tout déborde, alors il faut vite nettoyer, laver toute la gadoue. Pendant ce temps, je n’ai pas fait le désherbage de mes cultures. On prend du retard, ça nous rajoute un travail de fou. »

    Des infrastructures inadaptées

    Pour elle, ces inondations viennent aussi d’une buse d’évacuation des eaux, trop étroite, qui déborde systématiquement lorsque les pluies font gonfler le torrent de Charance, à quelques centaines de mètres de sa ferme. Ces épisodes, au-delà des dégâts immédiats, posent la question de l’adaptation des pratiques et des infrastructures.

    « La gestion collective de l’eau, c’estun énorme sujet, questionne Mattéo Delabre. Les dernières sécheresses qu’on a vécues ne sont pas dues qu’au réchauffement climatique en lui-même mais à l’assèchement systématique de toutes les zones humides, de toutes les terres agricoles. Pendant des siècles, on a drainé tous les sols, asséchées toutes les mares pour que l’eau coule le plus vite et le plus directement possible vers la mer. Aujourd’hui, on se rend compte des répercussions, l’eau s’infiltre et elle file, elle ne reste pas. » En dépit d’actions politiques qu’il juge insuffisantes, à son échelle, il a installé des mares autour de son exploitation et reforesté les berges de la rivière voisine. « J’aime dire qu’on améliore la “robustesse”de nos cultures, souligne-t-il. Aujourd’hui on parle beaucoup de résilience, c’est le mot à mettre pour avoir des subventions, mais la résilience ça veut dire revenir au même stade après avoir encaissé un choc. La robustesse ça veut dire évoluer pour rester solide. »

    Orages et intempéries, l’autre conséquence de la canicule

    La succession d’orages depuis plusieurs jours est aussi liée aux fortes chaleurs, explique Nicolas Roux, responsable du Centre météorologique des Alpes du Sud : « Lorsqu’on a une masse d’air très chaud en basse couche, qui se réchauffe à mesure que la canicule se poursuit, des changements de masse d’air conduisent généralement à des situations orageuses, qui requièrent de l’air chaud et humide. En fin de canicule, les orages font aussi diminuer les températures. Quelque part, ils annoncent la fin de la canicule tout en y mettant fin. »

  • Des cumuls de pluie record à Toulon et au Castellet

    Des cumuls de pluie record à Toulon et au Castellet

    Déclenchée à 16h dimanche, la vigilance orange orages, pluie et inondation s’est achevée lundi à 3h du matin. Entre temps, les importants cumuls d’eau tombés sur le Var, notamment sur le littoral, ont provoqué de sérieux dégâts. 50 000 foyers ont été privés d’électricité, dont 15 000 sur le secteur Six-Fours – Sanary. Il n’y en avait plus que 1300 lundi midi. Entre 20h et minuit, le SDIS 83 a traité plus de 500 appels et réalisé 300 reconnaissances, 165 interventions, 6 sauvetages (véhicules immergés) et 72 mises en sécurité. 105 engins ont été mobilisés en plus de l’hélicoptère de reconnaissance Dragon 06. Aucune victime n’est heureusement à déplorer.

    Procédure de catastrophe naturelle enclenchée

    Parmi les villes les plus touchées, Toulon, où on recense 122 mm de pluie, dont 90 mm en une heure, un record. Le quartier du Pont de Las a particulièrement souffert, avec des centaines de logements et caves inondés et des voitures immergées. L’école des Œillets, seul établissement touché, rouvrira ses portes jeudi. Le rez-de-chaussée du centre Mayol n’a pas pu ouvrir, de nombreuses boutiques ayant subi des dégâts.

    Dans la même zone, le match entre le RC Toulon et La Rochelle a dû être annulé, malgré la décision originelle de la Préfecture de le maintenir. Les 13 000 supporters présents au stade Mayol ont été évacués sans incident, mais non sans colère : « La Préfecture nous a rassuré quant aux conditions de sécurité, alors que le match aurait dû être annulé bien avant,. C’est de l’inconscience et de la mise en danger de la vie d’autrui ! », pestait notamment Frédéric, venu de Draguignan, ville plutôt épargnée, à l’image du centre-Var dans son ensemble. Au total, six secteurs ont fait l’objet, tout au long de la journée, d’opérations de recherche, d’assistance et de pompage sur les communes de La Garde (où le plafond de l’EHPAD du Mas de Senes s’est effondré) – La Valette ; La Seyne – Ollioules ; Saint-Cyr – Evenos – Le Beausset ; Sanary – Six-Fours ; Toulon et Toulon Ouest. Plusieurs communes ont ainsi déclenché le plan communal de sauvegarde (Toulon, La Farlède, La Valette-du-Var, La Garde).

    Le Haut-Var et le massif de la Sainte-Baume ont aussi subi d’importants cumuls, avec 136 mm à Signes, 95 mm à Saint-Maximin et 96 mm à Varages. Mais c’est au Castellet qu’on a déploré les plus fortes quantités de pluie, avec 148 mm, dont 127 mm en trois heures, records absolus. Le réseau de défense incendie est notamment impacté.

    En conséquence, le préfet a décidé d’enclencher la procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ce lundi.

  • Les orages reportent aussi RC Toulon-Stade Rochelais

    Les orages reportent aussi RC Toulon-Stade Rochelais

    C’était à craindre, certainement à prévoir. Après le report d’OM-PSG et la vigilance orange pour orage, pluie et inondations émise dimanche matin, la préfecture du Var avait tout de même décidé de maintenir la rencontre de clôture de la 3e journée de Top 14 entre le RC Toulon et La Rochelle, prévue à Mayol à 21h05, à l’issue de deux points situationnels, à 15h et 18h.

    Mais, après un échauffement sous des trombes d’eau, et à l’écoute des menaçants bruits d’orage, Jérémy Rozier, l’arbitre, a d’abord décidé de reporter la rencontre de 15 minutes.

    Match reporté au 8 ou 15 novembre ?

    La situation ne se calmant pas, avec une pelouse et même des vestiaires inondés, l’homme en noir a finalement pris la décision d’annuler définitivement la rencontre, peu avant 21h30, renvoyant chez eux les 13 000 spectateurs venus se masser tout en haut des tribunes de Mayol pour s’abriter. Une décision pour laquelle les deux entraîneurs, Pierre Mignoni, pour le RCT, et Ronan O’Gara, pour La Rochelle, poussaient en coulisses depuis quelques minutes, face à un risque de blessure avéré pour leurs joueurs. Du côté de ces derniers, certains semblaient tout de même prêts à chausser les crampons. À l’image d’Antoine Frisch, sûrement impatient de retrouver le terrain après de longs mois de convalescence : « En Irlande, ça joue ! », plaisantait-il.

    Aucune date n’a encore été officialisée pour le report de la rencontre, mais celle-ci devrait se disputer le week-end du 8, ou celui du 15 novembre, durant la trêve internationale.

  • OM-PSG : le match reporté à cause des orages

    OM-PSG : le match reporté à cause des orages

    Le préfet a pris la décision « d’annuler la rencontre de football entre l’OM et le PSG ce dimanche soir », annonce la préfecture dans un communiqué de presse, ce dimanche à 14h quelques heures à peine avant le coup d’envoi du clasico qui devait se dérouler au Vélodrome.

    Une décision qui est justifiée par les prévisions météo et la vigilance orange sur le département pour les paramètres « orage » et « pluie-inondation ».

    « Selon les prévisions de Météo-France, l’ensemble du département va être frappé en fin d’après-midi par un épisode méditerranéen qui va engendrer une forte dégradation pluvio-orageuse. Les cumuls pourront atteindre par endroit 70 à 90 mm et localement 120 mm en quelques heures. Les intensités pluvieuses pourraient être très importantes en raison de la stationnarité éventuelle de ces cellules orageuses. En ville, et singulièrement à Marseille, des ruissellements urbains importants pourraient survenir », explique la Préfecture.

    Elle note notamment que le gros de l’épisode devrait survenir pendant le match : « Ces prévisions météorologiques laissent craindre la survenue de précipitations de forte intensité sur l’ensemble du territoire entre 19h et 22h, soit au début et à la fin du match qui devait rassembler près de 70 000 supporters au stade Orange Vélodrome ». L’institution précise également que « la ligue de football professionnel et les clubs en ont été préalablement informés ».

    Résultat : pas de clasico ce dimanche.