Tag: Olivia Fortin

  • Marine Tondelier à Marseille pour une nouvelle victoire

    Marine Tondelier à Marseille pour une nouvelle victoire

    C’est la première visite d’envergure depuis l’entrée en campagne de Benoît Payan. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, était mercredi à Marseille pour soutenir le maire (DVG) sortant et le Printemps marseillais. Arrivée en fin d’après-midi en gare Saint‑Charles, la patronne des Verts a déambulé en centre‑ville avant de rejoindre le QG de campagne sur la Canebière.

    « Les électeurs ne leur pardonneront pas »

    À ses côtés, l’état‑major écologiste local et des figures de la majorité. Au premier rang, Michèle Rubirola qui a conduit la gauche à la victoire en 2020, le sénateur Guy Benarroche, le maire des 4-5, Didier Jau, les adjoints Christine Juste et Hervé Menchon, la maire (Mad Mars) des 6-8, Olivia Fortin, ou l’adjointe (PCF) aux solidarités, Audrey Garino. « Nous sommes là pour la victoire de l’OM et celle du Printemps marseillais les 15 et 22 mars », s’amuse la patronne des Écologistes. Mais avant de filer au Vél’, Marine Tondelier est vite redevenue sérieuse.

    Insistant sur « l’accord historique » noué autour de Benoît Payan et accusant Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole de « régler ses comptes sur le dos des Marseillais », Marine Tondelier souligne la nécessité d’un second mandat « pour concrétiser ». « On a commencé à rendre cette ville vivable, cette transformation écologique et sociale doit continuer », abonde Michèle Rubirola quand le maire défend l’union construite depuis 2020. « On devait se rassembler, c’était notre responsabilité après avoir travaillé six ans ensemble. On nous a dit qu’on ne tiendrait pas six mois… nous voilà, rassemblés pour six ans encore, avec la conscience profonde que l’union des écologistes, des progressistes, des humanistes, est une nécessité absolue ».

    « Les Écologistes ont l’antifascisme au cœur et nous ne tremblons pas sur ce sujet », poursuit sa secrétaire nationale, en écho aux sondages dessinant une poussée de l’extrême droite sur la ville. Une pique surtout adressée à la France insoumise et à son candidat, Sébastien Delogu : « Quand on voit un RN aussi haut, on ne peut pas entendre un candidat de gauche dire : Mon but, c’est que M. Payan ne soit plus maire. Là, on a un problème… Je pense que les électeurs ne leur pardonneront pas ».

    Benoît Payan, lui, prend de la hauteur : « Pour la première fois le destin de cette ville, la plus vieille de France peut basculer vers un parti dont le fonds de commerce est la division, la haine des autres, le repli sur soi, la communautarisation des gens, l’exclusion de celles et ceux qui ne seraient pas dans un standard. Ce serait un déni de son histoire. »

    Sans céder aux promesses irréalistes, il revendique un cap : « Protéger les Marseillaises et les Marseillais, changer le destin de cette ville sur un chemin exigeant mais sain ». Et de conclure : « Le seul risque ici, c’est le RN. Nous ne le permettrons pas. »

  • Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Signataire du pacte de rassemblement des forces de gauche dans les Bouches-du-Rhône, Génération écologie (GE) a livré ses contributions au programme du Printemps marseillais, en s’appuyant sur l’action engagée depuis 2020 par la majorité municipale de gauche. Autour de Cécile Vignes, cheffe de file du parti à Marseille, co-référente départementale et élue des 11e et 12e arrondissements -récemment ralliée au Printemps marseillais-, des responsables et élus : France Gamerre, vice-présidente d’honneur de GE, Michel Villeneuve, chercheur CNRS émérite, Eliott Perinchio, adjoint à Olivia Fortin, la maire des 6-8, Nicole Landou, membre du bureau exécutif départemental, et Rosette Denia‑Salone, élue des 6-8.

    « Les bases sont solides et ce qui a été impulsé doit grandir », souligne Cécile Vignes, consciente des attentes encore fortes de la population. « Le temps politique est court, il a fallu prioriser : les écoles, la sécurité et l’engagement d’une ville plus verte avec la préservation des terres agricoles, les parcs rénovés… »

    Génération écologie revendique une écologie « populaire et joyeuse » qui concerne les citoyens, loin d’un discours anxiogène. Objectif prioritaire : préparer « Marseille à 50 degrés », en articulant écologie et justice sociale autour de quatre axes : habiter mieux, construire mieux, consommer mieux et travailler mieux.

    « Ville régénératrice »

    Sur la base des labels européens « 100 Villes neutres en carbone d’ici 2030 » et « Ville climatiquement neutre et intelligente » obtenu sur le dernier mandat, le parti défend l’idée d’une « ville régénérative », capable de devenir une capitale de la décarbonation et de la « perma-industrie ». « Marseille entraîne tout le territoire : elle peut être un trou noir ou une étoile », avertit Cécile Vignes, appelant à une vision métropolitaine fondée sur la coopération. La rénovation des bâtiments dégradés figure au cœur des propositions, via « l’auto-réhabilitation accompagnée » associant habitants, associations et entreprises locales. Sur le volet économique, GE plaide pour une redynamisation des friches, un soutien aux filières biosourcées et à l’économie circulaire, ainsi que pour des projets innovants de consommation responsable, inspirés d’expériences concrètes. « Il n’y a pas d’écologie sans une économie solide », rappelle France Gamerre, convaincue que l’espoir, l’emploi et la qualité de vie sont indissociables d’une réponse aux défis climatiques, sociaux et sécuritaires.

  • [Entretien] Olivia Fortin et Éric Méry : « On a ouvert les portes et les fenêtres de la Ville »

    [Entretien] Olivia Fortin et Éric Méry : « On a ouvert les portes et les fenêtres de la Ville »

    La Marseillaise : Mad Mars est né en 2018 en réaction à un système municipal verrouillé. Huit ans après, que reste-t-il de la promesse ?

    Olivia Fortin : En juin 2018 lorsqu’on crée Mad Mars, on est animé par une colère contre l’état de la ville, et l’espoir de faire les choses autrement. On savait qu’il y avait plein de compétences au sein des partis de gauche et écologistes, des acteurs associatifs et syndicaux, et ont avait deux mantras encore d’actualité : « S’unir ou subir » parce que la ville était alors donnée à la droite et qu’on se devait d’initier ce large rassemblement qui a amené au Printemps marseillais, et « Soyons fous, croyons à la politique ».

    Éric Méry : Et on a un bilan politique avec plus d’une quinzaine d’élus de secteur, une maire de secteur, et cinq élus dans la majorité sur des délégations assez structurantes. Chacun a essayé dans le Printemps marseillais d’apporter ce qu’il cherchait à Mad Mars : travailler avec les habitants et mettre l’outil politique à leur service. Pierre Marie Ganozzi sur les écoles, par exemple, a toujours rencontré les associations de parents d’élèves, le corps enseignant…

    O.F. : J’ai été durant trois ans adjointe au maire, aux ressources humaines et au dialogue social pour redonner à notre administration sa pleine capacité d’agir, persuadée qu’il fallait commencer là. Aujourd’hui on reçoit 75 000 CV par an, on a restauré l’image d’employeur de la Ville, des gens de toute la France postulent pour participer au projet. C’est valorisant une fonction publique qui attire à nouveau. En tant que maire de secteur je suis désormais sur l’échelon de proximité qui est extraordinaire pour produire avec les habitants des politiques répondant à des besoins concrets. Nos élus de secteur contribuent à fabriquer de l’action publique avec cette conscience collective. On a réussi avec Benoît Payan et la majorité, on a vraiment ouvert les portes et les fenêtres de la Ville.

    Qu’est-ce qui distingue encore Mad Mars des partis traditionnels ?

    O.F. : Mad Mars n’est pas un parti politique au sens juridique. Ce qui nous rassemble, c’est Marseille, sa métropole. On a une palette très large de sensibilités de gauche, c’est l’image du Printemps marseillais dans sa composante citoyenne et c’est ce qui donne à Mad Mars une fonction de passerelle d’engagement vers la politique pour faire progresser la société de manière radicale. En 2020, quand notre collectif a atteint son objectif, il aurait pu exploser, ça arrive en général. Une partie d’entre nous a pris des responsabilités d’élu, au cabinet du maire, dans les services, pour transformer concrètement leur engagement. D’autres ne l’ont pas fait par choix ou parce que ça n’a pas été possible. Ça a créé des manières différentes de voir et on a mis du temps à retrouver un objectif commun et donner du sens à cet engagement citoyen.

    C’est l’objet du Bonheur intérieur brut que Mad Mars travaille ?

    O.F. : Si restaurer les conditions d’une vie digne doit être une priorité, nous considérons que chaque citoyen à le droit, en plus des services publics, de vivre dans des conditions satisfaisantes et propres à amener son bonheur. Cinq groupes de travail thématiques se réunissent depuis deux ans et demi pour élaborer les conditions du bonheur. Cela peut nous amener à porter un contre récit face à tout ce qui nous est proposé dans une société qui agite les peurs et les souffrances. Il en ressort deux choses : un indicateur pour mesurer si les Marseillais vivent bien et des propositions qui ont été faites au Printemps marseillais pour notre programme commun.

    La promesse de 2018 est tenue ?

    O.F. : On a des élus qui sont engagés, des citoyens qui agissent, réfléchissent, contribuent et trouvent une passerelle vers l’engagement politique. Donc oui, on continuer à croire à la politique.

    Il y a quand même des gens qui ont le sentiment que depuis 2020 ce n’est pas allé assez loin ?

    E.M. : Il faut qu’on soit honnêtes, quand on est arrivé, on n’était pas nombreux à avoir de l’expérience, il y avait une administration à réformer, et les finances de la Ville n’étaient pas florissantes, il a fallu résorber la dette, tout en continuant à investir. Quand aujourd’hui on préempte un lieu comme la résidence du Roy d’Espagne, c’est de l’investissement.

    O.F. : Aujourd’hui, inaugurer une école primaire par semaine, des parcs et des jardins, des commissariats, c’est le fruit de ce qu’on a semé. Mais le quotidien des Marseillais est géré dans une situation institutionnelle particulière. Quand on ouvre sa porte, on voit le travail de la Métropole : la propreté, les déchets, la voirie, les transports, le logement, le travail, l’attractivité, sont des compétences métropolitaines. Et en effet sur ces aspects, les Marseillais pourraient considérer que les choses n’ont pas assez changé. On est les premiers à le déplorer.

    Vous soutenez Benoît Payan, avec quelle marge de manœuvre ?

    O.F. : Le Printemps marseillais est un lieu de liberté. En tant qu’adjointe au maire, puis maire de secteur, j’ai eu toute la latitude de proposition et d’action. C’est dans ce cadre coopératif et de confiance au service des Marseillaises et des Marseillais qu’on entend continuer. On s’est créé une culture commune depuis 2018, on n’est pas un rassemblement électoraliste opportuniste. Nos priorités sont les mêmes que l’ensemble de la majorité municipale, sur les services publics, le logement, les écoles, les espaces verts, la fraternité.

    E.M. : Mad Mars, contrairement à d’autres collectifs citoyens qui se montent encore, a toujours misé sur la complémentarité et eu la volonté de travailler avec les partis. Ce fondamental est conforté en 2026, puisque le Printemps marseillais s’est élargi avec les écologistes, Place publique, Debout ! En 2020, on a fait tomber les drapeaux pour partir derrière celui du Printemps marseillais.

    En 2020, après la rue d’Aubagne, la droite était divisée, aujourd’hui, elle se présente unie, vous avez un bilan et face à vous LFI ?

    E.M. : Sur le bilan, on n’a peut-être pas tout fait et bien mais les gens qu’on rencontre ne nous reprochent pas de ne pas avoir mené une politique de gauche. Les logements sociaux, les places d’hébergement, les services publics, l’été marseillais, les activités et musées gratuits… ils en ont conscience.

    O.F. : Ce qui motive, c’est le projet qu’on va proposer, on se concentre dessus, on est en démocratie. Après on regarde, comme tout le monde, les sondages avec une extrême droite très haute, et une droite républicaine, si on peut dire, qui s’effondre. Ce n’est pas dans cette société que je veux habiter. Nous, on croit à ce qu’on fait, on est déterminé.

    « On s’est créé une culture commune depuis 2018.
    On n’est pas un rassemblement opportuniste »

  • La Ville préempte la maison de retraite du Roy d’Espagne

    La Ville préempte la maison de retraite du Roy d’Espagne

    Un projet municipal se dessine pour sauver de la démolition la résidence senior du Roy d’Espagne fermée il y a un an et demi après le départ contraint des derniers résidents. La Ville de Marseille a officialisé, mercredi, sa décision de préempter l’emprise foncière en shuntant le promoteur Sifer qui attaque le refus de permis.

    « La Ville de Marseille souhaite porter un projet de résidence autonomie de nouvelle génération, s’inscrivant pleinement dans l’évolution des politiques de prévention et d’accompagnement du vieillissement », annonce dans un communiqué la municipalité qui entend ainsi « préserver une offre de résidence à destination des seniors, particulièrement ancrée dans ce quartier ». L’opérateur sera son centre communal d’action sociale (CCAS). L’école voisine devant être rénovée, la mairie souhaite l’intégrer au projet pour faire « émerger un pôle intergénérationnel en lien avec la communauté scolaire ». Pour ce projet ambitieux, elle espère la collaboration du Département, « seule autorité compétente pour attribuer les agréments de résidence autonomie ».

    C’est un immense soulagement pour le Collectif Roy d’Espagne très mobilisé. « C’est la solution idéale qui était dans nos rêves. On échappe à un projet immobilier dévastateur », réagit Perrine Seghier. « Je suis extrêmement satisfaite. C’est un positionnement fort et volontariste de la Ville pour préserver les services publics et prendre soin de ce quartier », déclare Olivia Fortin, la maire des 6-8 qui invite à se rappeler que « ces bâtiments rénovés avec de l’argent public et évacués de leurs résidents devaient être démolis sur des principes financiers au bénéfice d’un projet immobilier de standing qui avait soulevé l’indignation des habitants du quartier ». Elle est confiante pour la suite. « On va tout faire pour que les choses avancent et mettre en place un service public qui maintient les équilibres de ce quartier. Nous allons construire avec le CCAS un projet intergénérationnel avec l’école voisine. »

    Sifer Promotion avait conclu il y a deux ans une promesse de vente pour démolir et construire 125 logements de standing. Pour sécuriser l’opération, il avait avancer 3 millions d’euros à l’Entraide en grande difficulté. Le refus de délivrance opposé par le service de l’urbanisme le 23 avril dernier d’un permis a tout fait capoter. Sifer a fait une nouvelle offre à L’Entraide qui l’a acceptée d’où la déclaration d’intention d’aliéner transmise le 1er septembre en mairie. La Ville de Marseille a saisi cette opportunité pour préempter pour un montant qui n’est pas encore précisé. Dans un récent entretien accordé à La Marseillaise, Hervé Cilia, le président du groupe Entraide en redressement judiciaire estimait à 12 millions d’euros la valeur de la parcelle de 12 720m² qui comprend six bâtiments d’habitation et un centre médical.

    Déféré préfectoral

    La voie est-elle aussi dégagée pour la Ville ? L’avenir le dira. Car avant de partir, le préfet de région Georges-François Leclerc a laissé une surprise dans un tiroir : un déféré préfectoral. Estimant que le permis déposé par le promoteur respecte parfaitement la réglementation et le PLUi, il a saisi le 15 octobre le tribunal administratif d’une requête en annulation du refus de permis, ses services estimant le projet de 125 logements bien intégré à son environnement. Un soutien de poids pour Cyril Simon, le directeur général de Sifer Promotion, qui confirme à La Marseillaise « avoir effectivement contesté le refus de permis de construire ». Que se passera-t-il si le juge administratif venait à annuler le refus de permis ? Peut-être rien si la Ville réussit à finaliser sa préemption.

    « C’est un positionnement fort et volontariste
    de la Ville »

  • La famille et les amis de Mehdi Kessaci toujours sous le choc

    La famille et les amis de Mehdi Kessaci toujours sous le choc

    Douleur et sidération devant le petit cimetière de Saint-Henri (16e) où Mehdi, 20 ans, a été inhumé ce mardi 18 novembre. Le jeune frère d’Amine Kessaci, militant écologiste, 22 ans, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic après avoir perdu en 2020 son aîné, Brahim, retrouvé calciné dans une voiture, a été assassiné froidement par un commando à moto jeudi à quelques pas du Dôme (4e), alors qu’il attendait sa mère, au volant de la voiture familiale.

    La piste d’un crime « d’avertissement » restant pour le moment privilégié indiquait lundi le procureur de Marseille, Nicolas Bessone. Une hypothèse devenue affirmation ce mardi, dans la bouche de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Un cran supplémentaire dans la violence et l’horreur qui a touché en plein cœur Amine, sa famille mais aussi ses amis, les associatifs, les militants politiques ou les élus mobilisés à ses côtés depuis des années. La peine est immense, la peur palpable. Où désormais, le simple retard d’un enfant après l’école donne des sueurs froides.

    En hommage, le petit parking où a eu lieu le drame a été couvert d’un tapis de fleurs dans la journée. Plus tard dans la soirée, ils sont nombreux à être venus partager un moment de recueillement le temps d’un repas, dans les locaux de l’association Conscience, dans le quartier de Château-Gombert (13e). Elle a été fondée par Amine Kessaci justement pour sensibiliser aux ravages du narcotrafic. Dans la rue comme dans la cour intérieure, le dispositif policier, avec six fourgons et des agents en nombre, est impressionnant. Lorsqu’un convoi de trois voitures déboule vers 19h15, ils font corps pour le laisser entrer. À bord, Amine Kessaci désormais protégé par les hommes du Raid, lourdement armés. Évidemment dévasté, il sortira du véhicule sous les applaudissements.

    Une marche blanche samedi

    « Amine, je l’ai connu il avait 17 ans, lors de la campagne où je me suis engagée aux côtés du Printemps marseillais, il combattait le narcotrafic, lui aux côtés des victimes par balles, des jeunes qui croyaient pouvoir s’en sortir en acceptant l’argent facile, moi en aidant les usagers de drogue, aussi des victimes » nous confie, émue, Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire de Marseille. Pour elle, avec le meurtre de Mehdi, un « cap a été franchi, la société est en danger » et la seule politique sécuritaire ne saurait suffire. « Il faut aussi des politiques sociaux et de reconstruction de la ville » estime l’élue avec à ses côtés Didier Jau maire écologiste des 4e et 5e arrondissements, Marie Toussaint, députée européenne EELV ou encore Olivia Fortin (Mad mars) maire des 6-8.

    Marion Honde-Amiar, responsable du collectif quartiers populaires du PCF 13 et militante des 13-14, Audrey Cermolacce, membre du conseil national du PCF et élue de Septèmes-les-Vallons, et Marie-José Cermolacce, conseillère municipale déléguée aux nouveaux arrivants et conseillère d’arrondissements déléguée au port et à la sécurité, sont là aussi. Cette dernière oscille entre tristesse et colère. « C’est chaque mois un point de bascule, combien de morts encore va-t-il falloir pour que l’État se mobilise ? » s’indigne l’élue qui n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme au fil des narchomicides, entre lettre au préfet et travail avec ses homologues d’autres villes. Comme beaucoup ce soir-là, elle compte bien qu’enfin les citoyens se fassent entendre, lors de la marche blanche organisée samedi après-midi, à laquelle elle participera.