Tag: Nuisances sonores

  • Les communes face au défi de la voiture

    Les communes face au défi de la voiture

    Au rayon des sujets épidermiques, le stationnement figure en tête de gondole. Tarif prohibitif en surface ou en parking souterrain, galère pour trouver la seule place disponible du quartier quand les communes en réduisent sans cesse le nombre dans les rues… Ce sujet du quotidien soulève en creux des problématiques bien plus vastes quand il s’agit, de fait, de questionner la place de la voiture en ville. Le stationnement devient ainsi un levier de poids dans les politiques d’aménagement de la ville.

    D’abord parce que l’automobile reste « un objet de clivages et de polarisation », note une en quête menée par Roole et l’Institut Bona Fidé auprès de 1 500 Français et plus de 500 maires, rendue publique le 12 février. Pas moins de 70% des sondés et 63% des maires considérant que la voiture sera un enjeu « important » des élections municipales.

    Si plus de 70% des personnes interrogées et des maires considèrent que les politiques de réduction de la voiture en ville « constituent des leviers efficaces pour réduire la pollution de l’air, les nuisances sonores et favoriser la promotion des mobilités douces », que 55% approuvent cette politique dans les grandes métropoles, c’est tout l’inverse dans les villes moyennes et petites. Et ce qui peut être considéré comme positif pour les autres ne l’est pas forcément pour soi. Testée à l’échelle de la vie quotidienne, la volonté de réduire la place de l’auto en ville est considérée comme négative par 57% des personnes interrogées. Ces dernières pointant notamment l’absence de mode de transports et de déplacement alternatifs. Un sondé sur deux estimant que, là où il habite, il n’y a pas assez de transports en commun et de pistes cyclables, que ce soit à la campagne (87%), dans les villes moyennes (75%) ou les grandes villes (53%).

    Penser global

    « Pour que les gens lâchent leur voiture, il n’y a pas d’autre solution qu’une offre importante, de qualité, confortable… », rappelait dans nos colonnes Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTPF (Union des transports publics ferroviaires), les transports s’avérant être un sujet phare pour 94% des personnes interrogées par l’UTPF en Paca.

    Opposés « largement à toutes les mesures de restriction du stationnement », les sondés réclament aussi des mesures d’accompagnement pour se passer de leur voiture. Des mesures « incitatives » plutôt que « punitives ». On se souvient, par exemple, de la tentative de mise en place des ZFE (Zone à faibles émissions) dans les grandes villes de la région. Une mesure jugée discriminatoire par certains, qui pointent la relégation des classes populaires en périphérie, ces dernières n’ayant d’autre choix que la voiture pour se déplacer. Effective à Marseille pour les véhicules munis de vignettes Crit’Air 3 et davantage, mais uniquement en cas de pic de pollution sous peine d’amende, minimaliste dans le Grand Avignon car elle ne concerne que les poids lourds, reportée à Toulon… Le gouvernement a repoussé le vote définitif sur cette mesure sine die, faute de majorité assurée à l’Assemblée nationale.

    Reléguer la voiture aux abords des villes reviendrait aussi à tuer le petit commerce pour bon nombre des sondés. Une préoccupation qu’ils placent, pour 60% d’entre eux, devant celle de la pollution de l’air. Les maires suivent leurs administrés : 68% estiment que ne plus permettre l’accès au cœur de ville en voiture est dangereux pour l’attractivité commerciale… Une idée reçue. Le Cerema, établissement public pour la transition écologique et la cohésion des territoires, qui a analysé les déplacements des ménages, a établi que 74% des clients des commerces de centre-ville dans les grandes agglomérations s’y rendent à pied, à vélo ou en transports en commun. Mieux, la création de parkings relais judicieusement placés pouvant même faciliter la vie des habitants, estime le Cerema, qui cite l’exemple du P+R Krypton à Aix-en-Provence, avec 900 places et une mini-gare routière de 12 quais.

    « Pour les élus, il s’agit donc d’être en mesure de faire bouger les lignes pour créer davantage d’espaces publics de proximité dans leurs centres, et de déplacer du stationnement plutôt que d’en créer », notent, dans un article du Cerema, Nicolas Pelé, responsable d’études foncier et territoire, et Sylvain Michelon, chef du groupe aménagement urbain. Aménagement du territoire, mobilité, cadre de vie, lutte contre la pollution… Réfléchir à la place du stationnement, c’est finalement « changer de système de pensée », résume le Cerema.

    En chiffres

    1,5

    euro de l’heure à Marseille,

    1 euro dans le centre d’Avignon, 3,8 euros de l’heure à La Ciotat après deux heures gratuites… Les tarifs varient du simple au double dans les grandes villes de Paca.

    8, 3

    millions d’euros. C’est ce qu’ont rapporté, en 2024, les forfaits de post-stationnement (FPS), en clair les PV, à la Ville de Marseille. Depuis 2018, ce sont les communes qui décident du montant du FPS.

    15

    fois plus cher… Selon les professionnels du secteur, le prix d’une place de parking en surface était de 2 000 euros en 2025, hors acquisition du terrain, contre 30 000 euros en parking souterrain.

  • Nouvelle mise en demeure pour le chantier naval de Marseille

    Nouvelle mise en demeure pour le chantier naval de Marseille

    C’est une nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose une partie des riverains de l’Estaque (16e) aux portuaires du Chantier naval de Marseille (CNM), en conflit depuis le retour, en 2017, de l’exploitation de la forme 10. Un îlot artificiel construit pour réparer et entretenir les navires de grandes tailles. La préfecture des Bouches-du-Rhône a publié mardi, sur son site officiel, un arrêté faisant état d’une « mise en demeure à l’encontre de la société CNM pour l’exploitation de la forme 10 ». La société est sommée, « dans un délai de trois mois », à compter du 10 février, de respecter les limites d’émissions sonores fixées par l’article 8 de l’arrêté ministériel du 12 mai 2020. Un manquement à ces obligations pourrait entraîner, en plus des « sanctions pénales » envisageables, la mise en place de sanctions prévues par le Code de l’environnement, d’après le document publié par la préfecture.

    Une installation primordiale

    Cet arrêté intervient après une série de mesures déjà prises à l’encontre du Chantier naval et répondant aux sollicitations de nombreux riverains et élus locaux, mobilisés pour dénoncer les nuisances sonores induites par l’exploitation de la forme 10. Le 31 juillet 2024 déjà, le préfet des Bouches-du-Rhône signait, « au terme d’une période de concertation de plusieurs semaines », selon le communiqué de l’époque, un arrêté pour encadrer les « activités particulièrement bruyantes ». De quoi « consolider, dans la durée et en soutien aux entreprises utilisatrices, les atouts offerts par cette installation industrielle majeure en termes d’emplois et de rayonnement du savoir-faire industriel marseillais en matière de réparation navale » (voir notre édition du 01/08/2024). Car l’exploitation de la forme 10, plus grande cale sèche de la Méditerranée, est un outil industriel phare pour le Grand Port maritime de Marseille. Fermée pendant 17 ans avant sa réouverture en 2017, son retour est rendu possible par un long combat mené par les salariés de la réparation navale et leur syndicat CGT, déterminés à consolider l’avenir du site passé par des phases difficiles.

    « Nous sommes contents de la publication de cet arrêté, assure Jean-Pierre Lapébie de Cap au nord, association de défense du cadre de vie des 15e et 16e arrondissements de Marseille. Ça va dans le sens des nombreuses mises en demeure récentes que le chantier naval ne respecte pas, au sujet du bruit mais aussi de la pollution de l’eau et de la séparation des stockages des produits dangereux. On n’est pas là pour mettre des emplois en danger, mais pour que la législation (…) et la santé des populations et des travailleurs soient respectées. »

    Dans une série d’arrêtés pris le 22 juillet dernier, la préfecture des Bouches-du-Rhône avait en effet infligé des astreintes administratives journalières au Chantier naval de Marseille, faute de système de séparation et de traitement des eaux usées pour les formes 8, 9 et 10 de réparation navale (voir notre édition du 06/08/2025).

    Contactés à propos de l’arrêté publié mardi, le Grand Port maritime de Marseille, comme la CGT, n’ont pas souhaité réagir à ce stade. Le Chantier naval de Marseille n’a pas donné suite à nos sollicitations.

  • Vers le retour du train à Villeneuve et Roquemaure

    Vers le retour du train à Villeneuve et Roquemaure

    L’heure du retour du train à voyageurs approche à grands pas dans les communes gardoises du Grand Avignon, Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure. Depuis le lundi 24 novembre, une consultation publique sur le volet environnemental du projet de réouverture de la ligne de la « rive droite du Rhône » Nîmes-Le Teil (Ardèche), passant par les deux communes, a été lancée par l’État.

    À ce propos, une réunion publique s’est tenue ce lundi 1er décembre à Villeneuve afin d’expliquer aux habitants du territoire les enjeux de ce projet, mais aussi les raisons de cette consultation. Car les voies de train existent déjà, mais les locomotives qui relient Nîmes à Pont-Saint-Esprit ne s’y arrêtent pas. La gare est également toujours debout malgré sa fermeture aux voyageurs en 1973. Une ouverture était initialement prévue en 2026, mais l’État a imposé une étude environnementale, ce qui a retardé l’échéance. « Tout ce projet a été figé lorsque nous avons appris que cette étude allait avoir lieu. Nous avions eu de nombreuses réunions depuis des années. Nous aurions sinon entrepris les travaux dès cette année 2025 », confie ainsi Pascale Bories, maire (LR) de la commune gardoise en fin d’assemblée. Comme d’autres gares sur le trajet, une transformation en pôle multimodal est programmée à l’issue de la consultation. « La rive droite du Rhône est la porte d’entrée de l’Occitanie. Cela a donc un attrait particulier avec un territoire industrialisé. Ce projet est un générateur de travail et de tourisme », plaide de son côté Pascal Rousson, président de l’Association des Usagers de la ligne TER SNCF Rive Droite du Rhône.

    Sur place, tout semble presque prêt à accueillir les voyageurs qui souhaiteront se rendre en capitale gardoise ou en Ardèche. Derrière les portes du bâtiment aux stores à demi baissés, une lumière invite à entrer. Et à l’intérieur, aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a un accueil physique par une employée, avec la possibilité d’acheter billets et abonnements, malgré l’absence pour l’heure d’arrêts. D’autant plus surprenant quand la CGT des cheminots dénonce la disparition de guichets dans des gares qui, elles, accueillent bien des usagers. L’ouverture de l’ensemble de la ligne est prévue pour 2030.

    Espèces protégées

    Une demande de consultation publique et d’étude environnementale qui a surpris au sein des différentes collectivités. Outre le passage de fret, les voies servent déjà aux voyageurs utilisant la ligne Pont-Saint-Esprit-Nîmes, rouverte en août 2022. Plusieurs points ont en réalité été à nouveau étudiés, car les normes diffèrent selon le nombre de voyageurs qui circulent chaque jour sur les rames. Au niveau environnemental, plusieurs ajustements sont prévus, comme par exemple à Roquemaure, où une espèce protégée de fleur, qui sert de lieu de reproduction aux papillons, se trouve sur la zone de travaux prévue. Les services de l’État recommandent donc de déplacer ces végétaux à l’abri. Des contrôles sur les nuisances sonores ou de risques d’inondations ont aussi été effectués, sans blocage particulier.

    Détail de la consultation du public et des documents sur https://www.registre-numerique.fr/reouverture-rive-droite-du-rhone

  • Neuf maires demandent un couvre-feu pour l’aéroport

    Neuf maires demandent un couvre-feu pour l’aéroport

    « Vous n’ignorez pas que les nuisances sonores générées par le trafic aérien nocturne constituent, aujourd’hui, un problème majeur de santé publique. En tant que maires des communes riveraines, nous sommes garants des mesures prises
     et à prendre – pour les limiter, voire les éliminer. » Tels sont les termes de la lettre commune de neuf maires des Bouches-du-Rhône et proches de l’aéroport de Marseille-Provence à Marignane, à l’adresse du préfet de Région, Georges-François Leclerc. Envoyé lundi 27 octobre, le courrier pose une revendication des élus : « L’instauration d’un couvre-feu total entre 23 heures et 6 heures du matin. »

    Une proposition qu’ils jugent comme « seule garantie d’une véritable protection des populations riveraines contre des atteintes à la santé désormais inacceptables ». « Nous demandons qu’une réforme courageuse soit engagée sans délai, visant à instaurer un couvre-feu nocturne effectif et contrôlé, assorti de sanctions exemplaires en cas d’infraction », développent-ils, rappelant que la problématique concerne plus de 100 000 habitants.

    Un « impératif de santé publique »

    Notons que le courrier est unitaire, quelles que soient les étiquettes politiques. Il est signé tant par Benoît Payan, maire de Marseille, qu’André Molino, maire de Septèmes, Paul Sabatino, maire du Rove, Mario Martinet, maire de Berre-l’Étang, Claude Piccirillo, maire de Saint-Victoret, Loïc Gachon, maire de Vitrolles, Éric Le Dissès, maire de Marignane, ou encore Amapola Ventron, maire de Cabriès.

    Ils dénoncent « le sommeil interrompu, les troubles physiologiques et psychologiques liés au bruit, ainsi que la dégradation durable de la qualité de vie ». Avant d’expliquer : « Il ne s’agit pas seulement d’une question de confort, mais bien d’un impératif de santé publique, de justice sociale et environnementale. Les habitants des zones survolées ne peuvent plus être les victimes silencieuses d’une activité économique qui, pour préserver sa rentabilité, n’hésite pas à étendre toujours davantage ses créneaux horaires au détriment de la santé. » Les élus appuient leur demande sur les analyses de l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa), qui « a rappelé à plusieurs reprises la nécessité de réguler strictement les vols de nuit ».

  • La dérive complète du 31, rue Barthélémy à Marseille

    La dérive complète du 31, rue Barthélémy à Marseille

    La fuite en avant du propriétaire du 31, rue Barthélémy se poursuit, continuant, malgré les interdits, de décloisonner et diviser les grands appartements de 140 m² de ce bel immeuble marseillais, pour les exploiter en meublés saisonniers sans autorisation de changement d’usage.

    Alors que la société MessieursDames (propriétaire de l’immeuble racheté 1,7 million d’euros en octobre 2023) et la société Lovely Keys (qui loue les neuf meublés touristiques créés au rez-de-chaussée et au 1er étage) sont assignées, lundi prochain, par la Ville de Marseille devant le tribunal judiciaire, aux côtés de trois autres investisseurs, pour violation du règlement sur le changement d’usage, des travaux dangereux et non autorisés ont été entrepris la semaine dernière, au 3e étage.

    « Un jour de plus

    et ça s’effondrait »

    « Lundi dernier, ça s’est mis à trembler de partout », relate Julie, en état de choc et qui vivait en colocation au 4e étage. « En quelques jours, ils ont tout pété, tout détruit. C’est samedi en revenant qu’on a découvert de grosses fissures. Les portes ne fermaient plus, le sol s’affaissait. C’était la panique totale. Un jour de plus et ça s’effondrait. C’est du mépris et de la mise en danger. » Les marins-pompiers et techniciens de la Ville ont constaté la déstructuration du 4e étage avec une descente du plancher. Les 3e et 4e étages sont désormais interdits. Aidés par des membres du Collectif du 5-Novembre et des amis pour déménager leurs affaires, Julie et ses deux colocataires ont trouvé refuge loin de la rue Barthélémy. « J’ai mis 7 ans de vie dans des sacs et là je dors chez des amis. »

    Ce mardi, des ouvriers évacuaient des gravats. Interrogé par La Marseillaise sur la situation de son immeuble et de ses locataires, dont une jeune étudiante en « bail mobilité » au rez-de-chaussée, Mehdi Guenouni, le gérant des deux sociétés, a répondu très posément : « Il n’y a pas de situation. Il n’y a pas de péril. » Il n’a pas souhaité davantage s’exprimer.

    « C’est un exemple assez sidérant de la dévitalisation d’un immeuble qui passe de l’habitation classique à la location hôtelière sauvage en chassant les habitants et en fracturant leurs murs », commente Dominique Dias, expert appelé par des locataires. Les travaux opérés sur la base de déclarations préalables visant un « changement de destination de bureau en hébergement hôtelier » ne sont pas réguliers. En effet, à la suite d’un recours contre trois déclarations préalables et après visite d’un inspecteur de l’urbanisme, des illégalités ont été constatées. « L’analyse approfondie des pièces de ces trois dossiers a mis en lumière plusieurs éléments susceptibles de conduire à un retrait pour fraude de la décision implicite de non-opposition dont vous bénéficiez depuis le 13 juin 2024 », avait signifié l’adjoint à l’urbanisme, éric Méry, dans une mise en demeure du 17 décembre 2024. « Des éléments précis et concordants laissent penser que les surfaces objet du changement de destination étaient en réalité des surfaces d’habitation, et non de bureau », écrivait la Ville. Les déclarations décrivent des travaux « sans modification des structures porteuses » or, « contrairement à ce que laissait penser sa présentation, le projet de changement de destination s’accompagne nécessairement de modifications des structures porteuses du bâtiment et aurait donc dû, à ce titre, faire l’objet d’une demande de permis de construire ».

    En conclusion, pour la mairie, « les trois projets visent à la création d’un grand nombre de meublés de tourisme » qui « engendrera inévitablement des nuisances sonores graves pour le voisinage, notamment la nuit ». Avertissements et assignation n’ont pas empêché la fuite en avant.

  • Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Une saison estivale bien maîtrisée selon la Municipalité marseillaise

    Avec la fin de la saison estivale vient l’heure du bilan. Ce vendredi, au centre nautique Florence-Arthaud, élus municipaux, policiers, sapeurs pompiers et médiateurs se sont réunis pour faire un premier point positif sur la gestion du littoral, durant l’été.

    « La saison estivale marseillaise, c’est toujours de nouveaux défis, affirme Yannick Ohanessian, adjoint (PS) au maire de Marseille chargé de la Tranquillité publique, de la prévention et de la sécurité. Il faut notamment maîtriser les flux de visiteurs ». Le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon de sapeur-pompier de Marseille, précise : « Il y a une augmentation de la fréquentation des plages, notamment en juin et début juillet. »

    Pour assurer la sécurité, la pacification et la propreté du littoral face à cette affluence, la mairie s’est appuyée sur un maillage d’acteurs : police municipale sur terre ou en mer, médiateurs, agents de nettoyage, sapeurs pompiers et agents du Parc national des calanques. Pour l’élu socialiste, « le bilan est plutôt positif. Travailler tous ensemble, c’est la clé du succès ».

    Avec 3 500 procès-verbaux électroniques et 400 actions de prévention, l’élu se félicite d’une meilleure couverture et d’une bonne réactivité de la police municipale et des médiateurs sociaux. Il reconnaît toutefois qu’il reste des efforts à faire contre les nuisances sonores et les excès de vitesse. L’application Safer Plage, qui permet de signaler tout harcèlement ou agression sexuelle sur les plages, a été téléchargée 645 fois durant l’été. Dix interpellations ont été réalisées grâce à ce dispositif.

    Actes de secourisme

    en baisse

    Dans l’eau, les 120 sauveteurs nageurs ont vu une baisse de 50% de leurs actes de secourisme, par rapport à l’an passé. « Ce qui montre probablement une évolution dans les comportements et peut-être une saison plus apaisée », note le vice-amiral. Le nombre de noyades n’a que peu baissé et a été la cause d’un décès, comme l’année passée.

    Christine Juste, adjointe (EELV) au maire chargée de l’Environnement et de la lutte contre les pollutions, a remercié les agents de nettoyages sur le littoral pour leur travail. « Cette année, c’est la première fois qu’il y avait une brigade rochers et 1er mètre dans l’eau, pour ramasser les déchets », ajoute l’élue. Des initiatives saluées par les riverains présents, « mais la brigade rochers ne passe qu’une fois par semaine et il y a aussi beaucoup de déchets dans l’eau », se désole l’un des habitants.

    Un bilan plutôt positif sur lequel va s’appuyer, dès le mois prochain, l’équipe en charge de préparer la saison prochaine.

  • Ils veulent interdire les vols de nuit à l’aéroport de Marseille

    Ils veulent interdire les vols de nuit à l’aéroport de Marseille

    Les associations de riverains de l’aéroport Marseille-Provence se mobilisent à nouveau ce samedi 13 septembre contre les nuisances attribuées au trafic aérien, en particulier nocturne. À la manœuvre, l’association marseillaise Cap au nord et l’Association pour la protection de l’environnement des Marignanais (Apem), en partenariat avec quatre comités d’intérêt de quartier de Saint-Victoret, Vitrolles et des Pennes-Mirabeau, ainsi que des colectifs contre les nuisances sonores aériennes du secteur .

    Une opération escargot est organisée le matin à 9h30 à l’entrée de l’aéroport, pendant que l’Apem s’installe dès 10h à la mairie annexe du Jaï, à Marignane, pour proposer deux conférences, buvette et restauration dans le cadre de la Journée mondiale pour l’interdiction des vols de nuit. Pour le président de l’Apem Gilbert Caccioto, « la priorité est de faire respecter notre santé », qui passe par le sommeil. Santé publique France recommande à cet effet 7h de sommeil minimum pour les adultes. C’est pourquoi les associations organisatrices demandent « l’interdiction des vols de nuit entre 22h et 6h » pour le permettre.

    « 60% des vols de nuit se font entre 22h et minuit »

    Les associations, l’État et l’aéroport sont régulièrement réunis pour échanger. Depuis 2023, l’État a d’ailleurs lancé une étude d’impact selon l’approche équilibrée (EIAE) avec la Direction de la sécurité de l’aviation civile sud-est (Dsac-SE) et du bureau d’études To70 afin de proposer des mesures de réduction du bruit. De son côté, l’aéroport Marseille-Provence a d’ores et déjà « échangé avec les compagnies aériennes pour demander de moins programmer de vols nocturnes », la menace d’un couvre-feu planant sur toute de la nuit ou une partie.

    Car comme l’affirme Jalal Samain, coordinateur des associations mobilisées, « plus de la moitié du trafic aérien de nuit est opérée par des compagnies low cost », dont « 60% se font entre 22h et minuit, avec une fréquence à 45 vols en moyenne, et des pics à 65 vols par nuit » indique-t-il. Alors, « nous demandons que soit pris en compte le coût social et de santé publique » exige Jalal Samain. Gilbert Caccioto abonde en demandant « des études épidémiologiques sur les riverains de l’aéroport », demande adressée à l’Agence régionale de santé restée sans réponse d’après le président de l’Apem.

    En attendant la décision de l’État d’ici juillet 2026, l’Apem propose deux conférences ce samedi. L’un à 10h sur les oiseaux de nuit, animée par Henri Pierre Goacoulou, garde cynégétique (garde-chasse). L’après-midi, de 14h30 à 17h30, plusieurs invités débattront de l’impact des vols de nuit avec le Dr Didier Cugy, médecin au CHU de Bordeaux et membre de l’association Santé environnement France.