Tag: NPA

  • En Provence, multitude de soutiens locaux à Sophie Binet

    En Provence, multitude de soutiens locaux à Sophie Binet

    Front commun du mouvement social provençal pour soutenir Sophie Binet. Après la mise en examen de la secrétaire générale, pour injure publique, suite à sa déclaration « les rats quittent le navire » lorsqu’elle avait été interrogée à propos des menaces de délocalisations par de grands patrons, nombreuses sont les organisations à lui faire part de leur solidarité. « Le Comité régional CGT Paca et les six Unions départementales qui le composent prennent acte du cap qui est franchi. Nous souhaitons assurer à notre secrétaire générale de notre soutien infaillible », tonne le Comité régional CGT dans un communiqué diffusé ce vendredi, qui assure : « Sophie Binet a raison. » « Elle a raison de dire que le patronat organise sa désertion fiscale, refusant la moindre contribution financière à la patrie républicaine », martèle-t-il. Avant de prévenir : « Nous souhaitons aussi assurer ceux qui sont à l’origine de cette mise en cause que nous mesurons parfaitement le message qu’ils adressent à la CGT et aux travailleurs de ce pays. » La FSU 13 va dans le même sens : « S’en prendre à Sophie Binet, c’est s’en prendre à l’ensemble du monde du travail. Ce qui est une injure, c’est l’attitude du patronat et sa volonté d’aller toujours plus loin dans la casse des conquis sociaux.» Côté politique, le secrétaire départemental du PCF des Bouches-du-Rhône et sénateur, Jérémy Bacchi se dit « scandalisé » par cette mise en examen et « pleinement solidaire avec elle ». « Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. On est sur une manœuvre de diversion alors que des milliards d’euros échappent chaque année à la solidarité nationale », tacle-t-il. Avant de développer : « Lorsque le milliardaire Arnault, plus riche Français de tous les temps, est mis à l’index par Sophie Binet, il pousse des cris d’orfraie. »

    « Les chantres d’un capitalisme apatride »

    Même retour du côté de la fédération varoise des communistes qui met également le focus sur le contexte de sa déclaration : « Il s’agissait de viser un comportement patronal insupportable ! Les mêmes qui ont bénéficié des largesses de l’argent public durant des années (…) et menacent de quitter le pays. » Et de dénoncer : « Ils sont les chantres d’un capitalisme apatride s’exonérant de toute responsabilité sociale pour leur pays ! » La maire (GRS) des 1er et 7e arrondissements de Marseille, Sophie Camard a tenu également apporter son soutien. « Un pays qui n’arrive même plus à comprendre les différents registres de sa langue va vraiment très mal », s’inquiète-t-elle. Du côté du NPA-A, on dénonce aussi « le grotesque d’une plainte contre l’usage d’une expression bien banale ». Et d’asséner : « Oui, les grands patrons et actionnaires sont bien des rapaces qui vivent sur notre travail

  • Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    « Ce n’est pas une union d’appareils, mais une fédération des Arlésiens pour construire un avenir plus juste et solidaire », affirme d’emblée Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Sept partis de gauche et écologistes se sont alliés pour présenter Nicolas Koukas (PCF), actuel chef de l’opposition au conseil municipal, comme tête de liste aux municipales de 2026.

    L’Union pour Arles composée par le PCF, le PS, Place publique (PP), Génération écologie (GE), le NPA, GRS, Debout et l’Après. Ce rassemblement vise à « faire émerger une démocratie réelle et vivante », selon Françoise Rouziès (PP), dans la continuité de « l’Appel d’Arles de la société civile, qui unit la gauche arlésienne secouée par la turpitude nationale ».

    « Continuer la dynamique du NFP »

    Cette dynamique du Nouveau Front populaire, dont parle Bruno Leclerc du NPA, lui fait dire de « ne pas se tromper de scrutin », notamment au regard de l’absence de LFI dans la démarche. « On respecte leur position, mais on regrette leur absence de cette démarche unitaire » pour « combattre le macronisme, la droite et l’extrême droite dans la rue et dans les élections ».

    En attendant, Mohammed Rafaï (PS) rappelle que « c’est la volonté populaire des Arlésiens qui ont demandé au parti de s’unir » dans « l’espoir » de voir les propositions de l’Appel d’Arles mises en œuvre, « après avoir subi 5 ans de casse des services publics ». Même son de cloche pour Nadia Chebil (GE), qui espère une « prise en compte du féminisme et de la maltraitance des femmes ».

    Un meeting est annoncé au mois de décembre et le programme dévoilé en janvier 2026.

  • Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    De l’aveu de Bruno Leclerc, chef de file du NPA d’Arles, la gauche avait « regretté » d’être partie en ordre dispersé aux élections de 2020, consacrant la victoire de Patrick de Carolis (Horizons), qui avait remporté au second tour 57,2% des suffrages exprimés contre 42,8% pour Nicolas Koukas, le successeur désigné du maire communiste sortant Hervé Schiavetti. Pour les prochaines municipales, les forces progressistes ne referont pas la même erreur. Après des mois de travail de processus unitaire initié par l’Appel d’Arles, elles officialisent un accord électoral et présenteront publiquement leur candidat le 27 novembre.

    La future liste « l’Union pour Arles » intégrera des personnalités issues de toutes les formations politiques (PCF,
    PS, Génération écologie, Génération.s, Place publique, NPA, l’Après, Debout !, Gauche républicaine et socialiste) et de la société civile. La France insoumise a quant à elle quitté le navire, suite à des dissensions locales sur fond de politique nationale.

    Le programme dévoilé

    en février

    L’objectif est clair : « Proposer un programme de rupture avec la politique portée par Patrick de Carolis » et « faire tout ce qu’il faut pour que le Rassemblement national ne passe pas », expliquent Bruno Leclerc et Françoise Rouzies, la cheffe de file de Place publique. Pour le moment, l’extrême droite n’a désigné aucun candidat à Arles. Mais « les idées nauséabondes » du parti de Marine Le Pen « seront de la partie », assure le représentant du NPA, « que ce soit dans une liste à part entière ou en en intégrant une ».

    Depuis mars, des propositions ont déjà émané du travail de concertation mené par les forces de l’Appel d’Arles. Le programme sera dévoilé au début du mois de février 2026, mais certaines priorités sont déjà connues. « Les priorités sont le retour de la gestion des quartiers, l’aide à la culture populaire et associative qui a beaucoup fléchi pendant le mandat de Patrick de Carolis », détaille Françoise Rouzies.

    « Dans le cadre de la campagne qui va s’ouvrir, on va continuer à élaborer le projet à partir des rencontres qu’on va mettre en place dans les quartiers et les villages, précise Bruno Leclerc. Nos thématiques sont la culture, la jeunesse, les quartiers, la participation citoyenne, l’écologie et les services publics. On veut recoudre la ville qui a été fracturée socialement. Et il y a du travail. Le mandat en cours est à l’image de la politique macroniste actuelle : tout pour le pognon, rien pour le social. » Une dynamique à laquelle la gauche unie compte bien mettre un terme.