Tag: Noyade

  • Les bons gestes dès le plus jeune âge

    Les bons gestes dès le plus jeune âge

    Cette campagne de prévention, intensive pendant le mois de juin, s’est achevée avec la session des élèves de CM1/CM2 de l’école du Pont Neuf, sous les regards de Pierre Bonnefoy, adjoint aux sports et de Sébastien Borrel, conseiller jeunesse auprès du Directeur Académique des services de l’Éducation (DASEN), le tout encadré par des maîtres-nageurs à la piscine du Port marchand. Une initiative qui va de pair avec l’opération « savoir nager », menée auprès des élèves des classes élémentaires durant toute l’année.

  • Se baigner dans le canal de Marseille, la mauvaise idée de l’été

    Se baigner dans le canal de Marseille, la mauvaise idée de l’été

    « À l’aide, je suis tombé ! » Visiblement en difficulté, un homme se débat dans le canal de Marseille… Pour de faux. Alors que la canicule s’est abattue sur la ville, la Société des eaux de Marseille métropole (SEMM) et les marins pompiers ont organisé, ce lundi 22 juin, un exercice de sauvetage dans le quartier des Olives (13e). Là, passe une eau fraîche venue de la Durance, où s’ébattent libellules et poissons, qui peut faire envie sous le cagnard.

    « Nous sommes là pour expliquer que c’est dangereux », recadre Dimitri Migraine, chef du service adduction à la SEMM, en charge du canal et des barrages. Le site est pourtant fermé par un portail, entouré d’un solide grillage, une caméra a été installée et des lignes d’eau permettent de se rattraper et d’atteindre une échelle. Mais, près des habitations, certains peuvent tenter le diable. Or, « le courant, à raison d’un mètre seconde, et l’installation que vous voyez là au bout, un syphon qui passe sous la route », peut rendre l’expédition mortelle, poursuit Dimitri Migraine.

    La profondeur, pouvant atteindre 2 mètres par endroits, ainsi que les parois construites en forme de « V », compliquent aussi la remontée sur les berges. Le long des 97 km de canal dont elle a la charge, de La Savine à La Ciotat, la SEMM a pris le problème à bras-le-corps. Avec même des vigiles embauchés pour l’été sur 4 km environ, précise Emmanuel Guiol, directeur adjoint de l’exploitation.

    Dix noyades en 30 ans

    « L’été, c’est vrai, on se baignait minots, mais on faisait attention, on y allait quand il y avait de l’eau jusqu’à la taille » commente un voisin, maçon à la retraite, qui a contribué à l’entretien de l’ouvrage.

    Sur les 30 dernières années, « on relève une dizaine de noyades », ajoute le maître principal Jérôme, adjudant de la section interventions aquatiques chez les marins-pompiers. Une section qui compte 140 sauveteurs répartis sur cinq casernes. Son intervention la plus marquante reste celle « dans les bassins de Legré Mante », nous confie-t-il.

    Dans l’eau, ses trois hommes sont concentrés. « Deux mètres, un mètre… » L’un d’entre eux indique à celui qui tient la victime la distance qui lui reste avant d’atteindre les flotteurs. Il faut « la calmer, la rassurer et la guider », résume l’adjudant. Celle du jour s’en sort, évidemment. Le mieux restant évidemment de respecter les consignes…

    Infos sur le site
    eaudemarseille-metropole.fr

    « Le courant
    est d’un mètre seconde,
    c’est énorme »

  • Une mer souveraine

    Une mer souveraine

    Chaque année, villes, collectivités, services de secours lancent l’alerte face au nombre croissant de noyades sur le littoral. Le constat est une nouvelle fois accablant en ce début d’été : six décès en une semaine. Dont quatre décès sur les seules plages Girondines, la semaine dernière, avec l’arrivée des beaux jours et d’une chaleur estivale. La région sud n’est hélas pas en reste. Elle détient le triste record des noyades en France l’an dernier. Des plages souvent submergées par l’affluence, des services de secours qui peinent souvent à recruter, des villes qui tirent la langue pour financer les différents dispositifs de surveillance et de prévention à hauteur des besoins.

    Apprendre
    à nager

    La Méditerranée, comme l’Atlantique, n’est pas un thème de carte postale. Et « savoir nager » sans présumer de ses forces, n’est pas une simple option. La prévention des risques s’entend dès le plus jeune âge, en permettant à chaque garçon et fille de pouvoir appréhender l’élément marin. À ce titre, la politique volontariste de la Ville de Marseille et ses partenaires et associations qui s’emploient à la réouverture des piscines laissées à l’abandon pendant des années, et à développer une éducation à la nage pour tous, est non seulement louable mais salvateur. C’est l’occasion de considérer l’eau, la mer, certes comme un loisir, mais de façon lucide, sans en mésestimer les dangers. Il en est pour les baigneurs comme pour les plaisanciers et les autres usagers du littoral, même par beau temps, même en plein été, la mer reste souveraine.

  • Hérault : l’État muscle son dispositif estival

    Hérault : l’État muscle son dispositif estival

    À l’approche de l’été, l’État prépare le terrain dans l’Hérault. Réunie à Gignac avec les maires du département, la préfète Chantal Mauchet a présenté le dispositif estival de protection des populations pour 2026. Dans un département où la population peut atteindre 1,2 million de personnes durant la saison, l’objectif est de répondre à l’afflux touristique, au risque incendie, aux noyades et aux événements festifs.

    L’État annonce un dispositif du même niveau que l’an dernier. 162 gendarmes supplémentaires viendront renforcer chaque jour les effectifs départementaux, sur le littoral, dans l’arrière-pays et les hauts cantons. La police nationale bénéficiera aussi de renforts extérieurs, notamment à Agde et Sète.

    Des renforts sur tous les fronts

    La sécurité civile sera elle aussi fortement mobilisée. Le Sdis 34 prévoit un socle quotidien de 500 sapeurs-pompiers pour les interventions courantes. En cas de risque incendie élevé, ce volume pourra être renforcé de 50 à 400 pompiers supplémentaires. Sur le littoral et autour des plans d’eau, 250 sapeurs-pompiers volontaires saisonniers assureront la surveillance des baignades dans 50 postes de secours.

    Autre point de vigilance : les férias, fêtes votives, festivals et feux d’artifice qui jalonnent l’été héraultais. La préfecture insiste sur l’anticipation, avec des réunions préparatoires en amont et un guide remis aux maires pour mieux encadrer les festivités. Enfin, la préfète annonce une évolution prochaine des règles de fermeture des massifs forestiers, pour simplifier et renforcer la prévention.

  • À Martigues, les surveillants de baignade de demain en formation

    À Martigues, les surveillants de baignade de demain en formation

    « On n’a pas d’équipements comme ça à Marseille », s’émerveille Brahim Timricht, de l’association marseillaise Le Grand bleu, à propos de la piscine Avatica de Martigues. Cinq jeunes martégaux de 18 à 23 ans font des allers-retours dans le bassin de 25 mètres ce mercredi matin, sous les yeux de leur enseignant Houssine Naouar. Tantôt en nage libre, tantôt sur le dos et sans les mains, parfois une pause avant de reprendre, le programme est soutenu.

    Un emploi garanti à la fin

    Normal. Depuis lundi, la structure marseillaise connue pour enseigner la nage et plus encore aux enfants a débarqué à Martigues pour former des jeunes adultes au Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA). « Pour les préparer il faut améliorer leur pratique de la natation », explique l’enseignant. « En plus de la préparation physique, on apporte de la technique, chaque épreuve est chronométrée », détaille-t-il avant de lancer un nouvel atelier « prise de dégagement ».

    En binôme, un stagiaire simule une noyade pendant que l’autre doit le saisir au poignet, plaquer son bras au buste, puis le « remorquer » le plus loin possible, la tête hors de l’eau. « À l’examen il faut tenir 10 mètres. Pour l’entraînement je leur en demande 25 comme ça on est serein », confie Houssine Naouar. « Le cardio il est fini, on aurait dû commencer par ça », lance Thomas Miseranni, 18 ans et benjamin de l’équipe, essoufflé après avoir tracté son camarade Nabil Boukelkoul.

    Ce dernier est entré grâce au centre social Notre-Dame-des-Marins. « J’étais à un stade où j’en avais marre de l’école, je voulais quelque chose de professionnalisant », relate-t-il. « En plus la formation est gratuite, c’est pas négligeable et on trouve du taf partout : plages, piscines, campings et croisières. » Une préférence ? « Les croisières, ce serait pas mal », confie-t-il.

    Après la séance, les jeunes sont en formation générale au secourisme de 11h à 17h pause comprise, pendant 15 jours. « On sort 50 sauveteurs aquatiques par an depuis 15 ans », souligne Brahim Timricht du Grand Bleu. « Cette nouvelle formation, financée par la Politique de la Ville de l’État nous donne une ampleur départementale. À la sortie, l’emploi est positif à 100% », assure-t-il, une aubaine pour « les jeunes envoyés par les centres sociaux, la Ville la Mission locale et France travail ».

    Cela suscite des vocations. En fin de séance, Thomas Miseranni ose : « Je suis volontaire pour être maître-nageur. » Le CFA du Grand Bleu sera sa porte d’entrée, la même que son enseignant dix ans plus tôt.