Tag: Nicolas Koukas

  • L’enquête publique sur le contournement d’Arles prolongée

    L’enquête publique sur le contournement d’Arles prolongée

    Il s’agit de joindre les deux bouts de l’A54, coupée en deux par les villes d’Arles et de Saint-Martin-de-Crau, pour boucler le triangle autoroutier entre Avignon, Nîmes et Salon-de-Provence, mais aussi entre l’Espagne et l’Italie à une autre échelle. Un tel projet fait l’objet d’une enquête publique, lancée par l’État à la mi-novembre et qui devait se terminer le 19 décembre.

    Mais la préfecture a décidé de prolonger cette enquête jusqu’au 2 janvier 2026, tout en organisant des réunions publiques d’échanges avec la population. La première aura lieu ce lundi 15 décembre à 18h, à la salle Mistral de Saint-Martin-de-Crau (310 rue des compagnons), tandis que la seconde prendra place à la CCI d’Arles, mercredi 17 décembre à 18h.

    Qui payera la note ?

    Outre l’aspect environnemental, la transparence liée au péage interroge. Car, à la publication du dossier d’enquête publique, chacun a pu découvrir que « le montant définitif des péages ne sera fixé qu’à la suite de l’appel d’offres de concession européen auquel sera soumis le projet ».

    Le dossier présente « des tarifs calculés pour être les plus faibles possibles afin de limiter au maximum les reports de trafics ». Par exemple, de Saint-Martin à Nîmes, le péage serait de 3 euros, selon l’estimation.

    Le sujet pourrait s’inviter dans la campagne municipale. Nicolas Koukas (PCF), tête de liste de l’Union pour Arles, indiquait à La Marseillaise, le 27 novembre dernier, que « les Arlésiens n’ont pas été respectés en apprenant qu’on allait nous faire payer le péage pour aller travailler », et propose « de mettre en place une véritable consultation citoyenne ».

    Le maire (Horizons) d’Arles, Patrick de Carolis, estime qu’il s’agit « d’une solution pour la Ville », mais dont « la réussite dépend de la gratuité pour les trajets locaux au sein de l’agglomération », alors que « la gratuité n’est que partielle ».

    Mais en pleine campagne électorale, reste à savoir qui pourra contrer l’intérêt privé.

  • Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    « Ce n’est pas une union d’appareils, mais une fédération des Arlésiens pour construire un avenir plus juste et solidaire », affirme d’emblée Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Sept partis de gauche et écologistes se sont alliés pour présenter Nicolas Koukas (PCF), actuel chef de l’opposition au conseil municipal, comme tête de liste aux municipales de 2026.

    L’Union pour Arles composée par le PCF, le PS, Place publique (PP), Génération écologie (GE), le NPA, GRS, Debout et l’Après. Ce rassemblement vise à « faire émerger une démocratie réelle et vivante », selon Françoise Rouziès (PP), dans la continuité de « l’Appel d’Arles de la société civile, qui unit la gauche arlésienne secouée par la turpitude nationale ».

    « Continuer la dynamique du NFP »

    Cette dynamique du Nouveau Front populaire, dont parle Bruno Leclerc du NPA, lui fait dire de « ne pas se tromper de scrutin », notamment au regard de l’absence de LFI dans la démarche. « On respecte leur position, mais on regrette leur absence de cette démarche unitaire » pour « combattre le macronisme, la droite et l’extrême droite dans la rue et dans les élections ».

    En attendant, Mohammed Rafaï (PS) rappelle que « c’est la volonté populaire des Arlésiens qui ont demandé au parti de s’unir » dans « l’espoir » de voir les propositions de l’Appel d’Arles mises en œuvre, « après avoir subi 5 ans de casse des services publics ». Même son de cloche pour Nadia Chebil (GE), qui espère une « prise en compte du féminisme et de la maltraitance des femmes ».

    Un meeting est annoncé au mois de décembre et le programme dévoilé en janvier 2026.

  • [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    L’Union pour Arles, issue de l’Appel du même nom lancé par la société civile pour une majorité de gauche, écologiste et citoyenne aux municipales de 2026, a officialisé l’investiture de Nicolas Koukas comme tête de liste du rassemblement, à l’occasion d’une conférence de presse tenue au restaurant le France, jeudi matin.

    La Marseillaise : Que signifie votre désignation comme tête
    de liste pour les élections municipales de 2026 ?

    Nicolas Koukas : C’est l’aboutissement du processus initié par le collectif issu de l’Appel d’Arles, né des citoyens et auquel les partis se sont agrégés. Le déclic a eu lieu lors des élections législatives. Le rassemblement que j’ai mené dans le cadre du Nouveau Front populaire nous a permis de réaliser un gros score face au RN et d’être devant lui au second tour, sur Arles, alors qu’on pensait être battus au premier tour. Il fallait alors aller plus loin. L’union est un combat qui prend du temps, chacun doit faire des concessions avec les autres tout en faisant le lien avec le collectif de la société civile. Notre rassemblement est marqué à gauche, mais pas fermé. C’est pour cela que j’ai accepté de me mettre à disposition pour porter ce projet.

    Qu’est-ce qui vous caractérise ?

    N.K. : Je suis un amoureux d’Arles. Je suis né pas loin, rue de Stalingrad, dans une famille immigrée grecque du côté de mon papa, et d’une famille arlésienne du côté de ma maman, qui s’appelle Mistral. J’aime ce territoire, car j’y suis né, j’y ai tout construit et ma famille est ici. Je dis souvent qu’une ville finit par devenir une personne pour soi et, en ce moment, je vois qu’elle ne va pas bien.

    Quel est votre diagnostic ?

    N.K. : Le principal sujet est celui de la déconnexion de la municipalité actuelle avec les Arlésiens, il manque la participation et la concertation à tous les niveaux. Ils décident, mais il n’y a aucun moment d’échanges. C’est une réalité criante sur tous les sujets. Il faut aussi regarder les villages et les hameaux qui ont été choyés ou délaissés suivant les affinités politiques du maire. Il y a aussi une déconnexion à ce niveau-là. Je pense, aussi, aux personnels et agents de la Ville. Les services techniques ont été tant critiqués, montrés du doigt, alors qu’ils sont là à 5h du matin sur le territoire. On nous accusait de clientélisme auparavant, mais aujourd’hui, je crois qu’on doit dire qu’on est fiers du service public qu’ils rendent aux habitants. Il est important de rétablir une autre façon de faire de la politique, plus proche des habitants. Les promesses de 2020 n’ont d’ailleurs pas abouti.

    À quelles promesses faites-vous référence ?

    N.K. : Par exemple, celle sur la propreté. On nous avait promis un plan de propreté mirobolant, mais la ville n’a jamais été aussi sale. Je rappelle que le maire d’Arles est aussi président de la communauté d’agglomération et que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères a explosé, le prix des transports aussi, sans oublier l’eau. Visiblement, le maire ne doit pas connaître le président de la communauté d’Agglo, il faudrait leur organiser un rendez-vous ! Sur le plan économique, je mets au défi quiconque de citer une entreprise qui s’est installée depuis 2020. Je me rappelle, aussi, la promesse d’une ville plus sûre, qui a donné lieu à l’augmentation des effectifs de la police municipale de 18 à 60, mais pour quel résultat ? Quel est le projet de la police ?

    Quel est le vôtre, sur ce sujet est sur les autres ?

    N.K. : Notre projet est de créer des hôtels des polices municipale et nationale dans les quartiers. On a besoin de services publics avec tous les outils de prévention, qui ont été sacrifiés, de même que nous devons redonner des moyens aux centres sociaux avec des animateurs et des agents de prévention. Nous aurons plusieurs annonces économiques prochainement, car plusieurs gros acteurs n’ont jamais pu travailler avec Arles, faute d’échanges.

    Quid du développement industriel ?

    N.K. : Nous sommes favorables à la décarbonation et au développement de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Je rappelle que 16% des habitants du Pays d’Arles y travaillent. Mais nous devons faire un enfouissement total de la ligne à très haute tension, on ne peut pas défigurer la Camargue. Il ne faudrait pas, non plus, que les acteurs économiques quittent le golfe. Pour ce qui est du contournement autoroutier, mettre un péage aux Arlésiens qui vont travailler à Saint-Martin ou à Fos est impensable et c’est Vinci qui décide, pas le maire ! J’ai donc proposé aux acteurs économiques et associatifs de mener une véritable consultation citoyenne.

    L’Union locale CGT peut-elle rester domiciliée à la Bourse du travail ?

    N.K. : L’expulsion de la CGT de la Bourse du travail est un coup politique pour faire du buzz en pleine droitisation du pays. Le maire ne connaît pas l’histoire d’Arles, de la CGT et des combats durs qu’ils ont menés. Cela fait partie de notre ADN local. Pourquoi cliver la population ? Le site est inscrit aux monuments historiques et n’est pas accessible, donc l’office du tourisme ne peut pas s’y installer.

    Comment s’annonce la campagne ?

    N.K. : Nous sommes prêts, je suis prêt. Arles mérite mieux. Un vrai élan est né de l’Appel d’Arles. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais le plus important est le projet que nous avons pour réparer et recoudre la ville.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, des porosités risquées entre droite et extrême

    Dans les Bouches-du-Rhône, des porosités risquées entre droite et extrême

    Au fil des semaines et des déclarations successives de candidature, la poussière retombe progressivement sur les municipales dans les Bouches-du-Rhône. À commencer par sa ville centre, Marseille, où la campagne est déjà bien engagée alors que doit s’appliquer un nouveau mode de scrutin avec deux urnes. L’extrême droite a dégainé en premier, avec la candidature dès le mois de juin du député RN de Marignane, Franck Allisio, jouant sur la normalisation du parti lepéniste et les débauchages d’élus de secteur à droite qui se poursuivent de mois en mois.

    Dans une ville où un tiers des électeurs, lors des derniers scrutins nationaux, votaient pour l’extrême droite, le sénateur Stéphane Ravier lui a enlevé une épine du pied en se retirant de la course début octobre pour lui apporter son soutien. À droite, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département Martine Vassal a précipité sa candidature à la rentrée, durcissant le discours pour prendre des voix à l’extrême droite. Jusqu’à créer des tensions avec l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache, tandis que l’ex-maire des 9-10 Lionel Royer-Perreaut a annoncé quitter la vie politique, refusant de la soutenir. Le docteur Frédéric Collart (DVD), candidat, se fait désormais discret. Les insoumis, approchés par l’adjoint écologiste Sébastien Barles et son collectif Vaï Marseille, ont de leur côté adapté leur calendrier au contexte national, même si le député Sébastien Delogu ne cache pas son ambition. Quant à la majorité bien en place, le Printemps marseillais retarde son entrée en campagne après une démonstration de force à la rentrée, mais a reçu le soutien des communistes et d’écologistes frappés par la mise en retrait de leur chef de file.

    Ailleurs, l’extrême droite ne cache pas ses ambitions après avoir ravi il y a un an la ville de Rognac gangrenée par les affaires, mais à l’issue seulement d’une improbable quadrangulaire. Pour débaucher maires et candidats, le RN a concocté un label « Provence qu’on aime », espérant élargir son ancrage territorial après les législatives. Dans les bastions ouvriers de Fos-sur-Mer et Port-de-Bouc, la droite locale a franchi le Rubicon en s’y ralliant. Mais à Marignane, le maire Eric Le Dissès qui s’est allié à Franck Allisio doit faire face à une large coalition menée par le maire (UCE) de Gignac, Christian Amiraty.

    Sur la Côte bleue, le maire (DVD) de Carry René-Francis Carpentier doit faire face à une multiplication de listes, dont la défection de son ex-adjointe Valérie Guarino, également vice-présidente (DVD) au Département. À Aix, Sophie Joissains (UDI) déjà candidate annoncée depuis longtemps tient encore le centre et la droite, sans autre liste face à elle dans son camp pour le moment, mais devra affronter la gauche unie, sans les insoumis.

    Ailleurs, la gauche espère conserver ses villes, notamment les bastions communistes comme Martigues où le RN se montre ambitieux. Surtout, elle espère reprendre les territoires perdus comme Arles, où Nicolas Koukas (PCF) avait réalisé de bons scores aux législatives, ou Gardanne, où elle espère l’union face à la candidature du maire (LR) sortant Hervé Granier.

  • À Arles, l’accueil de jour excentré pour mener le projet Mistral

    À Arles, l’accueil de jour excentré pour mener le projet Mistral

    La cession a été votée lors du dernier conseil municipal. Le 2 octobre, la majorité de Patrick de Carolis (Horizons) a acté le déclassement de l’ancien collège Frédéric-Mistral en vue de vendre l’ensemble de 6 431 m2 au groupe François Ier, pour 3,9 millions d’euros. Après les travaux de réhabilitation, la Ville restituera 700 000 euros. Un volume « qui concerne notamment une salle polyvalente qui sera rétrocédée à la Ville », précise le premier adjoint au maire Jean-Michel Jalabert.

    En bref, l’opérateur immobilier a pour projet de construire un parking souterrain de 45 places, 85 logements multigénérationnels (un chiffre encore modulable), mais aussi un cabinet médical, une maison des associations et un restaurant.

    Mais, avant de pouvoir entamer le chantier, l’accueil de jour du centre communal d’action sociale (CCAS) doit déménager. Il devait « être déplacé avant le 30 juin et être installé rue Gaspard-Monge », à Barriol, détaillait Jean-Michel Jalabert lors du conseil municipal, mais « les travaux ont pris du retard, donc le déclassement de l’ancien collège Mistral sera effectif en juillet 2026 ».

    Plus de 30 minutes

    du centre-ville

    Si ce déménagement n’est qu’un point d’organisation pour la Ville, il inquiète l’opposition. « Depuis 2013, l’accueil de jour du CCAS est installé dans une partie des locaux de l’ancien collège Mistral, explique le conseiller municipal Nicolas Koukas (PCF). On l’avait volontairement installé là parce que c’est en centre-ville, pas loin de la gare, donc accessible aux gens dans la précarité. Chaque jour, 80 à 120 personnes y trouvent un soutien vital : douches, bagagerie, domiciliation, accompagnement social et un accès aux soins en lien avec l’hôpital d’Arles. (…) Aujourd’hui, la Ville prévoit de déménager cet accueil en zone industrielle, au Plan du Bourg, dans une zone industrielle à plus de 30 minutes du centre-ville. » L’élu dénonce une volonté de « cacher les plus démunis et les sans-abri, alors que d’autres solutions
    existaient ».

    Sur la trentaine d’associations qui étaient logées dans l’ancien collège Mistral, une dizaine devrait rester dans un espace rénové de plus de 500 m2. « Quelques associations de traditions, mais pas l’accueil de jour », constate Nicolas Koukas. Le conseiller d’opposition affirme qu’une autre solution avait été mise sur la table, à proximité du stade Fournier, avant d’être abandonnée.

    Contactée, la Ville n’a pas souhaité communiquer à ce sujet.