La galerie présente d’abord « La vie défigurée », un travail d’Erent Lock (gravure) et Jean-Pierre Hercourt (textes) qui traite de portraits d’hommes revenus mutilés de la guerre. « C’est le cri sans voix de ceux que l’on a sacrifiés, les “Gueules cassées”, soldats du peuple envoyés à l’abattoir. L’admirable travail d’Erent Lock est dessiné et gravé, les cisaillements de sa pointe sont autant de scarifications sur des visages ravagés par la violence du conflit », présente Eric Roth, historien de l’art.
En parallèle, Patrice Loubon, qui est également président et fondateur de l’association NegPos, propose un travail photographique sur la Jeune Fille au Chevreau, œuvre du sculpteur Marcel Courbier, qui était présente aux Jardins de la Fontaine à Nîmes et dont les vestiges ont disparu après 1944. Patrice Loubon « passe par une collecte de pièces à conviction, d’images, de courriers et par une autre tendance vers une rhizomisation à la Perec, où les histoires surgissent les unes après les autres, les unes dans les autres, se connectant entre elles, ne faisant s’éloigner que davantage l’artiste de son point de départ mais nourrissant une épopée du siècle, des années 1920 aux années 1970 », précise Eric Roth.
Les deux expositions sont à découvrir jusqu’au 9 octobre.

![[Exposition] Nîmes en mutation sous l’œil des photographes](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/11/8348db286f5694366b95a84904a802aa.jpg)