Tag: Nathalie Lefebvre

  • Un service public réinventé luttant contre l’isolement

    Un service public réinventé luttant contre l’isolement

    À notre dernier atelier, quelqu’un se demandait comment rêver Martigues. » Nathalie Lefebvre a trouvé le mot pour lancer les échanges à l’occasion de l’atelier participatif de construction du programme de Gaby Charroux pour le futur mandat. La question de comment adapter la réponse à l’évolution de la société se pose.

    Parmi ces évolutions, la réponse à l’isolement, à la solitude, et aux aspirations de la jeunesse. Francis Fournier, du comité de vigilance postale, veut « animer nos cités pour qu’elles ne tombent pas dans l’irréparable ». « On s’est battu pour que Notre-Dame des Marins ait accès au même service public postal que tout le monde. Mais il faut aller plus loin, quand les centres sociaux sont fermés au mois d’août alors que c’est le moment où les jeunes en ont le plus besoin », affirme l’ancien postier. Une participante complète : « Il faut réfléchir au mode de concertation des jeunes. Par exemple avec un conseil municipal des jeunes, représenté par tous les quartiers, pour savoir quels sont leurs besoins et ce qu’ils pensent de leur ville » d’une manière complémentaire à l’action du service Jeunesse de la Ville et de son dispositif Parole de jeunes. « Ça permet d’impliquer les jeunes dès leur plus jeune âge. Chaque école devrait participer à ces élections », renchérit Laetitia Sabatier, élue PCF à la petite enfance.

    Un défi sociétal

    Au problème de solitude et d’isolement, Alain Granelli répond « convivialité et lien social ». « Des gens ne peuvent pas se déplacer, il faut réfléchir à comment le service public peut aller vers eux et pas par internet », relance l’enseignant retraité. « C’est un défi ! », souligne Laetitia Sabatier. Anne Jouve a une ébauche d’idée : « L’idée de tiers lieux se développe, un espace duquel les usagers peuvent faire ce qu’ils veulent, sortis du travail. » Et qui n’est pas un bar, comme le relève Gauthier Grégoire : « Il en faut aussi pour les familles et les femmes, car dans les bars, il n’y a que des hommes. »

    Une participante abonde : « En oncologie on développe les soins supports pour les malades, ça se fait notamment dans les centres sociaux. » Nathalie Lefebvre admet qu’« on passe un virage dans notre conception du service public, qui est déjà la singularité de Martigues. Il faut aller chercher les gens pour leur en faire profiter et éviter le repli sur soi ». Un enjeu sociétal.

  • Le développement du Pays de Martigues en débat

    Le développement du Pays de Martigues en débat

    Un préalable avant les débats techniques du plan local d’urbanisme. Lundi, le conseil métropolitain a été l’occasion, pour les élus du pays de Martigues, de présenter leurs orientations générales pour le projet d’aménagement et de développement durable de leur territoire. Un enjeu de taille : il s’agit de préparer la réindustrialisation et la décarbonation annoncées, et leurs 10 000 emplois promis avec les logements, services publics et infrastructures nécessaires.

    « Je voudrais souligner la complexité de réfléchir à l’aménagement de nos territoires lorsque l’état avance des injonctions contraires, lorsqu’il faut répondre à l’urgente nécessité de construire des logements, des services publics, et que dans le même temps, le gouvernement réduit les moyens des collectivités », alertait d’emblée l’adjointe martégale Nathalie Lefebvre (PCF), chargée de la planification à la Métropole. Et d’insister sur les nécessaires financements pour l’hôpital de Martigues, ainsi que les besoins de formation, le développement des infrastructures de transport, notamment ferroviaire. « La ligne de la Côte bleue ne doit pas être considérée comme une ligne touristique, mais comme une ligne de vie, il faut en augmenter le cadencement », demande-t-elle. « Ce plan local d’urbanisme est d’abord un outil politique et stratégique, qui engagera notre territoire à l’horizon 2040 », résume le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, tandis que l’édile (PCF) de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, salue l’importance du contournement routier de sa commune, dont les travaux doivent être lancés en 2027 : « Pour notre façade industrielle et portuaire, c’est une nouvelle page qui va s’écrire. »

  • Mobilisation pour le droit international à Martigues et Marseille

    Mobilisation pour le droit international à Martigues et Marseille

    L’arraisonnement des bateaux de la flottille pour Gaza en eaux internationales est un acte de piraterie selon le droit international » fustige le représentant du Collectif Palestine de Martigues, Thierry Louchon, devant les militants rassemblés sur la place Jean-Jaurès, ce jeudi soir. La nouvelle de l’interception de bateaux de la flottille Global Sumud par l’armée israélienne ne passe pas, alors que « ces bateaux sont partis de plusieurs ports européens pour apporter de l’aide humanitaire et des médicaments », rappelle l’organisateur du rassemblement.

    Ça ne passe pas non plus pour le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, qui a écrit à Emmanuel Macron dès l’annonce de l’arraisonnement, jeudi matin. L’adjointe (PCF) Nathalie Lefebvre a été le porte-voix de cette initiative, faisant part de « la plus profonde indignation face aux interpellations contraire au droit, qui criminalisent la solidarité », « alors que la France vient de reconnaître l’État de Palestine, elle doit garantir la protection des flottilles humanitaires, demander la levée du blocus de Gaza et prendre des sanctions » contre Israël.

    « Envoyer la marine de l’ONU »

    La même indignation se retrouve dans les paroles des deux responsables politiques présents. Pour Frédéric Grimaud (LFI), « la couverture médiatique est nulle alors que la justice internationale a délivré des mandats d’arrêt pour crime contre l’humanité et alors que la famine a officiellement été déclarée en Palestine. La France a reconnu l’État, mais ça ne sert à rien sans actes ». Axel Samuel, du PCF, demande à ce que « la France agisse au niveau diplomatique. Il faut convoquer une assemblée générale de l’ONU, faire voter une aide humanitaire d’urgence et proposer l’envoi de marines volontaires pour assurer l’acheminement sous mandat international ». à Marseille, plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant la préfecture.