Tag: Natation

  • Le Défi Monte-Cristo affiche complet avec 4 000 concurrents à La Ciotat

    Le Défi Monte-Cristo affiche complet avec 4 000 concurrents à La Ciotat

    La version ciotadenne du Défi Monte-Cristo continue de séduire et revient pour une troisième édition à partir de ce vendredi. Au total, plus de 4 000 nageurs plongeront dans les eaux turquoise de la baie afin de participer à l’une des neuf courses programmées tout au long du week-end.

    Tout est désormais prêt pour accueillir les participants. « On est en train de faire les derniers petits ajustements sur le village, mais tout est prêt pour recevoir dès demain matin (ce vendredi) », explique Dominique Mena, créateur de l’événement.

    Pour cette édition 2026, une nouveauté de taille a été mise en place afin d’améliorer le confort des milliers de concurrents, au départ. Jusqu’à présent, les nageurs devaient emprunter des bus depuis le village écoresponsable pour rejoindre le port de départ. En collaboration avec la Ville de La Ciotat, l’organisation a installé un ponton éphémère sur la plage afin d’embarquer directement les participants vers l’Île Bleue.

    La date pourrait évoluer

    Ce départ face à l’Île Bleue offre justement un spectacle pour les yeux des participants, avec un paysage de carte postale. La demande est toujours aussi forte, mais les organisateurs pourraient se pencher vers une modification de la date de la compétition. « On nous a rapporté que le Défi était un peu trop proche de la rentrée. Les gens viennent de reprendre le boulot et ça peut être difficile de venir, pour ceux qui viennent de plus loin. On va peut-être décaler d’une semaine l’année prochaine », justifie le patron.

    Le soleil sera au rendez-vous pour accompagner les nageurs tout au long du week-end. Tous les voyants sont au vert avant le coup d’envoi des différentes épreuves.

  • Le dynamisme associatif célébré au cœur de tous les secteurs à Marseille

    Le dynamisme associatif célébré au cœur de tous les secteurs à Marseille

    Le forum des associations a pris, en cette rentrée 2026, une nouvelle forme. Jusqu’à présent, l’événement Vivacité regroupait les associatifs de tous les quartiers de Marseille sur le Vieux-Port. La Ville a désormais opté pour un événement de proximité, avec des rendez-vous par secteur, échelonnés sur le mois. Parmi les ouvertures du bal, le stade Vallier a vu affluer un public nombreux.

    « On arrivait vite à un millier d’associations, cette formule nous permet d’accueillir le double de participants », précise Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire en charge de la vie associative. Et sous les parasols, les habitants des 4e et 5e arrondissements arrivent « à la pêche aux informations dès la rentrée, pour voir quelles activités je pourrais proposer à mes enfants », indique Ismène, qui passe des stands sportifs au secteur enfance-famille. Même démarche pour Olivier, père d’un petit Félix qui montre un intérêt certain pour la musique : « Mais il faut encore que je trouve le moyen de concilier ces heures d’apprentissage avec mon emploi du temps, donc la proximité, c’est un critère qui prime. »

    Pour les associatifs, les avis sont encore mitigés. « On est plus près de notre public », apprécie-t-on à l’association humanitaire Unadev. Patrick Delpicchia, responsable départemental des Auxiliaires des aveugles, regrette pour sa part : « On va devoir se démultiplier. Mais le vrai souci, c’est qu’on manque de bénévoles. » Un des objectifs de la fête, rappelle Didier Jau, le maire du secteur, est de « soutenir le bénévolat, sans lequel la vie de quartier décline ».

    Recherche de bénévoles

    Les élus sont venus à la rencontre des associations : « Dans un contexte national de restrictions financières publiques, Marseille maintiendra un haut niveau de subventions. » Par ailleurs, ils souhaitent épauler les structures confrontées à la difficulté de trouver des locaux. « Sous forme d’un engagement partenarial », précise Yannick Ohanessian.

    Du côté de la Fédération française de natation, Franck, responsable de Marseille Dolfin, qui compte une centaine d’adhérents et s’est hissé au 13e rang Club élite de France, plaide pour davantage d’équipements et structures : « On a connu un mieux sur les piscines, mais les créneaux horaires très tardifs sont difficilement accessibles aux petits. » Un apprentissage essentiel au regard du nombre encore trop élevé de noyades.

    La fête est donc aussi l’occasion de découvrir de nouvelles activités. Yanis, Amine et Sajid, venus faire des démonstrations de MMA pour la Team Evolution, ont testé leur aptitude au billard : « C’est intéressant et, comme le MMA, il y a concentration, précision, stratégie. »

  • Le plein de médailles pour Léon Marchand à Paris

    Le plein de médailles pour Léon Marchand à Paris

    Son programme réduit par sa blessure à l’adducteur, les apparitions de Léon Marchand dans la piscine de Saint-Denis sont devenues de réels événements. Après l’or du 200 m papillon et l’argent 4×100 m 4 nages mixte, le Toulousain s’est créé deux nouvelles opportunités de titre, dimanche soir. En lice sur le 400 m nage libre et le 4×100 m 4 nages masculin, le quadruple champion olympique a encore une fois garni sa collection de breloques. Il a obtenu le plus beau métal avant de recevoir le bronze, en clôture de championnats d’Europe parisiens réussis pour lui et les Bleus.

    Marchand s’est rassuré

    Peu avant 19h30, Marchand plongeait dans l’inconnu sur 400 m. Mais en partant vite, le Tricolore s’est finalement mis à l’abri du retour de ses adversaires. Médaille d’or, record de France et un succès avec plus d’une seconde d’avance sur son dauphin. La perfection, avant de marcher sur l’eau une heure plus tard avec ses potes du relais 4×100 m.

    La concurrence était rude dans cette finale par équipes. Athlètes neutres de Russie, Italie, Allemagne, Grande-Bretagne, il y avait du beau monde pour gâcher la fête à l’équipe de France Aligné sur le papillon, Léon Marchand a été le plus rapide en 49.64 et a parfaitement lancé Maxime Grousset. Les Russes étaient trop forts, les Italiens ont répondu présents, mais Grousset a réussi à devancer les Britanniques pour neuf centièmes. Une 11e et dernière médaille pour les Bleus, un bilan forcément bon, avec la découverte de très jeunes talents comme Sauveur Cristofini, Mary-Ambre Moluh ou encore Albane Cachot. Léon Marchand quitte Paris avec 4 podiums, dont deux titres individuels.

  • Léon Marchand et les Bleus débutent par un podium

    Léon Marchand et les Bleus débutent par un podium

    Les doutes sont complètement levés concernant l’état de santé de Léon Marchand. Le quadruple champion olympique de Paris retrouvait les bassins de la Capitale à l’occasion de l’ouverture des championnats d’Europe. Après avoir déclaré forfait en brasse et sur le 400m 4 nages, le talent français était aligné en finale du relais 4x200m nage libre avec la France. Et il n’a donc pas déçu. En ouvrant cette course, le Toulousain a signé un chrono de 1:43.76, soit le plus rapide de la planète en 2026.

    Une manière parfaite de lancer le relais tricolore. Pierre Largeron, 20 ans, a ensuite assuré puis Sauveur Cristofini a plongé dans la piscine. Le prodige (16 ans) s’entraînant au Cercle des Nageurs de Marseille a placé les Bleus sur le podium, avant le passage de Roman Fuchs. Le plus expérimenté des quatre a sorti 200 mètres de très grande qualité pour même aller chercher l’Allemagne. Les Bleus sont vice-champions d’Europe avec un temps de 7:02.23, record national à la clé, quatre centièmes devant les Allemands. La Grande-Bretagne, double championne du monde, a pris le titre en 7:01.52, record des championnats.

    7e lors des séries, sans Léon Marchand, les Bleus ont mis un sérieux coup de boost pour atteindre la 2e place de cette finale. Le chef de file était bien heureux en sortant de la piscine. « On a fait un relais incroyable, je pense. Chacun a tenu son rôle jusqu’au bout. J’avais pas mal de pression à partir premier comme ça, je fais une super course et après ça suit. Roman finit comme un fou, c’était vraiment cool », décrit Léon Marchand, dont le programme est encore incertain à Paris.

  • Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Une journée autant festive que sportive pour ces enfants qui n’ont pas tous bénéficié d’un départ en vacances. Mais c’est avec un engouement visible et sonore qu’ils ont pris celui de la course ce samedi 8 août. Dix équipes se sont affrontées en paddle géant, kayak, pirogue, natation et match de water-polo à l’occasion de la 6e édition de ces Olympiades.

    « La plage c’est nul, ici on s’amuse mieux ! », assure Inès, 12 ans en plein briefing avec Roudayana et Naila et Nesrine. Gilets de sauvetage endossés, le petit équipage s’apprête à grimper dans le kayak. Comme la plupart de ces jeunes venus des cités Font-Vert, Le Mail, Campagne Lévêque, Jean-Jaurès, Consolat, la Calade ou Frais-Vallon, elle connaît bien l’association : « C’est eux qui m’ont appris à nager. »

    Alors que le top départ est donné par le moniteur, sur le quai de la base, les autres compétiteurs hurlent des encouragements. Téléphone en main, trois mamans filment la progression, quelque peu hasardeuse, des deux paddles de dix places lancés à grands coups de pagaies. « Mon fils est là, désigne Rania. On est adhérents du Grand Bleu depuis trois ans. Tous les samedis on vient, on s’éclate. C’est gratuit. Sinon on ne pourrait pas, les activités nautiques, c’est 25 euros la demi-heure », souligne-t-elle. Rania s’est aussi jetée à l’eau grâce aux cours de natation destinés aux adultes. « J’étais phobique de l’eau. Maintenant je suis à l’aise. » S’il faut poursuivre le redressement du plan piscines à Marseille, contrairement aux idées reçues, « on peut apprendre à nager dans la mer », atteste Brahim Timricht, président du Grand Bleu.

    Quartiers d’été plébiscités

    Isabelle Epaillard, préfète déléguée pour l’égalité des chances fait le tour des animations nautiques, soutenues depuis 2021 par l’État. « Dans le cadre des quartiers d’été, nous déployons cette année plus d’un million d’euros pour financer 272 actions. On rouvre aussi les centres sociaux avec la Ville pour un maximum d’activités pour tous », précise-t-elle. Cet été, vu de la base de Corbière, le niveau de natation des Marseillais semble remonter.

    Au loin, près du terrain flottant de water-polo, cinq rameurs à la mer. La pyrogue rouge a chaviré. Sur la rive, L’équipe Aquaman peaufine sa stratégie pour affronter les Warriors en paddle. À son bord Elissa aborde l’épreuve en battante, « grave emballée » par sa deuxième sortie avec l’association. Elle n’a plus de voix à force de rire et crier. Dans le petit bassin, sous l’œil d’un moniteur, sa fille s’égaye avec sa « nouvelle copine ».

  • Bertille Cousson va plonger dans le grand bain avec les Bleus

    Bertille Cousson va plonger dans le grand bain avec les Bleus

    Un mois après son sacre national, elle n’en revient toujours pas d’être devenue la cinquième meilleure performeuse française sur 200m dos. Bertille Cousson, 23 ans, a marqué les esprits des derniers championnats de France organisés à Saint-Etienne. Grâce à sa victoire jugée « héroïque », acquise avec un chrono de 2 minutes, 8 secondes et 67 centièmes, meilleure performance européenne de la saison au passage, la pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille a validé sa qualification pour les championnats d’Europe. « Je ne m’y attendais pas du tout », confie celle qui s’apprête à vivre sa première sélection avec l’équipe de France. La jeune Picarde, née à Compiègne, a toutefois été déjà convoquée avec les Bleus dans les catégories juniors et U23. Elle a notamment été championne de France benjamine à l’âge de 13 ans, en battant le record de France du 200m quatre nages de Camille Muffat au même âge. Mais Bertille n’avait jamais réussi « à franchir le cap de l’équipe de France A ». « Je suis arrivée en septembre dernier au Cercle des nageurs de Marseille. Et souvent, on dit qu’il nous faut un an pour s’adapter. Honnêtement, j’avais l’impression que c’était le cas parce que les perfs étaient un peu loin de mes meilleurs temps de base », explique-t-elle. Un constat qui ne l’a pourtant jamais fait douter de ses capacités. « Mon corps a changé, j’avais beaucoup changé de choses dans la manière de vivre. Donc, je savais qu’il fallait que mon corps assume un petit peu tout ce qu’on a fait », poursuit l’étudiante qui vient de terminer sa licence de physique chimie à l’université Aix-Marseille.

    Le déclic marseillais

    Son transfert dans le club phare phocéen lui a permis de progresser sur de nombreux points, sous la supervision de l’entraîneur salonais Franck Esposito, qu’elle retrouvera dans la Capitale. « J’ai beaucoup travaillé sur ma nutrition. On a également mis l’accent sur la musculation, mais il y a aussi eu un important travail mental. J’ai gagné en force dans l’eau et énormément progressé sur les parties nagées, qui constituent l’une des grandes forces du Cercle des nageurs de Marseille », détaille Cousson. Elle estime qu’elle avait « l’impression de connaître le haut niveau », mais que son arrivée dans la cité phocéenne lui a permis de comprendre « ce qu’est le professionnalisme ». Dans le bassin qui a accueilli les Jeux olympiques deux ans plus tôt, elle aura à cœur d’être à la hauteur. « C’est la première fois où je vais plus être l’outsider, mais celle un peu la tête à abattre. Donc, il faut que j’assume pleinement cette place », souligne Bertille, sans être gagnée par le stress pour autant. « Je sais que je peux faire de grandes choses, mais le but, ça sera de passer le plus de paliers possible. Je n’ai pas envie de brûler les étapes en me voyant déjà en finale », prévient celle qui a rejoint Vichy, jeudi, pour une semaine de préparation collective avec l’équipe de France. Place aux choses sérieuses.

    Top départ

    Deux ans après les Jeux, Paris s’apprête à retrouver ses airs olympiques à l’occasion des Championnats d’Europe de natation, qui s’ouvrent ce vendredi pour deux semaines de compétition. Les premières épreuves mettront à l’honneur la natation artistique, avant le plongeon et les épreuves en eau libre, qui retrouveront la Seine comme écrin. Les héros des Jeux olympiques de Paris 2024, Léon Marchand en tête, accompagnés de Maxime Grousset et Yohann Ndoye-Brouard, entreront en scène à partir du 10 août au Centre aquatique olympique (CAO) de Saint-Denis.

  • Des cours gratuits pour que les petits Marseillais apprennent à nager en mer

    Des cours gratuits pour que les petits Marseillais apprennent à nager en mer

    À Marseille, un enfant sur trois ne sait pas nager. Pour y remédier et faire face aux nombreuses noyades de l’été, la Ville de Marseille a mis en place le dispositif « J’apprends à nager » en partenariat avec la Fédération française de natation (FFN) pour former les enfants dès leur plus jeune âge. Les apprentis nageurs s’engagent à venir participer à un cours d’une heure par jour avec un moniteur pendant une semaine. Ils apprendront à nager en mer et à la fin des sept jours, ils seront autonomes et se verront délivrer un diplôme de natation. À Marseille, 12 cours sont dispensés par jour : six ont lieu à la plage du Prophète, et six autres à la plage de la Pointe Rouge.

    « Avant le dispositif, il y avait 10 000 enfants qui apprenaient à nager par an, aujourd’hui, c’est plus de 30 000 », savoure Éric Méry, adjoint aux sports de Benoît Payan. « Dans les quartiers populaires principalement, on sait que le manque d’équipements ou de moyens peut être un frein à l’apprentissage, c’est pourquoi on essaie de faire en sorte qu’ils sachent tous nager avant de rentrer au collège », analyse-t-il avant d’ajouter : « Et apprendre la natation en mer est d’autant plus formateur que les enfants apprennent à s’adapter aux éléments naturels. Dans une piscine, on est rassuré par le bord, ici le bord c’est la plage. Or, 90% des noyades ont lieu en milieu naturel. »

    En ce vendredi de juillet au matin, c’est au tour des enfants du centre social Agora de la Busserine, de faire leurs premières brasses. Arrivés dès 8h30 dans l’eau, les huit jeunes participants apprennent en s’amusant. Ils s’éclaboussent, font l’étoile de mer, jouent avec les frites et font des jeux avec le moniteur. « Allez on fait le petit train à fond ! » « et 3,2,1… Planche ! » Dans le petit carré délimité par les lignes flottantes, tous sont ravis d’être là. À 9h30, lorsque les enfants sortent de l’eau et qu’on leur demande s’ils ont aimé, la réponse est unanime. « C’était trop trop bien ! », s’exclame Alya, 7 ans. Boubakar, 8 ans partage son avis : « J’ai hâte de revenir demain ! »

    Pour compléter l’apprentissage en mer, des piscines mobiles éphémères sont mises en place dans les quartiers les moins bien équipés. Elles permettent aux riverains de pouvoir prendre des cours de natation ou d’aquagym par exemple, sans avoir besoin d’aller jusqu’à la plage du Prophète ou à la Pointe Rouge. Des cours d’aisance aquatique sont aussi proposés aux enfants de 4 à 8 ans afin de les familiariser au milieu. Face au succès, la Ville prévoit de renouveler l’opération chaque été.

  • Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Marseille, avec les Terre-neuve sauveteurs aquatiques

    Comme chaque dimanche matin, dix chiens sauveteurs aquatiques de l’association Terre-neuve 13 s’entraînent avec leur maître dans la base nautique de Corbières. « Ils nagent la brasse avec leurs quatre pattes palmées comme des canards. Leur musculature est puissante, leur poil est huilé de sebum, c’est leur combinaison. »

    Etrangement, ce chien qui a un instinct de sauvetage très développé n’est intégré à aucune équipe de secours en France, alors que les noyades explosent. On est à l’opposé du Saint-Bernard en montagne. « On aimerait aider les maîtres-nageurs à surveiller les plages. En Italie, ils le font depuis 40 ans, c’est très efficace et en plus on est des bénévoles, mais en France, ça ne semble pas intéresser. On fait des démonstrations, de la surveillance de course de natation à l’occasion de la fête de la mer. Tout le monde nous félicite, dit que ce sont des chiens extraordinaires, mais ça s’arrête là », s’étonne avec regret Michelle Salel, la présidente de cette association qui forme au secourisme canin.

    Un nageur déjà palmé

    Équipés d’un harnais de sauvetage, Cara, Enjoy, Mikki, Ronan, Alba, Vick, Agathe et les autres aboient gaiement, impatients de bondir dans l’eau. Mais avant, Patrick, éducateur canin, les sociabilise, les fait s’exercer avec leur maître pour reproduire dans l’eau les ordres appris à terre. « Assis, pas bouger, suite au pied. »

    « Le Terre-neuve est un chien très têtu qu’il faut canaliser, lui apprendre des codes de sauvetage. C’est une éducation ferme mais douce qui commence à partir de trois mois », explique-t-il en tenant Ronan, un mâle de 6 ans qui pèse déjà 70 kilos. Dans le groupe, une chienne semble jouir d’un statut particulier. « C’est Cara la mamie, elle a 9 ans, elle est à la retraite. »

    En mer, le chien apprend à saisir un manchon, tirer une bouée. Il paraît lourd mais flotte sur l’eau. Sa nage ne consiste pas à battre frénétiquement des pattes avant mais à équilibrer sa brasse. « On fait toujours attention qu’avec ses griffes, il ne blesse pas la victime en s’approchant. » Avec une forte capacité pulmonaire, il peut tenir deux heures dans l’eau sans se fatiguer. Leurs pattes ont des membranes très développées qui relient les doigts jusqu’à la base des griffes. Le Terre-neuve est comme un nageur déjà palmé.

    La récompense pour un exercice réussi, ce sont toujours des félicitations du maître, beaucoup de câlins et parfois des friandises pour ces ours de mer totalement affectueux. « Ce sont des chiens puissants qui fonctionnent toujours en binôme de soutien avec leur maître. Le sauveteur va sécuriser la personne en détresse qui peut avoir des gestes de panique. Le chien lui s’occupe du paddle puis quand la victime est sécurisée, qu’elle tient bien le “rescue tube” ou les sangles de prise du harnais, le chien remorque tout le monde jusqu’au bord. Ils peuvent tracter une tonne en mer. » En plus du harnais de sauvetage, certains chiens sont équipés autour du cou d’un airbag. « C’est une sécurité ultime pour nos chiens qu’on déclencherait en cas d’urgence. C’est arrivé une fois pour un chien qui comme un humain a fait un malaise. Il a eu une hydrocution. L’airbag gonfle une bouée qui tient émerger la tête du chien hors de l’eau », explique Martine, la coordinatrice.

  • Sauveur Cristofini entre dans la cour des grands

    Sauveur Cristofini entre dans la cour des grands

    Brûler les étapes ne lui fait peur en aucun cas. Dans le sillage d’un Léon Marchand prenant logiquement de la place dans le monde de la natation française, un jeune talent pointe encore un peu plus le bout de son nez. Sauveur Cristofini, 16 printemps à peine, continue d’affoler les chronos. Les championnats de France, à Saint-Étienne, se bouclent ce jeudi et le prodige a frappé un grand coup mardi soir. La finale du 200m nage libre a longtemps été dominée par Roman Fuchs avant que l’ex-protégé de Philippe Lucas, à Martigues, se montre. Revenu comme une balle, Cristofini a accroché le titre national à la touche… ex æquo avec son principal concurrent. Un fait rare en natation.

    Qualifié pour l’Europe

    Déjà bronzé lors du 100m nage libre, le nageur originaire de Corse a pleinement réussi son rendez-vous dans la Loire. « J’avais cet objectif depuis l’année dernière de me qualifier. C’est beaucoup d’émotions et de sacrifices pour y arriver. Être champion de France, c’est une grosse étape », a-t-il déclaré à la sortie du bassin. Ce dont parle Sauveur Cristofini dans ces quelques phrases, c’est la qualification acquise pour les championnats d’Europe à Saint-Denis (10 au 16 août). En effet, avec cette victoire, une place lui est réservée puisqu’il a dans un même temps réalisé les minima européens.

    Un nouveau palier franchit pour celui qui nage déjà plus rapidement que le champion olympique 2012 Yannick Agnel au même âge. Le néo-membre du Cercle des Nageurs de Marseille va vivre sa seconde sélection en équipe de France Après l’Euro en petit bassin, en décembre. 1m90, des mains gigantesques, des chaussures taille 50 aux pieds, Sauveur Cristofini, recordman d’Europe junior du 400m, a tout pour devenir une autre étoile dans la constellation de la natation tricolore.

  • L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    Il n’a pas son pareil dans l’Hexagone. Porté depuis trois ans dans la baie
    des Sablettes par le Club seynois multisports (CSMS), l’Aquarelais 50 km est une épreuve de nage en mer, avec palmes, qui se déroule par équipes mixtes de cinq. Objectif : parcourir 50 km le plus rapidement possible, avec des relais
    de 2 km par nageur.

    Une compétition imaginée dans la lignée du Kanathon, autre compétition de nage avec palmes (2, 5 et 10 km) organisée depuis 2016 par le CSMS entre les Sablettes et les rochers des Deux Frères. Après deux éditions internes au CSMS avec une seule équipe en lice, trois étaient sur la ligne de départ de l’Aquarelais, samedi à 18h.

    « L’objectif, chaque année, c’est de battre le record », affirme Serge Supersac, organisateur de l’événement et lui-même nageur. Un record double : de l’épreuve et donc de France. Et peut-être même du monde ? « J’ai demandé au Guinness, ils ne m’ont pas encore répondu », s’amuse-t-il. Car derrière, il y a la volonté « d’attirer des nageurs de haut niveau d’ici quelques années, et de monter en gamme petit à petit, comme la Montecristo, devenue une course célèbre à Marseille ».

    Jusqu’à cette année, Sylvie faisait partie des détenteurs du record (établi en 2025, 16h22). « J’ai eu la folie de recommencer cette année », rit-elle. « C’est un très beau concept, ça soude l’équipe, et on vit la mer de différentes façons, au soleil, de nuit. Je trouve ça très poétique. » Et comme elle s’en doutait, le record a été pulvérisé par l’équipe « Pas coulés pas couchés », qui a parcouru les 50 km en 13h44.