Tag: NAO

  • Les salariés d’Arkema reconduisent la grève

    Les salariés d’Arkema reconduisent la grève

    Sur le site marseillais du chimiste Arkema, la CGT et les salariés haussent le ton. Réunis en assemblée générale ce jeudi, l’immense majorité des plusieurs dizaines de travailleurs du 11e arrondissement présents, ont voté en faveur de la reconduction du mouvement de grève jusqu’au mardi 23 décembre.

    « Si on en est là, c’est du fait de la direction générale. Notre porte n’a jamais été fermée : ce qu’on demande depuis le début, c’est justement qu’on se mette autour d’une table et qu’on discute », tempête Rémi Thuaire, délégué syndical du site, devant des salariés remontés. Pour rappel, la CGT se mobilise suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes » (lire notre article du 16/12). « On est sur 1,2% de hausse de salaire, un talon [augmentation plancher, Ndlr] à 35 euros, le plus bas depuis 2002, pas d’enveloppe pour les entretiens individuels, pas d’intéressement au niveau groupe », dénonce le syndicaliste.

    Un CSE extraordinaire « tendu »

    Mais une nouvelle vient percuter de plein fouet la mobilisation : un comité social et économique (CSE) extraordinaire se tient dans l’après-midi. La CGT craint alors que la direction annonce une mise au chômage technique d’une partie des salariés. « La seule réponse que nous fait la direction, c’est cette menace du chômage technique », s’indigne Rémi Thuaire. Stéphane Fornerone, élu CGT du site, va plus loin : « Au bout de quelques jours de grève, ils proposent de tous nous mettre au chômage pendant les fêtes ! Il y en a ras le bol d’avoir ces menaces : à chaque site qui s’arrête, ils nous parlent d’arrêt technique. À un moment donné, il faut dire stop. » En clair, cette menace ne passe pas chez les petites mains du chimiste. D’autant que les syndicalistes de plusieurs autres sites d’Arkema en France, qui s’expriment en direct sur le piquet de grève marseillais via une visioconférence, expliquent qu’ils suivent également le mouvement. Et certains sont aussi concernés par cette potentielle mise à l’arrêt technique, avec des CSE extraordinaires dans le même timing. « Cette menace de chômage technique, c’est pour casser le mouvement, c’est une entrave au droit de grève. Normalement, c’est mis en place après une longue période d’inactivité, dans des situations très contraignantes. Ce n’est pas le cas sur notre usine ! », dénonce Sébastien Jonas, secrétaire du syndicat CGT du site.

    Preuve des tensions entre direction et salariés, le CSE extraordinaire a duré de longues heures et la CGT évoque des échanges « tendus ». « L’information-consultation sur la mise en chômage technique est restée au stade de l’information : le CSE n’a pas pu se conclure et nous n’avons pas pu donner notre avis », explique Rémi Thuaire, à la sortie de la réunion. Concrètement : « Il y a eu un arrêt du CSE sans annonce claire sur sa mise en place » mais la CGT s’attend à ce que la nouvelle tombe sous peu. « On n’a pas donné de réponse franche au CSE », reconnaît Philippe Gomez, directeur du site marseillais. Avant de préciser : « On a refait un point avec la direction générale et elle souhaite toujours sa mise en place. » La justification serait « l’absence de production » sur certains sites, du fait de la grève.

    « Le chômage technique est une entrave au mouvement »

  • Les salariés d’Arkema reconduisent la grève jusqu’à mardi à Marseille

    Les salariés d’Arkema reconduisent la grève jusqu’à mardi à Marseille

    Un Comité social et économique (CSE) extraordinaire doit se tenir ce jeudi après-midi avec la question d’une potentielle mise en chômage technique d’une partie des salariés du site.

    À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    Plusieurs autres sites de l’entreprise de chimie sont également dans le mouvement partout en France, suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) dont les résultats sont jugés « méprisants » par la CGT.

  • À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    « Rien ne rentre et rien ne sort. » Devant l’usine d’Arkema du quartier de Saint-Menet à Marseille, ce lundi, plusieurs dizaines de salariés tiennent un piquet de grève nec plus ultra. Un grand écran et une sono pour être connectés avec leurs homologues d’autres sites dans le pays qui sont en mouvement également, un chapiteau pour se protéger du mistral et un barbecue qui tourne à plein régime…

    Voilà depuis jeudi dernier qu’ils ont débuté une grève, reconduite très largement jusqu’à jeudi prochain sur le site lors d’une assemblée générale qui s’est déroulée à midi. « On demande la réouverture des NAO [négociations annuelles obligatoires] et une vraie hausse de salaire, de 160 euros sur le salaire de base pour tout le monde ! », résume Rémi Thuaire, délégué syndical du site, salarié posté polyvalent dans le secteur amination qui fait les 3×8.

    Ce dernier ne cache pas son énervement quant au déroulement des NAO : « La direction prévoit une hausse générale de seulement 1,2%, c’est méprisant quand on connaît les finances du groupe. Et avec un talon (augmentation minimale) de 35 euros bruts, c’est le plus bas depuis 2002 ! » Son organisation syndicale met en avant le fait qu’Arkema aurait bénéficié de plus d’une dizaine de millions d’euros d’exonérations de cotisations sociales cette année.

    Une proposition jugée « correcte » par la direction

    « La situation financière du groupe est très saine, les propositions pour les salaires sont très faibles. Et on nous annonce des dividendes d’un très bon niveau. L’action est à 8% de rendement… », explique Sébastien Jonas, secrétaire du syndicat CGT Arkema Marseille. Avant de s’indigner : « On va distribuer 100% de notre résultat net après impôts, notre bénéfice, à nos actionnaires ! ». Concrètement, la CGT revendique 160 euros d’augmentation pour tous et espère bien que la direction « revienne à la raison ». Philippe Gomez, directeur du site explique que l’entreprise a regardé « deux paramètres » pour justifier cette proposition de hausse d’1,2%, qui est jugée « correcte » : « L’inflation et les résultats du groupe, en deçà de ce qui était prévu ». Il prend pour exemple « l’action du groupe en baisse cette année ». Avant de noter « qu’un retour à la table des négociations n’est pas prévu à ce jour ».

  • Grève à la cimenterie Imerys pour l’obtention d’une prime de pénibilité

    Grève à la cimenterie Imerys pour l’obtention d’une prime de pénibilité

    C’est leur quatrième jour de grève. Ce mardi matin, les salariés d’Imerys, cimenterie à l’entrée de Fos-sur-Mer, sont sur le piquet de grève devant le portail de l’entreprise depuis lundi, après avoir reconduit à l’unanimité leur mouvement, suspendu le week-end pour négocier.

    « Nous discutons depuis un an avec la direction pour obtenir la même prime que tout le reste de l’entreprise au service fabrication », explique Ludovic Olive, délégué syndical CGT de l’usine, pour une somme équivalente à six euros par personne et par jour. « Aujourd’hui, les contremaîtres ont la possibilité de pointer les primes, et ce depuis le mois d’octobre. Mais ils ne le font pas », déplore-t-il. Une revendication pourtant « modérée » selon le syndicaliste, qui affirme que « sur 28 postes en fabrication, 26 sont grévistes, comme 80% des collègues à l’expédition » pour une « large participation » au global pour les ouvriers, dans une usine où l’encadrement et la maîtrise sont nombreux.

    Climat social dégradé

    Contactée, la direction d’Imerys ne « commente pas le mouvement social en cours », mais affirme pourtant en réponse à notre sollicitation « rester ouverte au dialogue social avec nos parties prenantes syndicales comme c’est le cas depuis le début du mouvement ».

    Mais après le dernier rendez-vous de vendredi, le dialogue social est au point mort depuis la reprise de la grève lundi, « la direction ne s’est même pas présentée », commente un élu CGT au Comité social et économique (CSE). La prime de pénibilité n’est pas le seul sujet de discorde. En cause, un climat social dégradé qui avait déjà fait l’objet d’un mouvement de grève à la mi-octobre. « Il y a une mauvaise ambiance, un management toxique », tance le secrétaire du CSE Gautier Moreno (CGT). « Il n’y a plus de lien entre les managers et les collègues sur le terrain. Sans parler des pressions sur les élus alors qu’on demande des réponses sur la présence de Chrome-6 dans les ateliers », un agent cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (CMR).

    La période tient d’un prélude à l’approche des négociations annuelles obligatoires (NAO), qui doivent avoir lieu « d’ici deux-trois semaines » d’après Ludovic Olive, pour lesquelles il « n’y a pas encore de calendrier », mais qui doivent déboucher sur un accord « avant Noël ».