Tag: Nantes

  • Premier test pour l’Équipe de France

    Premier test pour l’Équipe de France

    Les Bleus de Didier Deschamps entrent dans le vif du sujet. À 12 jours de leur premier match en Coupe du monde face au Sénégal, l’Équipe de France accueille la Côte d’Ivoire, ce jeudi (21h10), à la Beaujoire. Dans l’enceinte du FC Nantes, récemment reléguée en Ligue 2, les champions du monde 2018 vont faire face à une redoutable formation africaine. Souvent loquace face à la presse, Jules Koundé est apparu face aux journalistes, mercredi après-midi. Après une saison « en dessous de mes standards », d’après ses propres dires, le Barcelonais évoque les clés d’une bonne préparation d’avant-Mondial. « Il faut qu’on continue à travailler nos automatismes, peaufiner les derniers détails. On a un groupe qui a eu l’opportunité de passer du temps ensemble. On va continuer à engranger du temps de jeu. Il faut qu’on se remette en jambes après quelques jours de repos pour être prêts pour le premier match face au Sénégal. »

    Le latéral droit donne son avis sur la sélection ivoirienne avant ce premier match préparatoire. « On prépare une Coupe du monde. Les matches précédents sont importants, il faut arriver prêts. La Côte d’Ivoire est un très bon adversaire. On connaît la qualité qu’elle a, ils seront forcément très motivés. Il faudra qu’on sorte un très gros match pour gagner. » Il poursuit, après une nouvelle question sur les similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. « Ce sont des équipes complètement différentes, avec qualités et des intentions différentes. C’est une équipe performante, qui a beaucoup gagné avec son sélectionneur qui fait du bon travail. On les a déjà affrontés, même si c’était en 2022, ça passe vite. L’équipe a un peu changé. C’est une équipe relevée. »

    Deschamps loue la solidité de la Côte d’Ivoire

    Dans la foulée, Didier Deschamps s’est présenté au micro pour souligner les qualités importantes du collectif ivoirien. « La Côte d’Ivoire fait partie des très bonnes nations africaines et mondiales. Il y a des joueurs de qualité, des jeunes arrivés mais aussi des joueurs expérimentés. Qu’ils soient outsiders ou pas, ils ont un potentiel pour faire de très bonnes choses. Avec Emerse [Faé, le sélectionneur, ancien joueur de Nice], on n’a pas les mêmes parcours, les mêmes adversaires. C’est l’une des meilleures nations car il y a des joueurs dans les grands clubs européens », appuie le boss des Bleus.

    La composition probable de la Côte d’Ivoire est, sur le papier, alléchante sur toutes les lignes. La défense est à fort potentiel avec le joueur du Sporting Ousmane Diomandé et le frère de Désiré Doué, Guela. Le milieu est plus expérimenté avec notamment Seko Fofana et Franck Kessie alors que les virevoltants Yan Diomandé (Leipzig) et Amad Diallo (Manchester United) seront à surveiller sur les ailes.

    L’Équipe de France est désormais au complet puisque les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des Champions, ont rejoint le groupe. C’est aussi le cas de William Saliba, malheureux finaliste avec Arsenal, qui sera préservé par le sélectionneur ce jeudi. En effet, le défenseur central était légèrement blessé après cette finale. « William va bien, il va être géré. S’il avait fallu jouer demain, je l’aurais fait jouer et il aurait été prêt à jouer. Mais il ne jouera pas. C’est de la gestion. »

    La France affrontera ensuite l’Irlande du Nord, lundi (21h10), à Lille, avant de rejoindre l’Amérique du Nord.

    Match amical

    Stade de la Beaujoire, Nantes (21h10)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Konaté, Upamecano, Koundé – Tchouameni, Kanté – Olise, Cherki, Mbappé – Thuram

    CÔTE D’IVOIRE : Y.Fofana – Konan, Diomandé, Kossounou, G.Doué – S.Fofana, Sangaré, Kessié – Diomandé, Diallo, Bonny

  • L’OM battu en finale du Challenge Espoirs

    L’OM battu en finale du Challenge Espoirs

    Les tirs au but auront eu raison de l’Olympique de Marseille. Les joueurs de Romain Ferrier disputaient, ce mercredi après-midi, la finale du Challenge Espoirs 2026 contre le FC Nantes. Habitués à jouer les trophées en catégories de jeunes, les Nantais n’ont pas su faire la différence en 120 minutes. Mais ils ont inscrit plus de tirs au but que les Olympiens pour remporter cette compétition regroupant les réserves des clubs professionnels.

    Favoris, les Canaris ont montré de l’aisance et de la maîtrise lors de la première période, sans pour autant se créer pléthore d’occasions. Certaines individualités ont été mises en valeur, dont Klaus Camara, attaquant guinéen de 18 ans. Les Marseillais ont tenté de bousculer les locaux avec plusieurs ballons dangereux dans la zone de vérité, mais sans réussite. Tadjidine Mmadi et Kelyann Bezahaf ont été les plus remuants.

    En seconde période, bis repetita. Nantes s’est montré plus dangereux, mais les actions nettes ont manqué pour faire réellement basculer la rencontre. Les deux formations se sont dirigées vers la prolongation et le FCN a bien failli marquer d’entrée avec Sanah Camara, touchant le poteau d’une frappe de l’extérieur de la surface.

    Ensuite, plus rien jusqu’aux penalties. Sofiane Sidi Ali, 30 ans, joueur ajouté à cette équipe de moins de 23 ans, est le seul à manquer son tir au but. L’entrée du gardien remplaçant Ibrahim Gomis n’a rien changé pour l’OM, qui a chuté en finale sur le score de 5 tirs au but à 3.

    NANTES 5 (0) OM 3 (0)

    Finale du Challenge Espoirs

    Stade Marcel-Saupin

    Arbitre : Félicien Gazon

    Nantes : Zeze – Gauthier, Lamy, Mongo, Fall – David, Duff – Raiani, Ziani, Camara – Ondo

    Entraîneur : Stéphane Ziani

    OM : Van Neck – Doubal, Pambani, Hamzaoui, Daubenfeld – Kamissoko, Bezahaf, Sellami, Mmadi – Lago, Tunkadi

    Entraîneur : Romain Ferrier

  • Habib Beye, le dernier qui ne veut toujours rien lâcher

    Habib Beye, le dernier qui ne veut toujours rien lâcher

    De notre envoyé spécial à Nantes, Michel Garoscio

    Trois buts encaissés en huit minutes. C’est le scénario qui a permis à Nantes de faire exploser en vol la navette marseillaise samedi.

    Après une première période jalonnée par les alertes sur le but de Jeffrey de Lange, titularisé suite au forfait de dernière minute de Geronimo Rulli, l’OM a fini par s’avouer vaincu. Sans avoir donné le sentiment d’avoir envie de continuer le combat.

    « Personne n’a lâché. Et surtout pas le coach. Mais ça doit commencer par soi-même. Peu importe le coach, tu dois être toi-même, te forcer à donner le meilleur. Pour moi, on ne lâche pas un coach, on se lâche soi-même quand on joue comme ça. ». Le gardien Néerlandais est le seul à avoir pris la parole, après le nouveau fiasco breton, le quatrième en quatre déplacements dans l’ouest.

    Ses coéquipiers se sont contentés de quitter la Beaujoire la tête basse, essayant de se faire le plus discrets possibles. Après une prestation indigne d’une formation qui ambitionnait encore de terminer sur le podium de la Ligue 1 au soir de la 34e journée.

    Désormais, cet objectif, qui s’il avait été atteint aurait été le cache-misère d’une saison de tous les ratés, est à oublier. Comme l’OM pourrait bientôt tirer un trait sur une campagne européenne, en Ligue Europa, ou même en Conférence européenne.

    Au rythme pris par ce qui ne peut plus être appelé un collectif, tant chacun semble jouer pour sa pomme, l’OM va droit dans le mur. Avec un avenir sportif incertain, et financier qui sera forcément compliqué sans la ressource d’une campagne européenne.

    Le message aux joueurs

    À Lorient, Medhi Benatia avait dénoncé le comportement des Olympiens, après ce qui avait déjà été un non match. A Nantes, après une prestation encore plus insipide, c’est Habib Beye a été tout aussi cash. « À la pause, j’aurais pu sortir 90% de l’effectif ». Il sentait que la déroute se profilait. « Je voulais agir, impacter, mais mettre des jeunes ne leur aurait pas rendu service ». Il a confessé avoir « essayé de mettre des pansements partout par rapport aux disponibilités de mon effectif… L’impuissance est liée à ce que nous vivons, à cette envie d’aider les joueurs, sans trouver la réponse. Quand vous vivez ça en tant que coach, ce n’est pas agréable. »

    Si à Lorient il avait encore pris la défense de certains joueurs, à Nantes, il n’épargne personne. « Je ne peux pas les protéger après un tel match. Si je le fais, je passe pour un menteur ». Quant à quitter le navire, alors qu’il reste deux matches et que l’OM est loin d’être assuré d’une place européenne ? « Je ne démissionnerai jamais, sauf si je le suis le problème. J’ai dit aux joueurs que je me battrais jusqu’à mon dernier souffle. Si on doit le faire avec nos difficultés, on le fera. J’assume, je ne me cache pas ».

    S’il reconnaît que, « pour certains, le supplément d’âme n’existe plus. Nous nous battrons jusqu’au bout ». Il reste deux matches pour le démontrer.

    Frédéric Guilbert et la « suffisance marseillaise »

    Frédéric Guilbert a été le premier joueur à s’exprimer en zone mixte, samedi soir.

    S’il a savouré une victoire qui a permis d’entretenir la flamme d’aller chercher Auxerre pour la place de barragistes, le défenseur des Canaris a surtout relevé un fait qui, dès la venue des deux équipes sur le terrain, a fait comprendre à son équipe que les Marseillais n’y étaient pas. « Nous avons analysé un petit peu leur échauffement et nous avons vu qu’ils étaient un petit peu suffisants », a-t-il assuré.

    Nantes a dû faire preuve de patience, avant d’être récompensé. « Nous avons voulu mettre du rythme, leur rentrer dedans et je pense que ça a fonctionné ce soir. » Le score parle de lui-même.

  • Habib Beye : «Je ne démissionnerai pas!»

    Habib Beye : «Je ne démissionnerai pas!»

    « Personne n’a lâché. Et surtout pas le coach. Mais ça doit commencer par soi-même. Peu importe le coach, tu dois être toi-même, te forcer à donner le meilleur. Pour moi, on ne lâche pas un coach, on se lâche soi-même quand on joue comme ça. » Jeffrey de Lange, titularisé dans le but marseillais, samedi à Nantes, est le seul joueur à avoir pris la parole en zone mixte, après la rouste reçue (0 – 3).

    Un peu plus tôt, son entraîneur Habib Beye a été tout aussi cash. « À la pause, j’aurais pu sortir 90% de l’effectif. Je voulais agir, impacter, mais mettre des jeunes ne leur aurait pas rendu service ». Il a confessé avoir « essayé de mettre des pansements partout par rapport aux disponibilités de [mon] effectif… L’impuissance est liée à ce que nous vivons, à cette envie d’aider les joueurs, sans trouver la réponse. Quand vous vivez ça en tant que coach, ce n’est pas agréable. Je ne peux pas les protéger après un tel match. Si je le fais, je passe pour un menteur ». Quant à quitter le navire, alors qu’il reste deux matches et que l’OM est loin d’être assuré d’une place européenne ? « Je ne démissionnerai jamais, sauf si je le suis le problème. J’ai dit aux joueurs que je me battrais jusqu’à mon dernier souffle. Si on doit le faire avec nos difficultés, on le fera. J’assume, je ne me cache pas ».

  • L’OM à la dérive à Nantes

    L’OM à la dérive à Nantes

    Geronimo Rulli forfait de dernière minute, Himade Abdelli prié de rester à la maison. Ajoutés aux autres absences, prévues celles-là, cela donnait un onze de départ olympien totalement inédit. Avec le retour de Jeffrey de Lange dans le but.

    Le Néerlandais n’était plus apparu depuis le naufrage au Parc des Princes. A la Beaujoire, face à des Nantais à la dérive, il a permis à l’OM d’atteindre la pause sans handicap. Grâce à ses deux duels gagnés face à Rémi Cabella (34) puis Mohamed Kaba (37), Jeffrey de Lange a été l’homme de la première période. Mais il ne se doutait pas que la suite serait cauchemardesque.

    Le premier acte a ressemblé à un interminable enterrement des espoirs bretons de rester en Ligue 1. Tandis que l’OM ne donnait pas le sentiment d’avoir envie d’aller chercher les points lui permettant de rester dans la course au podium. Il fallait en effet attendre la toute fin de la première période pour assister à la première occasion marseillaise. Mais Pierre-Emerick Aubameyang manquait de conviction face à Patrick Carlgren, la doublure d’Anthony Lopes dans le but ligérien.

    Néanmoins, au retour des vestiaires, l’OM devait reprendre le rôle du début des années 2000, quand les Olympiens prenaient un malin plaisir à réveiller les morts. Leur prestation insipide redonnait vie à la Beaujoire, après que la défense marseillaise ait craqué face à Ignatius Ganago et, comme au Vélodrome, Rémi Cabella.

    Ces deux buts donnaient le coup d’envoi d’un feu d’artifice nantais. En huit minutes, les dernières illusions européennes des Phocéens étaient parties en fumée, après une troisième réussite des Canaris, signée Matthis Abline. Les Nantais pouvaient finir leur match en roue libre, face à des Olympiens qui ne montraient pas d’envie d’aller, au moins, sauver l’honneur. Ils subissent une nouvelle humiliation fragilisant un peu plus leur position au classement. Et qui devrait les priver de Ligue des Champions.

    Nantes – OM 3 – 0 (0 – 0)

    32e journée de Ligue 1

    Stade de la Beaujoire (29 000 spectateurs environ).

    Arbitre : J. Pignard.

    Buts : Ganago (50), Cabella (54), Abline (58).

    Avertissements : Abline (18) à Nantes, Timber (32), Lago (48), Medina (81) à l’OM.

    NANTES : Carlgren – Guilbert (Youssuf, 79), Awaziem, Cozza ( c ), Machado (Acapandié, 25) – Kaba (Coquelin, 69), Sissoko (Radakovic, 79), Lepenant – Cabella (Leroux, 69), Ganago, Abline.

    Entraîneur : V. Halilhodzic.

    OM : de Lange – Nnadi, Balerdi (Hamzaoui, 88), Medina, Emerson – Vermeeren (Gouiri, 62), Höjbjerg ( c ), Timber (Paixão, 46) – Greenwood, Aubameyang (Lago, 46), Traoré (Lamare, 90+2).

    Entraîneur : H. Beye.

  • C’est la dernière chance pour l’OM

    C’est la dernière chance pour l’OM

    En règle générale, les duels ont lieu au petit matin, lorsque la brume masque le soleil levant.

    Mais samedi, dans la plaine entre Erdre et Loire, c’est après les agapes, à l’heure où l’on sort de la sieste, que Canaris et Phocéens vont en découdre. Avec comme objectif commun, celui de rester en vie. En vie dans la course à la place de barragiste, seule restant accessible pour les Bretons. En vie dans la course à la Ligue des Champions en ce qui concerne les Marseillais.

    Lors des dernières journées, les deux équipes ont semblé prendre un malin plaisir à se compliquer la tâche. Surtout l’OM, qui semblait bien en place sur le podium. Mais dont le parcours depuis la dernière trêve internationale est plus celle d’un candidat à la Ligue 2 qu’à la Ligue des Champions.

    L’OM qui, à force de gaspiller ses jokers, se retrouve à courir après la meute. En étant devenu tributaire de plusieurs faux pas de leur part, alors qu’il ne reste plus que trois journées, et neuf points à distribuer. L’OM qui compte quatre points de retard sur la troisième place, que convoitent les Olympiens, mais aussi Lyon, Lille et Rennes qui les devancent.

    Habib Beye est conscient que sa mission ne sera pas évidente. À la tête d’un groupe qui a eu du mal à digérer les dernières déconvenues, il compte sur le professionnalisme et l’envie de chacun pour la réussir. « Le levier, le moteur, ce sont les joueurs » a-t-il avancé en conférence de presse. « La solution, nous la trouverons avec ce groupe, qui doit comprendre que, sur ces trois derniers matches, nous n’avons plus de joker. Nous sommes en retard, n’avons plus notre destin en main, et, pour espérer avoir une position qui nous permettrait d’être dans les objectifs, ou en tout cas de se rapprocher de l’objectif, il faut gagner ces trois matches-là », insiste-t-il.

    Le match à Nantes doit donc être le tremplin des ambitions marseillaises retrouvées. « Il faut commencer à gagner celui-ci » clame l’entraîneur marseillais. Il a conscience que l’OM est condamné à faire le plein de point s’il veut remplir le contrat du début de saison. Habib Beye reste confiant. « Les joueurs sont, aujourd’hui, focus, ils travaillent bien, encore une fois, je n’ai rien à leur reprocher sur le travail, et samedi, il faudra valider ce que nous voyons la semaine. »

    Tout est donc prêt pour le duel. Reste à savoir si l’on entendra l’harmonica de Charles Bronson à la Beaujoire.

  • L’envie de grandir affichée de l’équipe CIC Pro Cycling Academy

    L’envie de grandir affichée de l’équipe CIC Pro Cycling Academy

    Voilà une équipe souhaitant faire sauter la banque au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. CIC Pro Cycling Academy sera l’une des plus petites formations en lice le 1er février sur les routes du Var et des Bouches-du-Rhône. L’effectif, basé à Nantes, a vécu quelques modifications cet hiver, mais conserve sa ligne directrice : faire grandir de jeunes cyclistes.

    « Nous avons eu un changement de naming puisqu’avant, nous étions CIC U Nantes. Il y a aussi eu un léger changement de couleurs. Nous avons une équipe de jeunes, on a un centre de formation et cette vocation de former les champions de demain. Jordan Jegat (10e du dernier Tour de France) et Louis Barré (nouveau coureur du mastodonte Visma – Lease a bike) sont notamment passés chez nous », détaille Cédric Barre, le directeur sportif.

    Actuellement en troisième division, cette formation souhaite progresser et évoluer rapidement à l’échelon supérieur. Grandir passera par un renforcement des partenaires. « Notre objectif, annoncé clairement dans la presse, est de grimper dans la classification en étant promu en ProTeams. Pour cela, il faudra briller dans les courses et donc attirer un sponsor qui voudra bien accompagner le CIC, déjà bien présent à nos côtés. » En 2026, CIC Pro Cycling Academy compte un minimum de coureurs sous contrat. Onze au total, total inchangé par rapport à la saison dernière. Cédric Barre met en avant un groupe stable et équilibré : « Nous avons notamment Victor Guernalec, qui sortait d’une Vuelta avec Arkea et qui a bien performé en étant actif. Je dirais que nous avons trois ou quatre cyclistes aguerris plus des jeunes talents. Ce mix peut nous permettre d’être une bonne équipe et d’avoir une bonne cohésion. »

    Une reprise anticipée

    pour CIC

    En effet, l’équipe compte des cyclistes âgés de 19 à 27 ans avec seulement trois hommes au-delà de 23 ans. S’aligner sur des courses importantes est donc primordial pour voir ces jeunes pousses progresser. « Cela permet à nos jeunes coureurs de se confronter au meilleur du peloton international. Nous, sur ces courses, on devra anticiper car nous savons très bien que nous n’avons pas les coureurs les plus forts. En anticipant, on peut déjouer les plans des grosses armadas », appuie Cédric Barre. Un moyen de ne pas hypothéquer leurs chances sur des épreuves denses, pourquoi pas fracturer la porte du coffre-fort et s’emparer du butin au nez et à la barbe des cadors.

    Pour ce début d’année 2026, CIC Pro Cycling Academy a choisi de s’exporter, « car rien n’est mieux que la compétition ». Une reprise des courses plus tôt que par le passé et deux jours de compétition en Espagne. Une semaine avant le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, l’équipe sera au départ de la Classica Camp de Morvedre, puis de la Ruta de la Ceramica, dans la région de Castellon. Une nouvelle préparation pour espérer entrer dans le top 10 à Marseille, après avoir été peu épargné en 2025. « Nous avons été malchanceux en début de saison dernière avec plusieurs coureurs majeurs absents. On espère briller et arriver au GP un peu plus prêts », raconte-t-on à la direction sportive.

    Cédric Barre est, justement, lui-même au centre du projet de la formation nantaise. Passé par l’équipe de l’Armée de Terre, en tant que coureur puis directeur sportif, il a atterri à CIC avec grand plaisir. « J’ai longtemps été à l’Armée de Terre et lorsque j’ai commencé à FDJ-Suez, j’étais toujours militaire. J’ai eu besoin de souffler car mon emploi du temps était très, très chargé. Avec le CIC, on s’est contactés, je connaissais bien Anthony Ravard [manager de l’équipe, Ndlr], ils avaient besoin d’un directeur sportif et ça s’est fait comme ça », explique l’homme de 43 ans.

    Objectif à court terme : gagner des courses pour poursuivre leur développement global. Avec un premier rendez-vous sur le Grand Prix cycliste.

  • Ces joueurs qui ont fait la navette entre Nantes et l’OM

    Ces joueurs qui ont fait la navette entre Nantes et l’OM

    Bako Touré a été le premier d’une cordée de 33 joueurs qui ont porté le maillot de Nantes et de l’OM.

    Fin des années 1950, le Malien permet d’abord au club marseillais de survivre dans une de ses nombreuses traversées du désert. En 1959, il entreprend un tour de France des clubs. Ses qualités de buteur le font repérer par Nantes. Et il sera un des principaux acteurs du titre conquis par les Nantais en 1966.

    Lorsque l’on évoque la navette entre le Lacydon et la Bretagne ligérienne, quatre noms sont les plus représentatifs. Le premier est Didier Couécou. L’attaquant racé était dans l’OM du doublé Coupe de France – Championnat en 1972. L’année suivante, il rejoint la Bretagne et dispute à nouveau la finale de la coupe, contre Lyon. Malgré son but, les Canaris s’inclinent (1-2).

    Dans son sillage, la tête de gondole suivante sera Didier Deschamps. Il arrive après que plusieurs défenseurs nantais ont rejoint Marseille (William Ayache, Jean-Pierre Bade, Claude Lowitz, Yvon le Roux) et précédera un certain Marcel Desailly.

    Après une acclimatation compliquée, celui qui avait été capitaine dans toutes les équipes de jeunes du FC Nantes, s’impose à Marseille. Il devient même le symbole d’un OM conquérant. Dont il sera le capitaine lors de la conquête de la Ligue des Champions, la première pour un club français, en 1993.

    Le Basque reviendra en 2009. Cette fois comme entraîneur. Et sa culture de la gagne offrira à l’OM six trophées en trois ans, dont un dixième sacre de champion de France en 2010, après dix-huit ans de disette.

    Le roi sans couronne

    Après lui, un autre Canari, originaire de la Réunion, va flirter avec un trophée. Dimitri Payet a lancé sa carrière en Bretagne, avec de rejoindre les clubs de Saint-étienne puis Lille. Et va vivre une finale de Coupe d’Europe avec l’OM.

    Meneur de jeu au toucher de balle sans pareil, il sera un acteur majeur d’une saison 2017-2018 qui verra les Olympiens atteindre pour la cinquième fois une finale continentale. En l’occurrence la Ligue Europa. Jouée dans l’antre du rival lyonnais, l’OM s’incline face à l’Atlético de Madrid (0-3).

    Dernier Nantais à s’être distingué à la fois avec son club formateur et à Marseille, Valentin Rongier. Recruté en toute fin du mercato estival en 2019, le natif de Mâcon va être l’homme de base du milieu de terrain phocéen. Affublé du surnom de « couteau suisse », celui qui avait pris le relais de Luis Gustavo s’illustre dans divers registres, sous la houlette de Jorge Sampaoli. Durant sa période olympienne, d’autres Canaris le rejoindront : Jordan Véretout, Amine Harit ou Quentin Merlin. Mais ils n’auront toutefois pas le même impact.

    Toutefois, le passage de Nantes à l’OM, ou vice versa, n’a pas toujours été un gage de réussite. Fabien Barthez, Raynald Pédros ou Claude Makélélé, pour ne citer qu’eux, peuvent en témoigner.

    L’étoile filante José Arribas

    À l’image de Didier Deschamps, un autre Basque passé par Nantes aurait pu marquer l’histoire olympienne.

    À l’été 1976, alors que l’OM vient de gagner sa neuvième Coupe de France, José Arribas débarque à Marseille. Ce Basque Espagnol a passé seize ans à Nantes, où il a forgé l’identité de ce que l’on appelle alors le jeu à la nantaise.

    Du côté marseillais, on espère que l’entraîneur trouvera les ingrédients pour une greffe. Malheureusement, cette dernière échoue. José Arribas quitte Marseille en février 1977.

    Christian Larièpe et Elie Baup feront le chemin de l’OM vers Nantes. Ils ne s’acclimateront pas au climat ligérien.

  • Football féminin : les Marseillaises mises à terre par les Nantaises

    Football féminin : les Marseillaises mises à terre par les Nantaises

    Lucie Calba (23e), Abdulai Toloba (31e) et Mélissa Bethi (33e) se sont montrées décisives pour les Bretonnes. Avec cette sixième défaite de la saison, Les Marseillaises pointent toujours à la neuvième place du championnat, avec seulement trois points d’avance sur le RC Lens et l’AS Saint-Etienne, positionnés dans la lanterne rouge. Les protégées de Corinne Diacre auront l’occasion de finir l’année en beauté samedi sur la pelouse de Montpellier (à 21h).

  • Sébastien Cottier change de braquet avec l’AVC Aix

    Sébastien Cottier change de braquet avec l’AVC Aix

    Sébastien Cottier a pris une sacrée décision concernant son avenir.

    « Cela fait dix-huit ans que je tourne en terres bretonnes, originaire de Châteaubriant, j’ai fait toute ma carrière de coureur en région nantaise. Mais je pense que le moment était venu de passer à autre chose. » Il y a eu un premier contact avec Jean-Michel Bourgouin. Le président de l’AVC Aix a su trouver les mots pour le convaincre.

    « J’avoue avoir un peu hésité », reconnaît-il. « Il y avait la perspective de changer de région, de perdre mes repères et de plonger un peu dans l’inconnu. » Au-delà du fait d’avoir été flatté que ce soit Jean-Michel Bourgouin qui a fait le premier pas, « ma femme a su trouver les bons mots. Elle m’a ouvert les yeux sur l’opportunité d’une belle remise en question sportive, dans un club réputé, un club qui est une référence avec de très bonnes structures ».

    Franchir le Rubicon

    C’est donc sans regrets, et avec une belle envie, que Sébastien Cottier va franchir le Rubicon. Partir « à la découverte d’une nouvelle terre de cyclisme et explorer une autre manière d’en voir la pratique ».

    Il se prépare donc à découvrir son nouvel environnement. Prendre le relais d’Evaldas Siskevicius « qui a su établir une relation de confiance forte avec son groupe durant ses trois années de management ».

    Sa première mission : « m’intégrer en douceur dans un groupe qui est déjà constitué ». Le club vient d’officialiser les arrivées de dix recrues que Sébastien Cottier va découvrir, en même temps que le noyau d’un groupe qui, la saison dernière, a su mettre en avant le maillot vert et noir de l’AVC Aix.

    « Mon objectif est d’apporter ma touche personnelle, en m’adaptant au club aixois. Établir une relation de confiance », annonce-t-il. Tout en modérant toute idée d’aller trop vite. « Je sais que cela peut prendre un peu de temps avant que la mayonnaise ne prenne. Mais je ne suis pas inquiet car j’ai déjà beaucoup échangé avec les coureurs et je sens leur motivation. »

    Sébastien Cottier prendra physiquement les rênes début décembre. D’ici là, le calendrier est encore en cours de finalisation. « Nous avons défini les grandes dates. Nous avons déjà la certitude d’être sur l’Essor basque et, pourquoi pas, d’être au départ du Grand Prix de Marseille-La Marseillaise. » Quant aux objectifs sportifs, ils sont forcément ambitieux.

    « Nous visons des performances en coupe de France, mais aussi sur les courses de classe 2 », commence-t-il. Avant d’évoquer un souhait, « pouvoir aller sur quelques courses de Classe 1. Ce serait important pour accompagner la progression de nos coureurs qui visent de passer en professionnel », précise Sébastien Cottier.

    Que de nouveaux Aixois intègrent le peloton professionnel est un de ses leitmotivs. Dans le sillage d’un Christophe Laporte, Clément Izquierdo ou Jamie Meehan, passés par la case AVCA. « Leur réussite est une motivation pour ceux qui prennent le relais. Et si je peux assurer la continuité, c’est valorisant. »

    Edvaldas Siskevicius prend du galon

    Après près de trois saisons à la tête de la formation aixoise, Edvaldas Siskevicius change d’air.

    Le Lituanien rejoint la Team française de Cofidis (20e mondial au classement World Tour) pour la saison 2026. Il officiera comme directeur sportif aux côtés de Sébastien Hinault en provenance de l’équipe Arkéa, liquidée en octobre dernier. Il laissera une belle trace de son passage à l’AVC A (59 podiums 32 victoires, une 2e place en coupe de France en 2024 et une année record avec 6 coureurs passés professionnels) ne sera pas dépaysé puisqu’il retrouvera dans l’affectif de la world Tour, les Aixois Simon Carr, Clément Izquierdo, Oliver Knight et Jamie Meehan.