Tag: nage

  • Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Une journée autant festive que sportive pour ces enfants qui n’ont pas tous bénéficié d’un départ en vacances. Mais c’est avec un engouement visible et sonore qu’ils ont pris celui de la course ce samedi 8 août. Dix équipes se sont affrontées en paddle géant, kayak, pirogue, natation et match de water-polo à l’occasion de la 6e édition de ces Olympiades.

    « La plage c’est nul, ici on s’amuse mieux ! », assure Inès, 12 ans en plein briefing avec Roudayana et Naila et Nesrine. Gilets de sauvetage endossés, le petit équipage s’apprête à grimper dans le kayak. Comme la plupart de ces jeunes venus des cités Font-Vert, Le Mail, Campagne Lévêque, Jean-Jaurès, Consolat, la Calade ou Frais-Vallon, elle connaît bien l’association : « C’est eux qui m’ont appris à nager. »

    Alors que le top départ est donné par le moniteur, sur le quai de la base, les autres compétiteurs hurlent des encouragements. Téléphone en main, trois mamans filment la progression, quelque peu hasardeuse, des deux paddles de dix places lancés à grands coups de pagaies. « Mon fils est là, désigne Rania. On est adhérents du Grand Bleu depuis trois ans. Tous les samedis on vient, on s’éclate. C’est gratuit. Sinon on ne pourrait pas, les activités nautiques, c’est 25 euros la demi-heure », souligne-t-elle. Rania s’est aussi jetée à l’eau grâce aux cours de natation destinés aux adultes. « J’étais phobique de l’eau. Maintenant je suis à l’aise. » S’il faut poursuivre le redressement du plan piscines à Marseille, contrairement aux idées reçues, « on peut apprendre à nager dans la mer », atteste Brahim Timricht, président du Grand Bleu.

    Quartiers d’été plébiscités

    Isabelle Epaillard, préfète déléguée pour l’égalité des chances fait le tour des animations nautiques, soutenues depuis 2021 par l’État. « Dans le cadre des quartiers d’été, nous déployons cette année plus d’un million d’euros pour financer 272 actions. On rouvre aussi les centres sociaux avec la Ville pour un maximum d’activités pour tous », précise-t-elle. Cet été, vu de la base de Corbière, le niveau de natation des Marseillais semble remonter.

    Au loin, près du terrain flottant de water-polo, cinq rameurs à la mer. La pyrogue rouge a chaviré. Sur la rive, L’équipe Aquaman peaufine sa stratégie pour affronter les Warriors en paddle. À son bord Elissa aborde l’épreuve en battante, « grave emballée » par sa deuxième sortie avec l’association. Elle n’a plus de voix à force de rire et crier. Dans le petit bassin, sous l’œil d’un moniteur, sa fille s’égaye avec sa « nouvelle copine ».

  • Quand les enfants vont apprendre à nager à l’Estaque

    Quand les enfants vont apprendre à nager à l’Estaque

    Difficile de rentrer dans l’eau à la base nautique de Corbières, mercredi matin. Qu’à cela ne tienne, le maître-nageur Adem Boukhedimi encourage les petits port-de-boucains pour leur troisième journée de stage d’apprentissage de la nage avec l’association Le grand bleu. « Allez on se motive, on met le ventre, puis la tête à l’eau ! » commande-t-il. La réponse est timide, « c’est un peu mou » se dit-il. Alors il se jette à l’eau et envoie de grosses vagues à l’aide de ses bras sur les enfants, qui en rient.

    « Ils sont encore dans leur cocon, il faut les réveiller dès le début », explique le maître-nageur, « si je suis mou, le cours sera mou. C’est très important l’animation, pour donner un côté ludique et faire aimer le fait d’avoir la tête dans l’eau » détaille-t-il. Pour cela, ce dernier leur fait jouer à cache-cache ou faire des bulles.

    2 500 enfants par an

    Ces enfants sont embarqués à la plage de Corbières pendant une semaine par les centres sociaux Fabien-Menot et Lucia-Tichadou, situés en quartiers prioritaires, ainsi que l’Association pour la jeunesse, l’éducation et le sport (Ajes) pour apprendre la nage. « On est entouré par la mer à Port-de-Bouc, les enfants adorent l’eau mais beaucoup ne savent pas nager », fait remarquer Nadia Djebar, animatrice de l’Ajes. Sans piscine en ville, celle de Fos en travaux, l’accès est compliqué. « Les cours de natation coûtent cher, 250 euros par enfant à l’année et le travail ne laisse pas toujours le temps de les emmener », poursuit l’animatrice. Le stage est quant à lui compris dans l’adhésion des enfants aux centres sociaux.

    Malak, jeune de 11 ans du centre Menot sur la Presqu’île, estime qu’elle sait déjà nager, « c’est mon frère qui m’a appris » avance-t-elle, mais « pas à la perfection ». à la fin de la semaine, elle devra passer l’examen savoir-nager du ministère des Sports comme la cinquantaine de minots embarqués à Corbières. « C’est important d’apprendre à nager car comme ça, on se fait pas moquer de pas savoir », estime Malak, et « si on est dans un bateau et qu’on tombe, au moins on va pas se noyer », complète celle qui va d’ailleurs deux fois par semaine à la plage, aux Aigues Douces.

    Les éventuels recalés seront repêchés en septembre. « On ne va pas les perdre après avoir fait une semaine », dans l’eau, assure Brahim Timricht, fondateur de l’association. Mais il ne s’agit pas juste de réussir un examen. « Après la nage, on propose le sauvetage côtier. C’est pour nous la prolongation de la natation : une fois que t’as appris à nager t’apprends à sauver ». Le grand bleu revendique apprendre la nage à 2 500 enfants chaque année.

  • [C’est l’été] Au centre Fabien Menot à Port-de-Bouc, le lien social se rénove

    [C’est l’été] Au centre Fabien Menot à Port-de-Bouc, le lien social se rénove

    Deux ans et bien des changements. Depuis son arrivée en mai 2024, le directeur du centre social Fabien-Menot, Maxime Tardivel, dresse un bilan positif en cette fin juillet. « Nous sommes sortis du comité de suivi de la CAF, l’instance pour les centres sociaux en difficulté, par le renouvellement de notre agrément avec le nouveau projet social 2026-2028 », se félicite-t-il.

    Ce projet s’adapte l’été venu. « On est plus sur des activités détente, vacances. On a plus de temps pour se poser sur les bancs, devant le centre, pour discuter avec les habitants », relate le directeur, même s’il y a « moins de monde dans le quartier, avec les vacances et retours au pays ». Il ajoute : « Ceux qui restent sont ceux qui ont le plus besoin de nous, pour s’évader ou rêver un peu. » C’est l’idée du dispositif Quartiers d’été. « Depuis deux ans, cela finance des sorties familles communes aux quatre centres sociaux de Port-de-Bouc, porté par Mandela », indique Maxime Tardivel.

    Mais il existe une problématique bien particulière, l’été, sur la Presqu’île. « L’accès à la piscine et l’apprentissage de la nage, c’est difficile, alors qu’on est dans un quartier cerné par l’eau. On propose des activités aquatiques, dont le “savoir nager”, qui aura lieu la semaine prochaine, où trois centres sociaux de la ville vont emmener une cinquantaine de jeunes apprendre la nage », développe le directeur.

    « Nous sommes dans

    une vraie quête de sens »

    Ayant déjà été directeur de centre social auparavant, Maxime Tardivel voit une évolution du métier depuis les débuts de la politique de la Ville, dans les années 1980. « Aujourd’hui, on est sur une vraie quête de sens sur ce que nous pouvons apporter aux populations avec qui on travaille, que ce soit les habitants des quartiers populaires ou résidentiels. L’objectif est de mettre ensemble les gens, le centre social, c’est pour tout le monde, pas que pour les “cassos” ! », affirme-t-il.

    Cela prend du temps, « pour installer le vivre-ensemble, ça ne se décrète pas », selon lui. Les repas régulièrement organisés par le centre sont des moments importants de lien social : « Nous sommes des ambassadeurs de bienveillance », lance-t-il.

    Cette démarche vaut aussi pour le jeune public accueilli. « Il est parfois plus difficile de mettre en action les jeunes, notamment à cause des écrans dans leur poche dont il n’est pas évident de sortir. Dans une société où tout est fait pour nous inciter à consommer, il faut les inciter à être acteurs de leur vie, donner envie de créer des projets pour y arriver. On a un peu plus de mal à le mettre en place qu’auparavant », remarque Maxime Tardivel.

    La Gazette de la Presqu’île, journal de quartier réalisé avec les jeunes, répond à cette problématique et à celle « de faire le tri dans les infos », selon le directeur. « Beaucoup d’habitants se plaignaient de passer à travers l’info. On a fait le lien avec les jeunes qui se sont investis dans le journalisme », à travers plusieurs stages. « S’ils connaissent les mécanismes de construction de l’info, ils sauront mieux différencier les fake news et les infos orientées. J’espère qu’ils pourront vite écrire et faire des choix éditoriaux », conclut le directeur. À démarche inédite, enjeux inédits.

  • Une piscine pour apprendre aux enfants à nager au parc de Bougainville

    Une piscine pour apprendre aux enfants à nager au parc de Bougainville

    Jambes tendues, pieds pointus ; dans la piscine, les longueurs s’enchaînent pour les enfants. Depuis le 6 juillet, un bassin mobile de cinq mètres sur dix est apparu dans le parc de Bougainville, au pied des immeubles d’habitation. L’initiative, reconduite chaque été depuis trois ans, vise à résoudre « un problème majeur : le déficit d’apprentissage de la natation des », explique Eric Méry, adjoint au maire délégué aux sports. Un enjeu essentiel à Marseille où près d’un enfant sur deux ne sait pas nager à son entrée au collège, selon la Ville et l’éducation nationale. Au programme donc pour les enfants : dix séances, en petit effectif et encadrées par trois maîtres-nageurs. À 8 ans, Bérékia n’était jamais allée à la piscine, c’était même « la peur de sa vie », déclare sa mère. Après quatre séances et munie de sa frite rouge, elle n’hésite pourtant plus à se jeter à l’eau.

    Vaincre ses peurs

    Sa mère, Joa, ne s’attend pas « à ce qu’elle sache parfaitement nager », explique-t-elle, « mais cette étape est déjà encourageante ». Une expérience partagée par Rayan. Lui qui n’osait pas se décoller du bord du bassin nage désormais d’une extrémité à l’autre. « Fier de cette progression », affirme-t-il, il souhaite poursuivre la natation.

    Le même dispositif a également pris place au stade Ganay (9e), à la Croix-Rouge (13e) et à l’espace Mistral (16e). « Des sites identifiés par rapport au manque de piscine à proximité », explique Eric Méry. Au total, c’est près de deux mille enfants qui devraient pouvoir bénéficier de ce dispositif durant l’été.

    Fantine Lambey

  • L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    Il n’a pas son pareil dans l’Hexagone. Porté depuis trois ans dans la baie
    des Sablettes par le Club seynois multisports (CSMS), l’Aquarelais 50 km est une épreuve de nage en mer, avec palmes, qui se déroule par équipes mixtes de cinq. Objectif : parcourir 50 km le plus rapidement possible, avec des relais
    de 2 km par nageur.

    Une compétition imaginée dans la lignée du Kanathon, autre compétition de nage avec palmes (2, 5 et 10 km) organisée depuis 2016 par le CSMS entre les Sablettes et les rochers des Deux Frères. Après deux éditions internes au CSMS avec une seule équipe en lice, trois étaient sur la ligne de départ de l’Aquarelais, samedi à 18h.

    « L’objectif, chaque année, c’est de battre le record », affirme Serge Supersac, organisateur de l’événement et lui-même nageur. Un record double : de l’épreuve et donc de France. Et peut-être même du monde ? « J’ai demandé au Guinness, ils ne m’ont pas encore répondu », s’amuse-t-il. Car derrière, il y a la volonté « d’attirer des nageurs de haut niveau d’ici quelques années, et de monter en gamme petit à petit, comme la Montecristo, devenue une course célèbre à Marseille ».

    Jusqu’à cette année, Sylvie faisait partie des détenteurs du record (établi en 2025, 16h22). « J’ai eu la folie de recommencer cette année », rit-elle. « C’est un très beau concept, ça soude l’équipe, et on vit la mer de différentes façons, au soleil, de nuit. Je trouve ça très poétique. » Et comme elle s’en doutait, le record a été pulvérisé par l’équipe « Pas coulés pas couchés », qui a parcouru les 50 km en 13h44.

  • À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    Ça y est, c’est reparti pour un tour. Tout est fin prêt pour accueillir en parfaite sécurité estivants et Toulonnais sur les plages du port du Levant, toutes équipées et accessibles aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) grâce à des fauteuils adaptés.

    C’est au poste principal de secours de la plage du Mourillon que le dispositif de surveillance des baignades a été rappelé mercredi matin en présence de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Cent quarante trois sapeurs-pompiers et 25 saisonniers répartis sur les 6 postes de secours sur les anses de Pipady, la Mitre, Le Mourillon et Méjean veillent ainsi sept jours sur sept, jusqu’au 31 août inclus, à ce que les vacances ne se transforment pas en cauchemar. Ils disposent pour cela de tous les moyens nautiques pour réagir au plus vite, tels qu’un jet-ski, des embarcations semi-rigides et une vedette. « Ce qui permet d’avoir une action en moins de 7 minutes jusque sur les communes de La Garde et du Pradet », précise le lieutenant Lucas Mulet.

    La prudence reste de mise

    L’occasion d’ailleurs pour les sapeurs-pompiers de délivrer une nouvelle fois les messages de prévention d’usage en rappelant que lors de la saison estivale 2025, 2 000 interventions ont été comptabilisées. Cela allait de la simple piqûre de méduse ou d’oursin jusqu’au malaise. Mais aucun décès n’a été déploré l’année passée sur les plages toulonnaises.

    Un bilan exceptionnel, salué par la maire de Toulon Josée Massi, qui rappelle les actions volontaristes mises en place par la Ville qui n’est peut-être pas pour rien dans ces résultats exceptionnels. Dans les écoles, notamment. « L’objectif c’est que tous les enfants à la sortie du primaire sachent nager ; c’est très important dans une zone de bord de mer comme la nôtre », précise-t-elle.

    Tout cela étant dit, reste à chacun à faire sa part pour ne pas se mettre en danger. « On ne peut pas mettre une personne derrière chaque enfant ou chaque baigneur. Tout le monde doit aussi prendre ses responsabilités », rappelle la 1ère magistrate.

    Les précautions d’usage sont donc à observer. Comme celle de ne pas rentrer d’un coup dans l’eau quand elle comme aujourd’hui à 17 °C, rappelle-t-elle.

    Les parents sont également invités à ne pas ménager leur vigilance, pour la surveillance de leurs petits pour lesquels le drame peut se dérouler avec seulement 20 cm d’eau.

    Et les nageurs téméraires qui pèchent parfois par un excès de confiance en leurs capacités de revenir sur le rivage après un long parcours de nage, sont invités eux aussi à la prudence. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

    Sinon, tout est prêt pour permettre à tous de passer un très bon été. De la plaine de jeu et des aires de pique-nique récemment inaugurées aux abords des restaurants nouvellement végétalisés, jusqu’au parking de 1 300 places totalement gratuit que beaucoup nous envient. L’occasion de rappeler que ça n’a pas toujours été le cas, pas en tout cas lorsque l’extrême droite était aux manettes du Port du Levant.

    La remarque pourrait paraître ici inappropriée. Sauf que d’occasion on ne doit jamais manquer pour rappeler quels sont les principes de chacun sur la gestion de l’espace public. Étant entendu aussi que chaque fleur qui pousse est un événement éminemment politique.

    Les plages du Mourillon doivent rester ce lieu ouvert à tous, populaire, où même les Toulonnais qui ne partent pas se sentent un peu en vacances, comme se plaît à le rappeler Josée Massi.

  • Grosse affluence matinale au Défi Monte-Cristo

    Grosse affluence matinale au Défi Monte-Cristo

    La tension était palpable sur le ponton du château d’If, dimanche matin, au moment du départ des deux plus longues distances de cette 27e édition du Défi Monte-Cristo. Les quelque 1 000 participants engagés sur les parcours de 5 et 6 km affichaient des visages fermés, concentrés sur l’effort qui les attendait.

    « On va devoir prendre notre courage à deux mains pour rejoindre le rivage », souffle Ingrid. Cette Martégale s’attaque pour la première fois à l’épreuve inspirée de l’évasion d’Edmond Dantès dans Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas. Quelques instants avant le coup d’envoi, le traditionnel discours de l’organisateur, Dominique Léna, et la présence du parrain Philippe Lucas, généreux en conseils à l’égard des participants, ont contribué à rassurer les plus anxieux.

    Des histoires de vie

    « C’est impressionnant d’avoir un tel monsieur devant nous », confie Nicolas, passionné de natation qui s’était fixé comme objectif de rejoindre la plage du Petit Roucas-Blanc en moins de deux heures. Un défi relevé par près de la moitié des participants engagés sur le 6 km. Si le chronomètre reste un repère, de nombreux nageurs viennent surtout au Défi Monte-Cristo pour se mesurer à eux-mêmes et à leur propre parcours de vie.

    Sylvain, un Arlésien d’une soixantaine d’années, a été victime d’un cancer du côlon en 2019. Sur les conseils de son oncologue, il s’est mis à fréquenter régulièrement les bassins avant de se tourner vers la nage en eau libre. « Au début, c’était difficile car je ressentais beaucoup de fatigue. Mais plus mon traitement avançait, mieux je me sentais », raconte celui qui s’élançait pour la première fois sur une distance de 5 km. « Je n’avais pas peur de ne pas finir la course, parce que c’était déjà une victoire pour moi d’être au départ », souligne l’Arlésien. Doucement mais sûrement, Sylvain a finalement bouclé le parcours, les deux poings levés vers le ciel. Comme un signe du destin.

  • Première journée du Défi Monte-Cristo annulée

    Première journée du Défi Monte-Cristo annulée

    Dominique Léna a toujours mis la sécurité sur un piédestal. Alors, quand les conditions météorologiques ne sont pas optimales pour débuter ce grand week-end de courses en eau libre, l’organisateur phare du Défi Monte-Cristo ne préfère pas prendre de risques : suite à des mauvaises conditions météorologiques prévues ce vendredi, l’ensemble des courses du jour ont été annulées.

    « Malheureusement, au vu des derniers bulletins météorologiques très précis auxquels nous avons accès, et après concertation avec les équipes compétentes chargées de votre sécurité en mer, nous sommes contraints d’annuler l’ensemble des épreuves prévues demain », a communiqué l’organisation aux nageurs jeudi soir via les réseaux sociaux.

    Le village du Défi est néanmoins ouvert depuis 8h ce vendredi matin. « Nous étudions actuellement différentes alternatives sportives que nous pourrions vous proposer », ajoute la direction de l’épreuve.

  • Plus de 10 000 nageurs au départ du Défi Monte Cristo

    Plus de 10 000 nageurs au départ du Défi Monte Cristo

    C’est l’événement référence dans le monde de la nage en eau libre. La 28e édition du Défi Monte Cristo se déroulera sur deux week-ends de courses du 5 au 7 juin et les 13 et 14 juin, en partant du lieu emblématique du château d’If pour une arrivée prévue sur les plages du Prado. « On a plus de 10 000 nageurs inscrits », a lancé Dominique Lena, fondateur de la course, entouré de Ludovic Pernay, vice-président de la Région sud en charge des sports et d’Éric Mery, adjoint au maire de Marseille, délégué aux sports. « On veut garder cette même rigueur même au bout de 28 éditions, c’est beaucoup de travail mais surtout un immense plaisir », insiste Dominique Lena, ancien joueur du CNM.

    Philippe Lucas, parrain

    de l’édition

    Un des plus grands entraîneurs de natation, qui a lancé Laure Manaudou dans le grand bain, Philippe Lucas sera le parrain de cette 28e édition pour le plus grand plaisir de l’ex-poloïste : « Ça faisait quelques années que je pensais à lui, c’est un grand honneur pour nous de l’avoir pour cette édition. C’est un grand monsieur de la natation qui en plus entraîne à Martigues actuellement. »

    Une 28e édition particulière puisque pour la deuxième fois, le Défi Monte Cristo s’étend sur deux week-ends. Un nouveau pari pour les organisateurs après la réussite de l’année dernière autant le plan économique que sur les plans social et sportif : « Pour ce format de cinq jours, les participants sont au rendez-vous, à nous maintenant d’y être et d’arriver à fournir une belle prestation d’organisation », déclare Dominique Lena.

  • Le beau week-end aixois en Coupe du Monde

    Le beau week-end aixois en Coupe du Monde

    Certains étaient attendus, et ont répondu à ces attentes. C’est le cas de Maïwenn Hamon. La championne d’Europe a réussi les minima pour se qualifier sur le 50 mètres en apnée, aux championnats du Monde, qui auront lieu en Corée du Sud. Sa coéquipière Kallisté Fourton-Bellini y était presque. Il lui a manqué 9 secondes. Elle se console avec une médaille d’argent sur le 500 mètres. Colas Zugmeyer est le troisième aixois médaillé.

    « Nous organisions pour la cinquième fois cette manche de Coupe du Monde, et tout s’est bien passé », explique Colomba Fourton-Bellini, qui vient de prendre la présidence de la section nage avec palmes du Pays d’Aix natation. Elle est aussi satisfaite, « car nos plus jeunes ont pu participer à des séries et se mesurer aux meilleurs mondiaux. Pour eux, c’est important dans leur formation. »

    Résultats et palmarès : https://ffessm.fr/