Tag: Municipales 2026

  • Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Le plus dur ne fait que commencer. « C’est ce que me répètent nos partenaires depuis hier », soufflait Hassen Hammou peu avant midi à l’issue d’un point presse consécutif à sa désignation (55%) comme chef de file Les écologistes pour les municipales 2026 à Marseille. Une triste réalité l’a vite rattrapé. L’homme de 36 ans est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit « d’incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle ».

    L’affaire a été révélée en fin de journée par nos confrères de La Provence. Les faits remontent à juin 2024. Placé en garde à ce moment-là, Hassen Hammou a été de nouveau convoqué en septembre devant le parquet de Marseille où il s’est vu renvoyé devant le tribunal.

    Lui conteste les faits et assure être « victime de cette affaire », assurant être tombé dans un guet-apens après avoir pris contact sur snapchat avec un homme et une femme qu’il pensait majeurs. En septembre 2024, la victime présumée et un autre adolescent ont été condamnés par le tribunal pour enfants de Marseille du chef d’« extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secrets, fonds valeurs ou bien ».

    « C’est un gros coup derrière la tête, la justice me convoque 18 mois après, alors que les personnes ont été condamnées… Je suis sûr de mon innocence, les choses sont très claires pour moi, et je n’ai pas envie de subir l’humiliation du retrait alors que je me sais innocent, ce serait me condamner d’office », a réagi Hassen Hammou auprès de La Marseillaise, espérant une décision de justice début décembre. La révélation de cette affaire tombe bien mal pour Hassen Hammou et son parti. La veille, en même temps que sa désignation comme chef de file, quelque 300 adhérents avaient acté lors de l’assemblée générale organisée sous la tutelle du bureau national (La Marseillaise du 15 octobre) une stratégie de ralliement au Printemps marseillais. Il y a cinq ans, seuls 74 adhérents s’étaient prononcés pour une candidature autonome.

    Quelle incidence ?

    « ça montre que notre mouvement est vivant et qu’il grandit. C’est une belle dynamique, un message d’ouverture et d’union », appréciait Mirabelle Lamoureux face à la presse. La référente des Jeunes écolos avait obtenu 6% des suffrages lors du scrutin sur la désignation du chef de file. La troisième candidate, Christine Juste, adjointe au maire de Marseille en charge de l’environnement, avait obtenu 35%.

    Soucieux de laisser la justice faire son travail, le sénateur écologiste Guy Benarroche, qui a appris la nouvelle en regardant son smartphone, assure qu’une réunion du parti a été demandée dans la foulée. Elle devrait se tenir rapidement. « Il y aura forcément une incidence sur le processus qui a été enclenché mais je ne peux pas présager des décisions qui seront prises. Au regard du fonctionnement habituel de notre parti, on peut penser qu’il serait logique que le chef de file se mette en retrait le temps que la justice se fasse. La décision pourrait même venir de lui », tente d’analyser le sénateur. Pas de quoi en revanche à ses yeux remettre en question le choix stratégique adopté à plus de 90% des suffrages mardi, celui d’une union dès le 1er tour des municipales avec le Printemps marseillais.

    Après le ralliement du Parti communiste français acté il y a une dizaine de jours, l’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, à la tête de la Ville depuis 2020, saluait un peu plus tôt dans la journée « une étape décisive » pour se mettre en ordre de marche « autour d’un projet commun » dans le but de « poursuivre le travail collectif engagé depuis cinq ans avec Benoît Payan ».

  • Au Pontet, un front républicain pour sortir le RN se profile

    Au Pontet, un front républicain pour sortir le RN se profile

    En 2020, Joris Hébrard, maire RN du Pontet avait été réélu pour un second mandat, dès le premier tour, récoltant 57% des voix face à trois listes divers droite. En juin, le premier magistrat a annoncé, dans le magazine municipal, sa volonté de briguer un 3e mandat. Pour se donner une chance d’éviter six nouvelles années d’extrême droite, ses opposants espèrent partir unis.

    « Le rassemblement des forces républicaines, sociales et solidaires est en bonne voie pour faire obstacle à la politique d’exclusion et de grippe-sou de l’extrême droite », annonce, dans un communiqué, Michel Lovera, chef de file du PCF, mandaté pour représenter la gauche, historiquement peu implantée au Pontet. Un soutien est acté auprès de Jean-Firmin Bardisa, actuel chef de file de l’opposition et qui a annoncé sa candidature il y a un mois et demi. En lice aussi en 2020, Christophe Roux (UDI) s’est rallié à Bardisa. « Début octobre, on a aussi rencontré Caroline Grelet-Joly [autre élue d’opposition] qui, a priori, ne souhaite pas nous rejoindre mais n’a pas encore décidé si elle sera candidate », fait valoir Michel Lovera. En face, l’extrême droite pourrait aussi avancer divisée. Le premier adjoint, Patrick Suisse, et éphémère maire lors de la parenthèse de moins d’un an d’Hébrard comme député, a des velléités de liste même si le maire œuvre pour l’en dissuader.

    En attendant, les représentants de cette large liste républicaine doivent se revoir encore ce mercredi soir et espèrent lancer leur campagne début novembre. « Même si on peut avoir des divergences, un travail sur des thématiques partagées est engagé », assure Michel Lovera.

  • La gauche attaque la gestion de Nîmes Métropole

    Le dernier conseil communautaire de Nîmes Métropole, marqué par ses 121 délibérations, a confirmé ce que la gauche locale redoutait : la majorité conduite par Franck Proust (LR) multiplie les décisions structurantes à quelques mois des élections municipales et communautaires. « Une fuite en avant qui engage le mandat suivant », résume Vincent Bouget (PCF), chef de file de la Gauche unie et candidat déclaré à la mairie.

    Sur l’aéroport, la contestation est vive. L’Agglo a validé un contrat de 855 000 euros avec un cabinet d’architectes pour concevoir un schéma de développement sur huit ans. « C’est toujours embêtant de trancher des orientations lourdes alors que le suffrage universel est imminent », dénonce Bouget, qui interroge la pertinence de dépenses et d’engagements de long terme alors que la situation financière s’alourdit. Sylvette Fayet, élue communiste, a pointé une dette de 480 millions d’euros « et des emprunts qui s’accumulent ».

    Les finances ne sont pas le seul sujet d’inquiétude. Sur l’eau, les écologistes du Gard, dans un communiqué, ont fustigé une décision « prise dans la précipitation » : la reconduction de la délégation de service public jusqu’en 2027. « Rien n’imposait une telle urgence. Ce choix prive la future majorité issue des urnes de toute possibilité de revoir le mode de gestion de ce bien commun », écrivent-ils, plaidant pour un passage en régie publique, à l’image de Bordeaux ou Lyon.

    Du côté du logement, le ton est tout aussi vif. Le rapport 2024 présenté par l’Agglo met en avant 800 logements livrés, mais Christian Bastid, élu départemental communiste, dénonce un « déficit de 5 285 logements depuis 2022 » et une réponse « très insuffisante aux besoins des familles populaires ». L’échange s’est tendu avec la vice-présidente Géraldine Rey-Deschamps, qui a répliqué en le qualifiant d’« enfant gâté et capricieux », toujours insatisfait malgré les chiffres avancés. Bastid n’a pas désarmé, rappelant que « pour les logements familiaux, on est à peine à 20 % de l’objectif ». Les projets urbains de la ZAC du Mas Lombard ou du Palais des Congrès alimentent eux aussi les critiques d’une gauche qui reproche à la majorité « une concertation au rabais » et des choix « dogmatiques » privilégiant les promoteurs privés.

    « Une entrave à la démocratie locale »

    Au fil des séances, l’impression domine pour l’opposition que la majorité veut verrouiller les grands arbitrages avant 2026, quitte à écarter le débat citoyen. « C’est une stratégie politique de court terme au bénéfice d’intérêts privés », résume les écologistes qui parlent d’« une entrave à la démocratie locale ». Dans un contexte où les droites apparaissent divisées pour la succession à la mairie de Nîmes, la gauche locale espère transformer cette critique en levier électoral.

  • La gauche attaque la gestion de Nîmes Métropole

    La gauche attaque la gestion de Nîmes Métropole

    Le dernier conseil communautaire de Nîmes Métropole, marqué par ses 121 délibérations, a confirmé ce que la gauche locale redoutait : la majorité conduite par Franck Proust (LR) multiplie les décisions structurantes à quelques mois des élections municipales et communautaires. « Une fuite en avant qui engage le mandat suivant », résume Vincent Bouget (PCF), chef de file de la Gauche unie et candidat déclaré à la mairie.

    Sur l’aéroport, la contestation est vive. L’Agglo a validé un contrat de 855 000 euros avec un cabinet d’architectes pour concevoir un schéma de développement sur huit ans. « C’est toujours embêtant de trancher des orientations lourdes alors que le suffrage universel est imminent », dénonce Bouget, qui interroge la pertinence de dépenses et d’engagements de long terme alors que la situation financière s’alourdit. Sylvette Fayet, élue communiste, a pointé une dette de 480 millions d’euros « et des emprunts qui s’accumulent ».

    Les finances ne sont pas le seul sujet d’inquiétude. Sur l’eau, les écologistes du Gard, dans un communiqué, ont fustigé une décision « prise dans la précipitation » : la reconduction de la délégation de service public jusqu’en 2027. « Rien n’imposait une telle urgence. Ce choix prive la future majorité issue des urnes de toute possibilité de revoir le mode de gestion de ce bien commun », écrivent-ils, plaidant pour un passage en régie publique, à l’image de Bordeaux ou Lyon.

    Du côté du logement, le ton est tout aussi vif. Le rapport 2024 présenté par l’Agglo met en avant 800 logements livrés, mais Christian Bastid, élu départemental communiste, dénonce un « déficit de 5 285 logements depuis 2022 » et une réponse « très insuffisante aux besoins des familles populaires ». L’échange s’est tendu avec la vice-présidente Géraldine Rey-Deschamps, qui a répliqué en le qualifiant d’« enfant gâté et capricieux », toujours insatisfait malgré les chiffres avancés. Bastid n’a pas désarmé, rappelant que « pour les logements familiaux, on est à peine à 20 % de l’objectif ». Les projets urbains de la ZAC du Mas Lombard ou du Palais des Congrès alimentent eux aussi les critiques d’une gauche qui reproche à la majorité « une concertation au rabais » et des choix « dogmatiques » privilégiant les promoteurs privés.

    « Une entrave à la démocratie locale »

    Au fil des séances, l’impression domine pour l’opposition que la majorité veut verrouiller les grands arbitrages avant 2026, quitte à écarter le débat citoyen. « C’est une stratégie politique de court terme au bénéfice d’intérêts privés », résume les écologistes qui parlent d’« une entrave à la démocratie locale ». Dans un contexte où les droites apparaissent divisées pour la succession à la mairie de Nîmes, la gauche locale espère transformer cette critique en levier électoral.

  • Les écologistes votent Printemps marseillais

    Les écologistes votent Printemps marseillais

    Après les communistes, les Écologistes se sont mis en ordre de marche. Appelés à se prononcer sur une orientation stratégique en vue des municipales à Marseille, les militants du parti ont acté un processus de rassemblement avec Printemps marseillais dès le 1er tour. La piste d’une union avec les insoumis dont est partisan Sébastien Barles, adjoint à la transition écologique parti dans une aventure solo, et celle d’une candidature autonome, ont été écartées. Près de 90% des adhérents se sont prononcés pour la première option.

    Les discussions seront portées par Hassen Hammou. C’est lui qui a été désigné avec 55% des suffrages pour être le chef de file des Écologistes. L’ancien porte-parole régional « souhaite s’inscrire pleinement dans la continuité de la dynamique initiée par le Printemps marseillais et dans le bilan porté par les Écologistes au sein de la majorité et en premier par celui Michèle Rubirola ».

    Lui qui est entré cette année au bureau politique exécutif du parti, a été préféré à Christine Juste et Mirabelle Lamoureux. Celle-ci a salué « une très belle victoire collective », félicitant Hassen Hammou pour sa victoire et Christine Juste pour sa campagne.

    Quel que soit le chef de file, sa marge de manœuvre était assez réduite. Avec un bureau régional sous tutelle depuis des mois, le national avait pris la main et déjà pointé une liste de vingt noms destinés à intégrer la liste des conseillers municipaux pour la mairie centrale.

    « C’est un vote clair qui vient clore une longue et exigeante séquence démocratique », apprécie Didier Jau, le maire (EELV) des 4-5. « C’est une très bonne nouvelle pour le rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens », se félicite-t-on du côté du Printemps marseillais.

  • Joël Peyre veut des élus irréprochables

    Joël Peyre veut des élus irréprochables

    Après une proposition sur la santé avec l’installation de centres médicaux municipaux, Joël Peyre continue à mener campagne en vue des municipales des 15 et 22 mars. Candidat (PRG) déclaré, le conseiller municipal délégué aux finances a présenté, ce mardi, une charte éthique et de bonne conduite. « On ne peut pas être crédible si les élus ne respectent pas la loi et la morale, chacun devra être exemplaire et irréprochable, surtout à l’heure où un ancien président de la République va être incarcéré, ce n’est pas du luxe », pose Joël Peyre.

    Voit-il aussi localement de possibles candidats aux pedigrees peu recommandables voire condamnés ? « Oui », confirme-t-il sans « vouloir faire de la délation ». Cette charte, largement inspirée de l’association Anticor, s’articule en 7 points. « Elle sera adoptée en conseil municipal, soumise à l’approbation de tous, on verra à ce moment-là si certains ont des choses à cacher », se projette déjà Joël Peyre. En 2014 en arrivant à l’Hôtel de ville, la maire Cécile Helle (PS) avait vainement tenté de mettre en place une charte dans la même veine. « Là, les candidats s’engageront dès la campagne », précise-t-il.

    Soutien de Joël Peyre, Philippe Pascal vient apporter sa caution sur le sujet. « L’éthique a guidé toute ma vie comme lanceur d’alerte sur l’affaire Mariani », rappelle l’ex-inspecteur de l’Urssaf et candidat DVG lors des dernières législatives. Casier judiciaire vierge pour se présenter, déclaration des intérêts patrimoniaux et professionnels, mise en ligne de tous les documents administratifs, obligation de formation des élus font partie des grands axes de cette charte. « Toute mise en examen entraînera la suspension des fonctions exécutives », prévient Joël Peyre qui ne compte utiliser une enveloppe de frais de représentation de maire « uniquement pour des repas, pas pour l’habillement ». Des mesures qu’il compte bien porter dans le cadre des discussions à gauche qui se poursuivent. « Il faut arriver à un accord, on ne peut pas faire autrement », convient-il.

  • [Entretien] David Tessier (PCF) : « On fait campagne pour rassembler le plus largement possible et gagner »

    [Entretien] David Tessier (PCF) : « On fait campagne pour rassembler le plus largement possible et gagner »

    La Marseillaise : Vous êtes le chef de file des communistes pour les municipales. Où en sont les discussions avec vos partenaires de gauche ?

    David Tessier : Elles se font comme toutes les discussions dans un cadre unitaire en ayant le souci d’équilibrer les candidats des partis politiques et ceux qui ne seraient pas membres de partis mais présentés au sens de leur engagement citoyen, et en respectant les règles démocratiques de chaque formation. Ce processus peut sembler long mais le temps est une condition de la démocratie. Et on n’est pas en retard, je suis même extrêmement confiant sur le fait qu’on débouchera bientôt sur une annonce.

    La question de la tête de liste est tranchée ?

    D.T. : Ce qui est convenu, c’est que simultanément à son annonce, seront annoncés les 10 à 20 premiers noms de la liste pour manifester un souci de cohérence politique globale. Ce début de composition de liste dira quelque chose du projet politique.

    Quel périmètre de rassemblement est espéré par le PCF à Aix ?

    D.T. : On fait campagne pour rassembler le plus largement possible, gagner et proposer des solutions allant dans le sens de l’intérêt général. Le périmètre, c’est toute la gauche. Et elle est pluraliste avec des formations qui ont des analyses, des histoires, des cultures, des positions différentes. Et c’est très bien. Pour l’heure, la liste comprend toute la gauche, à l’exception de la France Insoumise qui a décidé de jouer dans les Bouches-du-Rhône et au national, une autre stratégie, ce que nous regrettons. Nous, les communistes, avons un adversaire, c’est la droite et la famille Joissains, et un ennemi mortel, l’extrême droite. Mortel car entre eux et nous, il n’y a pas que des divergences, il y a l’histoire, il y a du sang. Mais on n’a pas d’adversaire à gauche, on ne fera pas campagne en tapant à gauche.

    Quels sujets les communistes vont porter sur cette campagne ?

    D.T. : Notre spécificité et notre utilité est de porter les sujets qui concernent la vie quotidienne des salariés et des gens des quartiers populaires, les transports, l’école, le logement, et de poser la question du droit à la ville. Aix est une ville qui, comme d’autres en France, tend à exclure les classes populaires en les rejetant loin du noyau central. On tient à ce que tout le monde puisse vivre et habiter en ville. Les questions d’égalité, de justice sociale et de territoire sont centrales. Un exemple, banal, c’est la question des transports. Aix est une ville qui a un réseau de transports en commun qui ne correspond pas à la réalité de ce qu’elle est aujourd’hui. Quand les 47 000 habitants du Jas de Bouffan, les quartiers ouest de la ville où se trouvent beaucoup de logements sociaux, n’ont plus de bus après 22h, une sorte de couvre-feu s’impose sur un tiers de la ville, et ce n’est pas acceptable. On va aussi porter un combat plus politique sur la question du désengagement de l’État et des moyens.

    Le contexte politique national heurté, pour ne pas dire chaotique, peut-il avoir des conséquences ?

    D.T. : L’expérience nous enseigne que les électeurs et électrices ne mélangent pas nécessairement les scrutins et que le score national d’un parti ne dit pas forcément ce que sera son score municipal. En même temps, tout n’est évidemment pas déconnecté. La question des salaires, des retraites, de l’emploi sont des grandes questions nationales qui se retrouvent aussi en ville. La paix par exemple est une question diplomatique et un maire n’est pas ministre des Affaires étrangères mais il peut prendre des positions et des décisions qui marquent un attachement au camp de la paix.

    Vous avez placé cette rentrée sous le signe de la paix. Comment jugez-vous l’évolution de la situation au Proche-Orient ?

    D.T. : Aujourd’hui, le cessez-le-feu semble s’être imposé, les otages sont rentrés, des prisonniers politiques palestiniens ont été libérés, ce sont d’excellentes choses. Il faut désormais passer à l’étape suivante : construire les conditions politiques permettant d’assurer une paix juste et durable. Ça passe par la reconnaissance de l’État palestinien c’est acté, et par une conférence internationale. Il n’y a aucune solution militaire possible, ni dans cette région ni ailleurs sur Terre. Il faut donner des moyens pour que la paix puisse se réaliser.

    Jeudi, 18h30, 35 impasse Granet

  • Les écolos vont choisir leur chef de file aux Municipales

    Les écolos vont choisir leur chef de file aux Municipales

    Trois candidats pour une orientation ? Les écologistes marseillais, toujours sous la tutelle de la direction nationale, sont appelés à s’exprimer sur leur stratégie pour les Municipales. Un ultime « débat » a eu lieu lundi en visioconférence. Le vote se fera en présentiel à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture (13001) ce mardi entre 18h30 et 21h.

    Un premier scrutin permettra de désigner un chef de file pour la campagne. Trois noms sont en lice : Hassen Hammou, membre du bureau politique exécutif national, Mirabelle Lamoureux, fondatrice d’une start-up spécialisée dans le reconditionnement informatique, et Christine Juste, adjointe au maire de Marseille, en charge de l’environnement, candidate du Nouveau Front Populaire aux législatives de 2022.

    Quel qu’il soit, sa marge de manœuvre sera étroite. « Le chef de file ne négociera pas, sa mission sera surtout d’animer l’équipe en fonction de lignes établies par les militants », précise Christine Juste. Le candidat devra en effet suivre « la trajectoire programmatique » élaborée par des groupes de travail ayant défini une dizaine de lignes rouges et vertes pour encadrer les discussions. Elles sont en finalisation.

    Sur la stratégie globale, trois options devraient être sur la table. Le ralliement au Printemps marseillais, l’union avec les Insoumis et la candidature autonome. « À ce stade, la majorité des militants souhaite le rassemblement autour du Printemps marseillais, il ne devrait pas y avoir de suspense », estime un responsable du parti. « D’après les échos de la tutelle, les choses se passent bien. On a compris que LFI ne souhaitait pas faire partie de l’union et les discussions sont bonnes avec nos partenaires », reprend Christine Juste. « Il faut que cette promesse d’une ville plus verte soit portée dans un Printemps 2 (…) Plusieurs chantiers ont été lancés, nous devons aller plus loin et plus vite. »

    « Adhésions suivies »

    Un autre vote doit aussi permettre de valider une liste de vingt noms désignés pour intégrer la liste des candidats à la mairie centrale. Ils ont été sélectionnés par la tutelle en fonction des différentes tendances. « On nous a assuré que toutes les tendances s’y retrouveront », précise encore un responsable écologiste.

    Toutes sauf une. Celle de Sébastien Barles, adjoint à la transition écologique. Ce dernier s’est lancé en solitaire dans la course aux municipales avec le collectif Vaï Marseille. Dénonçant « un simulacre de démocratie », le candidat écologiste aux municipales de 2020 critique « une assemblée où il n’y a aucun débat d’orientation » et « une opération de ralliement sans exigences politiques à la liste du Maire sortant ». Lui regarde du côté de LFI, dont des cadres l’ont soutenu, il y a cinq ans. Et de pointer des « opérations d’entrisme » et « la multiplication de cartes de complaisance ».

    Tout a été contrôlé par la tutelle, rassure-t-on dans le camp des « loyalistes ». « À partir du moment où il y avait une interrogation, on a fait une procédure d’adhésions suivies, on a vérifié les réalités des adhérents, leur domiciliation, leur engagement dans les quatre groupes locaux et il n’y a aucun doute, en tout cas sur ce qu’on a constaté », explique Olivier Bertrand, délégué aux élections pour le bureau national. À Marseille les écologistes comptent environ 450 adhérents. Selon lui 350, ayant fait vérifier et valider leur inscription, participeront vote.

  • Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    La lettre ouverte envoyée par la section du PCF de Toulon au député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble), vise à éclairer en retour les électeurs de gauche sur le positionnement politique de celui pour lequel ils se sont, comme un seul homme, massivement reportés, en 2024, afin de faire barrage à l’extrême droite et empêcher le RN de réaliser un carton plein dans le Var.

    Les communistes proposent au parlementaire de s’exprimer sur les déclarations graves de sens du chef du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, entre les deux tours de la législative partielle dans le Tarn-et-Garonne opposant un candidat d’extrême droite à celui du Parti socialiste. Il appelait alors à ne donner « pas une voix pour la gauche ». Le candidat soutenu par le RN l’a emporté…

    Le PCF dénonce donc un honteux front antirépublicain unissant LR et le parti à la flamme créé entre autres, par d’anciens Waffen SS. Le PCF demande donc au député élu, lui, grâce au front républicain, de se déterminer, étant donné qu’il soutient aux municipales le candidat LR Michel Bonnus, un proche de Retailleau.

    La section communiste toulonnaise prévient que, s’il partage les positions du chef des Républicains, il « trahit la confiance des électeurs de gauche comme de droite ». Et dans le cas contraire, elle ajoute : « Nous nous demandons comment vous pouvez soutenir aux élections municipales un candidat qui est le délégué toulonnais du parti de M.Retailleau ? »

    Des contradictions auxquelles le député ne sera pas le seul à devoir répondre.

  • À Nîmes, la guerre des chefs à droite bat son plein

    À Nîmes, la guerre des chefs à droite bat son plein

    Depuis l’annonce du non-remplacement de Jean-Paul Fournier après vingt-cinq ans de règne, Nîmes vit au rythme d’une primaire à ciel ouvert. L’entrevue du mardi 30 septembre entre Franck Proust, premier adjoint et président de Nîmes Métropole, et Julien Plantier, son prédécesseur à l’Hôtel de Ville devenu dissident, n’a rien réglé. Elle a, au contraire, confirmé la divergence stratégique : Proust plaide pour un pilote unique à la Ville et à l’Agglo au nom de la « cohérence » ; Plantier n’envisage que la mairie, la tête de liste et le nom sur l’affiche. Les proches du maire sortant l’assurent : l’accord espéré par Fournier n’est plus à l’ordre du jour. « Pas pour l’instant », souffle Plantier, qui cultive l’option d’alliances latérales.

    Car l’orbite de droite et du centre se densifie. Valérie Rouverand, porte-voix de la majorité présidentielle, avance ses pions et n’exclut pas une entente… si elle fait sens électoralement. À la périphérie, Yvan Lachaud, longtemps banni, redevient un acteur : étiquette Horizons en poche et vieux comptes à solder, il s’offre comme relais, voire pivot, pour recomposer un attelage. Dans ce jeu d’équilibristes, chacun teste son rapport de force, publie des soutiens, quadrille les quartiers, verrouille les réseaux économiques et associatifs. Les ego font le reste.

    Les dossiers de fond n’en disparaissent pas pour autant. Sécurité et narcotrafic minent le débat public, l’adaptation climatique, la mobilité (bustram, vélo), le logement social et Magna Porta s’invitent dans tous les éléments de langage. Proust met en avant l’entregent acquis à Paris et Bruxelles et promet des mutualisations Ville-Agglo « trop longtemps reportées ». Plantier, 39 ans, docteur en droit, joue la carte du renouvellement et promet une méthode « au plus près des habitants », épaulé par une part non négligeable d’anciens adjoints désormais tombés en disgrâce. Au-dessus de la mêlée, Jean-Paul Fournier martèle son avertissement : divisés, « ils sont voués à l’échec ». Message reçu… mais pas entendu.

    Une primaire à ciel ouvert

    Concrètement, la droite pourrait se présenter en trois, voire quatre listes au premier tour : Proust, Plantier, Rouverand et, selon les configurations, un ticket estampillé Horizons. Une telle dispersion transformerait le 1er tour en véritable primaire, avec une question clé : le perdant se désistera-t-il réellement pour le mieux placé ? Dans les coulisses, certains jurent qu’un engagement existe pour se ranger derrière celui qui sortira en tête. Encore faudra-t-il le tenir le soir venu.

    Cet éclatement n’a pas échappé aux autres camps. Le RN, traditionnellement moins haut à Nîmes qu’ailleurs dans le Gard, observe et attend de dévoiler sa tête de liste. À gauche, en revanche, l’union patiemment construite autour de Vincent Bouget (PCF) sous la bannière Nîmes en commun est d’ores et déjà sur les rails. Dans une ville où la pauvreté touche une large part des habitants, le bloc progressiste mise sur la cohérence programmatique et la discipline d’appareil. Si la droite s’éparpille et si deux listes de centre-droit restent en lice au second tour, l’arithmétique peut soudain sourire à la gauche unie. D’ici là, tout se résume à une équation simple pour les héritiers de Fournier : additionner ou se soustraire.