Tag: Municipales 2026

  • « Renouveau pour Sanary » en appelle au débat public

    « Renouveau pour Sanary » en appelle au débat public

    « Le Premier ministre, menacé de censure, n’écarte pas la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale et demande au ministère de l’Intérieur d’envisager d’éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales », rappelle le candidat de Renouveau pour Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF). La tête de liste des progressistes met en garde contre une telle décision, qui « ne ferait que brouiller d’avantage les enjeux respectifs de ces deux importants scrutins ».

    « Je tiens à exprimer mon total rejet d’une telle solution que rien n’impose », insiste-t-il, en pointant que si elle devait s’appliquer, cela ne ferait que « troubler encore plus la perception que nos concitoyens ont déjà des affaires publiques ». Alors qu’au contraire, « tout devrait être fait pour réconcilier les électrices et les électeurs avec la politique ».

    L’occasion, aussi, d’appeler ses concurrents à la raison en œuvrant en ce sens. Et cela commence par « s’attacher à ne pas transformer les campagnes électorales en batailles de chiffonniers ». C’est-à-dire, « en respectant des règles éthiques, en favorisant les confrontations d’idées et non les invectives ».

    C’est à ces fins, que « Renouveau pour Sanary » propose que soit organisé, pourquoi pas au théâtre Galli, un débat public qui rassemblerait les six prétendants à la mairie, afin de confronter les points de vue de chacun sur la meilleure gestion de la ville.

  • La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    La Garde : l’union la plus large possible pour battre l’extrême droite

    Dans ses vœux pour 2026, Yves Pellegrino, secrétaire de la section du PCF de La Garde-Le Pradet, est revenu sur le contexte international en dénonçant le comportement impérialiste du président des États-Unis.

    Et de pointer, plus globalement, « un nouvel ordre » guidé par « un libéralisme fascisant » présent déjà dans de nombreux pays. Avec une extrême droite montante qui exacerbe les peurs, le repli sur soi et donc « le rejet de l’autre » quel qu’il soit. Tout cela en jouant sur les divisions, du salarié contre le chômeur ou de la campagne contre la ville.

    « Apporter des réponses »

    « À chaque crise profonde, une même logique revient : trouver un bouc émissaire », rappelle Yves Pellegrino. Ce qui se traduit par irruptions brunes qui ne sont pas dues au hasard, mais par un mécanisme de survie du système libéral qui s’emploie à rediriger la colère des peuples vers d’autres cibles que lui-même.

    L’occasion de cibler entre autres Nicolas Salsou, l’ancien directeur de cabinet du LR Jean-Louis Masson, qui brigue aujourd’hui le poste de maire de La Garde avec l’investiture du Rassemblement national, en tentant comme ailleurs de mettre au second plan ce soutien pour ratisser large. « Les portraits de Jordan Bardella et Marine Le Pen, sur son compte Facebook, ne laissent pas place à l’ambiguïté », insiste Yves Pellegrino.

    « Les communistes ont choisi le rassemblement le plus large pour battre l’extrême droite dans nos villes de La Garde et Le Pradet », ajoute-t-il. Et de conclure : « La meilleure façon de mettre en échec le RN et ses alliés, c’est d’apporter des réponses aux attentes du monde du travail et aux citoyens, que ce soit en matière de logement, de santé ou de pouvoir d’achat. »

  • La majorité Gazay perd une nouvelle adjointe à Aubagne

    La majorité Gazay perd une nouvelle adjointe à Aubagne

    L’hémorragie continue. Elle s’accélère, même. Dans la majorité du maire (LR) Gérard Gazay, une nouvelle démission vient d’être rendue publique. Lundi, Hélène Julien-Tric, adjointe au maire déléguée aux seniors de 2014 à 2020, puis mise au placard à partir de 2021, a démissionné et décidé « d’apporter son soutien à la liste conduite par Giovanni Schipani (SE) pour les élections municipales », se réjouit, dans un communiqué, ce dernier. De son côté, Hélène Julien-Tric confie, à propos du candidat : « C’est quelqu’un d’accessible, chaleureux. Il a un côté très humain qui nous relie profondément. »

    Adjointe lors du premier mandat de Gérard Gazay, elle s’est vue retirer sa délégation « sans explications », affirme-t-elle, lors du deuxième mandat. « Soi-disant j’avais mauvais caractère… Pourtant, tout se passait très bien, avec l’administration, avec mon équipe. » Puis elle est placée sur une voie de garage. « Cela m’a beaucoup affectée, ce côté insidieux, inhumain. On peut ne pas s’entendre avec les gens, mais on s’explique, on ne fait pas de coups bas », pose-t-elle. En rejoignant le candidat Schipani, elle aimerait bien, s’il était élu, « poursuivre le travail qui avait commencé à être fait pour lutter contre l’isolement des seniors », évoque la septuagénaire.

    « Pas une girouette »

    La démission du conseil municipal de Valérie Morinière, thérapeute, date d’août 2023. Approchée par l’équipe de Gérard Gazay, elle est d’abord, de 2014 à 2020, conseillère municipale à la vie associative. Lors du deuxième mandat du maire (LR), elle prend du grade. Elle devient adjointe aux Affaires sociales, à la solidarité, déléguée aux seniors, aux Maisons de quartier, supervise les délégations « femmes, handicap, santé ». Jusqu’à en perdre sa propre santé. Aussi décide-t-elle, même si le choix est difficile, de « tout stopper net ». Sa démission a été le fait « d’un faisceau de circonstances, le manque de reconnaissance de Gérard Gazay pour le travail accompli. Son manque de considération. Une pression importante sans avoir de soutien logistique. Le maire me laissait m’épuiser… », retrace-t-elle. Aujourd’hui cependant, elle dit « ne pas du tout être dans la colère, ni la revanche ». Elle assure : « Moi qui suis Aubagnaise, j’ai à nouveau envie de m’impliquer pour ma ville, pour la qualité de vie. »

    D’abord approchée par Jeannine Levasseur, candidate aux municipales, elle-même démissionnaire de son poste d’adjointe en novembre, Valérie Morinière lui a emboîté le pas. « Mais je me suis aperçue qu’on n’était pas compatible. » Elle « roule » désormais pour le candidat (SE) Mohammed Salem, qui fut lui-même adjoint à la santé de… Gérard Gazay. « Je ne suis pas une girouette, lance Valérie Morinière. Mais je n’allais pas à nouveau avaler des couleuvres avec Jeannine Levasseur, comme je l’ai fait avec Gérard Gazay… Je me sens à ma place dans l’équipe de Mohammed Salem. Les projets sont bien ficelés, et financés », évalue-t-elle.

  • Christophe Argain se lance dans la course à la mairie à Coudoux

    Christophe Argain se lance dans la course à la mairie à Coudoux

    Jusqu’ici, Guy Barret, maire sortant de cette commune de presque 4 000 habitants sur 1 200 hectares, n’avait pas de concurrence pour sa réélection. C’était sans compter l’annonce de la candidature de Christophe Argain (SE), conseiller municipal actuel de la mandature de Guy Barret. « J’attendais la position officielle de Guy Barret pour m’annoncer (…). Je me demandais s’il laisserait quelqu’un de plus jeune prendre la place, mais c’est lui qui resigne pour six ans », explique Christophe Argain.

    À la tête de la liste « Pour Coudoux avec vous », liste « apolitique qui n’est pas encore complète, j’en suis à 14 personnes », le quinquagénaire, gestionnaire de stock en pharmacie, se sépare donc de Guy Barret et s’en explique. « Je trouve que là, on s’enterre un peu, estime Christophe Argain. Guy Barret brigue son quatrième mandat, avec quasiment la totalité de son équipe, mais qui est très vieillissante. Lui a 75 ans, son premier adjoint en a 80. On n’est plus sur une vision dynamique d’un village (…). Cela joue sur une vision globale du village, j’ai l’impression qu’on est plus gérés par un majordome qui aurait une grosse propriété que par quelqu’un de visionnaire qui voudrait modifier de façon pérenne le village (…). Guy Barret est un bosseur, c’est indéniable, mais je pense pouvoir apporter quelque chose de plus dynamique. Je ne me sentais plus à l’aise dans la liste. »

    Réunions à venir

    Il y a bien quelques adjoints de la majorité que Christophe Argain aurait voulu récupérer, « mais qui sont trop fidèles ». Sa liste sera donc composée de « nouveaux Coudoucens », indique le candidat; arrivé « tout-petit » dans le village, qu’il quitte à l’âge de 26 ans pour des « raisons professionnelle ». Si Christophe Argain habite sur Aix, il conserve le domicile familial, qu’il loue. Lui débarque en politique en 1995, inscrit sur une liste centre-droit, menée par France Geoffrey, qui n’avait pas remporté les élections. « J’ai aussi participé à pas mal de campagnes en externe pour les premières de Maryse Joissains, notamment », précise le candidat. Jusqu’à rallier la liste de Guy Barret. Mais pour Christophe Argain, il y a désormais un « tissu économique à revitaliser, un renouveau à faire, un appui différent sur la communication et les associations notamment ».

    Sur l’environnement, pourquoi ne pas « planter utile » en concertation avec le conseil municipal des jeunes, replanter des arbres fruitiers pour alimenter le circuit court, mettre en place un « bail à fermage »... « Pas d’augmentation » des impôts, en revanche, « il y a un développement économique à faire et là-dessus, on y travaille, notamment une zone d’activité économique ». Sur le logement, social notamment, « on fera du mieux qu’on peut avec le moins qu’on a (…). L’objectif est d’utiliser les terrains dont on dispose, mais nous n’en avons plus. Si ce n’est, pour faire du mitage… »

    Autant de projets qui devraient être présentés au cours de diverses réunions publiques, que nous annoncerons ici.

  • Martigues : la campagne électorale se joue aussi à Notre-dame-des-Marins

    Martigues : la campagne électorale se joue aussi à Notre-dame-des-Marins

    La sortie d’école a une saveur particulière mardi après-midi, pour les élèves de la maternelle Di Lorto. Une saveur de chocolat même, pour ceux qui se sont arrêtés un instant devant la table des partisans du maire sortant, Gaby Charroux (PCF), en pleine campagne pour les élections municipales dans le quartier de Notre-Dame-des-Marins.

    Les habitants venus au contact des militants ont des choses à dire. Nassim, avec sa fille au bras, attend avec impatience « la rénovation des appartements », promise par le bailleur 13 Habitat pour 2027, et pour laquelle la Ville a participé à hauteur d’un million d’euros, en 2019. Le maire était d’ailleurs présent à la réunion avec le bailleur et les habitants, fin décembre.

    Valérie Martos, militante associative et politique ayant vécu plusieurs années dans le quartier, en fait son argumentaire. « Je dis aux gens qui ont froid, qui ont des problèmes dans leur logement, de ne pas se tromper de cible. J’insiste sur la présence du maire et de ses élus, surtout lors du problème avec le bâtiment KM. Les frigos puants jetés par-dessus les balcons avant la destruction, c’est pas la Métropole ni le bailleur qui les ont enlevés, c’est la Ville ! », rappelle-t-elle.

    Services rapides

    Une autre habitante, profitant d’un chocolat chaud avec sa fille Sofia, fait remarquer que « sur le quartier, on a appelé plusieurs fois la Ville pour des soucis de propreté ou pour des branches sur le chemin de l’école. Ça a toujours été fait rapidement ».

    Arrivée il y a 4 ans, Héloïse Dyot n’avait « pas connaissance » de la politique martégale. Mais, à peine arrivée, « le centre social est venu nous chercher. Ça fait du bien de rencontrer des gens, sortir de la maison et de ne pas être seule quand on est enceinte », se souvient-elle. Héloïse Dyot s’estime « très contente » d’être venue à Martigues, au regard du « peu d’activités » dans son ancien quartier.

  • [Sondage La Marseillaise] L’extrême droite brandit LFI comme épouvantail

    [Sondage La Marseillaise] L’extrême droite brandit LFI comme épouvantail

    En sept minutes devant la presse, ce mardi matin, le directeur de campagne et porte-parole de campagne du RN cite dix fois le nom de son candidat, Franck Allisio. Et huit fois la France insoumise, sept fois le nom de Sébastien Delogu. Créditée de 30% d’intentions de vote au premier tour à égalité avec le maire sortant dans le sondage La Marseillaise / Experts et territoire / Ipsos-BVA publié ce lundi, l’extrême droite a décidé de miser pleinement sur le rejet des insoumis pour poursuivre sur sa dynamique et rallier davantage à droite. « La menace, pour Marseille, c’est que la gauche et l’extrême gauche ne fassent qu’un », lance ainsi Olivier Rioult. Avant de dresser la caricature d’une « ville sans emploi, avec des squats généralisés, des tags, de l’insécurité, couverte de salles de shoot » si la gauche reste à la tête de la municipalité, d’une France insoumise qui prône « le racialisme d’un côté, la violence de l’autre ».

    Alors, pour enfoncer encore plus la droite, dont les intentions de vote ont chuté de trois points depuis le mois de décembre, il tente : « Nous appelons solennellement à ce que Martine Vassal se retire. » Une inversion des fronts républicains, pour jouer sur une corde qu’il sait sensible dans les rangs de la droite.

    Normalisation

    « pro-business »

    « Parmi les élus que vous connaissez, il y a une prise de conscience de cette menace pour Marseille, ils seraient prêts à appeler à voter pour Franck Allisio demain », jure l’ancien collaborateur de Martine Vassal rallié au RN en 2024. « Je fais partie de cet ancien monde, je sais quelles sont leurs idées, ils partagent à 99% ce qu’on défend », appuie le vice-président de l’UDR dans le département, Jean-Baptiste Rivoalan, ancien président du groupe majoritaire à la Métropole, qui vise « beaucoup de LR qui comptent autour de Martine Vassal ». « Franck Allisio est prêt à tendre la main aux LR qui sont sincères », promet son porte-parole, après la valse des ralliements de l’automne.

    Derrière cet appel, l’inquiétude pointe d’un retour du barrage républicain. « Depuis la déclaration de candidature de Benoît Payan, il y a cette petite musique de la diabolisation qui réapparaît, on convoque Vichy, on explique qu’il y aurait un danger pour Marseille », déplore Olivier Rioult. Là où le RN tente de se normaliser, se présentant comme « pro-business ». « Les investisseurs nous ouvrent les portes », promet ainsi le directeur de campagne. Passant outre le sondage publié dans nos colonnes, ce mardi, dans lequel seules 29% des personnes interrogées estiment que Franck Allisio ferait un bon maire (et 33% un mauvais maire). « C’est la première fois qu’il est candidat, les Marseillais apprennent à le découvrir », pointe Olivier Rioult, notant la progression de sa notoriété depuis le lancement de campagne en juin. Mais ce déficit, paradoxalement, peut aussi servir le candidat de l’extrême droite. « Il incarne un nouveau visage, un renouvellement », vante-t-il. Une pièce de plus dans la normalisation, même si le costard craque un peu lorsque ce directeur de campagne partage, sur les réseaux, des visuels décrivant des adjoints à la « préférence algérienne », aux « relations avec les islamistes », dans la droite ligne des vieilles outrances racistes du RN. « Il y a peut-être une forme de caricature », hausse des épaules l’auteur de la publication.

    Peu importe : tout juste sorti de la cour d’appel d’Aix où il était jugé pour favoritisme, le sénateur Stéphane Ravier fait toujours le rabatteur en colportant les théories racistes de « grand remplacement » et d’une islamisation de Marseille qui menacerait ses traditions, avant d’appeler à voter pour Franck Allisio, au mois de mars, pour « vaincre ou périr ». Et le Mr. Hyde de la normalisation de l’extrême droite de vanter sa « liberté de ton » retrouvée en n’étant pas candidat.

    Et aussi

    Batailles de chiffres sur les brigades de nuit

    En affirmant sur les ondes de France info, lundi matin, qu’il n’y a seulement « la nuit à Marseille, qui circulent, [que] 40 policiers nationaux », le maire (DVG) sortant, désormais candidat, à fait grincer quelques dents. « Tous les jours à Marseille, de 19h à 6h, ce sont en moyenne plus de 160 policiers qui sont mobilisés sur la voie publique », répliquait par communiqué le préfet de région en début de soirée. Et d’appuyer : « Leur action est déterminante et leur abnégation totale. Les enjeux politiques ne sauraient remettre en cause leur engagement. » « En discréditant l’action du préfet, Benoît Payan envoie un feu vert aux délinquants », ajoute la fédération LR des Bouches-du-Rhône. « Ces 40 personnes correspondent aux douze équipages qui sont la présence maximale des policiers qui font des patrouilles », indique l’entourage de l’édile, qui souligne vouloir parler de « présence policière permanente la nuit ». Tandis que le maire s’alarmait de voir l’actuel ministre « en train de reprendre » les effectifs accordés.

    Les quartiers populaires veulent peser à gauche

    Ce mercredi à 18h, des responsables associatifs particulièrement implantés dans les 13e et 14e arrondissements organisent un meeting à l’espace Arena afin de structurer leur réseau citoyen, Forces vives. Parmi eux, Yahya Gungormez implanté aux Aygalades (15e), Belaid Aroun à la Maurelle (13e), Fatima Mostefaoui aux Flamants (14e). « C’est un réseau informel qui existe depuis un an », explique leur porte-parole, Sandro Piscopo. Sollicitées par les différents partis, ces têtes de réseau associatives veulent pousser pour plus de représentativité des quartiers populaires. « Nous défendons une autre méthode de gouvernance, partagée par les citoyens », indique-t-il. Avec des conseils citoyens, plus de budgets participatifs. En particulier, ceux-ci espéraient créer une seule liste citoyenne à gauche dans les 13-14, sans y parvenir, malgré des rencontres. Mais, contrairement au mouvement Marseille populaire, ils s’assument clairement à gauche et veulent poursuivre leur activité au-delà du seul scrutin municipal.

    Samia Ghali sera tête de liste du Printemps marseillais dans les 15-16

    Partie seule aux municipales en 2020 avant de rejoindre la majorité municipale comme maire adjointe, Samia Ghali (DVG) s’inscrit pleinement avec le Printemps marseillais pour cette campagne, avec son mouvement Marseille avant tout. « Je serai représentante dans les 15e et 16e arrondissements pour l’union de la gauche, pour qu’ils soient plus forts avec le Printemps marseillais », indique-t-elle à La Marseillaise. Et de préciser : « J’y ai commencé ma vie politique, je la finirai là-bas. »

    Martine Vassal désigne huit référents de secteur

    Martine Vassal a désigné les huit référents de sa liste « Marseille je t’aime » qui vont piloter sa campagne sur chaque secteur de Marseille. « Ils pourront être les têtes de le liste, mais ne le sont pas forcément », explique Romain Simmarano, directeur de cabinet de Renaud Muselier et porte-parole (Renaissance) de la campagne de Martine Vassal, désigné dans les

    les 1er et 7e arrondissements (secteur 1). Les 2e-3e reviennent à Solange Biaggi, déjà candidate en 2014 et 2020 et les 4e-5e, à Bruno Gilles, ancien maire de secteur (Hor). Dans le 6e-8e, Catherine Pila, élue LR et présidente de la RTM, a été désignée. Les 9e-10e sont confiés à Laure-Agnès Caradec, présidente LR des Bouches-du-Rhône et directrice de campagne. Les 11e-12e vont à Sylvain Souvestre, le maire sortant (LR), les 13e-14e à Marion Bareille, elle aussi maire de secteur (DVD). Le seul nouveau visage est dans les 15e-16e, un secteur où la droite passe rarement le 1er tour, avec la désignation de Gérard Blanc (Ren), l’ancien attaché parlementaire de l’ex-députée macroniste, Alexandra Louis. Les listes et le programme doivent être annoncés après la mi-février.

    La permanence de Bruno Gilles visitée

    La permanence de Bruno Gilles (Hor), ancien député et maire de secteur, aujourd’hui référent des 4-5 pour Martine Vassal, a été cambriolée avant même son inauguration pendant les fêtes. Plus d’un millier d’affiches, un écran géant, des doudounes militantes et une cafetière ont été volées. Le candidat a porté plainte pour effraction, menaces de mort et harcèlement en ligne, évoquant une « petite musique inquiétante ».

  • [Sondage La Marseillaise] Distancée par le RN, la droite marseillaise appelle à « la confrontation des idées »

    [Sondage La Marseillaise] Distancée par le RN, la droite marseillaise appelle à « la confrontation des idées »

    Point presse sous pression au QG de campagne de Martine Vassal, cours Pierre-Puget (6e), ce mardi. Le thème initial a été ajourné pour un rendez-vous « plus politique », et l’heure avancée pour permettre à la très droitière sénatrice (LR), Valérie Boyer, d’y prendre part. à deux mois du scrutin, le sondage égrainé depuis lundi dans La Marseillaise, a bousculé la campagne en plaçant le candidat d’extrême droite (30%), largement devant la candidate de la droite dite républicaine (23%). Deux courbes qui se croisent.

    « Il y a beaucoup d’agitation, tout le monde commente en jouant le second tour avant le premier, mais la plupart des candidats confondent des échéances nationales avec ces municipales », tempère Romain Simmarano (Ren). Le porte-parole de Martine Vassal essaie de recentrer le débat, appelle à parler « projet », « visions », à la « confrontation des idées » et s’évertue à replacer sa candidate dans « un duel à deux », s’appuyant sur le second volet du sondage, sorti le matin-même.

    à la question « qui ferait un bon maire ? », 47% des Marseillais interrogés répondent Benoît Payan (DVG), 44% Martine Vassal (DVD) et 29% Franck Allisio (RN). « On a pour la première fois un chiffre intéressant, avec la seule question qu’on devrait se poser. Et là, les choses s’inversent et créent un duel de fait », argue Simmarano.

    « Mais qui sont-ils ? »

    Pour l’équipe de campagne, ce chiffre souligne la fragilité du maire. « Un sortant n’a pas un taux de satisfaction de moins d’une personne sur deux », glisse Valérie Boyer, quand son partenaire met en avant sa candidate qui « n’a jamais été maire, se présente avec son expérience et une équipe forte de son renouvellement et de son savoir-faire ». L’offensive contre Payan, accusé de « nier les problèmes » et « recycler 85% du programme de 2020  », est ciblée : « Il a eu six ans et les pleins pouvoirs municipaux et son bilan est famélique », assène le porte-parole.

    Et si on observe que les 46% de Marseillais estimant que « Martine Vassal ne serait pas une bonne maire », jugent peut-être aussi son bilan à la tête de la Métropole sur les transports, la propreté ou la voirie, les deux balaient. « Elle n’est pas maire », objecte Valérie Boyer. « C’est une élection municipale », répond Simmarano, oubliant que les conseillers métropolitains seront aussi désignés en mars. « Le maire a un statut particulier avec la clause de compétence générale. Donc, quand on regarde l’état d’une ville, on ne peut regarder que le bilan de la municipalité ».

    Mais le discours est vite parasité par un point presse tenu une heure plus tôt par le RN (lire ci-contre). Se basant sur le sondage, il y a appelé au retrait de Martine Vassal. Si Valérie Boyer juge la manœuvre « paresseuse », Romain Simmarano s’énerve presque : « Mais qui sont-ils ? La démocratie, ce n’est pas demander à son adversaire de se retirer avant l’élection ! La campagne de Franck Allisio est motivée par la peur, la trouille des autres, de la confrontation et du terrain (…). Le RN n’a aucune proposition. Il se complaît dans le rôle d’assurance vie de Benoît Payan. »

    La droite, qui a surfé sur les thèmes sécuritaire, jusqu’à assumer un partage des valeurs avec le RN, revendique désormais une ligne claire. « Nous, c’est le gaullisme, la République, l’amour du drapeau, la volonté d’avoir une ville sécure qui offre des perspectives à tous ces enfants. Ça c’est nous, cette droite et ce centre, cet humanisme. On n’est pas de la même famille. Que M. Allisio arrête de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Il est le candidat de l’extrême droite, il faudra le courage de le dire », martèle le proche de Renaud Muselier, pointant l’absurdité de l’état d’urgence proposé par Allisio pour lutter contre le narcotrafic et la surenchère fiscale du RN à Paris.

    Acculée à deux mois du scrutin, la droite se cherche un récit. Celui d’une candidate « capable de rassembler » face à un maire sortant fragilisé et un RN « fébrile ». « Bien sûr que nous ne nous retirerons pas. Nous avons uni la droite et le centre pour changer Marseille sans céder aux extrêmes. On ira projet contre projet, vision contre vision », promet Simmarano. « Et nous allons gagner ».

  • [Sondage La Marseillaise] Samia Ghali : « Je serai la représentante de l’union de la gauche dans les 15-16 »

    [Sondage La Marseillaise] Samia Ghali : « Je serai la représentante de l’union de la gauche dans les 15-16 »

    La Marseillaise : En 2020, vous étiez partie seule aux municipales. Cette fois, vous vous rangez derrière Benoît Payan. Qu’est-ce qui vous a décidé dans ce choix ?

    Samia Ghali : En 2020, nous avons fait le choix de rejoindre le Printemps marseillais pour qu’il puisse gérer la ville de Marseille. Je suis en gestion avec la majorité municipale depuis, il était tout à fait normal d’être encore dans cette majorité pour poursuivre ce que nous avons fait depuis six ans.

    Avant que vous ne rejoigniez la majorité, il y a eu une campagne, avec des mots durs vis-à-vis du Printemps marseillais. Cette page est tournée ?

    S. G. : Elle est tournée d’un côté et de l’autre. Je ne regrette absolument rien de ce qui s’est passé en 2020, j’ai mené une campagne parce que j’ai considéré que les quartiers populaires n’étaient pas représentés. Les électeurs m’ont choisie, j’ai permis à la majorité municipale de gérer la ville. D’autres étaient avec le Printemps marseillais au second tour, ils ne le sont plus.

    Le changement de mode de scrutin a pesé dans votre choix ?

    S. G. : Pas du tout. Si j’avais envie d’aller dans une élection, si je ne retrouvais pas mes convictions au sein de la majorité municipale, rien ne m’aurait retenu. Mais on ne peut pas être dans une majorité pendant six ans et en sortir trois mois avant la campagne pour faire autre chose. Je ne vais pas faire semblant d’être dans un camp pendant six ans et ensuite dire que j’ai changé, je vais ailleurs. Ce n’est pas ma façon de faire de la politique.

    Vous confirmez que vous serez bien tête de liste dans les 15-16 ?

    S. G. : Je n’ai jamais lâché les 15e et 16e arrondissements. J’y ai commencé ma vie politique et je la finirai là. Oui, je serai représentante dans les 15e et 16e arrondissements pour l’union de la gauche, pour qu’ils soient plus forts avec le Printemps marseillais.

    Vous parliez de la place des quartiers populaires, des associations pointent leur manque de représentation…

    S. G. : Dans le cadre de la rénovation urbaine, j’ai fait beaucoup de réunions publiques où j’ai rencontré beaucoup de Marseillais que ce soit à Air Bel, à Corot, Frais Vallon, la Busserine, la Savine, la Bricarde, la Castellane… Il n’y a pas un quartier où je n’ai pas été présente. Défendre les quartiers populaires, cela ne se décrète pas deux mois avant l’élection, cela se fait dans l’action, au quotidien. Quand on fait la HCup, les réunions publiques de la rénovation urbaine, l’Eté marseillais, la flamme olympique… Ce n’est pas pour les quartiers populaires ?

    Certains élus qui étaient autour de vous ont dû arrêter. Quelles forces apportez-vous au Printemps marseillais ?

    S. G. : Ce sont des élus pour lesquels j’ai beaucoup d’affection et d’amitié. Je suis quelqu’un de fidèle. La force que j’apporte maintenant, c’est celle que j’ai apporté depuis six ans.

    En face de vous, Sébastien Delogu avait obtenu 60% des voix dès le premier tour aux législatives…

    S. G. : Il n’est pas face à moi. A l’heure où on se parle, je ne sais pas où il sera, il est candidat à la ville de Marseille, on verra. Chacun fera ce qu’il a à faire dans cette campagne.

    Une extrême droite créditée de 30% d’intentions de vote au premier tour, cela vous alerte ?

    S. G. : Il faut que chacun réfléchisse bien, notamment les électeurs de gauche dont ce n’est pas la culture de permettre au Rassemblement national de gagner. La candidature de la France insoumise est le marche pied du Rassemblement national. Si demain si le Rassemblement national gagnait Marseille, ce serait une catastrophe pour la France. Ceux qui pensent qu’il amènerait l’ordre à Marseille se trompent, ce serait le chaos et le désordre.

    Vous vous présentez sous une étiquette particulière ?

    S. G. Ca reste Marseille avant tout. Mais encore une fois, nous sommes dans le Printemps marseillais. Personne ne m’empêchera de dire ce que je pense, encore moins aujourd’hui que hier. En tant que maire adjointe de la deuxième ville de France, j’ai pu mener toutes les actions que j’ai voulu mener à bien, avec les moyens que le maire m’a laissé avoir. Si quelque chose ne m’allait pas, je serais partie, je n’étais pas en concubinage ! Ce qui m’a animé, c’est qu’on réussisse ensemble, sinon cela aurait été un échec collectif. En six ans, ce n’est pas notre groupe qui a posé des problèmes au Printemps marseillais, moi je n’ai pas trahi.

    Vous comptez rester maire adjointe ?

    S. G. : C’est le maire de Marseille qui décidera de la place qu’il accordera aux uns et aux autres, il faut lui laisser ce soin.

    Propos recueillis par Yves Souben

  • Saint-Jean-de-Védas : une ville endeuillée et à l’arrêt qui cherche sa boussole

    Saint-Jean-de-Védas : une ville endeuillée et à l’arrêt qui cherche sa boussole

    Depuis le 5 janvier, Saint-Jean-de-Védas a un nouveau maire. Et contrairement à ce que l’impasse politique laissait présager, ce ne sont pas les divisions au sein de la majorité qui en sont la cause. À 42 ans, l’ex-édile François Rio a perdu la vie le 20 décembre dans un accident domestique. Tragique.

    Les hommages ont été unanimes et si la campagne a été mise en pause, elle reprend peu à peu. Dans la 4e commune de la métropole de Montpellier, l’incertitude est à son comble. Le 5 janvier, lors d’un conseil municipal tendu, l’élue Mireille Passerat de la Chapelle a été préférée à l’ancien 1er adjoint Christophe Van Leynseele pour assurer l’intérim. La retraitée de 78 ans ne devrait pas aller plus loin. Ce qu’il reste de la majorité sortante devenue minoritaire (le budget 2025 avait dû être préparé par la Chambre régionale des comptes), sera-t-elle seulement en mesure de monter une liste ?

    Dans l’opposition de l’ancien maire, ils sont potentiellement six dans les starting-blocks. Deux sont des anciens de l’équipe de feu François Rio. S’il n’est pas encore déclaré, Patrick Hivin, qui se revendique de l’ancien premier ministre de droite Edouard Philippe, pourrait en être en tant qu’« apolitique ». De son côté, Richard Plautin est décidé avec sa liste sans étiquette « Ensemble pour les Védasiens ». Fâché avec le maire défunt depuis l’automne 2024, c’est un ancien compagnon de route de l’ex-édile Jacques Atlan (PS). Richard Plautin veut plus de policiers municipaux, soutenir sport et culture, mieux gérer les finances et « redonner à Saint-Jean sa place à la Métropole ». Il est le seul favorable à l’actuel projet de Contournement ouest de Montpellier (COM) pour « fluidifier la circulation ».

    Cheffe de file du groupe d’opposition « Aimer Saint-Jean », Emmanuelle Mysona mènera une liste « sans étiquette hors des extrêmes ». La professeure des écoles soutenue par des membres de l’équipe de l’ancienne maire Isabelle Guiraud (DVD) veut agir face à la carence de médecins, pour lutter contre les accidents routiers et rénover les maisons vétustes. De son côté, Michel Masson n’est autre que l’ex-mandataire de l’extrémiste de droite Éric Zemmour à la dernière élection présidentielle. Accusé d’avoir construit son mas dans la garrigue en toute illégalité, l’ancien garagiste devenu ciottiste constitue une menace pour l’avenir de la commune aux yeux de la gauche.

    Quelle offre à gauche ?

    Avec le collectif « Pour Saint-Jean », le socialiste Florian Depret mènera une liste « transpartisane, sans extrêmes d’où qu’ils viennent ». Suspendu 6 mois pour sa dissidence aux législatives 2022, celui qui ne portait pas la Nupes (coalition des gauches) dans son cœur insiste sur le collectif. « On n’élit pas un maire mais une liste. On voit que sans majorité, un maire n’est rien. » L’ingénieur informaticien promet « d’apaiser le climat » en impliquant l’opposition et les citoyens. Il entend recréer un cœur de ville (rambla place de l’Ortet), créer un pôle médical védasien et une voie rapide vélos vers Montpellier via la route 613. Florian Depret veut rénover les « passoires thermiques » dans les écoles et créer un « hub solidaire » pour les associations. Comme lui, Philippe Hippert est contre le projet de COM de Vinci mais pour un « boulevard urbain ». À la différence que le président de l’association « Saint-Jean Environnement » revendique une « liste de gauche plurielle dans l’esprit du Nouveau front populaire ». En pourparlers avec Place publique et Génération.s, l’ancien principal de collège a le soutien de l’Engagement et des Écologistes. « On ne se cache pas derrière notre petit doigt », précise-t-il face aux listes dites « apolitiques ». Avec le Collectif védasien, l’ex-élu sous Jacques Atlan veut « sortir de la gouvernance verticale » et une vice-présidente pour Saint-Jean à la Métropole. Philippe Hippert assume son opposition ferme au projet de chaufferie CSR traitant les déchets. « On peut les trier déchets et travailler avec Lunel et Sète. » Il souhaite construire des logements sociaux dans la « mixité » des quartiers et « arrêter d’urbaniser les terres agricoles ». Comme Florian Depret, il veut mieux isoler les écoles et imagine une maison médicalisée pour attirer des médecins. Un accord de 2nd tour serait-il possible ?

  • [Sondage La Marseillaise] Pour la droite, le Rassemblement national est « l’assurance-vie » de Benoît Payan

    [Sondage La Marseillaise] Pour la droite, le Rassemblement national est « l’assurance-vie » de Benoît Payan

    À deux mois des élections, la course à l’hôtel de ville s’annonce disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié lundi, place Benoît Payan (DVG) et Franck Allisio (RN) en tête du 1er tour avec 30% des intentions de vote chacun. Martine Vassal, la candidate (DVD) de l’alliance de la droite, en recueille 23%. Sébastien Delogu (LFI) est lui crédité de 14%.

    Dynamiques croisées

    La réaction de l’équipe de campagne de Martine Vassal n’a pas tardé. Dans un communiqué, elle appuie sur la volatilité de l’électorat. « Les sondages se suivent et ne se ressemblent absolument pas. En deux mois, on a eu trois candidats différents en tête, on voit bien que c’est une élection très incertaine qui sera sûrement la plus serrée de l’histoire », appuie Romain Simmarano (Ren), porte-parole de la candidate. Sur les réseaux, ce dernier poste un tableau faisant la moyenne des sondages précédents. Une façon d’atténuer l’impact. Mais le document met en valeur deux dynamiques qui se croisent : celle de sa candidate qui perd six points depuis son entrée en campagne en septembre et celle de Franck Allisio qui en gagne autant sur la période.

    « Il faut se souvenir que notre liste était à 21% il y a un an. Cette élection n’est pas jouée, tout est très ouvert, voilà ce que disent ces sondages », répond Romain Simmarano. Pris en étau entre une extrême droite dont Martine Vassal a admis partager des valeurs, et une gauche sortante dont le socle est plus large qu’en 2020, la droite essaie de s’ouvrir une voie pour être dans « le match » de cette élection.

    « Le grand fantasme de Benoît Payan d’installer un match avec le RN se met en place. En 2020, il a utilisé Michèle Rubirola en bouée de sauvetage, en 2026, ce sera Allisio », note Maxime Boudet, porte-parole de Renaissance Marseille. « Il a bien compris que c’est pour lui une assurance-vie, car le RN ne peut pas gagner », renchérit Romain Simmarano, pour qui l’alliance des macronistes aux LR reste « la seule voie médiane, raisonnable et ambitieuse ».

    L’entourage de Martine Vassal appelle aussi à recentrer le débat. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « idées » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. « La campagne commence, on va pouvoir parler projet et vision. La propreté, la RTM, ce n’est plus l’enjeu », estime Maxime Boudet, souhaitant voir le centre macroniste prendre toute sa part. « Les résultats de Berland en 2020 montrent que sont les voix qui manquent aujourd’hui à Martine Vassal. On doit aller chercher les électeurs du centre. Renaissance peut rapporter ces voix à Martine Vassal ». Ces mêmes voix qui s’étaient déjà refusées en 2020 ?