Tag: Municipales 2026

  • L’Union pour Arles veut remettre les habitants au cœur des décisions

    L’Union pour Arles veut remettre les habitants au cœur des décisions

    Trop plein dans la salle. Les chaises passent de main en main pour se poser là où il reste de la place. Ce jeudi 12 mars, la liste d’union de la gauche (hors LFI et les Écologistes) de Nicolas Koukas (PCF) est rassembleuse pour son dernier meeting avant le premier tour.

    Le processus citoyen de l’Appel d’Arles, qui a mené à l’Union pour Arles, a su fédérer. L’une de ses instigatrices qui figure sur la liste, Lucile Venet-Leduc, rappelle : « On avait pour but de rassembler toutes les gauches d’Arles comme le Nouveau front populaire lors des législatives de 2024. » Après avoir récolté plus de 500 signatures, le collectif s’est réuni régulièrement « pour travailler sur différents thèmes sous forme d’ateliers ». Le projet politique qui en émane a convaincu neuf partis politiques, qui soutiennent une liste composée de 80% de femmes et d’hommes issus de la société civile.

    Cette méthode a aussi remporté l’adhésion de déçus de Patrick de Carolis (Horizons), à l’instar de Sophie Aspord, son ancienne adjointe déléguée à l’urbanisme, qui explique avoir « choisi l’union plutôt que les arrangements (…) la loyauté plutôt que les trahisons », à travers la candidature de Nicolas Koukas.

    Concertation

    et contribution

    Car « l’autocratie » du maire sortant a laissé des stigmates. Richard Vidal, ancien ingénieur dans l’industrie chimique et pharmaceutique qui deviendra premier adjoint en cas de victoire de l’Union pour Arles, dit s’être « engagé parce que je vois ma ville se dégrader d’année en année : un urbanisme sans direction, chaotique, une voirie déplorable, des caniveaux qui débordent lors d’événements pluvieux, une propreté qui laisse à désirer et surtout ni concertation ni proximité avec la municipalité alors que ce lien est indispensable au bon fonctionnement d’une Ville ».

    Son colistier, Mehdi Herouali, abonde : « De nombreux Arlésiens ont l’impression de ne plus être écoutés et associés aux décisions qui concernent leur quotidien. (…) Une commune ne peut avancer que si ceux qui la représentent restent proches des habitants. » C’est la méthode que promet d’adopter l’équipe de l’Union pour Arles. « Je refuse cette démocratie froide, distante, technocratique », affirme Nicolas Koukas. Concrètement, le candidat souhaite créer une direction municipale dédiée à la démocratie contributive, mettre en place des budgets participatifs dans chaque quartier et chaque village, organiser des conseils municipaux délocalisés, mettre en place le référendum d’initiative citoyenne ou encore créer un observatoire citoyen pour évaluer les engagements municipaux.

    À vingt ans, Maissa Ayad, la benjamine de la liste, assure qu’une frange de la population se sent particulièrement « délaissée » : « Les jeunes. » « On leur a promis des choses qui n’ont jamais vu le jour, poursuit-elle. La jeunesse mérite qu’on lui mette à disposition tous les moyens pour réussir. » Parmi les mesures proposées : la mise en place de Maisons des jeunesses, ouvertes en soirée pour l’étude, la création artistique, les débats et l’accompagnement de projets ; le développement de nouvelles filières supérieures, de formations Bafa gratuites ou encore l’instauration d’une aide au permis de conduire selon les critères sociaux.

    « Une équipe soudée »

    La proximité que porte l’Union pour Arles passe aussi par l’existence de services publics « partout, avec des mairies annexes utiles ». La liste veut renforcer les moyens alloués aux centres sociaux « qui ont beaucoup souffert », mais aussi accroître de la présence humaine « avec des médiateurs et des maisons communes » pour assurer la tranquillité du quotidien.

    Pour assurer la pérennité de ce projet municipal et « avoir une équipe fidèle, soudée, rassemblée », les colistiers ont signé une charte d’engagement. Nicolas Koukas l’annonce : « Cette liste du premier tour, qui s’est construite après tant d’échanges, sera la même que celle du second tour. Parce que lorsqu’on entraîne une équipe on ne la change pas. »

  • Le Gard, un scrutin scruté au national

    Le Gard, un scrutin scruté au national

    C’est un grand mouvement de bascule que pourrait opérer le Gard avec ces élections municipales des 15 et 22 mars. D’abord parce que la capitale du département pourrait revenir à gauche. C’est en tout cas la tendance confirmée par tous les sondages. La personnalité de Vincent Bouget (PCF), sa démarche d’écoute de la population et les nombreux soutiens de poids reçus lui ont permis d’engranger une réelle dynamique. « L’élection à Nîmes est scrutée au niveau national », annonçait la députée européenne socialiste Chloé Ridel il y a quelques semaines. Effectivement, le basculement de Nîmes serait un petit séisme. D’abord parce que la ville, gérée depuis plus de vingt ans par Jean-Paul Fournier, est la dernière cité de plus de 150 000 habitants dirigée par Les Républicains en France. Ensuite, parce que Vincent Bouget pourrait à l’inverse permettre au PCF de conquérir à nouveau une ville de cette ampleur. il pourrait aussi l’emporter au Havre, ville de 166 000 habitants où le député Jean-Paul Lecoq est donné au coude à coude avec Édouard Philippe, le maire sortant.

    Rivenq impopulaire à Alès

    À Alès, la donne semble plus difficile pour la gauche. D’abord parce que la droite municipale reste unie après que Max Roustan a laissé le fauteuil de maire à Christophe Rivenq il y a un peu plus d’un an. La gauche avance aussi divisée avec une liste PCF-LFI et une liste PS-Écologistes, qui ne permet pas d’avoir la même dynamique qu’à Nîmes. Mais l’impopularité de Christophe Rivenq et l’envie de renouvellement rendent le suffrage incertain, là où Max Roustan a été réélu dès le premier tour lors des quatre derniers scrutins…

    Sauf union des droites, une victoire de l’extrême droite dans les deux principales villes du département semble impossible (à Alès, le candidat est quasiment invisible). En réalité, en dehors du bastion Beaucaire et des villes ciblées par les députés (lire page 12), l’extrême droite, qui avait pourtant raflé les six circonscriptions lors des dernières législatives en juin 2024, peine à confirmer son ancrage local. Le parti lepéniste illustre ainsi ses difficultés à monter des listes et à s’appuyer sur des candidats « crédibles ». Face à ce constat, le RN a gangréné de nombreuses listes de droite sans mentionner d’étiquette politique pour entretenir le flou. Une union des droites devenue en somme de moins en moins tabou à l’échelon local, qui prolifère tant en Camargue gardoise que dans le Gard rhodanien.

    Outre les grandes villes, les Cévennes, qui avaient comme le reste du département voté majoritairement à l’extrême droite aux dernières législatives, font tout de même de la résistance pour ces élections municipales. Ainsi, le Parti communiste est seul en lice à La Grand-Combe, Cendras, Domessargues, Le Martinet et conservera donc plusieurs communes. Emmanuel Grieu (Debout!) et l’ancien député Michel Sala (L’Après) resteront aussi aux commandes de leurs petites communes rurales cévenoles. À Anduze, au Vigan, à Barjac ou encore à Saint-Martin-de-Valgalgues, les maires sortants de gauche ont de la concurrence mais ils s’appuient sur un solide bilan avant le scrutin. Partout des listes citoyennes, sans bannière politique mais prônant des valeurs progressistes, ont aussi été montées et se mobilisent contre l’extrême droite.

    À la veille du premier tour, ce dimanche 15 mars, les élections municipales dans le Gard, symbole de la tripartition de la vie politique française, n’ont ainsi jamais été aussi incertaines.

  • [Entretien] Christophe Terras : « L’enjeu est d’empêcher le RN de prendre Draguignan »

    [Entretien] Christophe Terras : « L’enjeu est d’empêcher le RN de prendre Draguignan »

    La Marseillaise : Vous avez mené
    des consultations sur de nombreux sujets (école, démocratie, transports, santé, logement…). Quels enseignements en tirez-vous
     ?

    Christophe Terras : Ça répondait à un besoin. Les gens ont été contents de nous voir leur poser des questions. Certains pensaient même, au début, que c’était la municipalité qui s’était lancée dans une enquête sur l’école. Ce qu’ont révélé ces enquêtes, c’est que les gens ne se sentent pas du tout écoutés et qu’ils ont une soif de s’exprimer. Ce qui correspond tout à fait à la philosophie de notre liste, donc on en a été ravi.

    De manière plus générale, vous êtes la première liste de gauche à vous présenter à Draguignan depuis 2014. Comment évaluez-vous l’accueil que vous avez reçu sur le terrain ?

    C.T. : Beaucoup de gens nous ont remerciés en nous disant qu’ils allaient enfin pouvoir voter à gauche. Quant à l’accueil, il a été au-delà de nos espérances. On a fait du porte-à-porte, ce qui n’était pas évident, car certains militants découvraient cet exercice. Tout le monde en est ressorti ravi. On a vraiment reçu un très bel accueil de la part de la population.

    Quel sera pour vous l’enjeu principal de cette élection ?

    C.T. : Ce sera d’empêcher le Rassemblement national de prendre la ville. C’est vraiment aussi l’un de nos axes de campagne. Et, pour cela, celle-ci aura été utile car on a mis en avant des problématiques sur lesquelles le RN n’est pas à l’aise : le social, le logement, les transports, l’écologie urbaine… Ça les a obligés à jouer en dehors de leur zone de confort. Ils pensaient faire une campagne sur les SDF et les crottes de chien (sic), et il a fallu qu’ils sortent des bois sur ces thèmes. Ce qui est apparu est une méconnaissance totale de la ville et des sujets techniques.

    Vous êtes l’une des rares listes à avoir rassemblé la quasi-totalité du spectre de la gauche avec LFI, mouvement de la numéro 2 de liste, Sylvie Borgogno. C’est une satisfaction ?

    C.T. : Oui, nous sommes très fiers d’avoir eu le soutien de LFI jusqu’au PS. Ça a fonctionné loin des bisbilles nationales et, pour nous, le seul moyen que la gauche existe, c’est justement l’union de toutes les gauches. Tant qu’elle sera divisée, elle sera condamnée, dans le pays et à Draguignan encore plus, à être inaudible, voire inexistante. Évidemment, on a eu des critiques du style « jamais LFI, c’est pas possible ». Les mêmes qu’on faisait au Parti communiste il y a 20 ou 30 ans d’ailleurs. Les militants locaux ne s’y sont pas trompés et ne sont pas du tout entrés dans ce jeu-là. Ces critiques, ce sont celles de la droite, et lorsque la gauche est unie, la droite, évidemment, lui tape dessus. Mais pour nous, c’est plutôt un bon signe.

    Avez-vous déjà une stratégie établie selon les différents scénarios du second tour ?

    C.T. : Elle est limpide depuis le début : nous ne mènerons aucune stratégie qui pourrait favoriser la prise de la ville par le Rassemblement national. On a différentes stratégies qui peuvent être décidées, et notre position pour le second tour sera décidée démocratiquement, avec l’ensemble des gens qui ont participé à la campagne et l’ensemble des colistiers, qui seront invités à se prononcer avant le second tour. Mais une chose est sûre, c’est qu’on a des principes qu’on a arrêtés depuis le début, et l’un des premiers, c’est de ne pas favoriser l’arrivée au pouvoir du RN.

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son programme de rupture

    Saint-Cyr à gauche dévoile son programme de rupture

    Dernière répétition pour Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à Gauche. Mercredi, la candidate a notamment présenté une partie de ses colistiers, et rappelé les grands axes de son programme, lors d’une ultime réunion publique à quatre jours des élections.

    Un programme « de rupture », que la liste veut concrétiser de manière participative, « en écoutant les habitants, en répondant à leurs besoins, en les associant aux décisions », martèle Sylvie Vinceneux. « Le maire ne répond pas aux questions. Il y a de nombreux sujets sur lesquels on a aucune information. Celle-ci doit être sérieuse et documentée, c’est le premier prérequis de la démocratie locale », appuie le numéro 2 de la liste, Dominique Olivier (PS), conseiller municipal d’opposition depuis 2015.

    Un budget qui réduit les marges de manœuvre

    Priorité : le logement, « votre préoccupation première, pour vous ou pour vos enfants et petits-enfants », soutient la responsable de la commission nationale logement du PCF. « Combien sont obligés de quitter notre ville faute de logements abordables ? C’est l’envers de la carte postale du tout-tourisme. Même les salariés essentiels pour le faire tourner ne peuvent se loger. »

    Solution proposée : taxation des 45% de résidences secondaires, lutte contre les Airbnb et la spéculation foncière, rénovation des passoires thermiques, mise en place du bail réel solidaire et atteindre les 25% de logements sociaux – « accessibles aux foyers ayant jusqu’à 4 900 euros de revenus », rappelle Sylvie Vinceneux, qui prévient que « le manque de logement génère une diminution de la population, et aura des impacts sur les services publics, l’accès au travail, et l’attractivité ».

    La candidate a, comme lors de son dernier meeting, abordé la question des transports, réitérant sa proposition de mise en place d’un « schéma de transports en commun cohérent », avec entre autres la réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat et la mise en place d’une navette gratuite pour les PMR et les seniors. Celle de la santé aussi, avec la création d’un centre de santé et d’une mutuelle municipale « abordable », ou encore, pêle-mêle, la sécurité, avec une politique « préventive et répressive », la transition écologique qui « impacte tous les aspects de la vie quotidienne », la jeunesse, avec une tarification juste pour les écoles et la gratuité des fournitures scolaires, et le soutien au monde associatif, à la culture et au développement du sport santé.

    Sylvie Vinceneux promet aussi de porter « une attention particulière à une meilleure gestion de l’agglomération sud Sainte Baume, élément essentiel de notre vie quotidienne » et de « défendre des services publics de qualité », dans un contexte « de baisse de 2,5 milliards des dotations aux collectivités locales dans le budget 2026 de l’État, voté par les forces politiques du centre, de droite et bien sûr du RN, qui va réduire de façon drastique les marges de manœuvre ».

  • Jean-Pierre Squillari promet un nouveau souffle pour Aubagne

    Jean-Pierre Squillari promet un nouveau souffle pour Aubagne

    Devant les quelque 450 Aubagnais présents dans la salle du Bras d’or, Jean-Pierre Squillari, tête de la liste d’union de la gauche hors LFI, Aubagne en commun, a clamé son désir de redonner vie à une ville qu’il considère n’avoir « jamais été aussi sale, une voirie qui n’a jamais été aussi dégradée ». En introduction, une vidéo a résonné dans la salle, affichant le militant anti-narco et colistier du Printemps marseillais, Amine Kessaci, en soutien de cette « liste qui peut apporter de l’espoir, du changement ». Un début de meeting donnant le ton d’une candidature de rupture.

    De fait, entouré sur scène de ses colistiers, le candidat dénonce un mandat destructeur et promet « de défendre l’intérêt général (…) avec les 31 personnes impliquées dans la vie commune ». Et d’insister sur un changement pour et avec les habitants, une mairie main dans la main avec sa population, avec un désir assumé : recourir au « référendum d’initiative citoyenne ».

    Faire respirer la ville

    L’enjeu, s’il gagne la ville, sera de mettre fin aux travaux de bétonisation du maire sortant, qu’il accuse d’un « bilan catastrophique ». Pour marquer son opposition à Gérard Gazay (LR) et à Joëlle Mélin (RN), Jean-Pierre Squillari martèle une même critique : « Non à l’Aubagne en béton ! »

    La tête de liste promet un rassemblement « pour une vraie rupture et un vrai renouveau », qu’il veut progressiste, pour dépasser ce qu’il nomme la « léthargie » des dernières années. Avec son discours, il scande en trois rythmes son programme : « réparer Aubagne, la faire respirer, la protéger ».

    Il a enfin détaillé ses intentions : celles « d’un service public de qualité », « d’un centre-ville attractif », « d’espaces naturels préservés ». En bref, une ville au nouveau souffle, animée par des « événements culturels, populaires, pour retrouver cette convivialité, cette certaine idée d’Aubagne que nous partageons », a-t-il conclu sous les applaudissements.

  • À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    Déclarée candidate, le 6 février, Sophie Joissains aura mené une campagne express. La première en son nom, elle qui a succédé à sa mère en 2021. Un mois qui lui a permis d’assurer le service minimum et de figurer en tête des sondages devant le député (PS) Marc Pena, candidat de l’union de la gauche rassemblée hors France insoumise, et l’extrême droite en pleine poussée. Mercredi pour son grand meeting de campagne, le conservatoire Darius-Milhaud affichait complet.

    « Inepties »

    Vers 19h, la tête de liste Passionnément aixois y a été accueillie sous les applaudissements d’un public convaincu. Après une vidéo présentant son Comité de soutien, fait d’inconnus et de personnalités dont Arnaud Clément, Mohand Sidi Saïd, Kévin Polizzi, Jean-Hervé Lorenzi, Andrea Ferreol, Paule Constant, Michel Faure, Denis Coutagne ou Muriel Hurtis, ses colistiers sont apparus sur scène.

    Chauffée par un Bella ciao revisité par le duo Pop’Corse, Sophie Joissains les a ensuite rejoints pour présenter son programme, entre bilan et perspectives. Reconnaissant un mandat difficile, elle a d’abord salué sa mère Maryse, absente mercredi, « un maire bâtisseur » qui a réveillé la belle endormie et n’a pas oublié les fidèles Gilles Susini et Gérard Bramoullé, disparus, comme « moins personnel… le conseil de territoire du pays d’Aix ».

    Malgré une Dotation globale de fonctionnement en baisse de 15 millions et 8 millions d’aide de l’État en moins, le Muséum d’histoire naturelle sera construit d’ici trois ans. Ces projets de mandature ont égrené son discours ouvert sur le thème « central » de la sécurité. La maire a défendu son bilan et dérogé à sa règle, pointant « les inepties » de ses adversaires dont « M. Pena, le candidat de la gauche et a priori de l’extrême gauche qui va s’allier avec un parti qui veut désarmer la police ». La salle applaudit.

    Incivilité, éducation, rue des écoles, augmentation des heures du périscolaire, centre d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences, tout y passe jusqu’aux « amis à quatre pattes » qui auront leur cimetière. La salle applaudit encore et davantage lorsqu’elle ajoute « sans aucune augmentation des impôts communaux ».

    Transports, avec un nouveau BHNS en site propre, et logement constituent les deux autres gros volets du programme. Elle, propose « une construction maîtrisée de la ville » à l’image de l’écoquartier de la Constance décrié par ses opposants, refuse des immeubles collectifs dans les dents creuses et veut développer le logement intermédiaire plus que le logement social proposant d’en intégrer 15% dans tout nouveau projet immobilier.

  • Laurence Jouanaud veut rendre Châteauneuf à la gauche

    Laurence Jouanaud veut rendre Châteauneuf à la gauche

    Si elle est élue, la liste d’union de la gauche de Châteauneuf-les-Martigues aura un principe : « Faire des budgets de besoins et pas de moyens. » C’est ce qu’a assuré Jacques Messeguer (PCF), colistier de Laurence Jouanaud (PCF) et adjoint à l’éducation sous Vincent Burroni (PS), lors du meeting de premier tour.

    Et des besoins, dans cette commune de l’étang de Berre, il y en a. D’abord en termes de pouvoir d’achat. La liste Un élan pour l’avenir veut instaurer le repas de cantine à un euro, diminuer au maximum le reste à charge des familles pour permettre aux enfants de participer aux classes de découverte ou aux colonies de vacances ou encore proposer une aide financière aux jeunes pour l’obtention du permis de conduire et du Bafa.

    Laurence Jouanaud et son équipe veulent aussi pallier les problématiques de logement. « Lors de nos rencontres, les habitants nous ont remonté le mal-logement dans le parc privé, l’impossibilité d’accéder au logement social, les loyers qui augmentent plus vite que les revenus, les charges qui explosent, les bailleurs qui laissent se dégrader le bâti… », développe la tête de liste, qui promet qu’elle fera tout son possible pour faire appliquer la loi et assurer le droit pour tous à un habitat digne.

    Pour les autres projets structurants qu’elle imagine, comme la réunification des écoles maternelle et primaire à La Mède, la liste certifie qu’« aucune dépense ne sera engagée sans concertation ». « Nous avons l’espoir de rendre notre commune à la gauche, après cette trop longue parenthèse d’immobilisme engluée dans la droite », affirme avec émotion Laurence Jouanaud.

  • Aurélie Grach en lutte pour mieux vivre à Port-Saint-Louis

    Aurélie Grach en lutte pour mieux vivre à Port-Saint-Louis

    « La mairie n’est pas simplement une administration qui gère le quotidien, mais une force politique qui défend sa population et se bat pour son territoire », défend Aurélie Grach (DVG) lors de son meeting de 1er tour mercredi soir. La salle Pagnol était remplie à l’appel de la liste d’union de la gauche hors LFI.

    La candidate a déroulé sa vision de Port-Saint-Louis, « une ville construite par le travail, les ouvriers, les dockers, les pêcheurs, par les familles de tous horizons, une histoire de lutte et de dignité ». Une histoire qui se poursuit lorsque l’assistante sociale de métier rappelle que « le personnel de la maison de retraite souffre, cumulant fatigue, absences et épuisement professionnel depuis plus d’un an et demi » alors qu’il n’y a « plus de cadre de santé et que la seule infirmière est en arrêt ».

    Dans ce contexte, son colistier Jonathan Poutet fustige l’absence du maire (DVD) Martial Alvarez dans « la lutte sans relâche menée par les unions locales CGT du bassin pour le Centre hospitalier de Martigues » dont Port-Saint-Louis et l’Ehpad local dépendent.

    « L’Ehpad, c’est nous »

    Jonathan Poutet affirme que les syndicats « ont arraché 60 millions d’euros pour les urgences par la lutte appuyée par les maires progressistes », déplorant que « le maire manquait à l’appel et qui ne s’est jamais manifesté » sur le sujet, selon le candidat. Sa colistière Valérie Coulomb abonde : « Aucun élu de la majorité ne s’est déplacé quand le personnel de l’Ehpad a alerté la population sur le manque de moyens et les conditions de travail. » Et tient à « rétablir à notre tour la vérité » sur la santé, pointant « une promesse d’un plan de redressement du centre médical Joliot Curie et d’un centre d’imagerie à une semaine du premier tour. C’était sur son tract en 2020 ! ». L’infirmière de métier l’assure : « Nous avons déjà pris des contacts » pour refinancer le centre médical et « créer un forum santé pour rencontrer les professionnels » et les attirer.

    Nicolas Trapet, docker et amateur de football, déplore aussi « un maire qui ne veut jamais nous écouter » quand « ça fait des années qu’avec la FCPE on se bat pour installer la clim dans les écoles qui sont des fours dès le mois de mai ». « On nous parle de pièces fraîcheur, donc nos gamins subissent et fatiguent toute la journée et pendant un quart d’heure au frigo ? Ils méritent mieux ! », tance le colistier.

    « C’est pour vous qu’on ne lâchera rien », promet Aurélie Grach, en conclusion.

  • Loïc Gachon veut poursuivre son action pour la protection des Vitrollais

    Loïc Gachon veut poursuivre son action pour la protection des Vitrollais

    À l’approche du premier tour, Loïc Gachon (PS) a un message à faire passer aux électeurs : « Si les Vitrollaises et les Vitrollais partagent avec nous cette envie d’aller de l’avant et de solidarité, il n’y a pas d’hésitation à avoir. » Le maire sortant a distillé les mesures de son projet au cours de nombreuses réunions publiques dans les différents quartiers de la ville de 37 000 habitants. Ce jeudi 12 mars, à 18h30, il tient son meeting de campagne au sein de la salle Guy Obino.

    S’il ne devait retenir qu’une proposition de son programme, qui est « un équilibre subtil entre la protection, la projection dans l’avenir, le vivre-ensemble », ce serait la municipalisation du réseau de chaleur. « C’est le projet emblématique qui va changer la donne à Vitrolles, affirme Loïc Gachon. On est en train de développer une offre pour une chaleur durable, renouvelable, à prix fixe pour trente ans à la place de l’alimentation en gaz. » Ce réseau permettra d’alimenter 12 000 ménages. La majorité sortante a également déjà engagé un projet de communauté d’énergie photovoltaïque.

    En deuxième position sur la liste, Lalia Attaf, adjointe en charge des espaces publics lors du dernier mandat, insiste sur deux engagements : « Sur la sécurité, on va mettre en place des réunions entre la police municipale et les CIQ une à deux fois par an pour faire le point. On va aussi accompagner la création de collectifs d’habitants dans des micro-quartiers pour plus d’horizontalité dans la gestion municipale et de dialogue avec nos services. »

  • Austérité et exclusion, dans le programme du RN à Marseille

    Austérité et exclusion, dans le programme du RN à Marseille

    Lors de la venue de Jordan Bardella à Marseille le 6 mars dernier, Franck Allisio se gargarisait de faire main basse sur les voix de droite. « Les électeurs de Martine Vassal ne se tromperont pas », affirmait-il, sûr de lui. Au service de cette ambition, son programme assume désormais être « pro-business ». L’extrême droite veut ainsi dérouler le tapis rouge aux multinationales avec « comme objectif l’installation de 5 sièges sociaux d’entreprises de taille internationale », promet de protéger « les propriétaires et les investisseurs » dans le bâtiment, notamment en dérégulant les permis de construire. Il veut même livrer une partie du foncier portuaire au tourisme d’affaires avec une « marina du nord de Marseille », un projet qui « menace directement l’équilibre industrialo-portuaire de la ville et les 17 000 familles qui vivent de cette activité », alertait la CGT du Port.

    Surtout, il promet aux propriétaires et entreprises des baisses d’impôts conséquentes. « L’objectif sera la baisse de 20% de la taxe foncière, de la contribution foncière des entreprises et de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères », décrit le programme. Soit pour la Ville de Marseille, un manque à gagner de 100 millions d’euros, alors même qu’un amendement du RN qu’il avait voté à l’Assemblée projetait de réduire les dotations aux communes.

    Plages interdites

    De l’argent, il en faudra pourtant quand le candidat, qui veut mettre les écoliers au garde-à-vous devant le drapeau, promet d’instaurer le port de l’uniforme dans les écoles. Une bagatelle de plus de 15 millions d’euros au bas mot. Il faudra surtout payer les 1 200 agents de police municipale que Franck Allisio compte recruter sur le mandat (environ 100 millions d’euros par an) et les 2 000 caméras de vidéosurveillance qu’il veut installer.

    La sécurité en effet, « s’est imposée comme le fil rouge, ma ligne directrice », assurait vendredi Franck Allisio. Dans son programme, il cible pêle-mêle « narcotrafiquants », « voyous », « racailles » dont il veut expulser les familles des logements sociaux. Ses propositions semblent pourtant pour la plupart irréalistes. Ainsi de l’état d’urgence qu’il réclame pour Marseille, avec un couvre-feu imposé aux mineurs, une proposition qui dépend du président de la République. Cette politique sécuritaire, il veut la faire entrer à l’hôpital en interdisant aux familles d’entrer aux urgences. Il veut en effet restreindre l’accès à un accompagnant par patient, une décision illégale qui n’est pas de son ressort. Tout aussi illégal est son « pass anti-racailles » qu’il souhaite mettre en place dans certains parcs et plages sur certains horaires, pour en réserver l’accès aux seules personnes âgées et familles.

    S’ajoute une chasse au « wokisme » et des « associations militantes à vocation politique » qu’il veut chasser des écoles et des bibliothèques. Ce réflexe de censure vise tout le monde associatif, avec l’annonce de la fin des « subventions politiques et idéologiques », un motif suffisamment flou pour ratisser large. Mais après le triple audit promis, pas sûr que cela suffise à couvrir les 100 à 200 millions d’économies qu’il compte réaliser pour « réorienter les moyens municipaux vers l’essentiel ». Au risque de saper le service public municipal.