Tag: mouvement citoyen

  • « Engager tout le monde à faire République »

    « Engager tout le monde à faire République »

    La Marseillaise : Pour sa rentrée, Mad Mars pose la question « S’engager en politique, ça vaut encore le coup ? ». Pourquoi ce fil rouge ?

    Olivia Fortin : Parce que beaucoup d’entre nous sommes en colère de la situation, on le voit avec le mouvement de jeunesse, et sentent que le réel pouvoir de décision sur les choses qui structurent notre monde est en réalité très loin. On est beaucoup à essayer de faire bouger les lignes localement mais dans un cadre qu’on ne maîtrise pas, et cela crée de la désespérance, surtout quand des forces obscures essaient d’apporter des réponses simplistes à des problèmes complexes. Pour nous mouvements citoyens engagés à Marseille, il est important de créer une occasion d’en débattre. Des Marseillais, nos élus Juliette Masson, Clara Jaboulay et Kader Bennacer auront la parole, mais aussi à deux personnalités qu’on apprécie : Camille Pouponneau, l’ex-maire de Pibrac qui a fait de sa démission un geste politique dans le livre Maires, le grand gâchis. Et Quitterie de Villepin qui a initié plein de mouvements démocratiques.

    Quelle est l’idée ?

    O.F. : Évidemment nous nous tournons vers l’espoir d’une action politique partagée. L’idée est de ne pas s’en tenir à de la désespérance mais de pouvoir se dire qu’on a tous et toutes intérêt, mais aussi de la joie à trouver, dans le fait de combattre. Mad Mars est un mouvement différent d’un parti politique classique, qui par nature n’est pas amené a priori à soutenir tel ou tel candidat mais à défendre le modèle de société auquel on aspire. Et donc à être présent auprès des habitants, et des Marseillais.

    En 2027, quel peut être l’engagement national d’un mouvement local comme Mad Mars ?

    O.F. : Ma conviction, c’est que nous, élus locaux mais pas que, sommes d’une certaine façon le visage de la République. Les Français peuvent parfois se sentir abandonnés, avec d’énormes difficultés sur le pouvoir d’achat, l’accès à des services publics de base, la non-gestion de la crise climatique, avec, légitimement parfois, l’impression d’être abandonnés par un pouvoir public national qui ne prend pas en compte les injustices. Je nous vois, nous qui sommes engagés dans la société, et ce n’est pas seulement les élus, une responsabilité à combattre ce sentiment, en étant à nos places et à nos rôles, auprès des habitants, en allant discuter avec eux et prendre un prétexte pour le faire. La meilleure manière de faire campagne aujourd’hui pour la société à laquelle j’aspire, c’est d’engager tout le monde à faire République, parce que c’est le meilleur rempart à ce qu’on veut nous proposer.

  • Le message des Gilets jaunes marseillais au gouvernement

    Le message des Gilets jaunes marseillais au gouvernement

    Une cinquantaine de Gilets jaunes se sont retrouvés samedi matin sur le Vieux-Port pour une marche vers la Préfecture. Ils ont lancé un appel à la justice sociale et à l’unité citoyenne pour défendre le pouvoir d‘achat, la jeunesse, les services publics. « Depuis Marseille nous adressons un message au gouvernement. Ecoutez ceux qui travaillent et qui cherchent un emploi, écoutez les jeunes, les familles, tous ceux qui chaque mois doivent calculer pour réussir à vivre ! Nous demandons simplement que le peuple soit écouté ! », a lancé Emma, intérimaire, mère de deux enfants. « Les commerçants, les personnels soignants, les policiers, tous les citoyens en ont ras-le-bol », explique son compagnon, Damien, 24 ans, qui distribue des tracs, et rappelle qu’il a été « à 16 ans en 2018 le plus jeune Gilet jaune de Marseille ».

    « J’ai une colère en moi, je suis capable de tout casser », lance Jamila, ancienne aide soignante à la retraite. « Y a rien qui va, la vie chère, les médicaments qui sont mal remboursés, la guerre à Gaza et en Ukraine. Réveillez-vous les gens ! » « Le peuple souffre » résume Rosie, 74 ans, qui a ressorti ses belles pancartes bariolées de 2018.

    « On se doit d’être de toutes les mobilisations sociales à côté des Gilets jaunes comme l’a dit Fabien Roussel lors de la Fête de l’Humanité » dit Ariane Lombardi, membre de la Fédération du PCF. « C’est un mouvement citoyen porté par des valeursà positives et qui répond à de réels problèmes de Français, c’est-à-dire pouvoir vivre dignement, se loger, se nourrir, se cultiver, envisager un avenir meilleur. »

  • Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un ancien champ de tir militaire transformé en parc photovoltaïque de 4,5 hectares : l’aboutissement d’un projet mûri depuis sept ans, parti de la volonté d’une association d’habitants de la vallée, a été inauguré vendredi. Le chantier a commencé à l’été 2025, avec la dépollution complète du site. De nombreux explosifs, grenades ou encore obus ont alors été retrouvés et déterrés. L’armée avait quitté cet ancien champ de tir en 2009, sans le dépolluer. Ne sachant que faire du terrain, l’association d’habitants propriétaire du terrain a alors eu l’idée d’y implanter une centrale solaire pour reconvertir le site dégradé.

    « L’idée était de profiter de ce terrain qui ne pouvait pas être cultivé, qui était impropre à d’autres activités, et qui est très bien exposé pour une centrale solaire », explique Virginie Gallon, codirectrice du fournisseur d’électricité renouvelable et citoyenne Enercoop Paca. « L’Ubaye est encore largement importatrice d’énergie, de l’ordre de 60 à 70%. C’est un vrai souci, parce que cette énergie vient des pays du Golfe, du Nigeria, du Venezuela, avec des impacts environnementaux très forts. C’est de ça qu’est partie cette volonté d’essayer de voir ce qu’on pouvait faire pour l’Ubaye », explique Denis Roche, de la coopérative locale d’habitants EMU (Energies Modernes Ubaye).

    De nombreuses réunions de concertation avec les habitants ont été organisées dès le départ pour faire en sorte qu’ils « puissent être informés, mais aussi avoir leur mot à dire », insiste Virginie Gallon. « À chaque fois qu’on a un projet, on a un groupe moteur, de suivi, avec des habitants, des élus, des acteurs locaux, qui va suivre le projet tout le long du développement et émettre des avis, notamment sur l’implantation des panneaux, la taille de l’emplacement du parc » ou encore les mesures environnementales mises en place, détaille la codirectrice d’Enercoop Paca. « On a essayé de faire remonter les attentes des habitants plutôt que d’être dans une logique descendante pour faire quelque chose qui ait du sens », avance Sylvain Gombert, responsable d’investissement pour Energie Partagée, qui accompagne et finance les projets locaux de production d’énergie renouvelable portés par des citoyens. L’idée est également « de ne pas venir en mode colonial sur le territoire, mais bien comprendre toutes les appréhensions, le fonctionnement des associations locales », lance Sophie Picard, chargée de concertation chez Enercoop Paca.

    Investissement

    « L’une des grosses particularités du projet, c’est qu’il y a plus de 85% qui sont détenus par de l’épargne citoyenne, donc de l’actionnariat citoyen », explique Sylvain Gombert. 7 600 citoyens investissent leur épargne chez Energie Partagée, qui sert donc à investir dans ce type de projets de parcs photovoltaïques. « C’est un acte militant », affirme Sylvain Gombert.

    La coopérative d’habitants EMU fait partie des actionnaires du projet. « On va leur céder nos participations, s’effacer, pour faire entrer une coopérative plus locale », explique Sylvain Gombert. « Le pire du pire, c’est quand c’est des fonds de pension, des investisseurs étrangers qui n’ont rien à voir avec le territoire qui sont actionnaires de ces projets-là. La valeur s’enfuit complètement du territoire », regrette le responsable d’investissement.

  • À Naples, la renaissance d’un quartier par la culture et la solidarité

    À Naples, la renaissance d’un quartier par la culture et la solidarité

    La simple évocation du quartier de la Sanità avait le don de provoquer des réactions de rejet à Naples. Il était synonyme de criminalité, de grande pauvreté, de narchomicides et pour tout dire… de Camorra, la mafia locale.

    Mais, depuis plusieurs années, sans disposer de baguette magique, des habitants multiplient les initiatives pour faire changer la vie quotidienne dans leur quartier.

    Figure de proue de cette transformation : l’église Sant’Aspreno ai Crociferi. Défraîchie et inoccupée depuis 40 ans, elle est devenue un musée consacré aux œuvres du sculpteur contemporain Jago, en mai 2023. Le lieu est géré par la coopérative La Sorte, composée de jeunes du quartier : la moyenne d’âge de ses membres est de 24 ans.

    Un réseau citoyen contre la toile d’araignée mafieuse

    Imaginé pendant le confinement, le projet Luce per il rione Sanità (lumière pour le quartier de la Sanità) n’est pas un rayon de soleil isolé dans l’obscurité. La coopérative gère deux autres lieux culturels créés dans des églises désaffectées.

    « Il y a ce que fait notre coopérative, mais aussi toute une nuée de collectifs et d’associations qui ont créé un réseau d’une trentaine de lieux dans tout le quartier », précise Raffaela, une jeune femme qui travaille au sein du musée Jago. « Souvent, dans des lieux religieux abandonnés, on a ouvert ici un centre social, là une galerie culturelle », rapporte-t-elle. Habitante du quartier depuis sa naissance, elle insiste : « Cela fait des lieux ressources pour les jeunes, mais aussi des emplois ». « On fait partie d’une génération qui veut prendre ses affaires en main, même s’ils ne règlent pas tout, ces lieux maillent tout le quartier et contribuent à le faire changer au quotidien ». Face à la toile d’araignée mafieuse, ce réseau citoyen lui a « rendu l’espoir ».

  • L’opposition briançonnaise lance son association

    L’opposition briançonnaise lance son association

    Briançonnais Territoire Vivant », tel est le nouveau nom de l’association lancée, ce mardi, par les membres de la liste citoyenne « Briançon Territoire Vivant », qui avait récolté 38,09% des voix et récolté six sièges d’opposition aux dernières municipales, à Briançon. Une façon d’ouvrir la nouvelle structure à la communauté de communes du Briançonnais tout en gardant l’identité de la liste citoyenne des dernières élections. « En tant qu’association, on peut mettre en place beaucoup de choses. Ce qui nous a beaucoup touchés pendant la campagne, c’est l’éducation à la citoyenneté, explique Stéphane Régnier, l’un des quatre ex-tête de liste aux municipales. On veut la faire vivre, l’organiser par des débats, des formations, des événements plus ou moins formels. »

    Avec six élus, le mouvement citoyen briançonnais dispose d’un groupe constitué au conseil municipal. « Notre but va être de faire du lien et de l’éducation à la citoyenneté et évidemment d’apporter du soutien aux six élus de l’opposition, pour les aider à préparer les conseils municipaux, à faire des interventions justes, à communiquer autour de leurs interventions et faire de la veille politique sur le territoire », projette Stéphane Régnier.

    Associer citoyens

    et élus d’opposition

    L’association permettra aussi d’aider le travail des élus d’opposition avec la force du nombre. « On a un conseil municipal ce mercredi, on a reçu tous les projets de délibération jeudi dernier, et on a la commission technique le lundi, au milieu de ces cinq jours, donc il faut être très rapide et comprendre vite comment on peut intervenir. Donc plus on sera nombreux plus on pourra faire des interventions utiles et intéressantes », explique Stéphane Régnier.

  • [Entretien] Nika Kovac : « 20 millions de femmes en Europe n’ont pas accès à l’IVG »

    [Entretien] Nika Kovac : « 20 millions de femmes en Europe n’ont pas accès à l’IVG »

    La Marseillaise : Vous êtes la coordinatrice du mouvement citoyen « My voice, my choice ». En quoi consiste ce mouvement ?

    Nika Kovac : My Voice, My Choice [ma voix, mon choix, Ndlr.] est une initiative citoyenne qui appelle à une réponse concrète de l’Union européenne sur l’inégal accès à l’avortement. Le cœur de ce mouvement My Voice, My Choice vient d’un simple constat : l’accès facile et sans danger à l’avortement est une question de santé publique qui ne devrait pas dépendre de son code postal, de ses revenus ou de la politique. L’idée m’est venue en 2022, après que la Cour suprême des états-Unis a aboli la jurisprudence Roe v. Wade [qui garantissait l’avortement au niveau fédéral, Ndlr.]. Je vivais à New York à ce moment et j’ai vu comment des droits pouvaient être repris en une seule nuit. Je ne voulais que ce qu’il s’est passé alors arrive en Europe. Avec mon équipe, on a décidé que la protection de l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ne pouvait pas être qu’un combat national. Il y a, en ce moment, plus de 20 millions de femmes en Europe qui n’ont pas un vrai accès à un avortement sans danger. Et parce que nous croyons que le changement vient des mobilisations démocratiques, nous avons décidé d’utiliser le seul outil disponible pour les citoyens européens : l’intiative citoyenne européenne.

    Aujourd’hui, la Commission européenne va se prononcer sur votre initiative citoyenne pour permettre l’accès à l’avortement. Pouvez-vous détailler ce texte ?

    N.K. : Notre proposition ne pourrait pas changer les lois nationales sur l’IVG. Nous demandons la création d’un mécanisme de financement européen qui pourrait aider les états qui aident à avorter, les femmes qui ne peuvent pas y avoir accès dans leur propre pays. Si une femme doit voyager , elle ne devrait pas supporter le poids financier de cette opération seule.

    Ces deux dernières années, plus de 1,2 million de citoyens ont signé cette initiative. C’est un nombre très important. Le parlement européen a d’ailleurs examiné cette proposition et l’a soutenue avec une large majorité. Ce qui a commencé comme une idée est devenu une très large mobilisation féministe à travers l’UE. Le vote d’aujourd’hui n’est donc pas juste sur une question technique, mais de savoir si la Commission européenne respecte le processus qu’elle invite les citoyens à utiliser et si elle est prête a agir quand la santé et la vie des femmes est en danger.

    Pourquoi cette initiative est-elle nécessaire ?

    N.K. : Parce que la santé et la vie des femmes sont en danger à cause de manques d’accès à la santé sexuelle et reproductive de base. Prenez la Pologne, après une abolition presque totale de l’IVG en 2020, des femmes comme Izabela sont mortes car les médecins avaient peur de réaliser un avortement, par crainte d’être criminalisés. Aujourd’hui, les Polonaises voyagent à l’étranger pour avoir accès à ces soins. Elles dépendent des ONG, certaines commandent des pillules abortives en ligne parce qu’elles n’ont pas d’autre choix. En ce moment, il y a Lela, enceinte de 15 semaines, avec un diabète de type 1 qui vomit du sang et qui voit sa santé se détériorer, qui demande un avortement pour sauver sa vie qu’on lui refuse. Et ça se passe aujourd’hui. Ou encore en Croatie, où Mirela Avajda portait un enfant avec une tumeur. L’avortement est légal dans son pays, mais on lui a quand même refusé l’opération et elle a dû se rendre en Slovénie, à ses frais, pour être avortée. La loi existe, l’accès non. Regardez en Italie. L’IVG est autorisé depuis 1994, mais 70 à 80% des médecins sont objecteurs de conscience [peuvent refuser de pratiquer l’avortement, Ndlr.]. Donc l’accès dépend de là où vous habitez. C’est pour ça que cette initiative est importante, elle pourrait créer un filet de securité pour aider ces femmes et leur éviter souffrances et anxiétés. C’est une petite proposition légale qui pourrait faire la différence entre la vie et la mort pour certaines femmes. Ce n’est pas optionnel, c’est nécessaire.

    Il y a une montée des mouvements conservateurs et en particulier anti-avortement, en Europe et dans le monde. Cela vous inquiète-t-il ?

    N.K. : Oui, nous devrions être tous concernés. Car nous savons que quand la politique va vers l’autoritarisme, ce sont les corps des femmes qui deviennent le premier champ de bataille. Faire de ce monde un endroit plus juste et plus solidaire est donc la seule façon de protéger les droits que nous avons.

  • À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    Châteauneuf-les-Martigues n’avait pas vu une telle union de la gauche depuis « au moins deux mandatures », estime Laurence Jouanaud (PCF). Alors, au moment d’inaugurer le local de campagne ce vendredi 23 janvier, la tête de liste et ses colistiers, représentants des diverses composantes partisanes et citoyennes d’« un Élan pour l’avenir », ont partagé la parole.

    Parmi les priorités du groupe : un nouveau mode de gouvernance « plus à l’écoute de la population afin de développer une intelligence et une solidarité collectives », explique Marie-Thérèse Rochedix, des écologistes. Élodie Thiebaut, représentante d’un mouvement citoyen du centre et conseillère municipale d’opposition, dénonce le « comportement autoritaire et antidémocratique » de l’actuelle majorité. Les forces de gauche entendent donc mettre en place des consultations participatives pour les grands projets, qu’elles souhaitent orienter vers le social.

    Elles proposent notamment de rétablir une maison de la solidarité, de rouvrir un foyer pour seniors à la Mède ou encore de mettre en place un bus administratif afin que les services publics de proximité puissent aller au-devant des publics précaires.

    Sécurité et centres-villes

    Un sujet tient particulièrement à cœur à Élodie Thiebaud, infirmière de profession : la santé. « Les communes peuvent être actrices dans ce domaine », maintient-elle. La liste compte mettre à disposition des locaux et instaurer des aides au financement d’équipements, des bourses et des aides aux internes pour attirer les jeunes soignants.

    Marc Lopez, conseiller municipal d’opposition et colistier PS, insiste quant à lui sur la sécurité, ne voulant pas laisser ce sujet au maire sortant (DVD), Roland Mouren, et au candidat RN, Alain Vaccaluzzo : « Il faudra qu’on embauche rapidement des fonctionnaires municipaux et qu’on renforce les actions de proximité et de prévention, avec des médiateurs devant les écoles. (…) En 1970, il y avait un bureau de police nationale à Châteauneuf. Aujourd’hui, on est trois fois plus et on n’a rien du tout. On mettra tous les moyens nécessaires pour faire revenir les corps d’État. »

    La liste veut aussi redynamiser les centres-villes de la commune de 18 000 habitants « laissés à l’abandon pendant douze ans », selon Marc Lopez. La tête de liste Laurence Jouanaud (PCF) explique : « Tout le monde doit pouvoir s’épanouir dans une ville facile et apaisée, agréable à vivre autour de centres-villes qui proposent des lieux d’échanges et de rencontres. On a l’idée de mettre en place un cyber café municipal. Il faut aussi soutenir l’attractivité pour avoir des commerces attrayants dans des quartiers où les problèmes de circulation seront réglés, avec la mise en commun de transports par exemple. » Tout un programme, qui sera dévoilé dans son entier mi-février.

  • Mouvement associatif : les bénévoles prennent leur devenir en main

    Mouvement associatif : les bénévoles prennent leur devenir en main

    Onze octobre. Le Mouvement associatif, qui regroupe plus de 600 000 associations sur le territoire national, a appelé à une mobilisation générale face à une crise « sans précédent » : financements sabrés, « risque de disparition », avec une chute de 41% des subventions en 15 ans et 54% d’associations en difficulté de trésorerie, selon le Mouvement associatif. « Il est important de se soulever, même un peu tard, car beaucoup d’associations ferment et sont dans le dur. Il est urgent de se demander comment on agit et comment on se saisit de cet élan pour ne rien lâcher. Un mot d’ordre circule déjà, celui de dire : on ne lâchera rien, rapporte Sandra Castebrunet, déléguée régionale pour le Mouvement associatif. Il faut se demander : comment saisir cette envie de grand rassemblement ? » À Marseille, ce sont 300 personnes qui se sont rassemblées sous l’ombrière pour que le statut de bénévoles soit légitimité et réclamer une reconnaissance du travail associatif. « On ne peut pas continuer à être considérés comme non indispensables où être vus comme des associations consommatrices de subventions. Il y a un enjeu à faire connaître le large spectre des associations, il faut que les politiques s’emparent de cette vision, quel que soit le bord politique », ajoute Sandra Castebrunet, qui admet que l’avenir politique et financier reste une « crainte » pour les associations. L’action, inédite, a trouvé son écho dans les communes alentour. À Venelles, commune proche d’Aix, six associations se sont jointes à l’appel du Mouvement associatif. « Les associations sont un lieu d’échange, de démocratie, de lien social : c’est le maintient de tout cela qui se joue actuellement, rapporte Michel Bianco, co-référent de l’association Carrefour Citoyen. Ce sont des enjeux qui font partie des questions politiques au sens large. »