Tag: Mondial La Marseillaise à pétanque

  • Premier jet du bouchon studieux pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Premier jet du bouchon studieux pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Comme un air de rentrée. à un peu plus d’un mois du coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, programmée du 5 au 8 juillet au parc Borély, une grande partie des membres de l’organisation était réunie lundi dans la salle Les Rotatives, au siège du journal La Marseillaise.

    Initié par Maryan Barthelemy, le nouveau directeur de l’épreuve et directeur des événements du journal, ce rendez-vous a été l’occasion de présenter les grandes lignes de cette Marseillaise 2026 et pour les nouveaux venus, de faire connaissance.

    Autour de lui, Léo Purguette, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Maurice Caumel, le directeur technique et son successeur désigné, Étienne Paolacci, ainsi que l’ensemble des chevilles ouvrières, bénévoles, salariés et amis du journal ou partenaires, de ce concours unique en son genre.

    Car la fête s’annonce cette année encore hors-norme. Lundi matin plus de 2 150 équipes étaient déjà engagées, représentant plus de 90 départements français et pas moins de 25 pays étrangers. Appliquée et conviviale, à l’image du Mondial, cette réunion de travail a permis de faire le point en interne sur l’état d’avancement de l’organisation, de cibler les derniers points chauds à régler et de focaliser sur les points d’attention liés aux changements qui interviendront cette année dans le déroulement de l’événement.

    Mais nous garderons encore quelques semaines la surprise…

  • Le Dantec, nouvelle voix du Mondial La Marseillaise

    Le Dantec, nouvelle voix du Mondial La Marseillaise

    Il fallait un CV solide pour occuper le siège vacant de consultant du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Double champion du monde avec l’équipe de France (1995 et 1996), David Le Dantec a été choisi pour commenter les parties télévisées de la 65e édition pour France Télévisions. « Il était essentiel que ce poste soit occupé par quelqu’un qui connaisse parfaitement la pétanque et qui apporte une réelle plus-value aux journalistes », souligne Maryan Barthélémy, récemment nommé directeur des événements et des partenariats du quotidien La Marseillaise.

    Lui-même consultant durant neuf éditions, ce dernier a chaudement recommandé l’international tricolore à la direction du diffuseur. « Il saura transmettre ses émotions à l’antenne, j’en suis convaincu. Il fait partie des quatre plus grands stratèges que la pétanque ait connus, avec Henri Lacroix, Philippe Quintais et le “roi” Christian Fazzino », estime l’ancien organisateur des Masters de Pétanque. « J’ai été surpris qu’il pense à moi, je vais me régaler », confie David Le Dantec.

    Champion incontesté, le Breton de naissance n’a pourtant jamais participé au Mondial La Marseillaise à pétanque. « Mais je la suis tous les ans », insiste celui qui a récemment coaché l’équipe de France masculine lors des championnats du monde disputés à domicile (2024). « La qualité du plateau n’a cessé de progresser. Autrefois, certains pouvaient considérer qu’il s’agissait surtout d’un concours régional. Aujourd’hui, c’est devenu un rendez-vous international incontournable. Toutes les meilleures équipes de la planète font désormais le déplacement. »

    Entre vulgarisation

    et analyse pointue

    Pour sa première à la table des commentateurs, David Le Dantec sera associé à l’indéboulonnable Guillaume Claret. « Ça va me faire bizarre de ne plus commenter aux côtés de Maryan (Barthélémy), car c’était notre rendez-vous annuel, mais j’ai hâte d’apprendre à mieux connaître David (Le Dantec) », glisse le journaliste, habitué à commenter aux côtés de grands champions comme Jean-Luc Robert, Damien Hureau ou Ludovic Montoro.

    « Mon rôle est davantage tourné vers la présentation et l’accueil du public. Le consultant, lui, entre dans les détails, dans l’analyse plus pointue. Il apporte cette expertise tout en permettant au grand public de comprendre ce qu’il voit. Avec David, on pouvait difficilement trouver mieux sur la place de la pétanque », poursuit-il.

    Souvent sollicité par les médias, David Le Dantec s’apprête cette fois à découvrir un exercice inédit pour lui. Il entend s’inspirer de ses pairs tout en y apportant sa touche personnelle. « Il faut savoir parler à tout le monde. Je vais devoir trouver le juste équilibre entre la vulgarisation, pour les spectateurs les moins initiés, et une analyse plus pointue – sur la lecture du jeu et le décryptage des mènes – destinée aux connaisseurs », explique la nouvelle voix du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Plus de 4 000 joueurs déjà inscrits pour la 65e édition

    Avec 1 407 triplettes inscrites à ce jour, à l’occasion de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, la barre symbolique des 4 000 joueurs a été dépassée. Parmi les équipes récemment engagées, on retrouve le célèbre pointeur marseillais Aimé Courtois, aux côtés des Lyonnais Alexandre Mallet et Titouan Olivier. Déjà triple finaliste de la compétition (2016, 2018 et 2022), il rêve d’un premier sacre sur ses terres. Le récent champion du triplette mixte dans le Vaucluse, Gilles Gayraud, sera également de la partie avec les jeunes Gino Dubois et Brandon Cano. Sans oublier le Salonais Marc Tierno, qui sera associé, comme l’année passée, aux bombardiers Antoine « Piré » Navarro et Frédéric Bauer.

  • Les inscriptions au Mondial La Marseillaise 2026 lancées

    Les inscriptions au Mondial La Marseillaise 2026 lancées

    Le compte à rebours est lancé. Ce jeudi 22 janvier à midi, les inscriptions en ligne pour le Mondial La Marseillaise à pétanque 2026 ouvrent sur le site officiel. Une date que des milliers de passionnés cochent déjà sur leur calendrier, impatients de s’aventurer dans la plus grande fête bouliste de la planète. Cette ouverture plusieurs mois à l’avance vise à permettre aux équipes internationales de planifier au mieux leur voyage.

    Du 3 au 8 juillet à Borély

    Les inscriptions seront définitivement closes le jeudi 2 juillet à midi. La 65e édition du concours général, ouvert à tous, licenciés ou non, sans limite d’âge, se déroulera du dimanche 5 au mercredi 8 juillet au parc Borély, transformé chaque été en temple de la pétanque. En amont, le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes et le Grand Prix féminin Paprec auront lieu du vendredi 3 au dimanche 5 juillet.

    Difficile de ne pas se souvenir de l’édition 2025, entrée dans l’histoire du Mondial. Record de participation avec plus de 16 000 joueurs engagés, audiences historiques, ambiance populaire au rendez-vous… et surtout une victoire historique : celle de Madagascar, première nation étrangère à s’imposer à Marseille. Dans le détail, 14 532 joueurs, soit 4 784 équipes, venus de 26 pays et 90 départements, s’étaient élancées sur les terrains. Le Grand Prix féminin Paprec avait accueilli 513 joueuses, le Mondial des jeunes 492 participants, sans oublier le Handi Mondial, les tournois annexes et près de 600 participants supplémentaires.

    Autant de chiffres qui confirment le Mondial comme le plus grand rassemblement bouliste au monde. Un succès bâti grâce à l’engagement sans faille de quelque 450 bénévoles et à une organisation solide, aujourd’hui renouvelée.

    40 euros par triplette

    À la tête des événements du journal La Marseillaise, Maryan Barthelemy est désormais chargé d’impulser une nouvelle dynamique. « L’objectif en 2026 est de faire aussi bien, voire mieux peut-être, même si ce sera dur. Toute l’équipe y travaille en tout cas d’arrache-pied. C’est un énorme challenge à relever même si le Mondial n’a jamais couru après les records. L’ambition est d’accueillir tous les joueurs dans les meilleures conditions possibles. C’est ce qui fait qu’ils reviennent toujours plus nombreux chaque année. »

    Des évolutions sont annoncées pour cette édition anniversaire, en discussion avec Ici Provence, partenaires TV et radio, dans le but de donner encore plus d’éclat au rendez-vous. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler. Pour l’heure, la première, concrète, concerne le prix de l’inscription qui passe à 40 euros par triplette.

    Une hausse de 4 euros par joueur en moyenne, alors que son prix n’avait pas évolué depuis le Covid malgré des coûts d’organisation en hausse, inflation et prix de l’énergie obligent. « En parallèle, nous allons revaloriser le welcome pack, améliorer le confort des joueurs et réévaluer les dotations. Le Mondial reste le concours numéro un au monde mais pas le plus cher », souligne Maryan Barthelemy.

    Licence obligatoire à partir du lundi

    Autre nouveauté, dans le cadre d’une relation toujours plus resserrée avec la Fédération française de pétanque et de jeu provençal, l’inscription donnera droit à une licence offerte au Club bouliste du Mondial pour les joueurs non-licenciés encore en lice le lundi matin. « Nous avons acté le fait que le dimanche reste une grande fête populaire, ouverte à tous. Mais dès le lundi, la compétition monte d’un cran. Nous mettons donc en place un dispositif pour permettre aux joueurs concernés de se voir délivrer une licence sur place », précise le nouveau responsable de l’épreuve.

    Le programme 2026, lui, est encore en cours d’élaboration. Mais l’ossature historique est conservée : quatre concours majeurs, des épreuves annexes et, déjà, « de belles nouveautés en réflexion ». « Nous nous inscrivons dans les pas de nos prédécesseurs, de Pierre Laugier à Pierre Guille », promet Maryan Barthelemy. « Comme eux, nous veillerons à préserver l’esprit des pères fondateurs qui règne chaque été sur le parc. » Rendez-vous début juillet pour voir si la promesse sera tenue.

  • [Rétrospective sport 2025 2/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    [Rétrospective sport 2025 2/2] Objectifs tenus et ambitions renforcées

    Un Mondial La Marseillaise grandiose

    Si certains en doutaient encore, le Mondial La Marseillaise est bel et bien le plus grand concours de pétanque au monde. Cette 64e édition l’a démontré de la plus belle des manières. 4 784 triplettes, soit 14 352 joueurs, amateurs ou confirmés, se sont inscrits pour participer à la compétition. D’ailleurs, en comptabilisant le Grand Prix féminin Paprec et le Mondial Crédit Mutuel des Jeunes, sans oublier les autres concours annexes, comme le Handimondial ou le Mondial des CSE, les six jours de jeu ont finalement réuni plus de 16 000 participants.

    Le Mondial La Marseillaise est bien plus qu’un simple événement sportif. C’est une grande fête populaire, gratuite et ouverte à tous, où l’on vient s’amuser le temps d’une journée -ou parfois plus pour les plus chanceux- autour d’une partie de boules. Aujourd’hui, le Mondial attire des joueurs venus des quatre coins du globe. Outre plus de 90 départements français représentés, 26 pays ont fait le déplacement jusqu’à la cité phocéenne pour vivre ce grand moment. Et pour cette édition 2025, que l’on pourrait aisément qualifiée d’internationale, avec la remise de la Boule d’Or à l’Ukraine, qui favorise la réhabilitation physique et psychologique des soldats revenus du front à travers la pratique de la pétanque, une équipe Malgache est parvenue à soulever le trophée.

    150 000 spectateurs pour un show inédit avec le gratin mondial

    Côté compétition, les meilleurs boulistes de la planète ont tenté d’ajouter leur nom au palmarès du Mondial, devenu un événement aussi mythique que Millau. De quoi attirer plus de 150 000 spectateurs dans le décor somptueux du Parc Borély. Comme d’habitude, le bal a été ouvert avec le Mondial Crédit Mutuel des Jeunes et le Grand Prix féminin Paprec. Ce dernier a été remporté par Cindy Peyrot, associée à Sandrine Poinsot et Maëlle Bertrand. Il s’agit de la deuxième victoire de la pensionnaire de la Boule Tropézienne.

    14 352

    C’est le nombre de participants au concours principal du Mondial La Marseillaise à pétanque. C’est la première fois qu’une édition dépasse la barre
    des 14 000 joueurs.
    Le précédent record était de 13 872, en 2011.

    9 juillet : les Malgaches entrent dans l’histoire au terme d’une finale mémorable

    Tiana Laurens Razanadrakoto, dit « Tonnerre », Lova Satamandimby Rakotoarisoa et Yves Cédrick Rakotoarisoa ont créé l’exploit de remporter le Mondial La Marseillaise à pétanque en battant les grands favoris et tenants du titre Jean-Claude Jouffre, Philippe Quintais et Philippe Suchaud. Les Malgaches deviennent la première équipe étrangère à soulever le titre.

    C.K.

    2 février : Ferron triomphe au Grand Prix de Marseille-La Marseillaise

    Le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise lance traditionnellement la saison vélo en France et même en Europe. La classique provençale est revenue, en 2025, à un coureur français. Au terme d’un sprint, non loin du campus de Luminy, Valentin Ferron s’est imposé devant le Belge Vincent Van Hemelen et l’Espagnol Francisco Galvan. Le cycliste de l’équipe Cofidis a remporté sa seule victoire de la saison, ici, à Marseille.

    Il était déjà 2e de l’édition 2023 derrière le Californien Neilson Powless. Cette course du 2 février a également fait office de tremplin pour un jeune talent tricolore. Paul Seixas, 18 ans à l’époque, s’est illustré avec plusieurs attaques importantes et s’est finalement classé 5e sur la ligne d’arrivée. Vainqueur du Tour de l’Avenir, il terminera également 8e de son premier Critérium du Dauphiné.

    P.G.

    Le RC Toulon doit encore franchir des étapes pour regagner les sommets

    De retour dans le dernier carré du Top 14 pour la première fois depuis 2017, le RCT a retrouvé, en partie, son lustre d’antan. Pas assez, toutefois, pour enrichir son palmarès.

    Si près, si loin. Voilà la maxime qui pourrait résumer l’année 2025 d’un RC Toulon qui monte en puissance depuis trois ans. Après une 4e place et une élimination en barrage en 2023/2024, les Rouge et Noir ont gravi une marche la saison suivante et atteint les demi-finales après avoir disposé de Castres en barrages. Mais l’aventure s’est arrêtée aux portes de la finale, face à l’Union Bordeaux-Bègles, au terme d’une rencontre qui a montré au RCT le chemin qui lui reste à parcourir pour titiller les Girondins et l’intouchable Stade Toulousain, son bourreau des dernières secondes du quart de finale de Champions Cup (pour sa seule défaite à Mayol depuis juin 2024).

    « Ces clubs ont un peu d’avance sur beaucoup de choses », reconnaissait Pierre Mignoni au soir de l’élimination. « L’objectif est de redevenir très attractif. 2014, c’est terminé. On est en 2025, le club doit se construire différemment. »

    Car ce RCT n’a plus les moyens du début des années 2010 et doit se montrer intelligent dans sa gestion d’effectif, entre jeunes promesses (Dréan, Ferté, Domon…) et l’arrivée de joueurs expérimentés (Brex, Nonu, Mercer…) pour les encadrer. Un mélange qui le place 3e à mi-saison 2025/2026, avec son meilleur total de points depuis 10 ans (38). Mais son irrégularité le freine dans son objectif de top 2, entre le meilleur bilan du Top 14 à domicile (6 victoires bonifiées en 7 matches) et défaillances chroniques hors de ses bases (5 défaites en 6 matches).

    Adam Benhammouda

  • [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    La Marseillaise : Vous étiez présent vendredi au Cercle de Saint-Barnabé pour présenter les événements que vous organisez en Corse et en Espagne. Êtes-vous toujours aussi compétiteur malgré tout ?

    Claudy Weibel : Je suis un peu en transition, j’avoue que j’ai décidé cette année de me retirer de l’équipe nationale belge. Bizarrement et psychologiquement, j’ai l’impression que tout s’arrête. Je ne pensais pas que ça allait faire un effet comme ça, mais j’étais décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Du coup, ça me vieillit un peu, je deviens nostalgique des super moments que j’ai vécus, notamment ceux en Moselle à Metz Ronde Pétanque avec Serge Sala. Mais aujourd’hui, je porte une autre casquette, celle d’organisateur, parce que j’ai une société événementielle qui s’appelle Pétanque Events depuis dix ans maintenant. Personne ne le sait spécialement, parce qu’on me voyait encore comme un joueur. Ce nouveau rôle ne m’a pas effacé du milieu de la pétanque, mais tout doucement, je me suis retiré des grosses compétitions, et comme je ne suis pas trop demandeur, on me voit de moins en moins.

    Vous avez récemment annoncé votre retraite internationale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    C.W. : C’est un peu de ne plus être avec les anciens, les potes, les amis avec qui on a tout gagné (« Dédé » Lozano, Jean-François Hemon, dit « Tichon » et Michel Van Campenhout). Progressivement, on a arrêté de jouer ensemble et il y a des nouveaux qui sont arrivés. C’est difficile à recréer une très belle entente. Je pense que le niveau a vraiment monté dans les autres nations, et puis j’ai perdu un peu de motivation. En plus, on a fait un fiasco cette année au championnat d’Europe et ça a vraiment agi comme un déclic en moi. Je me suis dit que c’était le moment. En plus, Gustave Muntz, qui a toujours été mon coach, mon sélectionneur, et qui est devenu un ami, a lui aussi cédé sa place. J’arrête en même temps que mon coach avec qui j’ai tout vécu.

    On fête cette année les dix ans de votre titre de champion du monde tête-à-tête, où vous êtes comme on dit à Marseille « à jamais le premier ». Est-ce le plus beau titre à vos yeux ?

    C.W. : J’ai été au Luxembourg, j’ai été champion de Luxembourg. J’étais en Belgique, j’étais champion de Belgique. J’étais en France, j’étais champion de France. Je pense que chaque étape a été importante. Mais le Graal, c’est quand on a été pour la première fois champion du monde, parce qu’on tournait autour depuis plusieurs éditions. Par contre, quand j’ai été champion du monde en 2015, il faut savoir que ma sélection a vraiment été remise en question, que ce soit par la fédération, par mon entourage et par mes sponsors de l’époque. Et quand je réussis à gagner ce titre en ayant battu en 8e de finale le joueur qui avait fini premier des groupes, puis enchaîner avec Dylan Rocher, Diego Rizzi, puis une finale mémorable et phénoménale face à Sami Atallah, c’était incroyable. J’ai souvent dit que je suis né sous une bonne étoile. Ce titre a été émotionnellement pour moi, le plus beau, parce qu’il était improbable.

    Parmi les grandes compétitions, on ne vous associe plus aux Masters qu’au Mondial La Marseillaise à pétanque…

    C.W. : Je n’ai strictement rien contre La Marseillaise, au contraire, j’aime y participer, mais ce n’est pas mon but premier. Mais quand j’y vais, j’y vais vraiment avec le plaisir. J’y suis toujours allé avec des amis, je n’ai pas vraiment fait des grosses séries. J’ai souvent joué avec des amis ou des sponsors, mais j’y suis allé dans un esprit ultra-convivial, c’est-à-dire que je prends mon apéro, je bois mon petit pastis, avec cet état d’esprit marseillais. Il va peut-être y avoir du changement maintenant, avec le changement de direction, peut-être avec des autres idées, peut-être avec du renouvellement. Peut-être que ça va monter en gamme, peut-être que ça va faire plus une grosse compétition pour les gros joueurs, plutôt que la masse. Mais, là, comme je ne vais plus faire les championnats du monde, comme je ne fais pas trop de nationaux, il est clair que l’année prochaine je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant, et surtout avec une très bonne équipe.

  • Pierre Guille tourne la page de « La Marseillaise »

    Pierre Guille tourne la page de « La Marseillaise »

    Il aura le cœur lourd mais l’esprit léger, en juillet, lorsque l’imposante porte en fer forgé du parc Borély franchie, il longera les barrières pour disputer la première partie du 65e Mondial La Marseillaise à pétanque. Une première, étonnement. « Je viendrais avec deux amis faire un tour par la buvette, sans pression… Le Mondial, j’y travaille depuis 25 ans, mais je ne l’ai jamais fait parce qu’avant je ne jouais pas aux boules. Maintenant, j’adore ça, même si je suis un très mauvais joueur », sourit Pierre Guille.

    Une place aux rotatives

    Le directeur des événements et des partenariats du journal La Marseillaise, surtout connu pour être le président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, quitte officiellement ses fonctions ce 1er décembre. Maryan Barthélémy, nouveau directeur des événements du journal, prend sa relève. Lui rejoint le groupe Suez pour y occuper la direction du développement dans le Sud, trente ans et cinq mois après avoir fait ses premiers pas comme manutentionnaire au service expéditions des rotatives du journal, cours d’Estienne-d’Orves.

    Sorti de l’école hôtelière un an plus tôt, Pierre Guille a alors tout juste 17 ans et cherche à gagner un peu d’argent pour reprendre des études de droit. Une amie, Sophie, fille de Marcel Richaud, ancien chef des rotatives, l’introduit. « Il connaissait mes difficultés familiales et m’a dit “si tu veux, on a une place à la roto la nuit”. Je suis donc entré dans cette grande maison le 1er juillet 1995. »

    Pendant quatre ans, sous la houlette de Pascal Gallittu, il enchaîne les CDD. « Ménages, manutention… Je travaillais la nuit, pendant les vacances. Dès qu’il y avait besoin, on m’appelait. » Il jongle avec ses études, mais ne les finira jamais. En 1999, il rejoint l’accueil du journal, sous la houlette de notre regretté ami Gaël Blin, qui lui apprend les rudiments du standard. Il y fera « une rencontre déterminante » : « Tous les matins, week-end compris, passait devant moi un petit monsieur ombrageux. Avec lui, souvent, un défilé de ministres, de chefs d’entreprise, les patrons de Ricard, Carrefour qui montaient dans son bureau… Michel Montana. » En août 2000, l’homme aux bretelles le reçoit dans son fameux bureau avec Fred Luzi, alors directeur commercial, pour un entretien d’embauche.

    « Un truc à l’ancienne, surréaliste, qui s’est terminé avec un verre de Ricard dans la main. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il m’a dit : “si t’es pas trop con, que tu m’écoutes et que tu fermes ta gueule, on peut faire quelque chose de toi”. » Pierre signe un CDI d’attaché commercial à la régie publicitaire. « Pendant un an, j’ai fait les petites annonces. Je passais des coups de téléphone toute la journée et je prenais les petites annonces des garagistes : 206, 1.4 litre, HDI… »

    L’été suivant, en 2001, il fait son premier Mondial. « Michel était coquin, il m’a mis aux barrières avec les agents de sécurité. En plein soleil… J’ai fait ça deux ans sous la responsabilité de Dédé Picca puis j’ai passé mon permis. Je suis devenu chauffeur, responsable des chauffeurs, puis secrétaire général. » Dans les pas de Montana, sur le tas, il apprend les rudiments. Au journal, il devient chef de pub, chef des ventes, directeur commercial de 2012 à 2017, puis prend enfin le poste de directeur des événements et des partenariats, à ses yeux surtout « une direction de relations publiques ».

    Passion et valeurs

    « La Marseillaise m’a appris le goût du travail, du vrai travail, l’engagement, à la limite de la rupture parfois, mais avec toujours du plaisir. Puis les relations publiques, le fait de prendre la parole, c’est quelque chose que j’aime », glisse celui qui a grandi dans une modeste famille d’origine arménienne, dans les quartiers Nord de Marseille, à la Viste et la Batarelle. à 10 ans, ses parents s’installent à Aubagne, à la Tourtelle, où sa mère était femme de ménage dans les tours des quartiers populaires de la Tourtelle et du Charrel.

    Le 7 avril 2017, Pierre Guille devient surtout président du Mondial avec la lourde tâche de succéder à Michel Montana. Il le fera avec talent, y apportant sa touche, avec la création du Handi Mondial bien appuyé par l’AJCM, de l’opération des Carreaux du cœur qui a permis de soutenir une trentaine d’associations, l’obtention du plus haut niveau du « label manifestation éco-responsable », pour finir par une édition 2025 ponctuée du record de participation.

    « C’est un parcours assez atypique, il n’y a plus beaucoup de gens qui rentrent dans une entreprise tout en bas et grimpe ainsi », observe Pierre Guille, ses petits yeux bleus rougis par l’émotion. « C’est le signe de quoi ? De la passion, de l’engagement, des valeurs », explique celui qui se définit comme « un militant des causes nobles, justes, fraternelles », et ne cache pas sa fierté « d’avoir porté les valeurs de La Marseillaise pendant 30 ans ».

    Chef d’orchestre

    « Je suis 100% en accord avec ce journal, encore plus depuis que Léo (Purguette) en est le président et directeur éditorial. Je partage ce qui y est écrit tous les jours et je n’ai pas de problème pour défendre son bilan », poursuit celui qui était encore, jeudi, devant cinquante chefs d’entreprise d’un syndicat patronal pour porter la voix de La Marseillaise. Un numéro d’équilibriste dans un journal en perpétuel soutien aux travailleurs en première ligne face aux politiques patronales.

    « Ça tient à deux facteurs. Un, on est reconnu pour une qualité rédactionnelle qui fait référence, y compris chez ceux qui n’ont pas notre sensibilité politique. Deux, nos événements font référence. » Le Mondial bien sûr, mais aussi le GP cycliste La Marseillaise, entré dans le cercle fermé des dix plus grandes courses classiques françaises, La Marseillaise Breaking cup, la Tournée d’été qui cette année a rayonné sur 14 dates dans le département. Et de rappeler au passage que plus de 120 événements ont associé leur image à La Marseillaise en 2025.

    « Sans prétention, prendre la succession de Michel Montana n’était pas facile. Beaucoup de gens auraient parié qu’on se casse la gueule. Je dis on, parce que c’est une équipe, on était tous ensemble. Je pense aussi aux bénévoles, à Maurice, Didier, André… Aujourd’hui, je laisse, on va dire, le fauteuil de chef d’orchestre parce que c’était juste ça, mon job. » à ses successeurs d’écrire une nouvelle partition.

  • Pétanque féminine : une saison en or pour la Tropézienne Cindy Peyrot

    Pétanque féminine : une saison en or pour la Tropézienne Cindy Peyrot

    Son balancier inimitable et sa précision d’enfer font d’elle la meilleure tireuse de l’Hexagone. Cindy Peyrot (31 ans) a parfaitement mis son don à contribution cette année en s’imposant lors de trois grands rendez-vous du calendrier boulistique. D’abord aux finales PPF, au mois de février à Aix-en-Provence, où elle s’est imposée aux côtés d’Anna Maillard et Manon Debard. La native de Saint-Priest-en-Jarez, dans le département de la Loire, a ensuite glané sa deuxième étoile au Grand Prix féminin Paprec du Mondial La Marseillaise à pétanque, en compagnie d’Anna Maillard et Maëlle Bertrand. Et comme jamais deux sans trois, la pensionnaire de la Boule Tropézienne a fait des merveilles lors du championnat de France doublette en compagnie de sa partenaire habituelle Anna Maillard, lui permettant ainsi d’obtenir un quatrième titre national. Ce qui a également mis fin à une série de cinq finales perdues. « Je ne peux pas dire que j’ai franchi un cap mentalement, parce que je pense que je dois travailler encore plus. J’avais beaucoup de passages à vide et je pense que j’en ai peut-être un peu moins aujourd’hui. Je pense que ma vie actuelle me fait énormément de bien », poursuit celle qui se décrit comme quelqu’un de compétitrice, gagneuse, nerveuse et impulsive. « J’aurai toujours mes travers, mais je me suis vachement calmée », ajoute-t-elle. « C’est une saison où elle a fait vraiment des progrès, notamment dans son attitude sur un terrain et sur les capacités à revenir dans une partie », confirme son compagnon Julien Serrano, figure du Jeu Provençal.

    « Comme si Deschamps ne sélectionne pas Mbappé »

    Malgré le jeu qu’elle a pu produire tout au long de la saison, Cindy Peyrot n’a pas fait partie des joueuses sélectionnées pour intégrer le collectif France féminin. « Je sais que je ne suis pas un ange, j’ai mes défauts, mais les excuses qu’ils m’ont données lors d’un appel en janvier ne sont pas fondées », martèle la vice-championne du monde 2021. « C’est comme si Deschamps ne sélectionne pas Mbappé », compare Julien Serrano, convaincu qu’elle est la joueuse la plus forte du circuit féminin en terme de « talent pur ». Cette semaine, Cindy Peyrot a été contactée par le responsable du collectif Ludovic Pereira, pour qu’elle fasse de nouveau partie du groupe. Se sentant « trahie » et « déçue » d’avoir été privée d’une « possible sélection » lors du dernier championnat du monde à domicile, elle a décidé qu’elle ne reviendrait pas en équipe de France tant que le staff ne changera pas.

  • Une triplette tropézienne triomphe au 100% féminin de Provence

    Une triplette tropézienne triomphe au 100% féminin de Provence

    Après avoir sorti en quart de finale l’équipe de Sabine Fara, récente demi-finaliste du championnat de France tête-à-tête, puis celle d’Anna Maillard, championne du monde et tenante en titre de l’épreuve marseillaise, Emmanuelle Goffoz-Durand, Cyntia Cantiget et Malory Guillaumont-Navaro ont soulevé, dimanche sur l’esplanade du Mucem, le trophée du 100% féminin de Provence. Opposées à la triplette de la Rumillienne Camille Durand, vainqueur du Grand prix féminin du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2022, associée à l’Arlancoise Jessica Tronche et de la Brondillante Amélie Romuald, les Varoises, pensionnaires de la Boule Tropézienne, ont dû s’employer jusqu’au dernier moment pour l’emporter (13-12). « On a développé un très beau jeu », se réjouit Cyntia Cantiget, fière de l’aventure qu’elle a vécu avec ses habituelles coéquipières. Même si le championnat du Var ne leur a pas souri cette saison, elles ont toutefois réussi à se hisser jusqu’en 16e de finale à Espalion et à Palavas, en doublette avec Malory Guillaumont-Navaro.

    Cette dernière, âgée de 18 ans seulement, a ébloui le public marseillais par sa force de frappe au tir. Elle n’a pas eu froid aux yeux face à des expertes comme Séverine Roche, Cindy Peyrot et Amélie Romuald. Et même dans les situations les plus stressantes. « Notre jeu offensif a payé sur ces deux jours », souligne la lauréate du trophée des Pépites l’année passée. De quoi confirmer qu’elle fait partie des potentiels espoirs de la pétanque féminine française. Une joueuse qui sera à suivre de près.

  • Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Déjà réputé dans le circuit national lors de sa première édition l’année passée, en raison de son intégration parmi les Top 1000, le 100% féminin de Provence monte en gamme pour son deuxième anniversaire. Anna Maillard, championne du monde et tenante en titre de l’épreuve marseillaise orchestré par Gérard Poncié, tentera le doublé sans Anaïs Lapoutge et Emilie Vignières. La conseillère technique nationale, que l’on a vu accompagner les trois triplettes issues de l’équipe de France féminine espoirs lors du dernier Grand prix Paprec, sera cette fois-ci associée à Cindy Peyrot et Florence Schopp, qui se sont affrontées en finale de l’épreuve féminine du dernier Mondial La Marseillaise à pétanque. Une triplette qui fait largement office de grande favorite, surtout quand on sait que Maillard et Peyrot ont été sacrées championnes de France doublette en Charente cet été.

    Une concurrence locale

    Mais elles ne seront pas les seules à viser la victoire finale sur les bords de la Méditerranée. Des joueuses confirmées comme les Marseillaises Sabine Fara (avec Séverine Roche et Stéphanie Julien), Axelle Bernard (avec Claire Gaudillère et Dolores Vercellotti), Lydie Lavaly (avec Manon Mahé et Lysiane Bernard) ou la Monégasque Laura Vierjon (avec Christelle Silve et Camille Podaire) ont le potentiel pour renverser l’ordre établi.