Tag: Mondial à pétanque

  • Les Hautes-Alpes au Mondial avant le France

    Les Hautes-Alpes au Mondial avant le France

    Ainsi le président Patrick Dastrevigne sera au parc Borély pour recevoir cette distinction qui rejaillit sur son Comité, pour le travail effectué et reconnu par la haute autorité de ce monde bouliste. Quelques jours plus tard, le président sera à la tête de sa triplette Jules Trupheme, Tony Lombardo, Ethan Arnaud qui disputera le championnat de France à Blaye-les-Mines. Pour la petite histoire, ils ont rencontré en quart leurs voisins Alpins, les Gapençais de Alpes Pétanque Louis Giraud Navarro, Lenzo Gèrent et Slown Delaurie.

  • La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    C’est ce que l’on appelle un départ tonitruant. Moins de trois semaines après l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, la barre symbolique des 1 000 joueurs inscrits a été franchie ce lundi. 335 équipes étaient engagées à midi. Un temps de passage bien supérieur à l’an dernier, année du record historique de participation, puisque ce premier cap n’avait été franchi que le 23 février 2025, soit plus d’un mois après le lancement des inscriptions.

    Quatorze nations déjà sur la ligne de départ

    Alors évidemment, rien ne dit pour l’heure que le tout nouveau record (4 784 triplettes sur la ligne de départ en juillet dernier) sera effacé l’été prochain, au coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise (5 au 8 juillet). Mais cette première tendance vient mettre du baume au cœur à l’équipe organisatrice qui se met en branle au cœur de ce pluvieux hiver.

    Que nous dit cette première salve d’engagement ? Que ce Mondial s’annonce déjà très international. Pas moins de quatorze pays sont déjà représentés. Sans surprise, l’Allemagne avec six triplettes mène le bal devant la Suisse (4).

    Les Pays-Bas, la Slovénie, le Luxembourg, le Danemark, Monaco et l’Italie complètent l’armada européenne. Le Sénégal, le Maroc et l’Algérie constituent, eux, les premiers représentants du continent africain, dont les ressortissants malgaches ont été, en 2025, la première nation étrangère à remporter La Marseillaise. Au total plus de 160 joueurs sont déjà annoncés, c’est une vingtaine de plus que l’an passé à la même époque.

    61 départements

    D’autres joueurs viennent de plus loin. On pense à cette triplette formée par Lamas Argentina, Dolan Dan et Rogers Rhonda, originaire d’Atlanta aux États-Unis. Trois Français expatriés au Brésil ont aussi pris place sur la ligne de départ. Portée par les Bouches-du-Rhône (56 équipes), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se taille évidemment la part du lion avec plus de 28% des équipes engagées mais les départements présents dans le top 5 des inscrits offrent une vraie diversité géographique : l’Isère (23 équipes), la Loire (18), le Rhône (18), la Gironde (13) ou la Haute-Garonne (11) sont bien installées dans le top 10. Au total 61 départements sont présents dont une triplette ultramarine, formée par Benjamin Couet, Vincent Dewez et Christophe Dicolangelo, licenciée à l’amicale bouliste Saint-Barth. Près de 7 000 km les séparent de Marseille.

    Tradition bien ancrée à La Marseillaise, les équipes venant en famille se font déjà remarquer. Une douzaine sont composées de joueurs portant le même nom et certaines s’affichent même 100% familiales comme les Ivaldi de Marseille, les Robin de Faverges de la Tour en Isère, les Negro de La Bouilladisse, les Maron-Nadalin engagés sous la bannière de la Boule joyeuse aussonnaise en Haute-Garonne, ou les Chaussinand venus de Coubon (Haute-Loire).

    Premières têtes d’affiche

    Deux chiffres retiennent également notre attention : 13% des équipes inscrites à ce stade comptent au moins une femme dans leur rang et quatre triplettes 100% féminines sont déjà engagées. Elles aussi entretiennent l’esprit de cette Marseillaise ouverte à tous.

    Rayon têtes d’affiche enfin, on note déjà la présence de plusieurs anciens vainqueurs. Patrick Messonnier, lauréat en 2015 et 2019, portera le n°25. Équipé de Michel Loy et Yohan Cousin, il a été un des tout premier à s’engager. Marco Foyot, sextuple vainqueur de l’épreuve, qui court après une septième couronne est aussi sur les rangs. Il fera équipe comme l’an passé avec Cissou Cantarell associé cette fois à Jérémy Fernandez, une équipe 100% Boule aixoise. Pierre Maurel, Maison Durk et Kévin Prud’homme sont aussi en lice, tout comme Rémy Galleau associé à Jason Giraud et Dylan Dubois.

  • Les inscriptions au Mondial La Marseillaise 2026 lancées

    Les inscriptions au Mondial La Marseillaise 2026 lancées

    Le compte à rebours est lancé. Ce jeudi 22 janvier à midi, les inscriptions en ligne pour le Mondial La Marseillaise à pétanque 2026 ouvrent sur le site officiel. Une date que des milliers de passionnés cochent déjà sur leur calendrier, impatients de s’aventurer dans la plus grande fête bouliste de la planète. Cette ouverture plusieurs mois à l’avance vise à permettre aux équipes internationales de planifier au mieux leur voyage.

    Du 3 au 8 juillet à Borély

    Les inscriptions seront définitivement closes le jeudi 2 juillet à midi. La 65e édition du concours général, ouvert à tous, licenciés ou non, sans limite d’âge, se déroulera du dimanche 5 au mercredi 8 juillet au parc Borély, transformé chaque été en temple de la pétanque. En amont, le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes et le Grand Prix féminin Paprec auront lieu du vendredi 3 au dimanche 5 juillet.

    Difficile de ne pas se souvenir de l’édition 2025, entrée dans l’histoire du Mondial. Record de participation avec plus de 16 000 joueurs engagés, audiences historiques, ambiance populaire au rendez-vous… et surtout une victoire historique : celle de Madagascar, première nation étrangère à s’imposer à Marseille. Dans le détail, 14 532 joueurs, soit 4 784 équipes, venus de 26 pays et 90 départements, s’étaient élancées sur les terrains. Le Grand Prix féminin Paprec avait accueilli 513 joueuses, le Mondial des jeunes 492 participants, sans oublier le Handi Mondial, les tournois annexes et près de 600 participants supplémentaires.

    Autant de chiffres qui confirment le Mondial comme le plus grand rassemblement bouliste au monde. Un succès bâti grâce à l’engagement sans faille de quelque 450 bénévoles et à une organisation solide, aujourd’hui renouvelée.

    40 euros par triplette

    À la tête des événements du journal La Marseillaise, Maryan Barthelemy est désormais chargé d’impulser une nouvelle dynamique. « L’objectif en 2026 est de faire aussi bien, voire mieux peut-être, même si ce sera dur. Toute l’équipe y travaille en tout cas d’arrache-pied. C’est un énorme challenge à relever même si le Mondial n’a jamais couru après les records. L’ambition est d’accueillir tous les joueurs dans les meilleures conditions possibles. C’est ce qui fait qu’ils reviennent toujours plus nombreux chaque année. »

    Des évolutions sont annoncées pour cette édition anniversaire, en discussion avec Ici Provence, partenaires TV et radio, dans le but de donner encore plus d’éclat au rendez-vous. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler. Pour l’heure, la première, concrète, concerne le prix de l’inscription qui passe à 40 euros par triplette.

    Une hausse de 4 euros par joueur en moyenne, alors que son prix n’avait pas évolué depuis le Covid malgré des coûts d’organisation en hausse, inflation et prix de l’énergie obligent. « En parallèle, nous allons revaloriser le welcome pack, améliorer le confort des joueurs et réévaluer les dotations. Le Mondial reste le concours numéro un au monde mais pas le plus cher », souligne Maryan Barthelemy.

    Licence obligatoire à partir du lundi

    Autre nouveauté, dans le cadre d’une relation toujours plus resserrée avec la Fédération française de pétanque et de jeu provençal, l’inscription donnera droit à une licence offerte au Club bouliste du Mondial pour les joueurs non-licenciés encore en lice le lundi matin. « Nous avons acté le fait que le dimanche reste une grande fête populaire, ouverte à tous. Mais dès le lundi, la compétition monte d’un cran. Nous mettons donc en place un dispositif pour permettre aux joueurs concernés de se voir délivrer une licence sur place », précise le nouveau responsable de l’épreuve.

    Le programme 2026, lui, est encore en cours d’élaboration. Mais l’ossature historique est conservée : quatre concours majeurs, des épreuves annexes et, déjà, « de belles nouveautés en réflexion ». « Nous nous inscrivons dans les pas de nos prédécesseurs, de Pierre Laugier à Pierre Guille », promet Maryan Barthelemy. « Comme eux, nous veillerons à préserver l’esprit des pères fondateurs qui règne chaque été sur le parc. » Rendez-vous début juillet pour voir si la promesse sera tenue.

  • [Entretien] Gilles Picard : « Le Mondial La Marseillaise, c’est la Coupe du monde de la pétanque »

    [Entretien] Gilles Picard : « Le Mondial La Marseillaise, c’est la Coupe du monde de la pétanque »

    La Marseillaise : Quel est votre parcours ?

    Gilles Picard : J’ai fait 10 ans de maritime sur les quais. J’ai ensuite rencontré le milieu de professionnel de l’événement en 1993, en rejoignant la Halle de Martigues. J’y ai découvert l’exigence de la préparation des événements, notamment le National de Martigues dans ce lieu hors-norme, avec toute une série de personnalités marquantes du monde de la pétanque et du jeu provençal. C’est un événement qui mériterait de revenir dans le calendrier. Au fil du temps j’organise de grands spectacles également en extérieur et je croise la route de Christophe Berthonneau, qui me propose de rejoindre le groupe F. Une rencontre déterminante pour moi. L’horizon s’ouvre encore un peu plus, en France et à l’international, avec de grandes organisations de spectacles au Pont du Gard, sur la Tour Eiffel, à Dubaï, à Rio, à Barcelone, au Vietnam, pour les Jeux olympiques… J’y apprends la grande rigueur car quand on réalise la pyrotechnie sur la tour de Dubaï pour le 31 décembre, il faut que ça marche à 00h00 pas à 00h01.

    Vous y avez pris le goût de l’adrénaline et appris la gestion de la pression ?

    G.P. : (rires) C’était des tonnes de chocolats et de bonbecs, on avait besoin de sucre pour assumer tout ça ! C’étaient des montées d’adrénaline absolument folles, des embrassades, des accolades à n’en plus finir quand tout a roulé comme il fallait. Ce sont des souvenirs exceptionnels. Cela m’a fait faire le tour du monde. C’est une expérience très intense, extraordinaire pour se réaliser en tant qu’être humain. C’est incomparable en matière d’accomplissement de soi. Et maintenant… la cerise sur le gâteau c’est le Mondial La Marseillaise à pétanque !

    Qu’est-ce qu’il représente pour vous ?

    G.P. : Ça me permet de faire une comparaison. Avec Groupe F, on a fait les cérémonies de la Coupe du monde de football au Qatar, j’ai rencontré des gens qui y venaient des quatre coins du monde. Je situe le Mondial La Marseillaise à ce niveau-là. Ce n’est pas un aimable concours de boules, c’est le carrefour mondial de la pétanque qui rassemble tout un tas de gens passionnés. C’est fascinant. C’est extraordinaire au sens où cela sort totalement de l’ordinaire. C’est bien plus qu’un concours sportif. Même ceux qui n’ont jamais touché une boule de leur vie, savent ce qu’est le Mondial.

    C’est un défi pour vous ?

    G.P. : Oui, j’aime les défis. Et puis cela confine à l’utopie. C’est un objet tellement grand avec tellement de potentiel. Pour moi, c’est un engagement désintéressé comme je le fais depuis de nombreuses années au sein du club de basket de Martigues. La solidarité, ça n’est pas qu’un mot, et cela traduit mon attachement au journal La Marseillaise depuis tant d’années.

    Quels sont vos rapports avec les bénévoles ?

    G.P. : C’est à la Halle que j’ai rencontré Maurice Caumel, André Picca et bien d’autres bénévoles. On diffusait des tonnes de Marseillaise. C’étaient des rencontres récurrentes, touchantes, amicales qui m’ont valu de nombreuses invitations au Mondial. Ils sont devenus des copains, on se voyait avec plaisir. On s’est fait des concours de l’amitié avec des gens de chez Ricard, Henri-Blanc… Ce sont de très bons souvenirs. J’ai été ravi de les revoir à l’occasion de cette prise de responsabilité mais aussi de pouvoir travailler avec Maryan Barthelemy que je connais bien.

    Comment envisagez-vous votre rôle ? Quelle marque entendez-vous imprimer à l’événement ?

    G.P. : Il est un peu tôt pour parler d’imprimer une marque. Avec Maryan, nous allons avancer ensemble. En tant que directeur des événements, il a une mission très opérationnelle et fourmille d’idées pour faire encore mieux. Pour ma part, j’ai emmagasiné beaucoup d’expérience des grands événements, je porte une vision artistique ou du moins émotionnelle. Ce qui m’intéresse c’est de savoir comment on va toucher tout le monde. Je suis très carré mais j’aime qu’on aille au-delà de la simple organisation rationnelle pour se demander comment développer la relation émotionnelle à l’événement. J’aime cette dimension expérience complète. J’aime voir les yeux du public briller de mille étoiles, partager la sensation de vivre quelque chose d’extraordinaire.

    Réfléchissez-vous à des Mondiaux La Marseillaise au-delà de son cadre traditionnel ?

    G.P. : Le Mondial ne se duplique pas. Mais pourquoi pas envisager d’autres formes dans d’autres lieux ? Je me dis que si à l’avenir un Mondial La Marseillaise voit le jour à Shanghai, il n’aura rien à voir avec celui de Marseille mais il fera participer tout un tas de gens avec le même bonheur qui est à la source de cet événement.

    À nos lecteurs

    Dans le cadre de la réorganisation du pôle événementiel de notre groupe, j’ai le plaisir de vous annoncer la nomination de Gilles Picard à la fonction de président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque à titre bénévole. Professionnel de l’événementiel, ancien directeur général du Groupe F, référence mondiale dans l’organisation de spectacles pyrotechniques, son expertise, son professionnalisme, son expérience de haut niveau, correspondent pleinement aux ambitions qui sont les nôtres. Il agira aux côtés de Maryan Barthelemy, directeur des événements, pour la réussite et le développement de notre événement phare.

    Comme annoncé, il y a quelques jours, ce renouvellement rendu nécessaire par la croissance de nos événements et le départ de Pierre Guille vers de nouveaux horizons, s’accompagne d’autres décisions. Rafaël Jacquelain, directeur commercial, est chargé du sponsoring. Marc Poggiale est élu président de l’association ESCS, organisatrice du Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise. Jean-Luc Corréard est nommé directeur de course.

    Léo Purguette,

    président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise

    président du Mondial La Marseillaise à pétanque

  • [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    La Marseillaise : Vous étiez présent vendredi au Cercle de Saint-Barnabé pour présenter les événements que vous organisez en Corse et en Espagne. Êtes-vous toujours aussi compétiteur malgré tout ?

    Claudy Weibel : Je suis un peu en transition, j’avoue que j’ai décidé cette année de me retirer de l’équipe nationale belge. Bizarrement et psychologiquement, j’ai l’impression que tout s’arrête. Je ne pensais pas que ça allait faire un effet comme ça, mais j’étais décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Du coup, ça me vieillit un peu, je deviens nostalgique des super moments que j’ai vécus, notamment ceux en Moselle à Metz Ronde Pétanque avec Serge Sala. Mais aujourd’hui, je porte une autre casquette, celle d’organisateur, parce que j’ai une société événementielle qui s’appelle Pétanque Events depuis dix ans maintenant. Personne ne le sait spécialement, parce qu’on me voyait encore comme un joueur. Ce nouveau rôle ne m’a pas effacé du milieu de la pétanque, mais tout doucement, je me suis retiré des grosses compétitions, et comme je ne suis pas trop demandeur, on me voit de moins en moins.

    Vous avez récemment annoncé votre retraite internationale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    C.W. : C’est un peu de ne plus être avec les anciens, les potes, les amis avec qui on a tout gagné (« Dédé » Lozano, Jean-François Hemon, dit « Tichon » et Michel Van Campenhout). Progressivement, on a arrêté de jouer ensemble et il y a des nouveaux qui sont arrivés. C’est difficile à recréer une très belle entente. Je pense que le niveau a vraiment monté dans les autres nations, et puis j’ai perdu un peu de motivation. En plus, on a fait un fiasco cette année au championnat d’Europe et ça a vraiment agi comme un déclic en moi. Je me suis dit que c’était le moment. En plus, Gustave Muntz, qui a toujours été mon coach, mon sélectionneur, et qui est devenu un ami, a lui aussi cédé sa place. J’arrête en même temps que mon coach avec qui j’ai tout vécu.

    On fête cette année les dix ans de votre titre de champion du monde tête-à-tête, où vous êtes comme on dit à Marseille « à jamais le premier ». Est-ce le plus beau titre à vos yeux ?

    C.W. : J’ai été au Luxembourg, j’ai été champion de Luxembourg. J’étais en Belgique, j’étais champion de Belgique. J’étais en France, j’étais champion de France. Je pense que chaque étape a été importante. Mais le Graal, c’est quand on a été pour la première fois champion du monde, parce qu’on tournait autour depuis plusieurs éditions. Par contre, quand j’ai été champion du monde en 2015, il faut savoir que ma sélection a vraiment été remise en question, que ce soit par la fédération, par mon entourage et par mes sponsors de l’époque. Et quand je réussis à gagner ce titre en ayant battu en 8e de finale le joueur qui avait fini premier des groupes, puis enchaîner avec Dylan Rocher, Diego Rizzi, puis une finale mémorable et phénoménale face à Sami Atallah, c’était incroyable. J’ai souvent dit que je suis né sous une bonne étoile. Ce titre a été émotionnellement pour moi, le plus beau, parce qu’il était improbable.

    Parmi les grandes compétitions, on ne vous associe plus aux Masters qu’au Mondial La Marseillaise à pétanque…

    C.W. : Je n’ai strictement rien contre La Marseillaise, au contraire, j’aime y participer, mais ce n’est pas mon but premier. Mais quand j’y vais, j’y vais vraiment avec le plaisir. J’y suis toujours allé avec des amis, je n’ai pas vraiment fait des grosses séries. J’ai souvent joué avec des amis ou des sponsors, mais j’y suis allé dans un esprit ultra-convivial, c’est-à-dire que je prends mon apéro, je bois mon petit pastis, avec cet état d’esprit marseillais. Il va peut-être y avoir du changement maintenant, avec le changement de direction, peut-être avec des autres idées, peut-être avec du renouvellement. Peut-être que ça va monter en gamme, peut-être que ça va faire plus une grosse compétition pour les gros joueurs, plutôt que la masse. Mais, là, comme je ne vais plus faire les championnats du monde, comme je ne fais pas trop de nationaux, il est clair que l’année prochaine je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant, et surtout avec une très bonne équipe.

  • [Entretien] Maryan Barthelemy : « Diriger le plus grand événement pétanque au monde, c’est le Graal ! »

    [Entretien] Maryan Barthelemy : « Diriger le plus grand événement pétanque au monde, c’est le Graal ! »

    La Marseillaise : Quel est votre parcours ?

    Maryan Barthelemy : J’ai 53 ans. J’ai un parcours dans l’événementiel depuis 25 ans. J’ai eu la chance d’avoir plusieurs vies dans le sport pétanque. J’ai été joueur. J’ai ensuite basculé dans l’organisation d’événements. J’ai été chef de projet et directeur d’agence chez l’organisateur des Masters de pétanque et du trophée des villes. J’ai aussi été consultant pour de nombreuses chaînes de télévision : TF1, TMC… J’ai ensuite créé ma boîte, MB Events avec laquelle j’organise des événements pétanque notamment tournés vers le monde de l’entreprise.

    Le Mondial La Marseillaise
    à pétanque et vous, c’est une histoire qui ne date pas d’aujourd’hui.

    M.B. : C’est vrai. Cela remonte à 1988. À l’époque nous étions 3 juniors à faire la finale, chose qui ne s’est jamais reproduite même si des jeunes comme Tyson Molinas, Joe Casale ou Adrien Delahaye l’ont gagnée en étant junior.

    Quand on vous a parlé de devenir directeur des événements du groupe La Marseillaise,
    quelle a été votre réaction
     ?

    M.B. : Je n’y ai pas cru. Lorsque Pierre Guille m’a appelé pour m’annoncer son départ je croyais qu’il voulait me parler d’organiser un événement en commun auquel on avait réfléchi ensemble il y a quelque temps. J’ai donc été surpris. J’ai ensuite été reçu par les dirigeants et, c’est un poste incroyable qui ne peut pas se refuser. Déjà, travailler dans sa passion c’est quelque chose de formidable. Essayer de diriger le plus grand événement pétanque au monde, c’est le Graal ! Le challenge est tellement passionnant, tellement intéressant que j’ai maintenant hâte d’entrer sur le terrain ! C’est un événement aux multiples facettes. J’en connais déjà certaines mais j’ai vraiment hâte de travailler avec tous les bénévoles, les commerciaux. C’est une grosse machine, on va se mettre en ordre de marche pour suivre ensemble le même cap. On va se renouveler en respectant toute l’antériorité de cet événement unique avec ce qu’a apporté Michel Montana puis Pierre Guille.

    Le Mondial La Marseillaise à pétanque n’aurait pas lieu sans ses bénévoles. Quels sont vos liens ?

    M.B. : J’espère que tous les bénévoles vont continuer. Je les connais depuis longtemps. Maurice Caumel, Didier Lalanne, Thierry Marque, André Picca, Daniel Simon, Sylviane Bourrelly sont des personnes de grande valeur. On se souvient ensemble de Maurice Vial qui est malheureusement décédé, on sait à quel point on a besoin de tout le monde et on va tout faire pour leur rendre la tâche la plus facile possible. On va notamment essayer que le maximum de parties se déroulent à Marseille intra muros car c’est important pour les participants. Il faut trouver des solutions au regard de la croissance de l’événement.

    Quels sont vos rapports
    avec les instances sportives
    de la pétanque
     ?

    M.B. : J’ai appelé Michel Le Bot, quelques minutes avant cette interview, parce que je me devais d’annoncer la nouvelle au président de la Fédération française et dès que nous aurons fini j’adresserai un mail à Gérard Schneider, président luxembourgeois de la Fédération internationale avec lequel j’entretiens aussi d’excellentes relations. Il y a quelques semaines, j’ai rencontré le délégué Romain Barré sur un événement. On a parlé des heures et des heures du Mondial La Marseillaise à pétanque alors que je ne savais pas encore que j’allais occuper une responsabilité importante dans l’organisation de cet événement. Je ne considère pas que j’arrive en terrain conquis pour autant. Il y a beaucoup d’innovation à entreprendre. On doit se développer avec des partenaires privés car les collectivités sont en difficulté sur les moyens dont elles disposent. Nous allons tenter d’apporter des nouveautés pour trouver des nouvelles ressources qui sont essentielles.

    Vous êtes d’abord connu dans
    le monde de la pétanque, mais
    les événements de La
     Marseillaise c’est bien plus large que cela.
    Ça aussi c’est un défi
     ?

    M.B. : Oui il y a quatre grands événements. Le Mondial bien sûr mais aussi le Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise dont Marc Poggiale a pris la présidence. Il aura lieu le 1er février et il est en grande partie lancé. Je serai donc plutôt en observation. Ensuite nous tiendrons La Marseillaise breaking cup au printemps et bien sûr, il y a la Tournée d’été La Marseillaise. J’ai tout aussi hâte de l’organiser. J’ai toujours été un homme de tournée, les Masters de pétanque en étaient une. Tous les événements se montent de la même manière, c’est un puzzle où il faut trouver les meilleurs prix, les meilleurs prestataires. Les soirées de la Tournée d’été seront toujours aussi festives, on est sur une dynamique puisque l’année passée il y avait une quinzaine de dates.

    À nos lecteurs

    C’est à vous, chères lectrices et chers lecteurs, aux côtés des bénévoles et salariés de La Marseillaise, que nous avons souhaité réserver la primeur de l’annonce du renouvellement du pôle événementiel du groupe La Marseillaise. La croissance de nos événements et le départ de Pierre Guille vers de nouveaux horizons professionnels nécessitent une réorganisation pour accompagner notre développement. C’est dans cet esprit de conquête que Maryan Barthelemy, spécialiste de la pétanque et professionnel de l’événementiel, est nommé directeur des événements du groupe La Marseillaise. Rafaël Jacquelain, directeur commercial marchés privés, est chargé du sponsoring. Marc Poggiale, président du conseil de surveillance, est élu président de l’association ESCS, organisatrice du Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise. Jean-Luc Corréard, spécialiste du cyclisme, est nommé directeur de course. Le dispositif sera complété par un nouveau président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque dans les prochains jours.

    Léo Purguette,

    président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise

    président du Mondial La Marseillaise à pétanque

  • Les bénévoles de « La Marseillaise » mis à l’honneur au Frioul

    Les bénévoles de « La Marseillaise » mis à l’honneur au Frioul

    C’est devenu un rendez-vous traditionnel : la journée de remerciements des bénévoles au centre Vacances Léo-Lagrange du Frioul.

    Cette année, près de 150 d’entre eux ont été accueillis samedi par Marie Tomasi, la directrice du centre, et son équipe.

    Au programme, une journée de détente et de remerciements dans un paysage ravissant.

    L’occasion de saluer l’engagement des bénévoles mais aussi de remercier Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque et directeur des événements de La Marseillaise qui a annoncé il y a quelques semaines son intention d’ouvrir une nouvelle page de son parcours professionnel après une édition du Mondial de tous les records.

    Trophée Maurice-Vial

    « Je n’irai pas loin. La Marseillaise et chacun d’entre vous restent dans mon cœur », a-t-il indiqué, très ému. « On ne quitte jamais La Marseillaise complètement, le conseil d’administration du Mondial peut en témoigner », a ajouté Léo Purguette, président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise, présent à ses côtés. Donnant des nouvelles de notre journal, il a souligné ses progrès constants mais aussi ses fragilités. « Sans votre dévouement et votre enthousiasme à l’égard de notre journal et de ses événements, rien ne serait possible. Mille mercis, on vous aime ! », a-t-il conclu.

    La journée conviviale s’est achevée par un tournoi de boules « Trophée Maurice-Vial », en hommage au regretté secrétaire général du Mondial La Marseillaise à pétanque qui s’est éteint cette année.