Tag: mobilité douce

  • Marseille : aux Chutes Lavie, réunis, on revit

    Marseille : aux Chutes Lavie, réunis, on revit

    Une clé et des fleurs dessinées aux craies de couleurs pour égailler le bitume, des tours de bluff des illusionnistes de l’Idéaliste pour marquer ce moment magique. Le portail fermé depuis des années par une poignée de copropriétaires qui revendiquaient la propriété de cette rue privée a retrouvé sa vocation d’usage public.

    « Paulette et Jeanne n’auront plus à remonter le raide et dangereux boulevard Guigou, les enfants pourront accéder aux centres d’activités des Chutes Lavie, et une voisine de 90 ans a prévu de s’inscrire à la gym douce », liste la conseillère d’arrondissement Nathalie Prost à l’adresse d’une petite centaine d’habitants venue fêter cette victoire qu’on leur avait promise impossible. C’était sans compter sur la pugnacité d’un collectif de riverains « qui s’est mobilisé sans relâche », souligne l’élue des 4-5. Et sur le soutien que la municipalité leur a témoigné.

    Un combat de fond

    « Impossible n’est pas Marseillais, s’est félicité l’édile écologiste du secteur, Didier Jau. Nous avons tenu notre engagement. C’est un combat de fond, juste et nécessaire dans une société qui se divise. » Réunifiés, apaisés, leur mobilité douce retrouvée, les habitants étaient invités à partage un repas dans le jardin municipal dont l’accès leur a été rendu et à préparer l’avenir ensemble. « La prochaine étape ici sera d’aménager un accès pour les personnes à mobilité réduite », a précisé Amad Zayad, conseiller d’arrondissement délégué au handicap.

  • Unis contre la ligne THT mais divisés sur le contournement

    Unis contre la ligne THT mais divisés sur le contournement

    « Non à la THT, c’est aussi non à l’autoroute » affirme Lucille Venet (Union pour Arles) au conseil municipal de jeudi. Après l’unanimité « contre » la ligne THT en Camargue, l’élue pointe « des contradictions » de la majorité sur le projet de contournement autoroutier. « Il va détruire 150 ha de zones agricoles, plus que la THT ne le ferait, et augmenter le CO² car plus de routes amènent plus de circulation » d’après Lucille Venet, qui parle d’un « racket quotidien pour les travailleurs allant à Nîmes ou Fos », et insiste sur « les 71,88% d’avis défavorables au projet dans l’enquête publique ».

    Un référendum citoyen ?

    Le maire (Horizons) Patrick de Carolis objecte : « C’est dans l’intérêt de la ville pour la pour désengorger, ses quartiers, mieux les relier au centre-ville, ouvrir la ceinture de la RN113 et revoir le plan de mobilité douce », affirme l’édile. Reconnaissant que certaines terres agricoles en pâtiront, il affirme que « beaucoup sont prêts à comprendre cette situation ». Et fustige : « Un tiers des contributeurs à l’enquête publique ne sont pas d’Arles, il y a surreprésentation des opposants » insiste l’édile. Lucille Venet estime que « L’échantillon de 1 608 personnes est statistiquement fiable. C’est comme les élections, tout le monde ne vote pas et pourtant y’a un maire », avec une pointe d’humour. Sandra Monteils (UpA) demande « Pourquoi ne pas faire le choix que nous portons de référendum citoyen ? ». Patrick de Carolis répond « croire » dans le projet et estime que « c’est à l’État de prendre ses responsabilités ».

    Nicolas Koukas (PCF) prévient des « conséquences de modifier notre Plan local d’Urbanisme [PLU, ndlr], si l’État était maître d’ouvrage du projet, certaines décisions d’urbanisme reviendraient au Préfet et non du maire ». La 1re adjointe Mandy Graillon oppose que « faire une route n’est pas un gros mot, on ne peut pas arrêter quand on construit des logements et équipements publics ».

  • Faire le choix de déplacements plus vertueux

    Faire le choix de déplacements plus vertueux

    Même si l’on s’est longtemps écharpés sur la question des transports publics et, plus généralement, des mobilités durables dans le Port du Levant, les collectivités, et en premier lieu Toulon et la Métropole TPM, ont décidé de faire avancer les dossiers. Et tout particulièrement celui du vélo. Avec un vrai courage politique pour imposer la présence sécurisée des utilisateurs sur la voirie de ce moyen de déplacement totalement vertueux pour la planète comme pour la santé.

    Un partage plus équitable de l’espace qui fait grincer les dents d’une toute petite partie des automobilistes jaloux de leur ancienne suprématie, et manipulés par l’extrême droite avide d’exploiter à mauvais escient toutes les colères. En témoigne le tollé, pas vraiment spontané, observé cet été sur les réseaux sociaux lors de la création de la piste cyclable de l’avenue de la République. Pourtant, cet aménagement, qui a immédiatement trouvé ses utilisateurs, n’a pas provoqué davantage de bouchons que lorsqu’il n’existait pas. Même réaction à la simple évocation de l’arrivée d’une voie réservée sur le boulevard Cunéo, avec cette fois une pseudo-consultation des habitants invités à exprimer tout le mal qu’ils pensaient de cette opportunité.

    De toute évidence, il reste encore du chemin pour bâtir une ville plus soucieuse de son environnement. Tout ce qui peut contribuer à faire évoluer les mentalités et à changer le regard porté sur ces enjeux mérite donc d’être mis en avant. Comme le « Roll’in Toulon », vendredi 18 septembre, avec une nouvelle balade nocturne en roller au départ du Palais des sports à 20h30. Ou le Village mobilité qui sera dressé samedi, place de la Liberté.

    Détails sur le site toulon.fr/agenda/semaine-europeenne-de-la-mobilite-tpm

  • À Nîmes, le premier train à batteries de France prend les rails

    À Nîmes, le premier train à batteries de France prend les rails

    Lundi 31 août, 12h52, voie E de la gare de Nîmes-Centre. Extérieurement, la rame rouge et grise qui s’apprête à partir vers Vauvert a tout d’un train liO ordinaire. Sous ses planchers, pourtant, une petite révolution ferroviaire est en marche. Pour la première fois en France, un TER dont les moteurs diesel ont été entièrement remplacés par des batteries prend son service commercial. « Nous écrivons aujourd’hui à Nîmes une nouvelle page du transport ferroviaire », résume Gaël Barbier, directeur régional de SNCF Voyageurs Occitanie.

    Une première française, donc, mais pas un train flambant neuf. C’est même tout l’intérêt du projet : cet Autorail grande capacité, âgé d’une vingtaine d’années, a été transformé plutôt que remplacé. Ses moteurs diesel ont laissé place à seize batteries lithium-ion, représentant environ huit tonnes. Rechargée en environ une heure sous les caténaires, notamment lors de ses passages en gare, la rame peut ensuite poursuivre sa route sur les portions non électrifiées. L’énergie produite au freinage est elle aussi récupérée et stockée.

    « C’est à l’État de suivre l’exemple »

    Résultat annoncé : plus de 80 kilomètres d’autonomie, jusqu’à 20% d’économies d’énergie et, sur les tronçons parcourus grâce aux batteries, ni émission directe de CO₂ ni particules fines liées à la combustion du diesel. Avec, en prime, moins de bruit pour les voyageurs et les riverains. « C’est une solution qui permet de nous affranchir petit à petit des énergies fossiles », souligne Olivier Delecroix, vice-président d’Alstom France.

    Entre Nîmes et Vauvert, le laboratoire grandeur nature durera au minimum deux ans. Sur cette ligne de 21 kilomètres, la rame effectuera trois allers-retours chaque jour en semaine. Son arrivée accompagne surtout deux allers-retours supplémentaires par rapport à septembre 2025, portant l’offre à onze trains liO quotidiens. Une manière, pour la Région, de lier transition écologique et renforcement du service public plutôt que d’opposer les deux.

    Avec cette rame, l’Occitanie pousse un peu plus loin sa stratégie de sortie du diesel. Après un Régiolis hybride expérimenté autour de Toulouse, elle doit également accueillir des trains à hydrogène sur la ligne Montréjeau-Luchon. Elle devient ainsi la seule Région française à tester simultanément hybride, batteries et hydrogène.

    Mais derrière la vitrine technologique se pose déjà la question du passage à l’échelle. Le programme national, associant cinq Régions, représente plus de 41 millions d’euros : 30 millions apportés par les collectivités régionales, 6 millions par SNCF Voyageurs et 5,5 millions par Alstom. Pour Jean-Luc Gibelin, vice-président régional chargé des mobilités, l’expérimentation ne peut cependant rester à la seule charge des territoires. « Nous faisons la démonstration que c’est possible. Désormais, c’est à l’État de suivre l’exemple et de prendre le relais pour lancer un grand plan de transformation du ferroviaire », interpelle l’élu communiste, estimant que le ministère de l’Industrie n’a jusqu’ici « pas été au rendez-vous ». « L’État doit aider concrètement ce genre de projet », insiste-t-il.

    Une revendication qui dépasse la seule rame inaugurée lundi. Car si la technologie fait ses preuves, l’élu imagine déjà son déploiement ailleurs en Occitanie. « Le Gardois que je suis pense à la ligne Nîmes-Alès », glisse-t-il.

    D’autres lignes non électrifiées pourraient suivre. Reste désormais à éprouver les batteries dans la durée : autonomie réelle, vieillissement, maintenance, contraintes d’exploitation. « Il s’agit d’une première génération et d’un fonctionnement nouveau pour tout le monde », rappelle Bogdan Vulturescu, chef de projet à la SNCF. Les deux prochaines années doivent fournir ce retour d’expérience.

  • Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Après avoir réalisé deux enquêtes publiques sur l’école (en septembre) puis sur la gestion des déchets (en novembre), Uni.e.s pour Draguignan a cette fois interrogé, en décembre, les Dracénois sur les questions de mobilités et de démocratie participative. Une enquête réalisée « sur le marché et en porte à porte. Grâce à ça, les gens nous connaissent et viennent nous voir, et cela resserre les liens avec et entre les colistiers », se réjouit Sylvie Borgogno, l’une des colistières (LFI). Les restitutions seront réalisées vendredi, 18h, à la MSJ, après les vœux adressés par la tête de liste (LE) Christophe Terras.

    Référendums pour les grands projets

    Sur un territoire aux accès parfois difficiles, au sein d’un département où la question du logement est prégnante, notamment pour les jeunes, la mobilité, particulièrement la mobilité douce, demeure un enjeu d’importance. Sera notamment abordée la question du vélo et des infrastructures vouées à viabiliser sa pratique (pistes cyclables, parkings, moyens de location et d’acquisition…), mais aussi celle de la marche, via des rénovations urbaines et la création de parcours. Dans la même optique, le sujet des trottinettes électriques, pratiques mais décriées pour le manque d’encadrement de leur usage, sera mis sur la table, à travers, justement, un prisme sécuritaire et la proposition d’opérations de sensibilisation.

    Toujours au rang des moyens de transport individuels, Uni.e.s pour Draguignan proposera des alternatives pour limiter l’usage de la voiture (parkings relais, covoiturage…). A ce titre, les transports en commun ont forcément un rôle important à jouer. La liste désire augmenter leur portée et leur vertu écologique, et propose la gratuité pour certains publics (écoliers, retraités, précaires…).

    Les Dracénois sont ainsi invités à venir débattre de ces sujets, dans un esprit démocratique, autre thématique de l’enquête publique. « Nous soumettrons les investissements importants, typiquement le projet de PTE, à un référendum. Nous créerons une procédure de référendum d’initiative citoyenne qui permettra à tous les habitants et habitantes de participer directement à la démocratie locale. Le maire sera accessible et consacrera une demi journée par semaine pour répondre aux questions des habitantes et habitants », dévoile, entre autres, Sylvie Bourgogne.

  • Autour de Baumettes 3, des voisins inquiets

    Autour de Baumettes 3, des voisins inquiets

    Très attendue par l’administration pénitentiaire, la sortie de terre de Baumettes 3 (B3) ne fait pas que des heureux. Alors que les détenus sont en cours de transfert pour désengorger des cellules remplies à 208%, les riverains du nouvel établissement s’inquiètent des conséquences sur leur vie quotidienne. « On a été échaudé par l’ouverture de Baumettes 2, il y a eu tellement de problèmes que cette fois-ci l’Apij [Agence publique pour l’immobilier de la justice, Ndlr] a fait les choses correctement, il y a eu des préconisations et certaines ont été respectées. Mais sur d’autres j’ai des interrogations », alerte Éliane Gastaud, coordinatrice du collectif des voisins des Baumettes.

    D’abord, la vue. « On a obtenu l’installation d’un pare-vue qui part des garages puis quand on arrive au bâtiment des prisons, plus rien du tout », décrit-elle. Une trentaine de riverains « ont une vue imparable sur les bâtiments de détention », selon cette dernière. Et de craindre que les visiteurs ne grimpent sur les clôtures des maisons pour des parloirs sauvages.

    Des brouilleurs

    trop efficaces ?

    Côté cellules, des fenêtres équipées « d’oreilles », des espèces « de coques remplies de matériel isolant », permettent d’isoler les détenus au niveau visuel et auditif. En théorie. « On ne sait pas encore quelle va être leur efficacité », nuance Éliane Gastaud, qui rappelle que les bâtiments de Baumettes 3 sont disposés face à face, « à très peu de distance », de quoi encourager, selon elle, les conversations.

    Autre source de nuisances, la lumière. Avec un éclairage jour et nuit, une lumière « extrêmement puissante », confirme Éliane Gastaud, pour assurer la sécurité des agents pénitentiaires qui entrent dans la prison. Résultat : « À Beauvallon, la nuit, on voit comme en plein jour dans le salon », explique-t-elle. Et trouver une solution ne va pas être chose aisée. Même si les contacts sont « très bons avec le directeur actuel des Baumettes », reconnaît-elle, « il y a des préconisations avec des normes édictées par le ministère de la Justice ».

    Qui dit 740 places supplémentaires, dit aussi plus de visiteurs. « Et il n’y a déjà pas beaucoup de places de stationnements », rappelle Éliane Gastaud, et côté transports en commun « une seule ligne de bus ». Quant à la mobilité douce, « les pistes cyclables se sont transformées en parking ». Vient enfin la question ardue des brouilleurs pour empêcher les communications depuis les cellules et les livraisons illicites par drones. Un marché à 24 millions d’euros hors taxe, dont 8 millions dévolus à l’équipement de B3, a été passé en juin, demandant au prestataire d’éviter les « perturbations ou débordements à l’extérieur » des zones concernées. Le chantier serait finalisé en mars. Mais depuis la mise en place du système en 2021 à Baumettes 2, les habitants des maisons autour sont déjà obligés de recourir au Wifi pour téléphoner. « Pour B3, c’est tout le centre de Beauvallon situé à 100 m qui est concerné », s’inquiète Éliane Gastaud. Et de promettre de remettre l’ouvrage sur le métier au cours des réunions régulières organisées par l’Apij.

  • Le quartier du Pont des deux Eaux, à Avignon, entame sa transformation

    Le quartier du Pont des deux Eaux, à Avignon, entame sa transformation

    Un parvis de la mairie annexe Est d’Avignon, dans le quartier du Pont-des-Deux-Eaux, qui « doit devenir la place du village », lance Fabrice Tocabens, adjoint (PS) au maire d’Avignon, en présentant les travaux à venir sur la zone.

    Avec donc en tête de gondole le projet du parvis de la maison commune. Et où une grosse partie du parking laissera place à une piste cyclable pédagogique ouverte à toute heure, qui pourra être utilisée pour des cours de vélo dans les écoles ou les associations des alentours. Des réfections qui commencent le 1er décembre prochain. Et pas de risque de ne plus avoir d’emplacement pour se garer, assure la municipalité. « On a la chance d’avoir beaucoup, beaucoup de parkings autour », précise l’adjoint tout en montrant les plans du futur espace qui devrait voir le jour en début d’année prochaine. Coût de l’opération : 170 000 euros.

    Vitesse importante

    Mais il n’y a pas que « la place du village » qui est refaite à neuf. Avec un projet autour du parvis de l’école Farfantello. En effet, la municipalité constatait « un gros problème de survitesse » autour de celui-ci, détaille Fabrice Tocabens. Le projet consiste ainsi à élargir le parvis, à rétrécir la voie et à monter un plateau afin d’obliger les automobilistes à abaisser leur vitesse s’ils tiennent à ce que leur carrosserie reste intacte. Tandis qu’autour de cet espace, les voies de mobilité douce sont également refaites pour un coût total de 400 000 euros. Tandis qu’en parallèle, trois toilettes publiques sont depuis cet été mises à disposition au parc Chico-Mendes.

  • Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Gard : 800 bornes électriques d’ici 2027

    Sous l’arche millénaire du Pont du Gard, les élus du territoire et les partenaires du projet ont célébré, le 28 octobre, un tournant majeur pour la mobilité durable dans le département. Ce site classé à l’Unesco, témoin d’une autre forme d’ingénierie, devient le point de départ d’un ambitieux réseau de bornes de recharge baptisé ReGARD. Porté par le Territoire d’Énergie Gard – Smeg et confié à Bouygues Énergies & Services, ce projet vise à faire du Gard un territoire exemplaire dans la transition énergétique.

    « Les Romains ont mis cinq ans à construire l’aqueduc, nous deux ans pour faire aboutir notre projet », a lancé avec humour Patrick Malavieille, président de l’EPCC Pont du Gard, lors de l’inauguration des huit premières bornes installées sur le parking rive gauche. Ces équipements, ouverts à tous les usagers, constituent le premier jalon d’un vaste maillage électrique qui doit relier d’ici fin 2027 les 350 communes du département. Le réseau ReGARD, dont le nom résume bien l’esprit de ce projet – « la recharge qui nous relie » – prévoit l’installation de 800 bornes de recharge dans les trois prochaines années, dont une centaine ultra-rapides. Le programme inclut la reprise des 400 bornes existantes du réseau Révéo et l’ajout de 376 nouveaux points. À terme, d’ici 2040, un millier de bornes mailleront le Gard, garantissant à chaque habitant ou visiteur une borne à moins de 20 kilomètres de son trajet.

    « Équité urbain et rural »

    Un objectif que résume Aimé Cavaillé, président du Territoire d’Énergie Gard : « La vision finale est respectée : l’équité entre urbain et rural. » Le déploiement sera assuré conjointement par Bouygues Énergies & Services et Spie CityNetworks, également chargées de la maintenance. Pour Dominique Néel, directeur général délégué de Bouygues Énergies & Services, ce projet est « l’exemple d’une coopération territoriale réussie », entre collectivités, acteurs publics et entreprises privées.

    Le contrat sur 15 ans, représentant un investissement global de 128 millions d’euros par la société d’investissement ElinVest, avec une redevance annuelle de 100 000 euros versée au Smeg et 500 000 euros investis directement sur le territoire. L’objectif est de garantir un taux de fonctionnement de 95% du parc et proposer une offre tarifaire adaptée : les abonnés bénéficieront de réductions pouvant atteindre 20% sur le prix du kWh. Les bornes offriront des niveaux de puissance selon les besoins : en deux heures, une borne standard permettra de récupérer jusqu’à 150 km d’autonomie, tandis que les bornes rapides offriront entre 180 et 300 km en une demi-heure.

    Au-delà de la performance technique, le projet s’inscrit dans une dynamique écologique et touristique. Le Gard, avec ses 6 500 recharges mensuelles déjà comptabilisées sur les anciens réseaux (et plus de 9 000 en période estivale), ambitionne de répondre à la forte fréquentation de ses sites patrimoniaux tout en réduisant son empreinte carbone. À l’horizon 2040, la réduction des émissions est estimée à plus de 350 millions de tonnes de CO2 évitées. « Ce sont deux histoires de la mobilité qui se rencontrent ici au Pont du Gard », résume Dominique Néel, évoquant la passerelle symbolique entre l’ingéniosité antique et la transition énergétique moderne.

  • Le collectif Luynois en action réclame une réponse forte face aux bouchons

    Le collectif Luynois en action réclame une réponse forte face aux bouchons

    Pour le collectif Luynois en action, quelques ateliers ne suffiront pas à résoudre une problématique qui perturbe le quotidien des habitants. « On parle de 2 000 véhicules par jour qui bouchent des rues inadaptées », rappelle Rémi Girardin, coprésident du collectif citoyen, alors que le quartier est, aux heures de pointe, saturé de véhicules allant et venant entre Aix, Les Milles, Gardanne et Marseille.

    à la suite d’une réunion publique, en mai dernier, la mairie d’Aix-en-Provence a pris la décision d’organiser des ateliers publics pour débattre la question. Le premier – Dessine moi Luynes – a eu lieu au mois de juillet. Le second – Raconte moi Luynes – se tiendra le samedi 4 octobre, entre 9h et 12h, en salle Ughetti. Les informations sont à retrouver sur le site du collectif Luynois en action, ainsi que sur des affiches, distribuées dans le quartier de Luynes.

    « On aimerait que ces ateliers tapent dans le dur. On attend des discussions concrètes, pas des sujets superficiels. Ce n’est pas le moment de parler de la couleur des géraniums sur le rond-point », martèle Rémi Girardin, qui regrette une communication trop tardive autour de ces ateliers. Dans un communiqué paru ce jeudi, le collectif estime que « les seules actions concrètes évoquées à ce jour (aménagements ponctuels de trottoirs ou mobilité douce) ne peuvent pas constituer l’aboutissement d’un processus de transformation urbaine ambitieux. »

    Après avoir demandé une réunion en mairie pour « un cadrage davantage méthodique sur le déroulé de ces réunions », le rendez-vous a été accordé au collectif, le 24 septembre.