Tag: Mireille Benedetti

  • La Bastide Marin de La Ciotat restaure sa beauté intérieure

    La Bastide Marin de La Ciotat restaure sa beauté intérieure

    Maintenant, la bastide est close et couverte. Elle a rajeuni de deux cents ans », rappelle Mireille Benedetti. Même si, en ce début d’année, « des finitions restent à faire, essentiellement sur les façades », précise-t-elle, la bastide hospitalière, située 1943, avenue Guillaume-Dulac est, depuis l’important chantier à 500 000 euros sur les façades et menuiseries mené de décembre 2024 à octobre dernier, « hors d’eau » comme on dit dans le jargon du bâtiment. « Maintenant, on va lancer les appels d’offres pour la suite de la restauration d’intérieur, notamment les gypseries et les sols », annonce la présidente de l’association « La Ciotat il était une fois », qui s’est lancée dans cette « aventure extraordinaire » de sauver la bastide de la ruine, il y a vingt-deux ans. Son association a signé avec la Ville, propriétaire des lieux depuis 1992, une convention d’occupation.

    Décors de gypserie

    Tous les sondages des sols, carreaux au rez-de-chaussée, plâtre à l’étage, ont déjà été réalisés « pour savoir quelle restauration doit être entreprise », indique Mireille Benedetti. De même « qu’une étude de diagnostic de toutes les gypseries ». Issu de pierre à plâtre, le gypse doit être broyé mécaniquement, puis chauffé de 120 à 400 degrés Celsius. Il est ensuite réduit en poudre fine dans un moulin. La gypserie consiste à exécuter un revêtement décoratif architectural, mouluré, moulé, souvent ciselé. À la Bastide Marin, on peut admirer des médaillons, des statues ou encore des croix en gypserie. Mais l’élément le plus remarquable, souligne Mireille Benedetti, est « l’escalier à double révolution, en gypse ». Ce type d’ouvrage permet à deux personnes de monter ou descendre sans jamais se croiser, chacune empruntant une volée différente.

    Le chantier est estimé à 400 000 euros. L’association a prévu d’attribuer 120 000 euros, issus du Loto du patrimoine de Stéphane Bern, à cette restauration, et a relancé une souscription. « On attend toujours la subvention de 62 000 euros promise par le Département des Bouches-du-Rhône », observe la présidente de l’association.

  • A La Ciotat, l’hôtel 3 étoiles Moxy en plein marasme

    A La Ciotat, l’hôtel 3 étoiles Moxy en plein marasme

    On va laisser les procédures aller à leur terme », lâche, dans le hall de l’hôtel Moxy, Nicolas Gay, le directeur général. Motus et bouche cousue, telle est la consigne qu’il a reçue de la SAS Walk La Ciotat, qui gère cet établissement, sous franchise du groupe Marriott, depuis son ouverture le 29 juin 2022. L’hôtel, situé au 756 avenue Emile-Bodin, à proximité immédiate du rond-point de la Locomotive, fait partie du complexe de loisirs Le Spot. Sur son site, le Moxy vante ses « 101 chambres dont 62 avec balcon, six salles de réunion, un bar animé, une offre restauration, une piscine avec terrasse en rooftop et de nombreux événements tout au long de l’année ».

    Doutes sur la rentabilité

    Après que, le 31 juillet dernier, la société Walk La Ciotat a déclaré auprès du tribunal de commerce de Marseille la cessation de paiement, ce dernier a ouvert, le 11 septembre, une procédure de redressement judiciaire, avec période d’observation jusqu’au 11 mars 2026.

    Interrogée lors des audiences au tribunal sur les causes qui ont conduit à ces difficultés, la représentante de Walk La Ciotat a répondu « qu’à sa création, son dirigeant avait tout misé sur Le Spot, un projet urbain entièrement piéton, ambitieux, prévoyant plusieurs espaces dont des salles de cinéma, de sport, mais à ce jour, le succès n’est pas au rendez-vous ». Elle a fait valoir auprès du tribunal qu’elle travaillait « avec une équipe très soudée ». « L’établissement a de belles perspectives mais le problème est le montant du loyer », a-t-elle déclaré. Walk La Ciotat loue en effet les murs de l’hôtel Moxy au gérant du Spot. Walk La Ciotat a voulu négocier le loyer, « mais le bailleur s’est rétracté ». Ce bailleur est d’ailleurs « son seul créancier », a-t-elle souligné. Le passif de la société s’élève à un peu plus de 2,26 millions d’euros, et le chiffre d’affaires pour 2024 à 2,60 millions d’euros. Le salaire des 20 salariés est payé. Le taux d’occupation des chambres est de 55%. La société avait jusqu’au 28 novembre pour trouver un repreneur. Mais pour l’heure rien ne filtre. Le 12 novembre dernier, la porte-parole de Walk La Ciotat a indiqué « qu’aujourd’hui, son combat est de sauvegarder l’hôtel et les emplois ». Son bailleur, a-t-elle dit, « ne s’oppose pas à la vente des murs pour 13 millions d’euros ».

    Contacté, l’adjoint au maire délégué à l’économie et au commerce, Eric Belrivo, a sobrement réagi : « On est attentif. On aimerait bien que ça continue. » Conseillère municipale dans l’opposition, la centriste Mireille Benedetti se souvient « avoir alerté la municipalité de l’époque et le maire (LR) Patrick Boré » de ses doutes quant à « la rentabilité d’un hôtel à cet endroit, en sortie d’autoroute et près d’une zone commerciale ». En plus d’être « un grand catafalque qui bouche la vue sur le magnifique paysage maritime ciotaden », enrage-t-elle. Le Moxy « fait partie d’un complexe de loisirs promis par le maire Patrick Boré et annoncé à l’époque comme “un pôle dynamique et innovant”. Or à ce jour les restos qui avaient ouvert ont petit à petit fermé leurs portes et l’hôtel est en difficulté. On a été trompés sur la marchandise ».