Tag: Miramas

  • À Miramas, le dialogue jugé insuffisant

    À Miramas, le dialogue jugé insuffisant

    Des pancartes sont glissées entre les grilles de l’établissement. Sur l’esplanade, des centaines de lycéennes et de lycéens occupent l’espace public. Au lycée Jean-Cocteau, le mouvement a démarré le 28 septembre. Depuis, rien ne semble apaiser la colère de cette jeunesse qui se sent « abandonnée ». Pas même l’entrevue entre une délégation d’élèves, des enseignants, des parents et le proviseur, organisée mercredi. Un « simulacre » de dialogue, selon Mathieu, en terminale. « On a parlé de nos revendications au niveau local, régional et national. Après, comme le chef d’établissement l’a dit et comme tout le monde le sait, il n’a pas de baguette magique. Les choses n’avancent pas. »

    En parallèle de ces réunions demandées par le ministre Édouard Geffray, le gouvernement a lancé une consultation en ligne pour recenser les « attentes » et les « propositions » des lycéens. Un dispositif non sans rappeler les cahiers de doléances ouverts après les Gilets jaunes, versés ensuite au Grand débat, qui n’ont débouché sur aucun changement concret. Pour Martial, élève de première, « l’écoute, c’est pas la compréhension ». Et de prévenir : « Quand les parlementaires voteront le budget, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas qu’il y avait une jeunesse en souffrance ». Mathieu et ses camarades appellent à poursuivre les actions et à « essayer de rassembler le plus de monde possible » pour « faire monter la pression ».

    Ce 8 octobre, plus d’une dizaine d’enseignants sont à leurs côtés. Cécile Braca, professeure d’anglais et syndiquée Snes-FSU, explique : « On les soutient parce qu’on a les mêmes revendications depuis des années : plus de profs, plus de moyens, des locaux dignes… Est-ce que le dialogue que propose le gouvernement va donner quelque chose ? Je n’en sais rien, je pense que c’est plutôt une tentative pour les calmer, pour gagner du temps, mais ça ne fonctionne pas ».

  • à Miramas, le Lycée Cocteau, ils exigent le retour d’une prof

    à Miramas, le Lycée Cocteau, ils exigent le retour d’une prof

    Ce lundi matin, quasiment aucun élève n’a franchi les grilles de l’établissement. Sur l’esplanade, une quarantaine de professeurs tenaient des banderoles. On pouvait y lire « On est des humains, pas des numéros » ou « Rendez-nous Sophie Jaboulin ».

    Affectée provisoirement à Jean Cocteau en 2022 suite à une « erreur administrative » lors d’une précédente mutation, Sophie Jaboulin subit de nouveau les dysfonctionnements du rectorat, qui veut lui faire « regagner le lycée de l’Empéri » à Salon-de-Provence contre son gré, explique Philippe Caracchioli, élu du personnel. Ses collègues dénoncent une injustice, une « non-gestion », voire un manque d’humanisme de l’académie, pourtant alertée de la situation à de multiples reprises depuis le mois de février. Ils souhaitent que Sophie Jaboulin puisse être, a minima, réintégrée la rentrée prochaine. Dans l’immédiat, l’équipe pédagogique demande une réponse « satisfaisante pour la santé » de leur collègue, en arrêt maladie.

    Gestion « incohérente »

    Les élèves de cette professeure d’EPS demandent aussi son retour. Six d’entre-eux se rendront à Aix-en-Provence vendredi pour demander une audience au rectorat. Gaspard sera de la partie. Il explique : « J’ai intégré la section sport étude l’an dernier, quand la structure a été créée par Madame Jaboulin, qui a porté ce projet à bout de bras : elle s’est occupée de l’administratif, de la recherche de sponsors, de nos emplois du temps, venait avec nous en compétition, a réuni les fonds pour les championnats de France… Ce qui nous a permis de ramener des médailles. Ce qu’on critique, c’est l’incohérence du rectorat qui a mis des mois à répondre à Madame Jaboulin qui demandait à ce que son dossier soit ré examiné, tout en nous félicitant pour ces résultats. » Aujourd’hui, sans la professeure, la section sport étude est « en péril », assure l’élève de terminale. Le rectorat aurait proposé à d’autres enseignants de prendre le relais, ce qu’ils refusent « pour ne pas prendre la place », de la professeure mutée.

    Au-delà du cas de Sophie Jaboulin, les revendications des élèves sont plus larges. Ils dénoncent les travaux perpétuels du lycée, qui auraient dû s’achever il y a des années mais qui s’éternisent en raison, notamment, du dépôt de bilan du maître d’œuvre. À l’extérieur de l’établissement, des filets retiennent les parements de briques qui s’effondrent. Ajax, en spécialité théâtre, pointe la présence « d’amiante » dans la salle de pratique. Mathieu, Léa et Salomé, porte-paroles du mouvement s’agacent des conditions d’apprentissage : des plannings trop denses, un manque de moyens humains et d’accompagnement. Les forces progressistes (PCF, insoumis, socialistes, UL CGT) ont envoyé un courrier au recteur, au président de Région et au ministère pour demander un rééquilibrage des budgets publics, des « rythmes scolaires viables », des embauches massives et un « investissement à la hauteur des besoins pour la rénovation des bâtiments ».

  • Un tout nouveau centre social Jean-Giono à Miramas d’ici 2028

    Un tout nouveau centre social Jean-Giono à Miramas d’ici 2028

    Exit, le centre socioculturel vieillissant. D’ici le début de l’année 2027, les travaux du nouvel équipement municipal, qui abritera également la Maison du droit au premier étage, commenceront sur le chemin des Écoliers. Jeudi 24 septembre, les habitants du quartier de la Maille ont pu découvrir en avant-première le bâtiment pensé par le cabinet d’architectes nîmois HB More.

    Loin de la froideur de l’édifice actuel, construit en béton avec des barreaux aux fenêtres, Françoise Bottero et son équipe ont travaillé sur l’aspect chaleureux et lumineux du lieu. Le hall traversant, vitré des deux côtés, constitue « le cœur du projet ». Toutes les pièces seront connectées à cet « espace d’échanges, de rencontres », à savoir une salle polyvalente de 120m2 dédiée à la jeunesse et aux associations, qui pourront s’en servir le week-end, des bureaux administratifs et des espaces pensés pour les activités destinées aux familles ou aux enfants. Concomitants à chaque grande salle, trois patios offriront des espaces extérieurs aux usagers. À l’étage vient se poser la Maison du droit, pensée comme une « petite cabane dans les arbres », avec des boxes d’accueil et une grande salle de réunion. Une tisanerie et une cuisine semi-professionnelle donnant sur une terrasse complètent le niveau, qui sera entouré de bardage bois. Les temps d’ouverture des équipements différeront au cours de la journée et de la semaine.

    « Bâtiment durable »

    Brasseurs d’air, géothermie, brise-soleil orientables, panneaux photovoltaïques… « Il y a un gros volet environnemental sur ce projet, précise Françoise Bottero. Il est déjà labellisé Bâtiment durable méditerranéen argent en étude, on espère qu’il passe or en chantier. » L’appel d’offres aux entreprises sera lancé début octobre, pour un démarrage des travaux début 2027. L’équipement à 3 millions d’euros sera livré mi-2028.

    Le maire de Miramas (DVG) Frédéric Vigouroux se félicite de cette nouvelle étape de la rénovation urbaine du quartier, qui n’aura bientôt plus le même visage. Le chemin des Écoliers sera piétonnisé, l’école Jean-Giono va être entièrement repensée, et les bâtiments C7 et C8 de 13 Habitat tomberont au début de l’année 2028. Dans tout ça, le centre socioculturel sera « le cœur battant de votre quartier », affirme l’édile.

  • Vers une grève unitaire de défense des services publics

    Vers une grève unitaire de défense des services publics

    « Entre le budget à venir, qui s’annonce encore plus pourri que celui de François Bayrou et les annonces de mardi sur la crise énergétique, qui ne sont qu’une politique des chèques, la colère ne fait que se renforcer ». À la Bourse du travail de Marseille, ce mercredi, Marc Pietrosino, le secrétaire général de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, ne fait pas de hasard sur la tonalité de la journée de grève et d’action du mardi 29 septembre prochain. « Les retours que nous avons sur cette journée, c’est que la mobilisation s’annonce bien suivie. C’est une journée qui déborde de la fonction publique », développe le syndicaliste.

    Autour de lui, on retrouve les représentants de la large intersyndicale à l’origine de l’appel : FO, Unsa, CFDT, CFE-CGC, FSU et Solidaires. Avec l’objectif d’envoyer un message clair au gouvernement à la veille des débats parlementaires autour du prochain budget de l’État. « Sous l’égide de la dictature de la dette, on fait face à une destruction des services publics et une guerre contre les trois versants de la fonction publique », dénonce René Sale pour l’Union Départementale FO 13.

    Concrètement, le pire est à craindre pour les fonctionnaires. « Pour la énième fois consécutive, le gouvernement parle encore du gel du point d’indice. Et un rapport de la Cour des comptes, paru ce mardi, veut aller plus loin en réduisant la masse salariale », explique Virginie Akliouat, pour la FSU 13, qui s’attend à une « grève massive ». Cette question du gel du point d’indice, base de calcul du salaire des agents de la fonction publique cristallise l’attention : « Depuis 2010, date du gel des salaires, on a perdu 24% de pouvoir d’achat ». François Canu, pour l’UD CGT 13, abonde : « Cela me fait 700 euros de moins par mois pour un agent de catégorie C dans la fonction publique ». Alice Richard, pour Solidaires 13 résume les orientations que combattent les syndicats : « Ce budget fait des économies sur le dos des fonctionnaires et les services publics. Mais cela a des conséquences : un soignant se suicide tous les trois jours ».

    « Tout le monde

    est concerné »

    Et si cette journée de grève fait logiquement le focus sur la fonction publique, l’UD CGT 13 entend élargir la mobilisation à d’autres professions, suivant le slogan « pas de services publics sans industries » et inversement. Guillaume Pascal, secrétaire général de l’UD CFDT 13, insiste : « Tous les travailleurs trinquent directement ou indirectement face aux attaques mais les fonctionnaires sont en prise directe avec l’État ». In fine, il rappelle surtout que « tout le monde est concerné par ce mouvement. Quand les agents publics vont bien, les services publics sont de meilleure qualité ».

    À Marseille, le cortège s’élancera du haut de la canebière à 10h30 en direction de la préfecture. D’autres mobilisations sont aussi prévues dans le département à Miramas, Arles et Martigues.

  • Miramas, la gare repensée pour accueillir 1,5 million de voyageurs

    Miramas, la gare repensée pour accueillir 1,5 million de voyageurs

    C’est un ouvrage qui change non seulement le visage de la gare, mais aussi celui de la ville. Ce vendredi 11 septembre, les pouvoirs publics ont inauguré la nouvelle passerelle qui enjambe et relie les trois quais. Ouverte au public depuis le 11 août, son tablier de 75 m de long et 3,5 m de large sont accessibles à tous grâce à l’installation de quatre ascenseurs. En contrebas, les quais ont été rehaussés pour faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite.

    « On veut passer à 1,5 million de voyageurs d’ici 2030, affiche Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud chez SNCF. Aujourd’hui, 900 000 personnes transitent chaque année par Miramas. Il y a vraiment une volonté de développer la gare dans le cadre du Service express régional métropolitain (Serm) 2050. » Présenté le 18 septembre au gouvernement pour obtenir sa labellisation, « il représente un volume financier considérable, mais c’est un grand projet qu’il faut défendre », assure le vice-président de la Métropole délégué aux mobilités et maire (DVG) de Miramas Frédéric Vigouroux. « Il y a un grand coup d’accélérateur sur le ferroviaire. »

    D’ici là, la station de Miramas, la 3e du département, est d’ores et déjà dotée d’une infrastructure à la hauteur de son rang. « On a une ligne TGV qui va à Paris et qui devient de plus en plus intéressante, que nous devons faire connaître pour permettre à l’ensemble du territoire de 360 000 personnes de venir ici plutôt que de s’empiler dans des parkings qui n’existent pas à Aix », commente Frédéric Vigouroux.

    L’édile se réjouit du nouveau visage qu’offrent ces travaux à sa commune : « On a une gare moderne à 360 degrés, recousant le nord et le sud de la ville qui étaient jusque-là séparés par les voies ferrées ». Cette concrétisation s’inscrit dans un projet plus ample. « C’est le premier gros ouvrage qui va nous permettre de lancer le travail autour du Pôle d’échange multimodal. On va essayer d’aller plus vite pour faire les parkings et la rénovation de la gare, sans oublier le projet de construction de 400 logements en accession sociale ou privé, appelé l’écoquartier d’Oasis. »

  • À Miramas, la rénovation urbaine de la Maille 1 entre dans le dur

    À Miramas, la rénovation urbaine de la Maille 1 entre dans le dur

    Mardi, l’école flambant neuve Olympe-de-Gouges a pris vie. Située proximité du plan d’eau Saint-Suspi, elle avait été inaugurée, en janvier dernier, après avoir obtenu le niveau or du label Bâtiment durable Méditerranée. « Les personnels s’habituent à la technologie de la géothermie, qui porte ses fruits ! confie le maire (DVG) Frédéric Vigouroux. La température à l’intérieur de l’établissement est de 24 degrés, tandis qu’elle avoisine les 32 degrés à l’extérieur. »

    Une semaine avant la rentrée, non loin de là, le bâtiment F du quartier de la Rousse II se faisait engloutir par les mâchoires d’une pelle mécanique de l’Établissement public d’aménagement et de développement (Epad) Ouest Provence. Démolie par grignotage, cette copropriété de huit logements avait en amont été rachetée par la Métropole. L’emprise libérée va permettre d’aérer le quartier et sera requalifiée dans la continuité de l’allée du Petit-Diable, avec la création d’une nouvelle liaison piétonne végétalisée.

    Démarré en 2016, l’Anru II (la Maille 1-Mercure) connaît actuellement un véritable coup d’accélérateur et devrait s’achever en 2029. « On a perdu deux ans avec le Covid », rappelle Frédéric Vigouroux, qui assure que, malgré ce retard, « toutes les opérations prévues dans le contrat sont engagées ». À partir de fin 2026, « c’est le gros chantier », prévient-il.

    Logements rénovés

    La reconstruction de la Maison du droit et du centre social Jean-Giono, dans le même immeuble, va démarrer, suivie de celle de l’école du même nom. Au nord, l’édification du centre médical est en cours, les fonds de commerces sont en train d’être commercialisés. Les espaces publics vont être repensés, près de 450 arbres vont être plantés, des jardins publics et potagers vont être créés.

    L’objectif est double : « À la fois de lutter contre le dérèglement climatique et les îlots de chaleur par l’isolation des logements et la végétalisation, mais aussi de désengorger et d’ouvrir les perspectives. On cherche la mixité sociale » avec la création de 250 logements en accession libre et en accession sociale après la destruction de l’ex-école Van-Gogh. Du côté de 13 Habitat, plus d’une centaine de logements vont être démolis et 442 logements doivent être réhabilités (isolation par l’extérieur, remplacement des menuiseries) d’ici 2028. « Les aménagements énergétiques prévus devraient entraîner une baisse significative des charges de chauffage, de l’ordre de 64% en moyenne », apprend le bailleur social.

    « Tout ça va se construire petit à petit comme un puzzle, évidemment ça fait un peu de bruit, ça occasionne des contraintes, mais on essaye d’y faire attention, précise Frédéric Vigouroux. La difficulté de ces travaux, c’est qu’ils ont lieu en plein cœur de la vie. »

  • La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    Des grillages métalliques entourent les pieds de la passerelle. Les travaux de la gare de Miramas ne sont pas tout à fait terminés, mais la nouvelle infrastructure est accessible depuis ce mardi 11 août. Valises à la main, un couple de Miramasséens appelle l’un des quatre ascenseurs qui desservent les quais. « C’est sûr que ça met plus la gare en valeur que le passage souterrain un peu lugubre qu’on avait avant », commentent-ils.

    Pour eux, ce nouvel ouvrage de 75 mètres de long qui surplombe les voies est enfin à la hauteur du pôle de mobilité, qui voit chaque jour près de 110 trains transiter. Chaque année, 800 000 voyageurs passent par la commune construite autour de son réseau ferroviaire. « L’objectif, c’est de passer à 1,5 million d’ici 2030 », révélait Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud au sein de la SNCF, lors de la pose des piles de la passerelle en janvier dernier.

    Près de 27 millions investis

    Venue regarder passer les locomotives avec son fils Kenaël, Sabrina assure : « La gare est toujours pleine, parce qu’on est bien desservis : on peut aller à Paris en TGV, à Marseille ou à Avignon. C’est rare pour une petite commune de 26 000 habitants ».

    Les 26,83 millions d’euros investis par la Métropole (7,62), la Région (11,3), l’État (5,65) et la SNCF Gare et Connexions (2,26) doivent donc améliorer le service pour les usagers, qu’ils soient des habitués ou qu’ils fassent partie des nouveaux voyageurs. Reste encore à végétaliser les quais, qui ont été rehaussés, et à installer le nouveau mobilier. « Ces travaux sont une bonne chose pour les personnes en fauteuil roulant, les quais et les trains sont plus accessibles », souligne Sabrina.

    La Miramasséenne note aussi l’amélioration de la desserte du centre-ville : « Il n’y a plus besoin de faire le tour de la gare pour aller des quartiers nord aux quartiers sud ». Alors qu’ils attendent leur train, le couple de deux retraités fait remarquer : « La mobilité progresse dans toute la ville : nous, on a pris le BHNS (Bus à haut niveau de service) pour venir à la gare, et ça fonctionne vraiment bien ! »

  • Quatre amis, du futsal, des maillots et une belle initiative à Miramas

    Quatre amis, du futsal, des maillots et une belle initiative à Miramas

    Comme les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, ils sont quatre.

    Mathieu Roux, Kaya Ozusen, Simon Lucan et Léa Lindo se sont connus sur les bancs du lycée Jean Cocteau de Miramas. Ensemble, ils ont eu l’idée de créer un tournoi de futsal, dont la seconde édition a eu lieu l’hiver dernier. De cette complicité est né un projet plus vaste.

    « Ce tournoi, qui a pris de l’ampleur car plusieurs établissements de la région y ont participé, c’est un peu notre laboratoire. Il nous a donné envie de proposer d’autres rendez-vous, toucher à d’autres sports », indique Mathieu. D’où la création de la NAFS League, dont le but « est de pérenniser le tournoi de futsal et s’ouvrir à d’autres organisations ».

    Une vitrine avec le futsal

    Les quatre amis ont saisi l’opportunité de la Coupe du Monde de football. Le soir de la finale, ils ont mis en place un atelier d’animations et de débats autour de la compétition. Un premier rendez-vous qui a attiré plus d’une centaine de curieux. Curieux qui se sont pris au jeu des questions et ont passé une soirée agréable, malgré le triste spectacle de l’affiche Espagne – Argentine.

    Cette première va servir de tremplin. « Nous avons plein d’idée pour des manifestations sportives », assure Kaya. Si le tournoi de futsal va rester la vitrine du savoir-faire de la NAFS League, cette dernière compte bien proposer d’autres rendez-vous autour de la pétanque, du handball, de la natation ou encore du MMA.

    Tous les quatre réfléchissent depuis un an et demi avant de se lancer dans le grand bain. Ils vont bientôt quitter leur lycée, appelés par les études supérieures, et comptent bien trouver la relève au sein de l’établissement. « Car ce tournoi, nous aimerions qu’il aille au-delà de la troisième édition en préparation », poursuit Mathieu.

    Les quatre compères ont des idées pour que s’étende la zone d’influence de leur association. « Nous aimerions proposer des rendez-vous autour des matches de l’OM. Je pense que ce que nous avons fait pour la finale de la Coupe du Monde peut se refaire à l’occasion des grands matches du club marseillais » estime-t-il.

    Outre l’événementiel, les quatre amis ont également créé une entreprise d’équipements sportifs. Lors du dernier tournoi interlycées, les deux équipes aux couleurs de Jean Cocteau arboraient des tenues entièrement conçues par Kaya et ses associés. « Le tournoi nous a permis de nous faire connaître. Les maillots que nous avons désignés pour l’occasion sont en quelque sorte devenus l’image de marque de notre association. Nous avons réussi à rester dans les clous financièrement et nous aimerions que la marque se développe. »

    Du côté de la Ville de Miramas, on salue cette belle initiative. « Ils ont de beaux projets pour sensibiliser les jeunes à la pratique sportive, organiser des ateliers d’initiation aux gestes de premier secours en collaboration avec les pompiers. Ce qu’ils proposent va au-delà du simple événementiel et ils ont besoin d’être encouragés et soutenus », confie Christophe Caillault, adjoint à l’éducation et à la jeunesse.

    Ceux qui souhaitent rejoindre l’aventure d’un groupe qui indique « avoir besoin de musiciens pour assurer notre musicalité » peuvent les retrouver sur les réseaux sociaux.

  • La calade de Fontville restaurée à l’ancienne

    La calade de Fontville restaurée à l’ancienne

    La voie n’est pas répertoriée sur le GPS, mais elle est bien connue des habitants de Miramas-le-Vieux. Au départ du bas du village, à proximité du cimetière, la calade du chemin de la Fontville permet de rejoindre le parc de la Poudrerie Royale. Les enfants l’empruntent quotidiennement pour prendre le bus qui les amène à l’école. Du moins en période scolaire. À l’époque, les anciens y descendaient pour aller au lavoir. La légende raconte même que Catherine de Médicis l’aurait arpentée alors qu’elle était en visite à Salon-de-Provence.

    Aujourd’hui, à force de passages, ce sentier médiéval est abîmé. Après avoir été interpellée par le Conseil de quartier des 4 chemins, la Ville de Miramas a fléché 12 000 euros pour sa restauration. Depuis le 20 juillet et jusqu’à la fin du mois, une dizaine de bénévoles de l’association Opus s’affairent sur la voie historique en s’appliquant à respecter les techniques traditionnelles : un revêtement en pierres sèches plantées à la verticale, en contact les unes avec les autres, sur un lit de mortier de chaux à sec. Luc Alain, animateur technique du chantier, explique : « Ça permet au sol de respirer tout en canalisant les eaux de pluie. »

    Une aventure humaine

    avant tout

    Pour cet artisan muralier d’Aix-en-Provence, encadrer des bénévoles via une association est une première : « C’est intéressant, ça permet d’être dans la transmission du savoir-faire et de les intéresser au patrimoine. Ce que je leur ai dit, c’est qu’ils travaillent sur un ouvrage qui est là depuis probablement plus de 500 ans, et que les pierres qu’ils manipulent ont déjà été manipulées il y a des centaines d’années par d’autres personnes. »

    Le message semble être passé. Accroupis sur le chemin, les jeunes, âgés de 18 à 22 ans, sont concentrés. Leurs journées bien chargées. Le réveil sonne à 6h, pour débuter les travaux une heure plus tard. Ils et elles passent la matinée à enlever les pierres des zones cabossées ou bétonnées, remettre de la chaux et replacer le revêtement. À 13h, retour au Parc de la Poudrerie, où ils sont logés. L’après-midi, place aux activités et à la découverte de la région.

    Amandine et Ilda, qui travaillent en binôme sur la calade, ont d’abord été attirées par « l’aventure humaine » que propose Opus. « C’est l’idée de partager deux semaines avec des gens qu’on ne connaît pas, de découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, parce que c’est un chantier international », détaille la première, étudiante en kinésithérapie à Lille. Leur meilleur souvenir ? La soirée passée la veille, lors de laquelle elles ont découvert des chants turcs de leurs camarades originaires du pays d’Asie.

    Dans quelques semaines, d’autres bénévoles d’Opus viendront restaurer le canal du Parc de la Poudrerie. Le partenariat de la Ville avec l’association, qui dure depuis près de vingt ans, a notamment permis à de nombreux éléments du patrimoine de cet ancien domaine industriel d’avoir une seconde vie, à l’instar du lavoir, des moulins à poudre, ou encore de la chapelle.

  • [Coupe du Monde] Miramas était à fond derrière l’équipe d’Espagne

    [Coupe du Monde] Miramas était à fond derrière l’équipe d’Espagne

    Nouvelles Activités Footballistiques et Sportives League, derrière ce nom se cache un groupe de lycéens qui veut proposer des animations autour du sport.

    Leur premier rendez-vous, dimanche, pour la finale de la Coupe du Monde Espagne – Argentine, a été une belle réussite. Jeunes et moins jeunes se sont donné rendez-vous sur la plaine des sports de Saint-Suspi pour partager l’événement.

    Pour patienter jusqu’au coup d’envoi, donné à 21 heures, Mathieu, Kaya, Simon et Lena avaient organisé quiz géant et concours de pronostics pour faire monter l’ambiance.

    Plus fort que Barthez

    Avant même les hymnes, l’Espagne avait la cote à Miramas. Il suffisait de compter les maillots et écouter les commentaires. « Yamal il va leur faire la misère », « Messi, il est trop vieux », « Simon, il est plus fort que Barthez » pouvait-on entendre, alors que la pénombre tombait sur le site.

    Au milieu de cet océan en faveur de la Roja, quelques voix, timides, ont osé miser sur les champions du Monde en titre. « Ils vont y aller à l’usure, et puis, Messi peut aussi aller chercher le Ballon d’or », se risque ce père de famille, qui se souvient de Diego Maradona.

    Pour un coup d’essai, il est réussi. « Nous saluons cette initiative, que nous avons intégrée à nos soirées du Lac, car elle entrait en plein dans la thématique. Ce que font Mathieu Roux et ses amis est très bien. Ils ont de beaux projets plein la tête qui sensibilisent les jeunes à diverses thématiques. Il faut les encourager » souligne Christophe Caillault, adjoint à l’éducation et à la jeunesse.

    Quant au champion du Monde, il a été sacré au bout de la nuit.