Tag: Miramas

  • Pour les cheminots de Miramas, la privatisation et la concurrence, c’est « non »

    Pour les cheminots de Miramas, la privatisation et la concurrence, c’est « non »

    Le contexte est particulièrement tendu, en attestent les visages graves des cheminots rassemblés en ce mercredi matin devant l’entrée de la gare de Miramas.

    Car au-delà de l’existence même du triage de Miramas possiblement remise en cause par la privatisation de Fret SNCF, comme l’expliquait le secrétaire général des cheminots CGT de Miramas Christophe Morard dans notre édition de mercredi, c’est « la remise en cause du cadre social » de « la famille SNCF » que craint particulièrement son camarade Christophe Degand, cheminot CGT d’Hexafret (ex Fret-SNCF). « La CGT demande des augmentations des salaires pérennes au vu de l’inflation, le pouvoir d’achat des cheminots étant très faible », poursuit le syndicaliste d’Hexafret, dénonçant au passage des primes « soumises à objectif et sans cotisations sociales ». Mais plus que de salaires, Christophe Degand insiste sur « la sécurité et les risques psychosociaux, alors qu’on a beaucoup d’accidents du travail mortel, de licenciements, et que 13 agents SNCF ont mis fin à leurs jours depuis début janvier ».

    En cause, selon le syndicaliste, des « réorganisations incessantes » et la « pression insupportable à la productivité ». Avec comme exemple « des agents qui changent trois fois de poste en cinq ans, qui signifie souvent changer de lieu de travail ».

    Dans le viseur de Christophe Degand, une cible principale : « C’est l’ouverture à la concurrence qui cause les risques » pour les travailleurs. « Le rouleau compresseur de la privatisation est une réalité », abonde Natacha Malet, du comité régional CGT Paca et également cheminote. Travailleurs et usagers sont tous deux perdants, selon eux. D’un côté, « les droits des salariés ne seront pas les mêmes dans les entreprises » s’emparant du rail. De l’autre, « l’usager doit être attentif au fait que le service public sera de meilleure qualité à un endroit, mais pas partout ». En exemple, « les énormes investissements sur les Alpes pour les JO », qui préparent l’ouverture à la concurrence selon la syndicaliste. Ou de l’argent public mobilisé pour le privé, « qui n’assume pas les coûts d’entretien » conclut Natacha Malet. Les dés de la concurrence seraient-ils pipés ? En attendant les luttes des cheminots et des usagers convergent sur la même voie.

  • À Miramas, l’Union locale CGT invite Meriem Laribi pour son deuxième livre

    À Miramas, l’Union locale CGT invite Meriem Laribi pour son deuxième livre

    «J’ai décidé d’écrire ce deuxième livre comme un plaidoyer contre la solution à deux états. » C’est de cette manière que la journaliste indépendante Meriem Laribi motive l’écriture de son deuxième livre, Palestine, le droit à l’existence (Éditions critiques, 128 pages). À l’occasion de sa sortie, l’écrivaine collaboratrice du Monde Diplomatique, d’Orient XXI et de Politis, est invitée par l’Union locale CGT de Miramas, ce vendredi soir.

    Meriem Laribi pose une question épineuse : « Comment est-il possible de mettre en place une solution à deux états alors que le projet sioniste ne l’envisage pas ? ». Elle parle d’un projet qu’elle juge « colonial, raciste et suprémaciste ». « On ne peut pas envisager une décolonisation à moitié », affirme-t-elle, renvoyant à une histoire autant personnelle que partagée. « Je suis née et j’ai grandi en Algérie. On ne pourrait pas imaginer un État algérien et français en Algérie », compare-t-elle. La question centrale, selon l’autrice, est de « laisser les dominés trouver leurs solutions », à condition « d’inverser le rapport de force » et de « libérer tous les prisonniers politiques ».

    « Contre la guerre »

    L’Union locale CGT propose cette initiative car « les premières victimes de la guerre sont des gens de notre classe, les travailleurs », selon Jérémy Zucchelli, secrétaire de l’UL. « La CGT est internationaliste, contre la guerre et le colonialisme », ajoute le responsable, autant pour Gaza que Cuba. Il insiste sur le fait que « faire la guerre ailleurs nous impacte ici, où on détruit nos services publics et on nous fait travailler plus longtemps ».

    Le rendez-vous est donné à 18h30, ce vendredi, au local de la CGT des cheminots de Miramas, 15 rue Voltaire.

  • À Miramas, les lycéens sont en mal de transports pour aller étudier

    À Miramas, les lycéens sont en mal de transports pour aller étudier

    « Tout le monde devrait avoir le droit de se déplacer et d’étudier », assène Lilyrose élève de 1ère au lycée Jean Cocteau, avant de franchir les grilles mercredi matin. L’établissement est traversé par un vent d’inquiétude depuis la fin de semaine dernière. En cause, l’absence de transports praticables pour se rendre à Aix-en-Provence depuis Miramas.

    « Ça prend deux heures de train en passant par Salon alors qu’on met que 40 minutes en voiture », illustre Kawtar Kassioui, autre élève de terminale concernée par la poursuite d’études à Aix. Sans compter le retour d’autant plus difficile. « Beaucoup d’autres autour de moi galèrent aussi », souligne-t-elle.

    Les élèves rencontrés à l’entrée du lycée ne donnent pas tord à leur camarade. « J’aimerais bien étudier à Aix mais j’ai pas les moyens de payer un appartement sur place », souligne Lilyrose, actuellement en 1ère. La voiture n’est pas une alternative selon sa camarade de classe Carla : « J’ai l’âge de passer le permis, mais tout le monde n’a pas l’âge ni les moyens », fait-elle remarquer. « L’essence devient chère, les voitures aussi. Il faudra une alternative », renchérit Lilyrose.

    Trois cents élèves concernés

    C’est en abordant le sujet en réunion avec les parents, au lycée, que Kawtar Kassioui a fait la rencontre de Natacha Mallet. « Le sujet me préoccupe aussi en tant que mère d’élève, j’ai mené le même combat quand j’étais lycéenne », explique la communiste et cheminote.

    C’est pour cela qu’avec l’aide des communistes miramasséens, Kawtar Kassioui a pu formuler une proposition politique au problème. À partir d’un sondage réalisé sur les 843 élèves du lycée, 305 ont répondu être intéressés par la création d’une ligne de bus reliant Miramas à Aix-en-Provence, sur 396 répondants.

    « On ne parle que de Cocteau, mais il y a déjà des étudiants de Miramas à Aix. Il faut aussi penser aux travailleurs et aux musées d’Aix qu’on n’a pas », considère la nouvelle militante. « C’est aussi un enjeu écologique, les voitures c’est pas top, un bus dans l’immédiat c’est bien, mais le train c’est mieux ! Il y en avait un jusqu’en 2008, il faut le remettre en route », affirme Kawtar Kassioui. Le conseiller municipal (PS) Christophe Caillault, présent devant le lycée, se dit « épaté » par la mobilisation lycéenne, promettant que le sujet sera soumis au maire Frédéric Vigouroux (DVG), par ailleurs vice-président de la Métropole aux transports. « Il faut d’abord créer une ligne de bus pour répondre à l’urgence, mais il faudra remettre en service la ligne ferroviaire passant par Rognac », considère Natacha Mallet. Le communiqué du PCF miramasséen diffusé au même moment parle d’interconnexion avec le bassin ouest du département, proposant de l’inclure dans le projet de service express régional métropolitain.

  • Ces boss des maths qui font aimer les chiffres aux élèves

    Ces boss des maths qui font aimer les chiffres aux élèves

    Avez-vous déjà vu un carré sans angles droits ? ». La proposition de Loryne Barroche a de quoi décontenancer, mais elle n’effraie pas les quelques collégiennes de 3e faisant face à son stand. À l’entrée du forum des mathématiques de Miramas mardi matin, cette étudiante de 20 ans en licence maths-physique-chimie à Marseille propose de tout simplement changer de plan.

    « Le plan euclidien est le fondement de la géométrie sur lequel on a développé tout le reste » développe Loryne Barroche, c’est la géométrie que tout le monde a connu à l’école. Le plan hyperbolique est tout simplement une autre facette de la discipline, demandant de changer de paradigme par rapport à la réalité du quotidien. Le jeu vidéo HyperRogue sur l’ordinateur du stand permet une autre approche. Un personnage en vue de dessus parcourt une sphère de case en case à la recherche d’étoiles. « C’est bizarre, il n’y a que la sphère qui bouge » note Elyah, l’une des élèves de 3e du collège Lou Garlaban à Aubagne, « y’a pas de fin » remarque sa camarade. Normal, cela illustre que « le bord d’une sphère est infini » d’après Loryne Barroche, contrairement au plan euclidien où « l’infini est… très loin ».

    « C’est moins abstrait »

    Outre l’appréciation de l’infini, se déplacer sur des cases montre un autre aspect de la géométrie. « Les cases où on se déplace sont un pavage qui grossit quand on est dessus et rétrécit quand on s’en éloigne », explique Loryne Barroche.

    L’enseignante encadrant les élèves de 3e remarque que « ce n’est pas du tout au programme de 3e mais c’est bien de montrer ce qu’ils feront plus tard, d’autant plus qu’il faut maîtriser la géométrie euclidienne avant l’hyperbolique ». Ce forum permet aussi de raccrocher les élèves : « c’est moins abstrait, ils peuvent manipuler, plier, découper dans les stands, ce qu’on n’a pas le temps de faire en classe » selon l’enseignante, surprise de voir « pas forcément les meilleurs élèves se motiver » à y venir. C’est là tout l’esprit du Forum des mathématiques, organisé par l’association Maths pour tous que représente Laurent Beddou. « On part du monde réel pour le déchiffrer à l’aide des maths » explique ce professeur, « comment modéliser un traitement de chimio, gérer des robots ou représenter une épidémie de zombie » sont autant de « portes d’entrée ». La finalité : « pour ne plus jamais se poser la question à quoi servent les maths » selon l’enseignant, qui voit dans la matière « un art » dont les chiffres et le calcul ne sont que les outils.

    Plus de mille élèves du département ont pu s’en rendre compte.

  • Premières divergences sur la sécurité lors du conseil municipal

    Premières divergences sur la sécurité lors du conseil municipal

    Cette séance inaugurale – après le conseil d’installation du 21 mars – a déjà laissé apparaître certains clivages politiques, notamment lors de la création des commissions municipales, où sont débattus les sujets et les propositions avant leur présentation en séance plénière.

    Et déjà, Kévin Jacquin, élu du Rassemblement national, a pointé « l’absence de commission dédiée à la sécurité, en décalage avec les ambitions » affichées du maire (DVG), Frédéric Vigouroux, lors de la campagne électorale, d’après l’élu d’extrême droite.

    L’intéressé considère que « la sécurité est un sujet important, oui, mais traité dans le cadre de la commission cadre de vie ». À l’inverse, Kévin Jacquin souhaiterait « une commission faite pour ça ». Ce à quoi Frédéric Vigouroux répond que « la sécurité est aussi une question d’éducation » et « dépend de plusieurs instances, comme le contrat local de sécurité avec État et préfet ».

    À noter que le groupe RN ne s’est pas porté volontaire pour siéger dans les conseils d’écoles, de collèges et de lycées.

    Recrutement

    Six postes ont été créés dans divers services, principalement techniques, dont cinq en CDD. Cette situation interroge Vincent Trotot, élu de l’opposition LFI/EELV, qui s’étonne de l’absence de créations de postes en CDI. « C’est un CDD de 12 mois qui fait office de période d’essai » justifie l’adjointe Magali Nicolas, , avec à la clé une titularisation « si l’agent donne satisfaction ».

  • La CGT d’Arcelor s’organise face aux décisions de l’État

    La CGT d’Arcelor s’organise face aux décisions de l’État

    La lutte pour pérenniser les outils et les emplois industriels du bassin de Fos-sur-Mer est loin d’être terminée. Le refus du ministère du Travail, à la mi-mars, de classer ArcelorMittal comme site amianté constitue une nouvelle déception pour les travailleurs, qui n’auront pas accès à l’Allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (Acaata). Et ce, malgré les 600 salariés soumis à un suivi médical renforcé en raison de leur exposition, selon le syndicat CGT de l’usine aux 2 500 salariés et 1 200 sous-traitants.

    C’est entre autres pour cette raison que la CGT appelle à une assemblée générale le 29 avril à la Maison de la Mer de Fos-sur-Mer. Il s’agira d’aborder la question de l’amiante, de la transition écologique et de l’avenir industriel du site, en présence de juristes, parlementaires, acteurs locaux et associations engagés dans cette lutte des travailleurs. Car « ArcelorMittal représente un enjeu national sur les deux plus gros bassins industriels du pays », développe Stéphane Martins de Araujo, secrétaire général du syndicat CGT du site de Fos.

    Court-termisme

    À l’heure où plusieurs grands projets industriels promettent la création de milliers d’emplois dans le bassin de Fos-sur-Mer, la situation a de quoi surprendre. Le redémarrage du haut-fourneau n°1 incendié à l’automne, promis pour juin, est « une bonne nouvelle » pour Stéphane Martins de Araujo, mais « à très court terme, sur trois ans », dans des installations jugées « vétustes ». Avec aussi l’idée qu’un four électrique envisagé pour décarboner la production « prend 3 ans à être monté », selon le syndicaliste. Et après ? Le responsable explique que « la CGT a construit un projet alternatif concret pour pousser Mittal à décarboner », donc à investir, ou « l’état à nationaliser pour pérenniser l’emploi, l’outil et sécuriser les travailleurs comme les populations ».

    La défiance demeure. « Le Président a remercié Mittal pour la décarbonation de Dunkerque, mais ils ne respectent pas leurs engagements et ont déjà repoussé le chantier », fustige Stéphane Martins de Araujo. Dans le même temps, le syndicat pointe « une décision inacceptable et injuste » dans son communiqué du 1er avril, à propos du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, à qui il est reproché d’« ignorer les preuves et témoignages et passer outre les avis favorables » de l’inspection du travail et de la caisse des maladies professionnelles.

    Pour la CGT, cette décision relève d’« une volonté politique ». Le syndicat annonce son intention de la contester devant le tribunal administratif.

  • [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    C’est le cas à Martigues où le maire communiste sortant, Gaby Charroux, va tenter de conserver le bastion communiste qu’il tient depuis 2009. Mais il doit faire face à une extrême droite qui ne cesse de progresser lors des scrutins nationaux (45,47% des voix dès le premier tour sur la ville lors des législatives de 2024). Et surtout une belle division à gauche avec deux listes concurrentes, l’une conduite par l’insoumis Frédéric Grimaud et une autre de son ancienne adjointe Anne-Marie Sudry (GRS). Lors des dernières municipales, il avait été réélu dès le 1er tour (plus de 60%), contre deux listes qui retentent le coup pour ce scrutin : une d’extrême droite et une pour Les Républicains.

    C’est un peu le même principe à Fos-sur-Mer où Rémi Esnault, le successeur désigné du maire, René Raimondi (ex-PS), fait face à une autre liste classée à gauche, et une liste d’alliance entre la droite et l’extrême droite ainsi qu’une liste centriste. À Miramas, là aussi la gauche part en ordre dispersé. Avec d’un côté, la liste du maire sortant, Frédéric Vigouroux (DVG) élu depuis 2008, et d’un autre côté la liste d’union de la gauche. Le tout, face à une liste du RN. Et que dire de Berre-l’Étang où le maire candidat à sa succession, Mario Martinet, se retrouve avec deux autres listes divers gauche et le RN.

    À Istres comme à Vitrolles, les deux maires sortants en place depuis plusieurs mandats et élus dès le premier tour en 2020, font aussi face à des oppositions à l’affût. Pour Istres, François Bernadini (DVG), en lice pour un 5e mandat retrouve une liste du RN, une liste de droite et une autre liste estampillée à gauche pour lui contester cette sous-préfecture. Configuration moins élargie à Vitrolles où le socialiste Loïc Gachon, maire depuis 2009, a le RN et une liste centriste face à lui.

    Des progressistes

    en bonne position

    Il y a des villes où les listes progressistes ont des raisons d’espérer une bonne position au soir du premier tour. À Roquevaire, c’est Hélène Spinelli, la première adjointe du maire sortant Yves Mesnard, qui conduit la seule liste de gauche sur la commune et peut compter sur la division de la droite avec deux listes, ainsi qu’une liste centriste. À Septèmes-les-Vallons, le maire communiste historique de la commune, André Molino vise un 5e mandat. Mais à la différence de sa victoire de 2020 dès le premier tour (plus de 80%) des voix face à une liste RN, il fait face cette fois à un candidat investi par l’Union des droites d’Éric Ciotti et une liste insoumise.

    Des duels et des bastions

    à reconquérir

    Dans deux autres bastions communistes, à Port-de-Bouc et au Rove, la configuration est similaire : le PCF est en duel direct avec l’extrême droite et l’élection sera jouée dès ce 15 mars. Pour la première, le maire sortant, Laurent Belsola est confronté à une liste de droite soutenue indirectement par le RN. Pour la seconde, Paul Sabatino, également maire sortant puisque le défunt Georges Rosso lui avait passé la main, a un duel avec une liste RN.

    Du côté des reconquêtes possibles, trois communes d’importance sont dans le viseur. À Arles, ville longtemps sous pavillon rouge, le maire sortant, Patrick De Carolis (Horizon), voit son siège contesté avec une désunion dans son camp via une autre liste centriste. Une fenêtre donc pour le communiste Nicolas Koukas, arrivé 2e en 2020, à la tête d’une vaste liste d’union de la gauche mais sans les insoumis, qui en conduisent une autre.

    Même principe à Aubagne, également ancienne ville communiste, prise en 2014 par l’actuel maire sortant Gérard Gazay (LR). La présence de deux listes classées au centre, conduites par d’anciens adjoints, risque de ne pas l’aider. Le candidat de l’union de la gauche (là encore hors LFI qui a sa propre liste), Jean-Pierre Squillari, a une carte à jouer. Quid de Gardanne, ville historiquement PCF malencontreusement passée à droite en 2020. Le maire de droite sortant, Hervé Granier (LR) fait face à une gauche largement unie autour de Jean-Marc La Piana et une candidature du RN.

  • Dentistes et spécialistes de l’hôpital s’installent dans l’ancien centre Oxance à Miramas

    Dentistes et spécialistes de l’hôpital s’installent dans l’ancien centre Oxance à Miramas

    Le bâtiment qui accueillait le centre de soins mutualiste Oxance reprend vie. Depuis quelques semaines, une banderole indique que des travaux sont en cours. « Il s’agit de chirurgiens-dentistes qui vont ouvrir six fauteuils, dont un sur de l’orthodontie, détaille le maire de Miramas Frédéric Vigouroux (DVG). Ils se chargent du chantier, aussi pour accueillir des praticiens de l’hôpital de Salon-de-Provence. » Car d’ici le mois de mai, des consultations avancées de spécialistes seront mises en place dans ce centre de santé qui a désormais le nom de Jean- Mermoz.

    Ce revirement n’était pas gagné d’avance. Il y a un an, Oxance quittait brutalement la commune dans laquelle il était installé depuis 1988 sans annonce officielle, laissant un goût amer à la municipalité qui avait beaucoup lutté pour le maintien de ce centre. En 2011, alors qu’une crise financière due à des directives européennes imposant aux mutuelles de séparer le système assurantiel des œuvres sociales menaçait onze antennes du département, la Ville a participé à la création d’un comité de soutien. L’année suivante, Frédéric Vigouroux était allé chercher une subvention d’investissements pour réaliser des travaux à hauteur de 230 000 euros et avait œuvré pour labelliser ce centre « Maison régionale de santé ».

    Vers une offre complète

    C’est bien « la situation médico-sociale de ce territoire, qui s’est retrouvée carencée en médecins généralistes mais aussi en spécialistes suite à la fermeture du centre Oxance », qui a poussé l’hôpital du Pays Salonais à « offrir une porte d’entrée dans les soins aux concitoyens miramasséens », raconte Ali Mofredj, président de la commission médicale de l’établissement.

    Plus que de réaliser des examens, l’objectif affiché est de pouvoir diriger les patients vers des spécialités « qui ne sont pas déplaçables en raison de matériel ». « Ça permet de faire un premier tri, de donner des avis médicaux pour rentrer plus facilement dans un circuit de soins », affirme le neurologue.

    « On démarre l’expérimentation avec quelques praticiens. Les premiers à partir sont des chirurgiens d’orthopédie, de chirurgie viscérale, on a des consultations de sages-femmes, de gynécologues, de pédiatres… précise-t-il. On va démarrer petit à petit et on va étoffer les soins au fur et à mesure en espérant pouvoir apporter une offre beaucoup plus complète. »

    Si l’hôpital salonais peut se permettre de s’exporter de la sorte, c’est parce qu’il est en phase de « montée en puissance ». « On recrute en prévision de 2029-2030 », explique le président de la commission médicale, date à laquelle l’établissement sera entièrement reconstruit sur un terrain de 6,5 hectares au sud-ouest de la ville, à 10 minutes seulement de Miramas.

    Répondre aux besoins

    D’ici là, Ali Mofredj souhaite, au fond, ne pas avoir « à garder ces consultations avancées encore longtemps, car ça voudrait dire que le territoire est encore carencé ». « Nous resterons le temps nécessaire mais on espère bien que ce territoire aura une offre de soins complète dans quelques années et que nous, nous nous recentrerons sur notre mission d’hôpital public. »

    La Ville de Miramas s’y attelle. Plusieurs projets sont dans les tuyaux. À Mirasud, la Maison de santé pluriprofessionnelle a récemment complété son offre de soins avec l’arrivée d’un laboratoire d’analyses médicales. À Miranord, une deuxième maison de santé est construite par la ville. Les travaux « démarrent au mois d’avril avec des spécialistes qui vont arriver », pour une ouverture en mai 2027. « Bien sûr nous, en tant que commune, on ne pourra jamais remplacer les médecins manquants, reconnaît Frédéric Vigouroux. Mais le fait de construire des locaux neufs et de faciliter le travail pluridisciplinaire et collectif, ça aide ! »

  • Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Un tantinet malade mais remonté comme jamais, le maire sortant de Miramas (DVG) a présenté son programme et sa liste ce jeudi 19 février devant une salle Tristani remplie. « Ce projet, c’est le vôtre, il est issu d’un travail collectif mené depuis des mois avec les questionnaires, les rencontres de terrain, les réunions thématiques et les porte-à-porte », affirme Frédéric Vigouroux, élu depuis 2008.

    Les dix pages de propositions qui seront distribuées dans les prochains jours dans les boîtes aux lettres de 26 000 habitants s’inscrivent dans la continuité de la transformation de la commune pour qu’elle « continue de protéger » tout en « s’adaptant et en innovant ». Alors que la gare SNCF est en travaux et que la passerelle est en passe d’être installée, l’éco-quartier Oasis sera réalisé, offrant 350 logements avec de « l’accession sociale ». La cité cheminote sera également réhabilitée. « ICF Habitat a accepté le projet », assure le candidat, qui compte, si prochain mandat il y a, penser l’aménagement de Miramas en co-construction avec les administrés, que ce soit pour le boulevard Aristide Briand ou pour le Plan local d’urbanisme intercommunal.

    La santé comme priorité

    À proximité de la gare, le candidat souhaite requalifier la place Jourdan et y installer notamment une halle des marchés couverts. « L’appel à manifestation d’intérêt a été lancé par établissement public foncier », annonce-t-il. L’objectif : « Penser aux agriculteurs et producteurs locaux mais aussi aux habitants. Ce lieu aura une capacité d’attractivité important pour le centre-ville. Nous voulons aussi faire en sorte que le soir il puisse y avoir des activités, qu’on puisse y faire la fête. » Une mesure qui ne manquera pas de parler aux jeunes, tout comme le projet de multiplexe avec cinéma, e-sport et padel.

    La santé est aussi l’une des priorités de la liste de Frédéric Vigouroux, qui entend appuyer l’arrivée d’un centre d’imagerie médicale alors que le centre mutualiste, anciennement occupé par Oxance, sera bientôt rénové pour accueillir des médecins et notamment des dentistes. « Ça ouvrira en avril, annonce l’édile sortant. Nous avons aussi dialogué avec l’hôpital de salon pour mettre en place des consultations de spécialistes en gynécologie, en obstétrique, en chirurgie et en orthopédie à Miramas. »

    Avec ce projet et sa nouvelle équipe, rajeunie et renouvelée pour un tiers, Frédéric Vigouroux ne cache pas son ambition : « Être élu dès le premier tour, pour pouvoir se mettre au travail dès le 16 mars. »

  • Les communistes mettent fin aux négociations avec le maire à Miramas

    Les communistes mettent fin aux négociations avec le maire à Miramas

    La décision est lourde de sens. Dans un communiqué publié dimanche, à un mois du scrutin municipal, la section du Parti communiste français de Miramas annonce qu’elle ne soutiendra aucune des listes en présence.

    Des négociations étaient menées avec Frédéric Vigouroux, maire (DVG) depuis 2008 et en lice pour briguer un quatrième mandat. Le conseiller d’opposition Errol Ferrer est aussi candidat avec « Ensemble pour demain », liste citoyenne soutenue par LFI et les Écologistes.

    Dans ce contexte, le PCF local constate : « Depuis près d’un an, nous avons travaillé à la construction d’une liste clairement ancrée à gauche poursuivant l’esprit du Nouveau Front populaire (…). Face au refus des listes de gauche de s’unir pour faire reculer le danger du RN sur la commune, la section (…) ne s’engagera sur aucune des listes déclarées afin de ne pas accentuer les divisions. »

    Pour autant, les communistes affirment maintenir « un engagement sans faille dans la lutte contre l’extrême droite » et assurent qu’ils ne se résigneront pas : « Nous participerons activement à la campagne en formulant des propositions progressistes. »