Tag: Ministère de la santé

  • Marseille : les quartiers Nord gardent leur Château en Santé

    Marseille : les quartiers Nord gardent leur Château en Santé

    Installé depuis 2021 au cœur du Parc Kalliste, proches des cités Granière et La Solidarité dans le 15e arrondissement de Marseille, le centre de santé pluridisciplinaire et expérimental s’est vu menacé par des coupes budgétaires impliquant la fin du dispositif Secpa, annoncée par le Premier ministre. De quoi soulever l’inquiétude parmi la population pour qui l’utilité de la structure n’était plus à prouver. Les équipes de soignants, d’assistantes sociales et de traducteurs s’étaient rassemblées le 6 février pour demander au gouvernement de sauver leur château. Un plaidoyer entendu au ministère de la santé le 17 février dernier et qui a permis à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, de confirmer le maintien du dispositif et de son financement jusqu’à la fin de l’année. Un espace de travail pour préparer l’inscription des Secpa dans le droit commun est également ouvert.

    Relire Un plaidoyer populaire pour le Château en santé

  • Se mobiliser pour Octobre rose et vaincre la maladie

    Se mobiliser pour Octobre rose et vaincre la maladie

    « Nous sommes 14e sur 17 régions en termes de dépistage organisé », lance Valérie Giacomazzi pour la Région Sud rappelant être particulièrement impliquée par son métier d’infirmière et au contact quotidien de cette maladie. Et de rassurer : « C’est un problème qui nous concerne tous, de ce fait, la Région continuera à être aux cotés des organismes de santé pour combattre cette maladie. » La représentante de l’ARS, Eléna Nerriere confirme : « Nous sommes très engagés dans ces missions de dépistage car les besoins et constats sont très alarmants dans notre région. C’est important d’avoir des temps forts pour pouvoir marquer les esprits. » Du côté de l’assurance maladie, Gilles Guash assure que devant de tels chiffres « une reprise des invitations pour les femmes concernées, avec une relance au bout de 6 mois a été organisée depuis l’an passé. Par mail, par message ou par courrier, tout est fait pour maximiser la chance de bien arriver ». Pas de doute, « il est très important de faire rentrer la culture du dépistage depuis le plus bas âge », abonde Ysabelle Paoletti de la CPAM13. C’est donc un maillage avec de nombreux acteurs qui œuvrent de concert pour pouvoir développer les dépistages et faire reculer la maladie.

    Brigitte Séradour est la présidente du Centre régional de coordination des dépistages des cancers Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur (CRCDC Sud Paca). Elle est missionnée par le ministère de la Santé, pour organiser les programmes de dépistage des cancers du sein, colorectal et du col de l’utérus. Depuis plus de 30 ans, la radiologue a pour objectif de développer et renforcer le dépistage organisé tous les 2 ans, chez les femmes de 50 à 74 ans. Pour elle, le combat du dépistage se mène à la fois sur le front de l’imagerie mais aussi sur celui de la santé publique. « En 2024, le taux de participation au dépistage était de 34,3% en Paca, un chiffre en deçà de la moyenne nationale. Il est urgent de renforcer l’information et de faciliter l’accès au dépistage pour toutes les femmes », pose-t-elle en préambule de son intervention. L’objectif est de dépasser les 70% comme des pays européens dont l’Espagne et l’Italie. « C’est la 2e cause de cancer dans le monde avec 2,3 millions de cas en 2022 et 660 000 décès. C’est le 1er cancer féminin avec plus de 61 000 nouveaux cas en France en 2023 », poursuit la radiologue. Et de préciser : « Les Bouches-du-Rhône sont les plus dépistés de France mais les femmes se moquent du système. Elles ne rentrent pas dans le cadre du dépistage organisé et ne bénéficient donc pas de la seconde lecture. » C’est-à-dire ? « En clair, dans les années 80, au début du programme, on avait 15% de cancers en plus, maintenant nous ne sommes plus qu’à 5% rattrapés par la seconde lecture. »

    Le dépistage organisé permet aussi d’avoir des statistiques, on peut comparer l’évolution. Il y a aussi de bonnes nouvelles, comme l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA). « Si elle ne peut remplacer l’humain, elle s’interpose entre la 1ère et la 2e lecture offrant ainsi un rôle d’aide à la détection. Les 1er résultats seront présentés en octobre 2025. Et les définitifs en 2027 », annonce le directeur Patrice Heid du CRCDC Sud Paca.

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