Visitez l’Argentière vers 1890 sous l’angle du plus important gisement de zinc d’Europe au cœur d’une galerie, unique pour ses vestiges antérieurs au XVIIe siècle.
À 9h et 10h30. 6 euros.
Gratuit – 10 ans.
![[C’est l’été] Visite guidée d’une mine à La Londe-les-Maures](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/1ba7af8dcd188d4a97135d68ac3914eb-scaled.webp)
Visitez l’Argentière vers 1890 sous l’angle du plus important gisement de zinc d’Europe au cœur d’une galerie, unique pour ses vestiges antérieurs au XVIIe siècle.
À 9h et 10h30. 6 euros.
Gratuit – 10 ans.

En 1971, un cycliste amateur, débarqué de Moselle depuis peu pour rejoindre un de ses amis rencontré à l’armée, a l’idée folle de créer une course à Bessèges. Le dénommé Roland Fangille, 32 ans, lance, avec l’appui de son beau-père René Rambaud, alors président de l’Union cycliste bességeoise, une course d’un jour : le Grand Prix de Bessèges est né. Deux ans après, la course s’enrichit de deux étapes supplémentaires, puis de deux autres en 1974. Toutes partent alors de Bessèges, formant une étoile, comme le conçoit son président et fondateur.
55 ans après, l’Étoile arpente désormais plus en profondeur le département du Gard, avec de nombreuses villes étapes (Alès, Saint-Gilles, Bellegarde…). Mais Bessèges reste le cœur de la course. Et chaque année, la 3e étape lui fait la part belle avec le Grand Prix de Bessèges, dont l’arrivée et le départ se font dans la commune.
Particulièrement animée lors du passage de la petite reine et célèbre pour cette spécificité, Bessèges n’a pas toujours été connue pour cela. À l’origine, « Béou-Cèze » était un hameau de la paroisse de Saint-Andéol-de-Robiac. La commune naît par décret impérial en 1858. Autrefois cité minière et industrielle, elle est postée sur les bords de la Cèze, qui favorisait son activité économique. Elle connut à ce titre un drame, lorsque le ruisseau du Long, autre cours d’eau de la commune, s’engouffra dans les galeries minières, tuant 110 des 139 mineurs présents. Quatre furent retrouvés plusieurs jours après. Cet événement important de la mémoire communale est connu sous le nom de « Catastrophe des Mines de Lalle ».
Aujourd’hui, la commune continue d’exister au-delà de son passé. 2 600 âmes vivent dans ce paisible bourg rural niché dans le parc national des Cévennes, à 30 km au nord d’Alès. Elle propose ainsi de nombreux parcours de randonnée sur ses hauteurs, offrant des points de vue exceptionnels. Son patrimoine n’est pas en reste, avec, notamment, la tour du guet de Castillon, l’église de Foussignargues, l’ancien couvent des sœurs Clarisses, le château de la Marchande… Enfin, depuis quelques années, Bessèges développe le MI.A.O.U., un circuit d’art urbain à ciel ouvert, classé « sentier découverte du Parc national des Cévennes ».

« On ignore souvent que les mines de charbon des Bouches-du-Rhône ont fortement contribué à l’essor économique de la Provence, depuis la Révolution industrielle jusqu’au XXe siècle. Pendant plus de deux cents ans, elles ont rythmé la vie quotidienne de nombreux Provençaux. Qui étaient-ils ? Comment vivaient-ils ? Et que reste-t-il de ces deux siècles d’exploitation ? », peut-on lire dans la présentation du documentaire Les mineurs de Provence, l’histoire oubliée.
Réalisé par Lorenzo Consolazione, le film, diffusé ce soir, à 21h à la salle de l’Ensoleïado, avenue du Gaillardet (entrée libre et gratuite) revient sur cette période méconnue à partir d’archives sonores inédites, mises en scène avec des animations 2D en noir et blanc, des photos d’archives et des prises de vues actuelles dans les lieux de mémoire à Gréasque, Saint-Savournin, Gardanne, La Bouilladisse, Peypin, Mimet, Trets, Fuveau… D’anciens mineurs de Gréasque, commune où existe d’ailleurs un musée de la mine, viendront témoigner de leur vie dans les mines.
En 1948, renseigne un article intitulé Les mines en Provence-Alpes-Côte d’Azur : rencontres avec les mineurs de Gréasque, les « gueules noires » du Bassin minier de Provence sont 6 505, la production de charbon atteint 970 000 tonnes et se place au 3e rang de la production nationale. Le 31 janvier 2003, un point final est mis à cette histoire minière, avec la fermeture du puits Yvon-Morandat, à Gardanne.

Les coups de pioche se sont tus depuis longtemps en Provence. Les dernières mines, elles, ont fermé au début du siècle. Les gueules noires ont vieilli, beaucoup ne sont même plus parmi nous. Pourtant, dès le 4 décembre, leurs voix résonneront à nouveau, sur le petit écran. Dans son nouveau documentaire Mineurs en Provence, l’histoire oubliée, coproduit par Fred Hilgemann Films et France Télévisions, le réalisateur Lorenzo Consolazione ouvre une fenêtre sur ce qu’était le quotidien des mineurs dans les galeries provençales, la solidarité qui les unissait et les luttes sociales qui ont marqué leur histoire…
« Autant on connaît l’histoire des mines du nord de la France, celles de “Germinal”. Mais les mines de Provence, ce n’est pas une histoire que je connaissais, pas quelque chose qu’on nous enseignait particulièrement à l’école (…). Les deux histoires sont très différentes, retrace Consolazione. Ce sujet, je suis tombé dessus par hasard, en allant visiter une mine d’ocre dans le Luberon. Je me suis ensuite dit qu’il y avait quelques chose à creuser. »
Ses recherches l’ont conduit au travail de Marie d’Hombres, présidente de l’association Récits. Au début des années 2000, l’auteure réalise des dizaines d’enregistrements de mineurs. « Je suis tombé sur une merveille : elle avait conservé tous les enregistrements. C’est un témoignage qui est exceptionnel, formidable. C’est un autre monde, ce sont des gens qui étaient mineurs au début du siècle et dont les enregistrements nous ramènent dans la Provence du début XXe », rapporte le réalisateur.
Ce documentaire sera aussi diffusé à travers une série de six épisodes, juste avant le journal télévisé régional de France 3. Ces archives sonores uniques, personnelles et bourrées « d’anecdotes » seront proposées avec des images d’animation, mais aussi des séquences tournées dans chaque recoin de la mine témoin d’Alès, restée intacte, et des entretien, notamment celui de Xavier Daumalin, spécialiste de l’histoire contemporaine de la région. Ces contenus permettent de recontextualiser « la mine dans laquelle les enfants partaient travailler jusqu’à la mine hyper-industrialisée, avant le déclin des mines », précise Consolazione. Le documentaire sera diffusé en avant-première, ce mardi 2 décembre (19h), salle Raymond-Galhuid à Gréasque. Une soirée organisée en partenariat avec la Ville et le musée de la Mine qui, elle aussi, a prêté ses archives pour la réalisation.
Eva Bonnet-Gonnet
Inscriptions sur ville-greasque.fr.
Diffusion ce jeudi à 22h55 sur France 3 Paca.