Tag: Mimet

  • Un pas vers l’apaisement au sein du conseil municipal de Mimet

    Un pas vers l’apaisement au sein du conseil municipal de Mimet

    Depuis les élections, le conseil municipal de Mimet s’est réuni à cinq reprises, dont ce mardi 29 septembre. Vingt-quatre élus de la majorité, et désormais deux élues du Collectif Citoyen (DVG) et un élu sans groupe le composent. Et les tensions, déjà apparues pendant la campagne, persistent.

    Les membres de l’opposition dénoncent notamment des difficultés à exercer « librement » leurs mandats. Après le conseil municipal de mai, le Collectif avait saisi, en juin, le tribunal administratif. En cause, plusieurs dispositions du règlement intérieur qui limitaient « notre temps de parole [à 2 minutes, ndlr], le fait de prendre la parole à chaque délibération, le fait de limiter le nombre de questions orales à un groupe alors que c’est un droit… », déroule Muriel Martin Pettavino (Collectif Citoyen). Des difficultés « d’accès aux documents » étaient également pointées du doigt.

    Ce mardi, le débat est revenu sur la table. L’une des délibérations visait à actualiser ce règlement intérieur en assouplissant certaines de ces restrictions. « Certaines dispositions que nous avions précédemment contestées ont évolué, donc nous en prenons acte et nous en félicitons », a déclaré en conseil Muriel Martin-Pettavino, qui a souligné néanmoins quelques « points » à éclaircir.

    « Enfin du respect »

    « Qu’on évite les discussions stériles, les éclats de voix, c’est mon projet », a répondu de son côté le maire (DVC), Georges Cristiani, tout en soulignant son « respect » pour les trois élus d’opposition, avant d’ajouter : « On ne va pas continuer à solliciter toujours des modifications du règlement intérieur (…). Aujourd’hui, il a été modifié comme vous l’avez souhaité pour éviter tout problème. » À l’issue du conseil, Sabrina Bourgeois, cheffe de file du groupe Collectif Citoyen, estime « qu’au bout du cinquième conseil municipal, on a enfin eu du respect », rappelant des « attaques personnelles » et des « attributions politiques » récurrentes lors des derniers conseils. Parmi elles figurent, selon les questions orales publiées sur le compte du Collectif Citoyen, des remarques invitant à « apprendre à utiliser un Bescherelle » ou une invitation à écrire à « nos sénateurs écolos, socialistes et LFIstes ».

    « On a remis cela en cause grâce au tribunal administratif et on se réjouit que ça ait agi. Maintenant, on attend une écoute de l’opposition », note Sabrina Bourgeois. « Mon souci est simple, que le conseil municipal se passe bien. Jusqu’ici, c’était compliqué, l’opposition était toujours dans la campagne. Aujourd’hui, ça s’est bien passé, mais c’est dû, par ma part, à la volonté d’éviter les conflits. Je veux gommer toutes les aspérités », précise Georges Cristiani, à l’issue du conseil. Lui préfère parler des projets « d’avenir sur la commune ».

    Quant à la suite de sa procédure devant le tribunal administratif, le Collectif Citoyen indique qu’il« réfléchit collectivement à la stratégie à mettre en place ».

  • Au Val Pré Vert à Mimet, le pari de grandir mieux dans son corps

    Au Val Pré Vert à Mimet, le pari de grandir mieux dans son corps

    Ici, on parle « d’équilibre » plutôt que de régime, de « semer des graines », pas de remèdes miracles. Au Val Pré Vert, centre de soins médicaux et de réadaptation (SMR), enfants et adolescents atteints de diabète de type 1 ou d’obésité sont accueillis en hôpital de jour ou, pour les plus âgés, en hospitalisation complète. L’établissement, installé à Mimet, juste en face du centre de rééducation Paul Cézanne et d’une maison de retraite, se veut être un lieu « comme à la maison, éloigné de tout ce qui peut avoir un aspect médical », résume Géraldine Bettini, l’une des deux diététiciennes sur place, tout en désignant une cuisine ouverte, ou ateliers et repas partagés sont tenus, la salle de sport, un terrain de football au pied de la pinède et qui entoure l’établissement… Les chambres, hébergent cette année 22 internes, quasiment autant de filles que de garçons. Tous, avant d’arriver ici pour une durée d’environ neuf mois ont été adressés par le corps médical. Pour les jeunes en situation d’obésité, entre autres le réseau ObEP (Obésité de l’enfant et prévention) Paca.

    Encore méconnus

    « On est un établissement de santé, de soins, à vocation pluridisciplinaire, ce qui est important. Le nombre d’intervenants et de métiers différents est conséquent », précise Philippe Imbach, directeur de l’établissement. Un pôle d’infirmières, deux psychologues, des médecins pédiatres, des éducateurs, deux diététiciennes, une assistante sociale et deux enseignantes physiques et sportives s’associent pour « apporter une prise en charge globale du patient », l’accompagner à devenir « acteur de sa maladie », insistera, à plusieurs reprises, Philippe Imbach. Aujourd’hui association à but non lucratif, le Val Pré Vert trouve ses racines dès 1956, dans les Alpes, alors décrit comme « colonie sanitaire ». C’est en 2014 que l’établissement est délocalisé à Mimet, pour « répondre aux besoins spécifiques du territoire ». Depuis, si les équipes s’attellent à inculquer des bonnes habitudes alimentaires, animant divers ateliers autour de l’alimentation « la diététique n’est qu’une toute petite partie de ce que l’on fait ici », assure Géraldine Bettini. Mais aussi d’hygiène de vie, via un panel large d’activités. Une large part du travail, aussi menée avec les familles, dépasse le cadre clinique pour agir sur les dimensions émotionnelle, éducative et psychique, en partenariat avec l’Éducation nationale et l’ARS. « On vise un changement d’habitudes durable », poursuit Géraldine Bettini. Et pourtant, « notre établissement est méconnu », estime Philippe Imbach. Alors que l’obésité fait l’objet d’une attention croissante, notamment par sa progression chez les plus jeunes.

  • [AMP Métropole] Georges Cristiani : « Nous devons voter un budget métropolitain »

    [AMP Métropole] Georges Cristiani : « Nous devons voter un budget métropolitain »

    Face à cette nouvelle crise qui secoue l’hémicycle, il euphémise : «La situation de la métropole Aix-Marseille-Provence n’est pas des plus simples. »

    Pour celui qui est désormais cinquième vice-président de l’institution, délégué à la proximité et au projet métropolitain, il faut en revenir au sujet de sa structuration, alors que le gouvernement a lancé fin juillet une mission d’analyse confiée à l’ancien ministre Dominique Bussereau et au président du comité des finances locales Jean-François Débat. « Au-delà du problème financier conjoncturel, il existe un problème structurel que le gouvernement ne peut plus évacuer, appuie l’édile. La métropole est enfermée dans un carcan législatif depuis 2016, à cause de la loi d’exception qui l’a créée pendant le gouvernement Valls, avec la complicité et l’engagement de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, premier vice-président du Sénat. L’inventaire de cette erreur originelle ne peut plus être passé sous silence. » Et d’insister : «À défaut de diagnostic sur ce péché originel, la Métropole ne sera pas viable dans les années futures. Il faudrait que l’État reconnaisse ses erreurs d’avoir créé la trop grande métropole d’Aix-Marseille. » Lui souhaite donc une modification de ce cadre législatif « dans les plus brefs délais », de ses périmètres de compétences « à défaut de ses périmètres géographiques ».

    Plus de quatre mois après le refus de l’institution de voter son budget pour protester face aux coupes gouvernementales, il réitère : «Il faudrait que les États cessent définitivement de ponctionner des finances sur le dos de la métropole et des communes qui la composent. »

    Ce mercredi matin, il faisait partie des plus de soixante-dix maires qui ont échangé avec le président de l’intercommunalité, au lendemain de la proposition du maire (DVG) de Marseille de voter une modification du budget en déséquilibre, et donc de le renvoyer dans les mains de la chambre régionale des comptes. « Pour les maires des Bouches-du-Rhône, que j’ai l’honneur de représenter, nous savons que Marseille et la locomotive du département et à ce titre, nous l’avons très souvent soutenue, assure-t-il. Mais aujourd’hui nous ne pouvons plus ne plus être responsables devant nos habitants. » Alors il défend : «Nous devons donc voter un budget métropolitain, nous avons choisi un budget qui soit le moins mauvais possible. »

  • A Mimet, un nouveau cadre pour accueillir les enfants « Dys »

    A Mimet, un nouveau cadre pour accueillir les enfants « Dys »

    Dans l’une des salles de classe ultra-modernes, dont les baies vitrées donnent sur la Sainte-Victoire, un tableau tactile permet de faire défiler l’avant et l’après du lieu. Dans ce qui était autrefois une maison de famille, dont les murs sont loués par un particulier, une unité dite Dys vient d’être inaugurée ce vendredi, en présence des équipes et des partenaires officiels. Parmi lesquels l’Agence régionale de santé (ARS), l’Éducation nationale, la Ville de Mimet et l’association Climatique d’Aide à l’Enfance, qui gère l’établissement.

    Extension du service de Soins médicaux et de réadaptation (SMR) historique du Valprévert, cet espace, l’un des rares sur le territoire, permettra dès la rentrée prochaine d’accueillir une trentaine de jeunes élèves atteints de troubles sévères et spécifiques du langage et des apprentissages, plus communément appelés troubles Dys, puisque regroupant la dyslexie, la dysorthographie, la dyscalculie, les troubles du langage oral… L’unité n’a pas attendu l’inauguration des locaux officiels – spacieux etmodernes – pour enclencher les accompagnements. Depuis septembre 2023, l’installation de pré-fabriqués permettait d’accompagner une dizaine d’enfants et les équipes. En parallèle étaient menés les travaux sur cette bâtisse qui garde ses murs ocres et ses espaces verts.

    Quarante élèves accueillis en septembre

    D’ici la rentrée, quarante élèves – certains accueillis en hôpital de jour, d’autres sous le statut d’internes – occuperont les lieux pour un suivi spécialisé, le temps d’une à deux années. « Ils seront sur place pour une rééducation intensive avec un projet thérapeutique propre à chaque enfant, détaille Pascale Colas, médecin pédiatre en charge de l’unité Dys. Ils ont une pédagogie différenciée suivie par des enseignants spécialisés. On a des enfants qui ont des difficultés scolaires, des apprentissages avec une lecture non fonctionnelle. Qui sont intelligents, mais qui ont un trouble neuro développemental (…) qui, avec de la rééducation, à plutôt une évolution favorable. » L’objectif du travail dans ce lieu, reste « de consolider les apprentissages fondamentaux, pour que l’enfant retourne en milieu ordinaire en sachant lire, en ayant un niveau de transcription, d’orthographe et de grammaire suffisant pour pouvoir, avec des adaptations, continuer en milieu ordinaire », poursuit Pascal Colas. Pour qu’un enfant puisse être intégré au suivi de cet établissement, une orientation du médecin généraliste est nécessaire, sur recommandation de l’école ou référent MDPH. « On a quand même beaucoup plus d’espaces, de moyens, et le fait d’avoir d’autres professionnels qui soient arrivés apporte un peu plus de richesse », estime Blandine, neuropsychologue. Dans ce lieu, les équipes confient espérer gommer les stigmates qui planent autour des troubles Dys. « Nous inaugurons un lieu dédié à des enfants que l’on a parfois regardé trop vite, trop mal, ou trop peu, rappelle Christophe Imbach, directeur du SMR Valpérevert. Des enfants dont les difficultés d’apprentissage ont parfois été confondues avec du manque d’effort, d’attention, du manque de volonté (…) Cette unité est née pour cela, pour regarder autrement.»

  • Les pompiers du 13 déjà parés, le Département insiste sur la prévention

    Les pompiers du 13 déjà parés, le Département insiste sur la prévention

    « Bienvenue dans l’un des 60 centres de secours du département ! » À la caserne de Mimet en pleins travaux d’extension et de rénovation, Richard Maillé (DVD), conseiller départemental délégué à la protection des massifs forestiers, a d’abord tenu à rappeler à quel point le Département investit dans la lutte contre les incendies. Pas moins de deux millions, dont 50% de subventions de la collectivité, pour ce seul site où travaillent 45 hommes et femmes pour assurer les gardes, dont trois professionnels, les autres étant volontaires. « Nous avons aussi construit à Gardanne, Istres, Port-de-Bouc, Aix, Allauch, Plan-de-Cuques, pour un coût entre 5 et 10 millions à chaque fois », ajoute l’élu.

    Alors qu’une première vague de canicule a frappé dès le mois de mai, les 7 500 sapeurs des Bouches-du-Rhône se préparent à affronter une nouvelle saison de lutte contre les feux, « comme tous les ans », commente Richard Maillé, même s’il convient que le terme de saison a perdu de son sens. « On peut se poser la question, on a déjà eu un feu en février, il y a 3 ans à Auriol », se souvient-il.

    Débroussailler,

    une obligation

    En attendant une réunion de tous les services en préfecture pour faire un point, la stratégie des pompiers 13 est déjà rodée. « On agit avec une évaluation massif par massif, pour affiner », explique l’élu. Côté dispositif, sont déployés des agents dans les vigies à l’affût de la moindre fumerolle, des patrouilles du Sdis (Service d’incendie et de secours) avec des véhicules légers, des membres de l’association départementale des comités communaux feux de forêt, des agents de l’ONF (Office national des forêts), tous « prêts à bondir », détaille l’élu, complétés par des groupements d’interventions répartis dans 80 sites. En cas de journée à risque, 700 pompiers 13 de plus que les 500 intervenants au quotidien dans le département, peuvent être mobilisés. « C’est selon la règle des 30 », illustre le conseiller départemental, un cocktail explosif composé de température à « 30 degrés, de vent à 30 km/h, d’un taux d’hygrométrie de 30% ou moins ».

    Mais le message, c’est également de rappeler à quel point la prévention peut peser dans la balance quand le feu, d’origine humaine dans 80% des cas, se déclenche. Montrant de la main la colline parsemée de maisons noyées dans les arbres, Richard Maillé martèle la nécessité de respecter les obligations légales de débroussaillement (OLD). « Seulement 20% [d’entre elles] sont respectées », déplore-t-il, encore marqué par le feu des Pennes-Mirabeau qui avait détruit en juillet 2025 plus de 750 hectares, atteignant allègrement l’Estaque après avoir été poussé par le vent. « Je me souviens de cette maison qui brûlait encore le lendemain, à cause d’un cyprès trop près de la cuisine… Il y a encore des gens n’ont pas compris que c’était pour leur bien », s’agace Richard Maillé, précisant qu’un nouvel arrêté a été pris par le préfet.

    Il y a aussi « les mégots jetés depuis la fenêtre de la voiture ». Le long des routes départementales, « en 2026 nous avons doublé la mise pour les OLD avec 1,5 million d’euros et on aide aussi les communes », se félicite l’élu.

  • Des nuances politiques parfois trompeuses

    Des nuances politiques parfois trompeuses

    Au moment de sortir de la préfecture, ce jeudi 26 février après-midi, l’adjointe en dissidence Christine Juste soupirait face au temps nécessaire pour déposer sa liste. « On m’a reposé des questions sur chacun de mes colistiers », expliquait-elle à la presse.

    à cette occasion, les services de la préfecture doivent en effet attribuer une nuance politique à chaque candidat pour les communes de plus de 3 500 habitants. « Le nuançage permet une présentation intelligible des résultats électoraux », nous explique le ministère de l’Intérieur.

    De quoi prendre à rebrousse-poil le discours de nombreux candidats. Dans ce scrutin de proximité par excellence où compte souvent davantage l’ancrage local, la tentation est forte d’effacer son appartenance politique et de nombreux candidats insistent pour se présenter « sans étiquette ».

    Le sujet avait même fait l’objet d’un bras de fer à Mimet, le maire sortant Georges Cristiani insistant pour que sa concurrente Sabrina Bourgeois soit présentée comme candidate de LFI après avoir été déléguée par le parti pour le dépouillement des européennes. « Si j’étais membre de LFI ou d’un autre parti, je vous l’aurais déjà indiqué sans équivoque », répondait-elle. La préfecture l’a classée divers gauche, et le maire sortant, divers centre.

    « Faisceau d’indices »

    « L’attribution des nuances politiques est effectuée à partir d’un faisceau d’indices objectifs tels que l’investiture ou le soutien apporté au candidat ou à la liste de candidats par une formation politique disposant d’une nuance propre, la trajectoire politique du candidat ou des membres de la liste, les prises de position publiques, le programme de campagne, ou encore les étiquettes politiques déclarées, l’appartenance à un parti, les manifestations publiques et les idées affichées », énumère le ministère de l’Intérieur. Et de préciser que ce nuançage « s’adapte à l’évolution et à recomposition permanente de l’offre politique ».

    Mais, alors que l’extrême droite s’échine à poursuivre sa normalisation, certaines décisions ne manquent pas d’interpeller. à Fos-sur-Mer, le candidat Philippe Maurizot avait signé pour le label du RN portant sur des éléments programmatiques et reçu le soutien de son délégué départemental, Franck Allisio. Il a été classé divers droite. à Marignane, le maire sortant éric Le Dissès était, lui, suppléant du député RN de la circonscription auquel il s’est allié en recréant un « RPR ». Le nom de sa liste « Marignane aux Marignanais » reprend le slogan nationaliste « la France aux Français », ses positions politiques ont été largement documentées par la presse. La préfecture l’a classé divers droite. Au risque de brouiller les repères républicains.

  • Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Dans le plus « haut village » des Bouches-du-Rhône, la campagne s’accélère aussi. Dans cette commune d’un peu plus de 4 000 habitants, seule une liste s’est lancée face à Georges Cristiani, maire sortant. Celle d’un Collectif Citoyen (SE), porté par Sabrina Bourgeois, souhaitant proposer une « gestion humaine, dynamique et protectrice » de la commune. Pour rappel, cette enseignante sportive, se lance dans une première campagne électorale, bien qu’engagée dans de milieu associatif de la commune. « Il y a des politiques qu’on peut faire dans des partis politiques mais je m’identifie dans une politique de mon village, une politique de terrain, de par mon engagement dans la vie de la commune. J’avais le sentiment de ressentir son potentiel. Je me sentais beaucoup plus engagée qu’une personne qui peut se dire engagée dans un parti politique (…) Et l’évolution de cette campagne me fait grandir », précise Sabrina Bourgeois. La liste pour le Collectif est déposée, les noms, dévoilés.

    Une liste « jeune »

    Parmi les premiers noms derrière la tête de liste se trouvent Nicolas Lorenzi, enseignant, Muriel Martin-Pettavino, agent territorial, Frédéric De Rosa, enseignant lui aussi, Christelle Veratti, comptable. Sur la vingtaine de colistiers présentés figurent aussi un pompier, une retraitée, un cadre, une infirmière… « Ce sont des jeunes, avec une moyenne d’âge à moins de cinquante ans. On est une nouvelle équipe, qui propose un nouveau projet pour que Mimet ne s’éteigne plus : avec l’équipe municipale sortante
    – qui n’a pas de programme, que des promesses – ça n’avancera pas. Alors qu’avec notre liste engageante, endurante, motivée, on est sur un projet ou l’on va tous dans la même direction, le même bateau
     », estime Sabrina Bourgeois. Si elle n’est pas encartée, la candidate estimait, lors de précédentes rencontres, que la liste portait une sensibilité à gauche. En doublon de la présentation de sa liste, l’occasion a été, pour la candidate et son équipe, de présenter les trois axes principaux du programme : un territoire durable et aménagé, un quotidien serein et solidaire, un village vivant et citoyen. « Plus on avance dans la campagne, qui pour nous est très structurée, programmée, préparée, et plus nous sommes confiants du résultat et sur le vote des Mimétains, estime Sabrina Bourgeois. On a envie que des choses bougent, que le village revive, c’est très réconfortant d’avoir ce retour, de se dire qu’on a de bons projets, auxquels les Mimetains adhèrent ».

  • À Mimet, Georges Cristiani repart pour un scrutin

    À Mimet, Georges Cristiani repart pour un scrutin

    Vingt-cinq ans à la tête du village « le plus haut » des Bouches-du-Rhône, quatre mandats, et en lice pour un cinquième. Georges Cristiani, président de l’Union des maires, fondateur du label Maires de Provence, et surtout maire de Mimet, commune qui recense 4 500 habitants, est donc candidat à sa réélection. Toujours sans étiquette, mais entouré d’une liste renouvelée à un tiers. « Je n’ai jamais été membre d’aucun parti politique », insiste Georges Cristiani Quant aux noms, ils seront dévoilés plus tard dans la campagne. S’il devait faire un bilan « rapide » de son dernier mandat, Georges Cristiani le résume ainsi : « Aucune augmentation d’impôt, promesse tenue, je m’y étais engagé, aucune dette, elle est à zéro en 2026 (…) une stabilité dans le conseil municipal, ce qui tranche avec la panique à l’Assemblée nationale. » Le système de vidéosurveillance a été renforcé, deux crèches supplémentaires construites, une salle des mariages aussi. S’il devait être réélu sur cette « terre, que j’aime beaucoup », le candidat a déjà « plusieurs projets en têtes ». Parmi lesquels, celui du centre de santé, déjà lancé et qui pourrait voir le jour entre 2027 et 2028. « Également, j’ai un projet d’accession à la propriété pour les jeunes, avec un système de prêt financier pour eux », ajoute Georges Cristiani. Pour les seniors, il imagine un Hameau des seniors en location, ou en propriété. Autant de projets qui pourront être détaillés le vendredi 13 février (18h30, salle des Moulières) lors d’une réunion publique du candidat.

  • [Entretien] Sabrina Bourgerois : à Mimet, « la liste est constituée, mais reste toujours ouverte »

    [Entretien] Sabrina Bourgerois : à Mimet, « la liste est constituée, mais reste toujours ouverte »

    La Marseillaise : C’est votre première réunion publique dans le cadre de votre campagne. À quoi faut-il s’attendre au cours de cette rencontre ?

    Sabrina Bourgeois : Cette réunion permettra d’exposer le programme qu’on envisage pour la commune et pour les élections. On l’a monté pour pouvoir le proposer aux habitants. Je garderais les éléments principaux pour la réunion, mais nous allons présenter les grandes orientations. Ça génère pas mal de thèmes, dont l’intergénérationnel, l’urbanisme et l’aménagement du territoire, l’environnement et les énergies… Mais aussi la démocratie participative, la vie associative sportive et culturelle qui est un thème qui me tient particulièrement à cœur, mais aussi la sécurité publique ou le budget municipal… Tout sera intrinsèquement lié dans ce programme.

    Sur le reste de votre campagne (liste, rencontres…) où en est-on ?

    S.B : La liste est constituée mais elle reste toujours ouverte aux citoyens qui souhaitent nous rejoindre pour participer à ce programme. Samedi, je pars dans l’idée d’exposer les premières lignes du programme pour toucher un maximum de personnes qui puissent s’y sentir investies. Pour qu’elles viennent nous rejoindre. Sinon, la majorité de nos colistiers est déjà investie et mise en place. Mais la liste totale des noms de l’équipe sera dévoilée une fois l’ensemble du programme annoncé. Puis à partir du 31 janvier, nous allons chaque samedi, dès 15h, partir à la rencontre des Mimétains. Soit sur le terrain dans les quartiers de la commune, soit dans une salle communale. On commencera sur la place du village pour discuter, continuer à exposer le programme, et interagir pour démontrer dans quelle optique et quelle vision on veut amener les choses pour Mimet.

    Il est aussi question de « clarifier » une situation à la suite d’un tract litigieux de l’équipe majoritaire sortante. Que pouvez-vous nous dire sur cette situation à ce moment ?

    S.B. : Je compte d’abord faire ma réunion avant d’en parler dans les détails, le sujet est tout frais. Il y a eu édition et publication d’un tract tout à fait diffamatoire, dans lequel des informations personnelles sont dévoilées. Pour le moment, on cherche simplement à débattre sur des idées, apporter un programme… Malheureusement, l’équipe sortante n’a pas trouvé d’autres moyens que d’être dans l’attaque des individus et de se mettre dans une position qui est hors-cadre d’une campagne électorale en divulguant des informations personnelles sur les colistiers. J’aurais plus d’informations à donner à ce sujet [après la réunion, Ndlr.].

    Propos recueillis par Eva Bonnet-Gonnet

    La réunion se déroulera ce samedi 24 janvier, salle des Moulières (mairie annexe ). Un « rafraîchissement convivial » est prévu ensuite.

  • À Mimet, des remparts à reconstruire après l’éboulement

    À Mimet, des remparts à reconstruire après l’éboulement

    Pas une catastrophe, mais « un crève-cœur quand même. On a l’impression que ces vieilles pierres sont intouchables », lâche cet habitant de Mimet, alors que son chemin passe les barricades récemment élevées à l’entrée de la rue Mistral. Derrière ces palissades de fer, elle-même encerclées de barrières métalliques, sont cachées un tas de pierres qui vendredi dernier, ont dégringolé du rempart médiéval de Mimet. À 15h53 le 19 décembre, un premier éboulement d’une partie Sud des remparts médiévaux est déclaré dans le centre ancien du « plus haut village des Bouches-du-Rhône ». Les premières mesures de sécurité sont immédiatement prises. À 16h05, rapporte la municipalité, les services municipaux sont dépêchés sur place et déblaient l’espace dans la foulée, avant de procéder à une « remise en état de la rue » et une sécurisation des abords. C’était sans compter un second effondrement, à peine une heure après. À 17h14, un nouvel éboulement « beaucoup plus important » se fait entendre dans le centre-ville, au même endroit. Une entreprise « spécialisée » a été mandatée en urgence pour procéder aux sécurisations. Depuis, le pourtour de la rue Mistral est sécurisé, un arrêté de mise en sécurité imposé. La rue, pour le moment, est interdite aux piétons et aux voitures.

    « Ça tombe très mal »

    Georges Cristiani, maire sans étiquette de la commune confirme : il n’y a eu aucun blessé, l’incident n’est pas majeur. Les bâtiments proches ne sont pas impactés non plus. Concernant les trois logements d’habitation face aux remparts, les habitants ont été « priés de partir ». « Aucun indice, aucun signe ne laissait penser que le mur pouvait s’effondrer, si ce n’est que les remparts sont vieillissants, tout simplement. On ne connaît pas encore les causes de l’incident », rapporte d’ailleurs l’édile. Pour le maire, l’heure est désormais à la restauration. Mais les prochaines étapes, tant administratives que manuelles, restent compliquées à franchir en ces périodes de fêtes. « Il aurait pu attendre 800 ans et quelques jours de plus pour s’effondrer, plutôt que 5 jours avant Noël ! plaisante le premier magistrat. C’est du boulot et ça tombe très mal. » Les premières sécurisations bouclées, la priorité est pour Georges Cristiani, d’entamer des réparations en accord avec le patrimoine local. « Ce sont des remparts de pierres taillées. Il faut maintenir cet aspect patrimonial et jusqu’à présent les experts venus (…) sont dans une démarche de bétonisation, ce produit salvateur, mais qui peut défigurer les remparts : c’est hors de question, soutient le maire. J’ai appelé des compagnons et des experts de consolidation. Il faudra plusieurs semaines pour reconstituer le rempart et sécuriser la zone. » Les conseils départemental et régional ont été sollicités, rapporte l’édile. LEtat aussi, sans retour. « C’est la solitude des maires, qui sont face à leurs responsabilités dans ces cas-là », se désole Georges Cristiani.