Tag: militantisme

  • Laure Lavalette officiellement candidate à la mairie de Toulon

    Laure Lavalette officiellement candidate à la mairie de Toulon

    C’était un secret de polichinelle, et la nouvelle n’a surpris personne sur le fond, peut-être davantage sur le timing. Alors qu’elle avait laissé entendre qu’elle l’annoncerait le 14 janvier lors d’un meeting au Palais Neptune, Laure Lavalette, députée RN de la 2e circonscription du Var, a officialisé sa candidature à la mairie de Toulon ce mardi matin, via une lettre adressée à plusieurs médias dont l’AFP, et dans un entretien accordé à Ici Provence.

    Âgée de 49 ans, née à Talence (Gironde), fille d’un militant membre du mouvement néo-fasciste Ordre Nouveau et du Front National – parti pour lequel il a été candidat aux élections législatives en Gironde en 1993 et 1997 -, petite fille d’un membre des Croix-de-Feu (association d’anciens combattants devenue organisation nationaliste et fasciste selon certains historiens), Laure Lavalette baigne depuis sa plus tendre enfance dans un militantisme ancré à l’extrême droite. Elle revendique, à cet égard, des positions contre « la propagande LGBT », contre l’immigration, et contre l’IVG. En 2014, elle avait signé un texte appelant les élus locaux à soutenir les candidats s’engageant à « abroger, à terme, le droit à l’avortement » lors des élections présidentielles et sénatoriales.

    Sans étiquette RN

    Elle a par ailleurs débuté son activisme en tant que présidente de la section du Renouveau étudiant à Bordeaux, une organisation étudiante nationaliste et identitaire proche du Front National de la Jeunesse et du Groupe union défense (GUD) dissout en 2024 en raison de ses multiples exactions racistes et violentes. Elle rejoint le FN en 1997, avec lequel elle échoue, en 1998, aux élections cantonales dans sa ville de Talence. Elle se lie à Bruno Maigret, l’une des plus sulfureuses figures identitaires françaises, qu’elle suit lorsqu’il fonde le Mouvement national républicain en 1999, mais rebrousse chemin quelques mois plus tard. Avant d’être élue députée de la 2e circonscription du Var en 2022, Laure Lavalette a été conseillère municipale d’opposition RN à Toulon de 2014 à 2022.

    Si sa candidature ne surprend effectivement personne, l’absence d’étiquette RN un peu plus, eu égard à son statut de figure montante du parti, dont elle a été l’une des portes-paroles lors des élections présidentielles 2022. « Je suis un peu une étiquette à moi toute seule », s’est-elle targué sur les ondes d’Ici Provence. « Les gens m’arrêtaient dans la rue en me disant ‘’On n’est pas RN, mais on a envie de voter pour vous’’. C’est aussi ce qui a motivé cette candidature. »

    Dans cette optique, son entourage explique que sur 59 colistiers, 30 ne sont pas encartés au RN, parmi lesquels d’anciens colistiers d’Hubert Falco, dont Frédéric Seillier, tel que l’a annoncé l’intéressé sur sa page Facebook. Une position qui s’inscrit dans l’entreprise de dédiabolisation de l’idéologie d’extrême droite, en se détachant, en façade, de la mère nourricière lepeniste. Et surtout, de l’ombre de Jean-Marie Le Chevalier, maire FN de Toulon (première ville de plus de 100 000 habitants à tomber entre les mains du parti) de 1995 à 2001, dont le mandat a profondément et négativement marqué la ville et ses citoyens.

  • Un livre sur l’affaire Georges Ibrahim Abdallah

    Un livre sur l’affaire Georges Ibrahim Abdallah

    Il était considéré comme le « plus vieux détenu de France ». Incarcéré en 1987 pour complicité d’assassinats de diplomates états-unien et israélien, Georges Ibrahim Abdallah, est sorti de sa prison de Lannemezan le 25 juillet dernier, après plus de quarante ans de détention et alors qu’il était libérable depuis 25 ans.

    Ce vendredi 12 décembre, l’Union locale CGT de Martigues, le collectif Solidarité Palestine et l’association Car t’y es libre présentent l’ouvrage de René Naba « Georges Ibrahim Abdallah : l’emmuré de Lannemezan. Un homme debout », qu’ils co-éditent, en présence de l’auteur et de l’avocat franco-palestinien, défenseur des droits de l’Homme, Salah Hamouri.

    Dans son livre, le journaliste et écrivain franco-libanais, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP, retrace le parcours politique et militant du Libanais communiste, qui s’était engagé dès sa jeunesse dans le combat anti-impérialiste au Proche-Orient. « Je voyais les entrailles de cette affaire-là », explique-t-il. L’ouvrage « se veut être une radioscopie des turpitudes françaises et des différences entre l’idée que le pays se fait de lui-même, autrement dit son discours, et son comportement ».

    Un acte de solidarité

    René Naba analyse : « La France était la fille aînée de l’Église et se présentait comme la protectrice des chrétiens d’Orient. Quand elle a quitté le Liban, elle a donné la totalité des pouvoirs effectifs à la communauté maronite, qui était privilégiée. (…) Georges Ibrahim Abdallah était chrétien maronite, ce n’est pas lui qui s’est livré à un tel acte, à l’exécution des diplomates israélien et américain. Il aurait dû bénéficier d’une protection, mais le problème c’est qu’il a transgressé ces données de base : il est devenu communiste et pro-palestinien, ce qui est le crime absolu. »

    L’écrivain ajoute : « La France, pour se refaire une virginité, a troqué son antisémitisme pour un anti-arabisme et ensuite une islamophobie qui fait le miel de l’extrême droite française » et Georges Ibrahim Abdallah en « est une victime collatérale ».

    À travers son cas, le livre interroge la justice de classe et l’instrumentalisation politique de l’appareil judiciaire. Il se veut être un outil et un acte de solidarité internationaliste : l’écrivain a renoncé à ses droits d’auteur et les bénéfices des ventes seront reversés au Collectif solidarité Palestine et à l’association Car t’y es libre afin de soutenir leurs actions envers les populations opprimées. À l’heure où l’activisme est de plus en plus réprimé et criminalisé, René Naba se veut positif : « Le militantisme donne des résultats, dès lors qu’il est cohérent solide, méthodique, systématique, qu’il se refuse à la moindre concession et qu’il est justifié. »

  • Échanges avec l’un des sept élus sourds en France

    Échanges avec l’un des sept élus sourds en France

    « L’accessibilité pour les sourds est très complexe », signe Anthony Berard devant les participants au Café signe de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues, samedi soir. L’adjoint (LR) de la mairie des 13e et 14e arrondissements de Marseille est venu à la rencontre des Martégaux parler accessibilité en politique.

    « Seuls sept élus municipaux en France sont sourds », avance Anthony Berard, qui s’est « investi à 15 ans » dans plusieurs associations, puis en politique en 2020. Au travers de son association, les Élus sourds, il veut « obtenir un accès à la politique comme les entendants », avec « un budget alloué aux interprètes en langue des signes pour les petites communes comme les grandes villes ».

    « Le premier sourd que je vois en politique »

    L’un des participants, sourd également, fait remarquer que « c’est la première fois que je vois un sourd en politique ». Il demande quel est le rapport entre le militantisme associatif et la politique. Anthony Berard répond que « c’est la première fois qu’on m’invite » à ce type d’échange, affirmant que « la politique doit être pour tout le monde, car nous avons tous cette envie d’être à égalité avec les entendants ».

    Une enseignante demande quel est le parcours scolaire des sourds. « Je suis allé en institut spécialisé sans entendants, puis en lycée professionnel. Maintenant, il est question d’être inclusif, soit c’est oral, soit bilingue langue des signes, soit à l’écrit. C’est un choix qui revient aux familles », détaille Anthony Berard.

    « Nous avons 9 ans de différence avec ma sœur. Elle était avec des entendants à l’école. Elle est plus autonome dans la société dans laquelle on vit », complète-t-il, sur le volet de l’inclusion scolaire. « Mon rêve est le modèle belge, où les enfants font leur choix de scolarité, mais se retrouvent tous à la pause dans le même établissement », conclut l’élu.

  • Ambrogiani aux avant-postes de la couleur

    Ambrogiani aux avant-postes de la couleur

    Des ouvriers du livre à l’œuvre dans les anciennes rotatives de La Marseillaise, des ramasseurs de lavande aux reflets chatoyants au pied du Ventoux… Humaines et chaleureusement colorées, nombreuses sont les toiles aux senteurs d’une époque hélas révolue, qui ont marqué les esprits sous le pinceau ou le couteau de l’autodidacte Pierre Ambrogiani.

    Rien ne prédestinait pourtant ce facteur, issu d’une famille modeste d’Ajaccio, à basculer dans les années 1920-1930 dans le monde des arts à Marseille, avant de devenir l’une des figures de la peinture provençale du XXe siècle. Enfin, presque. Ça serait oublier le bagout et le désir émancipateur harnachés à cet homme qui démarra comme porteur de dépêches à la Poste Colbert, à l’âge de 13 ans.

    Révolutionnaire

    Avant de mordre dans la couleur, Pierre Ambrogiani se fait les dents en réalisant, dans les années 1920, des statuettes satiriques en argile colorée, indiquait l’historien Robert Mencherini, disparu en avril dernier, dans la revue numéro 11 de Promemo, association travaillant sur la mémoire du monde ouvrier en Provence. Des débuts indissociables de l’équipe des Peintres prolétariens, dont il faisait partie, créée sous l’impulsion d’Antoine Serra. « Des peintres qui se situent du côté de la classe ouvrière, peignent des paysages d’usines, des portraits d’ouvriers, de vagabonds… », situait en 2021, pour La Marseillaise, Robert Mencherini.

    La montée en puissance de ce groupe artistique et politique coïncide avec l’avènement du Front Populaire, en 1936. Aux côtés de ses camarades de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires, proche du Parti communiste français, Pierre Ambrogiani accompagne la fondation de la deuxième Maison de la culture en France, juste après celle de Paris, au 68 rue Sainte (voir entretien ci-contre). Inaugurée par le poète Louis Aragon, elle verra passer « des conférenciers prestigieux comme André Malraux, qui viendra y parler de la Révolution espagnole ou de la grève des Asturies ». La guerre d’Espagne fait d’ailleurs l’objet du numéro de décembre 1936 du mensuel Peuple et culture, lié à la Maison de la culture, avec des dessins de Pierre Ambrogiani. Secrétaire général de cette revue, Paul Meier, fera à l’époque part de sa défiance vis-à-vis de « l’art dit populaire, cet art de vulgarité et de médiocrité, l’art sirupeux des Tino Rossi que la bourgeoisie a imposé au prolétariat pour mieux l’endormir, l’humilier, l’avilir. Nous repoussons aussi bien la prétendue culture des singes de salon que l’idiotie navrante et la vulgarité ». Le journaliste interpellait ensuite les lecteurs : « ne peignez-vous pas ou n’avez-vous la tentation de peindre, et alors ne voulez-vous pas venir travailler avec ces peintres déjà excellents qui sont sortis eux-mêmes des rangs du prolétariat et qui s’appellent Serra, Ambrogiani, Toncini ? Ils sont là et vous attendent. »

    « Ambro » le fils des fauves

    Non loin de ce temple des belles heures de la culture populaire, se trouve alors l’atelier de celui que l’on surnomme « Ambro », sur le Cours d’Estienne d’Orves, avant de s’installer en 1943 sur le quai de Rive neuve. Jusque dans les années 1970, une zone d’effusion culturelle où fourmillent peintres, sculpteurs, poètes, photographes et journalistes, que certains appelleront « la bande du Péano », du nom du bar-restaurant de la place. Le quartier général de la bohème marseillaise qui y refait le monde.

    « Ambrogiani est de son temps. La puissance d’expression de ses dessins nous dépasse. Son imagination est très grande, trop grande pour nous », confessera même Antoine Serra. « Il a été influencé par René Seyssaud, qui utilisait des couleurs très fortes et contrastées. Ambrogiani allait souvent le retrouver pour peindre dans son atelier du côté du mont Ventoux. à sa mort, son corps a d’ailleurs été transféré au cimetière de Sault », rappelle Maya Garcia, guide et responsable de la librairie du musée Regards de Provence, qui compte des œuvres telles qu’une Allégorie de la Provence de 4 m de long, ou Le Cap Canaille à Cassis. « Ambrogiani faisait une sorte de corps à corps avec la toile. Même quand il peint une bouillabaisse, on a l’impression que le poisson va sortir de la surface de la toile. Tel un maçon, il prenait sa truelle ou son couteau et envoyait la matière. Il n’était pas avare en peinture », sourit-elle en pensant à cet artiste qui répétait souvent « je rêve de peindre avec les couleurs du soleil », note André Alauzen dans La vie et l’œuvre de Pierre Ambrogiani (1985).

    Homme aux multiples amitiés, dont celles de Giono, Pagnol ou du poète Axel Toursky, un gouailleur et bon vivant dont la « silhouette massive » et « joviale » a marqué le cours d’Estienne d’Orves, rapporte La Marseillaise au lendemain de sa mort, survenue le 23 octobre 1985, après de longues années à lutter contre la maladie. L’ancien Résistant et critique d’art Jean Bouret écrira même à son sujet : « un Phocéen parfum d’anis flotte autour de ses toiles faites de grands éclats rocheux aux couleurs des Maures ou de l’Esterel. Combattant de la lumière pure comme les fauves dont il est le fils turbulent, Ambrogiani garde un sens de la vie truculent et sonore. Comme il ne s’est pas fait aux écoles, notre peintre fleure bon la liberté, celle de Courbet, le grand bonhomme. »

  • Peintre du peuple

    Peintre du peuple

    Il y a 40 ans jour pour jour, Pierre Ambrogiani rendait son dernier souffle. Les couleurs de ses œuvres, elles, semblent inextinguibles. Pas plus que son idéal de justice sociale et de culture pour toutes et tous.

    Il n’était pas seulement peintre, c’était un peintre du peuple. Autodidacte, employé des Postes dès l’âge de 13 ans, il n’a jamais oublié d’où il venait. Membre des « Peintres prolétariens » dans les années 1920, avec Antoine Serra, il s’est engagé avec énergie pour l’ouverture d’une des toutes premières maisons de la culture de province, à Marseille, rue Sainte, en 1936, dans l’élan émancipateur du Front populaire.

    Une œuvre collective menée notamment avec l’appui de Louis Aragon et d’André Malraux.

    Les couleurs de l’engagement

    Réputé pour ses couleurs franches, héritées des fauves, il a longtemps été une figure du cours d’Estienne d’Orves et côtoyé les principaux protagonistes de La Marseillaise dont le siège, situé à deux pas de son atelier, recèle encore des œuvres chargées d’histoire et d’amitié fraternelle.

    En peignant les ouvriers des rotatives de La Marseillaise, en collant les pages de notre journal dans ses œuvres, Pierre Ambrogiani a ajouté à sa palette, les couleurs de l’engagement. Bientôt, nous l’espérons, avec l’aide de Campus art Méditerranée, son héritage pourra dialoguer avec les créateurs d’aujourd’hui jusque dans le lieu qui l’a inspiré il y a plusieurs décennies et qui, récemment remis à neuf, conserve l’âme de la Résistance et de la lutte pour la liberté : les rotatives de La Marseillaise.

  • Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    « La force d’un syndicat ne réside pas seulement dans la capacité à se mobiliser, à négocier ou à résister. Mais aussi dans sa capacité à analyser la société, à comprendre les mécanismes qui structurent les rapports de domination et à proposer, bien entendu, des alternatives crédibles », commence l’essayiste militant André Prone. Il vient d’écrire, pour la collection de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, deux nouveaux livres : Introduction à la théorie marxiste – un outil syndical et Recomposition capitaliste, nouveau fascisme et lutte de classe*. L’objectif étant de « sensibiliser les travailleurs à cette approche théorique pour servir d’outil dans l’activité syndicale d’aujourd’hui », précise le président de l’IHS, Jean-Pierre Kaspereck.

    « Ces concepts ne sont pas des idées figées du XIXe siècle, mais éclairent encore avec une grande force les réalités contemporaines du monde du travail », explique l’auteur. À travers l’étude des grèves, des mobilisations et des expériences collectives, il s’agit de faire le lien entre la théorie et les pratiques syndicales, et de montrer, à travers des exemples concrets comme les coopératives ouvrières ou les entreprises reprises en Scop, que « les travailleurs ne sont pas condamnés à subir le patronat et la logique du profit, mais qu’ils peuvent inventer et expérimenter des modèles économiques alternatifs, démocratiques et solidaires ».

    Lutter contre les résurgences fascistes

    Le deuxième ouvrage, poursuit André Prone, « montre comment, face à l’instabilité et la colère sociale, des forces politiques autoritaires et réactionnaires tentent de capter le mécontentement populaire en le détournant contre les migrants, contre les syndicats, contre la démocratie elle-même ».

    L’objectif étant d’apprendre à mieux se positionner dans la lutte contre ces résurgences fascistes, tout en appelant à reconstruire des convergences de lutte et à faire vivre des alternatives démocratiques face aux dérives autoritaires. « La bataille des idées est centrale. Nous avons besoin d’armes intellectuelles aussi bien que d’outils de mobilisation », conclut André Prone.

    Yves Pellegrino tient, lui, à souligner « la complémentarité des deux livres ». Ils sont le fruit d’une attente et c’est ce qui explique leur grand succès, confirme Jean-Pierre Kaspereck.

    Jean-José De Ubeda a réaffirmé, pour terminer, que la mise à disposition de ces nouveaux outils répond à la mission première de l’IHS : « Nous ne faisons pas de la commémoration, mais plutôt de la mise en application de ce qu’on peut apprendre de l’Histoire. Ce qui a été d’ailleurs une démarche marxiste. »

    * Pour se les procurer : ihs.cgt@gmail.com Tél. 04.94.18.94.55

  • Théo Challande Névoret s’adresse au préfet après la garde à vue du LGBT éborgné

    Théo Challande Névoret s’adresse au préfet après la garde à vue du LGBT éborgné

    L’adjoint au maire de Marseille en charge de la démocratie et de la lutte contre les discriminations reste mobilisé et demande des comptes. Dans un communiqué, Théo Challande Névoret indique que Alexandre Georges, militant écologiste et LGBTi, « a été placé ce matin du lundi 13 octobre en garde à vue, selon un proche d’Alexandre Georges ». Membre du service d’ordre d’un rassemblement citoyen en février 2024, Alexandre Georges est accusé d’avoir usé d’un gaz lacrymogène de poche contre un homme « qui violentait des manifestants et qui s’est avéré ultérieurement être un fonctionnaire de police en civil », rappelle le communiqué (notre édition du 4 septembre). Il est reproché à ce policier en civile d’être l’auteur présumé de propos homophobes et d’un coup de poing ayant causé une infirmité à l’œil de Georges. Théo Challande Névoret dénonce une injustice : « Un policier est fautif de violences inexcusables, délictuelles et pénalement répréhensibles, mais c’est la victime qui est en garde à vue. J’apporte à Alexandre Georges tout mon soutien dans cette épreuve ». L’élu demande un rendez-vous urgent « avec le Préfet et la Préfète de Police déléguée ».