Tag: Mikaël AKIMOWICZ

  • [#DisMoiPourquoi] Quel est l’impact de notre alimentation sur la planète ?

    [#DisMoiPourquoi] Quel est l’impact de notre alimentation sur la planète ?

    Charlie, 14 ans en 3e au collège Pays de Banon (04)

    participez !

    Flashez ce Qr Code avec votre téléphone, pour poser la question déroutante à laquelle vous n’avez pas su répondre.

    La Marseillaise relance en partenariat avec les
    Petits débrouillards son opération « Dis moi pourquoi ? ». Le principe : demander à un scientifique de répondre aux questions formulées par les enfants… Vous avez une question ? Donnez-nous le prénom
    de l’enfant, son âge, sa classe, son école et sa ville.
    Et envoyez à dismoipourquoi@lamarseillaise.fr

    Notre alimentation est au cœur d’une vaste organisation qui combine de nombreuses activités : L’agriculture est à l’origine des plantes et des animaux que nous mangeons ; Les industries alimentaires transforment les produits agricoles – par exemple, le blé, en farine, puis en pâtes, puis en plats préparés à base de pâtes ; La distribution alimentaire facilite l’accès du consommateur à l’alimentation ; Les transports relient entre eux tous ces acteurs.

    En fonction du type d’alimentation choisi et de la provenance des aliments, il peut y avoir des impacts très différents. Pour la planète, notre alimentation peut affecter, négativement ou positivement, la qualité des sols, de l’air, de l’eau, la biodiversité. Notre alimentation est ainsi au cœur du fonctionnement de nos sociétés. En France, en moyenne, il est estimé que l’alimentation est responsable de 25% de l’empreinte carbone des Français. »

  • [#DisMoiPourquoi] Est-ce qu’on peut manger du requin ?

    [#DisMoiPourquoi] Est-ce qu’on peut manger du requin ?

    Nayan, 10 ans à l’école Paul Martin, à Digne

    Le requin fait partie de la famille des poissons dits cartilagineux. Il est apparu il y a environ 400 millions d’années. Aujourd’hui, il y a de nombreuses espèces de requins. Le grand requin blanc, qui nous terrorise dans les dents de la mer, le requin moine, le requin-baleine, le requin-marteau… Tous caractérisés par des particularités qui les distinguent les uns des autres. Ce sont des prédateurs qui se nourrissent principalement d’autres poissons. Il joue un rôle écologique important en maintenant un équilibre entre les espèces dans les mers et océans. Il contribue également au déplacement entre les eaux profondes et les eaux côtières de matières essentielles à la santé de nombreuses espèces. Le requin est très prisé en gastronomie. En Asie, l’aileron de requin est très recherché. En Europe, la chair de requin est classiquement utilisée. En France, on la trouve sous les noms de roussette ou de mako par exemple. »

    Mikaël Akimowicz, maître de conférences au Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (CNRS/AMU)

  • [#DisMoiPourquoi] Si on ne respire pas par le nez quand on mange, est-ce qu’on aura moins de goût ?

    [#DisMoiPourquoi] Si on ne respire pas par le nez quand on mange, est-ce qu’on aura moins de goût ?

    Riley, 9 ans à l’école Paul Martin à Digne-les-Bains (04)

    Lorsque nous mangeons, nous commençons par mâcher les aliments dont une partie se mélange avec la salive. C’est à ce moment-là que notre nourriture entre en contact avec la langue. Certaines molécules issues des aliments et mélangés à la salive rentrent alors en contact avec les papilles qui sont les capteurs sensoriels du goût. Ces dernières reconnaissant cinq saveurs basiques : le sucré, le salé, l’acide, l’amer et l’umami. Les aliments contiennent aussi des molécules odorantes qui montent par l’arrière de la gorge jusqu’au nez lors du phénomène que l’on appelle la rétro-olfaction. Dans le nez, elles y rencontrent les capteurs olfactifs de l’odorat qui peuvent également envoyer des signaux d’information au cerveau pour décrire le contenu de ce que nous mangeons. Il est donc important de bien respirer pour ressentir un maximum de saveurs en mangeant. »

    Mikaël AKIMOWICZ. Maître de Conférences au Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • [#DisMoiPourquoi] Est-ce que l’appendice humain est l’équivalent du gésier des volailles?

    [#DisMoiPourquoi] Est-ce que l’appendice humain est l’équivalent du gésier des volailles?

    Mattéo, 12 ans, au collège des Caillols à Marseille

    L’appendice des humains et le gésier des volailles sont tous les deux associés au système digestif respectif des humains et des volailles, mais différent en tous points (origines différentes, fonctions différentes, localisations différentes). Alors que l’appendice est rattaché au gros intestin des humains, le gésier est une partie de l’estomac des volailles. L’appendice est utile pour la défense immunitaire du corps humain en stockant des bactéries indispensables à son fonctionnement pour les remplacer lorsque celles-ci disparaissent. Le gésier contribue à la digestion des volailles en aidant à broyer les graines grâce à des muscles puissants et de petits cailloux. Le gésier est ainsi vital pour les volailles alors que l’appendice est utile, mais pas essentiel à la vie des humains. L’appendice humain est beaucoup plus comparable au Caecas des oiseaux qui contient des bactéries qui permettent de digérer les résidus alimentaires. »

    Mikaël Akimowicz. Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • [#DisMoiPourquoi] En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?

    [#DisMoiPourquoi] En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?

    Marina, 13 ans en 4e au collège pays de Banon (04)

    L’agriculture est apparue il y a environ 10 à 12 000 ans. Les premiers végétaux à avoir été utilisés en agriculture sont principalement les céréales qui renfermaient de l’amidon riche en énergie dans les graines des plantes produites. En fonction des régions du monde, ce ne sont pas les mêmes céréales qui étaient cultivées. En Afrique, le sorgho et le mil. Dans les Amériques, le maïs et la pomme de terre. En Europe, le blé et l’orge. En Asie, le riz. À cette spécialisation géographique, qui a rendu accessible une certaine forme de matière première, se sont ensuite ajoutées l’émergence de connaissances pour transformer cette matière première et des préférences socio-culturelles. En France, le pain était différent pour les habitants pauvres (seigle, orge) et les habitants riches (blé). La hausse du prix du pain a été un des facteurs du déclenchement de la révolution Française en 1789. Enfin, la baguette est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. »

    Mikaël Akimowicz, maître de conférences au Laboratoire d’économie et de sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    [#DisMoiPourquoi] la malbouffe coûte-t-elle souvent moins cher que des produits locaux ou bio?

    Séraphine, 14 ans en 2de au lycée Martin-Bret de Manosque (04)

    Le prix des produits alimentaires dépend fortement de l’organisation des entreprises qui vont les produire et les distribuer. En France, il y a environ 350 000 fermes, environ 23 000 entreprises de transformation alimentaire, et 6 centrales d’achat alimentaires qui concentrent entre 85% et 90% des parts de marché. Cette concentration leur donne un pouvoir de négociation énorme vis-à-vis des autres entreprises.

    Ces centrales se livrent une compétition féroce sur les prix, ce qui se répercute notamment sur les comportements des autres entreprises. Pour maintenir des prix aussi bas, il faut produire en très grande quantité avec des ingrédients bon marché qui sont souvent pauvres, voire mauvais, pour la santé humaine. Les produits bio signalent le fait de ne pas employer certains produits pour cultiver, un effort souvent récompensé par un prix généralement un peu plus élevé mais souvent amplifié dans la grande distribution.

    Les produits locaux sont souvent produits sur des plus petites fermes, en plus petits volumes et offrent la possibilité de connaître les manières employées par les agriculteurs. »

    Mikaël Akimowicz. Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • [#DisMoiPourquoi] les animaux peuvent manger de l’herbe, des branches, mais pas nous ?

    [#DisMoiPourquoi] les animaux peuvent manger de l’herbe, des branches, mais pas nous ?

    Titouan, 11 ans. Collège des Caillols, à Marseille

    Les êtres vivants ne fonctionnent tous de la même manière. C’est le résultat d’une longue adaptation avec l’environnement que l’on appelle co-évolution. Chez les mammifères, qui regroupent les humains, les vaches, les chiens, les lapins et même les baleines, certains peuvent se nourrir d’herbe et de branches et pas d’autres. Cette différence s’explique par le fonctionnement des organes qui permettent la digestion.

    L’herbe et les branches sont composées de cellulose, une matière qui nécessite un équipement spécial pour être transformée en énergie. Il faut des dents qui peuvent couper (incisives) et broyer (molaires) pour décomposer mécaniquement la cellulose. Il y a ensuite de nombreuses transformations successives qui se déroulent dans le ventre, notamment grâce à des bactéries et des champignons.

    Les humains ne disposent pas de tous les éléments, donc ils ne se nourrissent pas d’herbe et de branche. Par contre, ils mangent des aliments riches en cellulose que l’on appelle alors fibres en nutrition. »

    Mikaël AKIMOWICZ, maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • [#DisMoiPourquoi] le sucre donne-t-il des caries ?

    [#DisMoiPourquoi] le sucre donne-t-il des caries ?

    Nolhan, 9ans. CM2 à l’école primaire de Forcalquier (04)

    Nos dents sont faîtes de plusieurs couches. Au cœur de la dent, il y a la pulpe, qui renferme notamment nerfs et des vaisseaux sanguins, qui est entourée par la dentine elle-même recouverte d’émail, qui sont deux couches protectrices à base de calcium. Dans notre bouche vivent de nombreuses bactéries qui comme nous ont besoin de manger pour avoir de l’énergie. En se nourrissant de sucre et de glucide, les bactéries rejettent des éléments acides qui peuvent attaquer d’abord l’émail (apparition de tâches) puis, si l’émail est percé, la dentine (forte sensibilité au chaud et au froid). Pour éviter le dépôt de plaque dentaire qui favorise le développement des bactéries, il est important de se brosser les dents régulièrement, de boire de l’eau régulièrement et d’éviter un régime trop sucré à l’origine de la production des acides qui endommagent les dents.

    Mikaël Akimovicz, Maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

    Nos dents sont faîtes de plusieurs couches. Au cœur de la dent, il y a la pulpe, qui renferme notamment nerfs et des vaisseaux sanguins, qui est entourée par la dentine elle-même recouverte d’émail, qui sont deux couches protectrices à base de calcium. Dans notre bouche vivent de nombreuses bactéries qui comme nous ont besoin de manger pour avoir de l’énergie. En se nourrissant de sucre et de glucide, les bactéries rejettent des éléments acides qui peuvent attaquer d’abord l’émail (apparition de tâches) puis, si l’émail est percé, la dentine (forte sensibilité au chaud et au froid). Pour éviter le dépôt de plaque dentaire qui favorise le développement des bactéries, il est important de se brosser les dents régulièrement, de boire de l’eau régulièrement et d’éviter un régime trop sucré à l’origine de la production des acides qui endommagent les dents.