Tag: mieux vivre ensemble

  • [C’est l’été] Au centre Fabien Menot à Port-de-Bouc, le lien social se rénove

    [C’est l’été] Au centre Fabien Menot à Port-de-Bouc, le lien social se rénove

    Deux ans et bien des changements. Depuis son arrivée en mai 2024, le directeur du centre social Fabien-Menot, Maxime Tardivel, dresse un bilan positif en cette fin juillet. « Nous sommes sortis du comité de suivi de la CAF, l’instance pour les centres sociaux en difficulté, par le renouvellement de notre agrément avec le nouveau projet social 2026-2028 », se félicite-t-il.

    Ce projet s’adapte l’été venu. « On est plus sur des activités détente, vacances. On a plus de temps pour se poser sur les bancs, devant le centre, pour discuter avec les habitants », relate le directeur, même s’il y a « moins de monde dans le quartier, avec les vacances et retours au pays ». Il ajoute : « Ceux qui restent sont ceux qui ont le plus besoin de nous, pour s’évader ou rêver un peu. » C’est l’idée du dispositif Quartiers d’été. « Depuis deux ans, cela finance des sorties familles communes aux quatre centres sociaux de Port-de-Bouc, porté par Mandela », indique Maxime Tardivel.

    Mais il existe une problématique bien particulière, l’été, sur la Presqu’île. « L’accès à la piscine et l’apprentissage de la nage, c’est difficile, alors qu’on est dans un quartier cerné par l’eau. On propose des activités aquatiques, dont le “savoir nager”, qui aura lieu la semaine prochaine, où trois centres sociaux de la ville vont emmener une cinquantaine de jeunes apprendre la nage », développe le directeur.

    « Nous sommes dans

    une vraie quête de sens »

    Ayant déjà été directeur de centre social auparavant, Maxime Tardivel voit une évolution du métier depuis les débuts de la politique de la Ville, dans les années 1980. « Aujourd’hui, on est sur une vraie quête de sens sur ce que nous pouvons apporter aux populations avec qui on travaille, que ce soit les habitants des quartiers populaires ou résidentiels. L’objectif est de mettre ensemble les gens, le centre social, c’est pour tout le monde, pas que pour les “cassos” ! », affirme-t-il.

    Cela prend du temps, « pour installer le vivre-ensemble, ça ne se décrète pas », selon lui. Les repas régulièrement organisés par le centre sont des moments importants de lien social : « Nous sommes des ambassadeurs de bienveillance », lance-t-il.

    Cette démarche vaut aussi pour le jeune public accueilli. « Il est parfois plus difficile de mettre en action les jeunes, notamment à cause des écrans dans leur poche dont il n’est pas évident de sortir. Dans une société où tout est fait pour nous inciter à consommer, il faut les inciter à être acteurs de leur vie, donner envie de créer des projets pour y arriver. On a un peu plus de mal à le mettre en place qu’auparavant », remarque Maxime Tardivel.

    La Gazette de la Presqu’île, journal de quartier réalisé avec les jeunes, répond à cette problématique et à celle « de faire le tri dans les infos », selon le directeur. « Beaucoup d’habitants se plaignaient de passer à travers l’info. On a fait le lien avec les jeunes qui se sont investis dans le journalisme », à travers plusieurs stages. « S’ils connaissent les mécanismes de construction de l’info, ils sauront mieux différencier les fake news et les infos orientées. J’espère qu’ils pourront vite écrire et faire des choix éditoriaux », conclut le directeur. À démarche inédite, enjeux inédits.

  • À Martigues, un village sportif pour se dépenser les pieds dans l’eau

    À Martigues, un village sportif pour se dépenser les pieds dans l’eau

    À une vingtaine de mètres du rivage, un petit groupe de personnes sillonne la plage de Ferrières, de l’eau jusqu’à la taille. « Ce n’est pas du longe-côte, mais de la gym aquatique », précise Salim Boumezzou, responsable du service animation de la Ville de Martigues. Bien que ce dispositif estival existe depuis quatre ans, Christiane y participe pour la première fois ce lundi 13 juillet.

    En sortant de l’étang de Berre, la retraitée confie : « J’avoue que j’ai beaucoup apprécié, ça faisait un moment que je ne bougeais plus. Ça fait du bien en temps de canicule. On combine le rafraîchissement et le sport. »

    Sans oublier le vivre-ensemble. Le maire Gaby Charroux (PCF) y met un point d’honneur : « L’entretien physique est important, certes, mais surtout la rencontre : parler, échanger, évoquer ses difficultés, ses bonheurs et ses plaisirs aussi. C’est l’un de nos leitmotivs. L’Homme est un animal social, donc c’est important. »

    Christiane, de retour sur la Côte Bleue depuis peu après une vingtaine d’années passées dans les Landes, se réjouit d’avoir pu rencontrer du monde : « J’ai discuté avec quelques personnes, ça m’a permis d’anticiper le forum des associations de septembre et d’en savoir plus sur les activités proposées par le tissu associatif local. »

    Accueil des enfants

    Cette année, Martigues a prolongé le dispositif avec un village sportif, qui restera installé jusqu’à la mi-août. Le programme d’activités fourmille : disque golfe, slack line, jeux d’adresse, water-polo, water-basket ou encore parcours de motricité aquatique… L’infrastructure et les dix encadrants qui l’animent resteront en place jusqu’au 14 août. « Ce qui est nouveau, c’est qu’on a matérialisé l’espace, qu’on a organisé l’accueil des enfants », explique Pierre Dharréville (PCF), adjoint au maire délégué aux services publics et à la jeunesse.

    Salim Boumezzou détaille : « Les créneaux du matin sont réservés aux centres sociaux, aux centres aérés, aux Maisons de quartier et aux clubs sportifs. L’après-midi, de 11h30 à 14h30, c’est un temps libre pour les autres jeunes publics. Pour les plus âgés (10 ans et plus), on propose aussi du kayak et du paddle. On accueille environ 400 enfants par semaine. »

    Animatrice au centre social de Canto-Perdrix, Lilya trouve l’initiative « top », « surtout avec cette chaleur, ça leur fait du bien de se baigner ». « C’est bien organisé et ça leur fait découvrir des activités », affirme-t-elle. À côté d’elle, Alya se « régale ». La petite martégale va encore passer deux semaines au centre social, alors elle est contente de cette journée : « Ça change, même si on fait plein de jeux tous les jours. »

    Organiser, faciliter

    et inciter

    Gaby Charroux résume : « C’est un centre aéré d’extérieur et de centre-ville permanent, jusqu’au 14 août. » L’édile se satisfait de voir la population profiter de « cet endroit privilégié ». « On voit tout l’intérêt que la réhabilitation de l’étang de Berre peut avoir en ces périodes de chaleur, avec une lagune en bien meilleure santé que les années passées et d’une plage de centre-ville comme Ferrières. Cet aménagement est une opportunité pour les habitants qui peuvent venir à pied ou se garer aisément, tout est organisé pour ça. »

    « Je pense que nous sommes dans notre rôle, en tant qu’élus municipaux, de gestion communale, poursuit-il. Permettre, autoriser, faciliter, inciter nos populations… Organiser la vie générale, sur tous les plans, ici sur le plan de la détente et de l’activité de physique et de loisir, jusqu’à hier avec les Fadas sur le plan de la réflexion, de l’accès à la culture… Ça va s’enchaîner tout l’été encore. »

    Informations auprès
    de la direction des sports

    04.42.44.37.19 / 04.42.44.36.54

  • Les centres sociaux en fête au Théâtre de verdure pour leurs 50 ans

    Les centres sociaux en fête au Théâtre de verdure pour leurs 50 ans

    Voilà cinquante ans que l’Association pour l’animation des centres sociaux de Martigues (AACS) promeut le vivre-ensemble et agit au cœur de la vie des quartiers de la Ville. Un anniversaire préparé de longue date par l’équipe dirigeante, comme le laisse supposer le programme présenté lors d’une conférence de presse lundi.

    Toute une journée est consacrée à cet anniversaire dans exactement une semaine, mercredi 20 mai, de 14h à 23h au sein du Théâtre de verdure de Ferrières. Une trentaine de stands d’animations pour tous les âges sont prévus au sein d’une grande kermesse des centres sociaux et maisons de quartier de la Ville, en même temps que le défilé de mascottes entre 14h et 16h. Plusieurs représentations de danses, hip-hop et chorales sont attendues entre 17h et 19h juste avant les discours du maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux et Joëlle Campo-Piscione, présidente de l’AACS.

    Scène ouverte

    et cocktail populaire

    Le temps protocolaire ouvre littéralement le bal d’une soirée dédiée aux jeunes talents, au conservatoire du Site Picasso ainsi qu’à une scène ouverte avant de laisser place à un dj-set. Dans le même temps, les bénévoles du Goût de Martigues prépareront un buffet dégustation et un « cocktail maison » offerts à la population tout comme le gâteau d’anniversaire préparé par la restauration collective de la Ville.

    Une grande fête populaire pour célébrer 50 ans de vivre-ensemble, en somme.

  • [Entretien] « Notre objectif à Carnoux, c’est essayer de promouvoir le vivre-ensemble  »

    [Entretien] « Notre objectif à Carnoux, c’est essayer de promouvoir le vivre-ensemble  »

    La Marseillaise : Pouvez-vous vous présenter?

    Marc Vincent : Je suis ingénieur de formation et je travaille dans des collectivités territoriales depuis maintenant une quinzaine d’années. Actuellement en poste à la ville de Marseille, je dirige un pôle de lutte contre l’habitat indigne. J’habite à Carnoux depuis vingt-cinq ans. C’est une commune où deux tiers des habitants votent pour le RN. C’est aussi tout l’enjeu pour nous de monter une liste citoyenne pour essayer de mettre en avant d’autres valeurs. La commune, c’est un peu l’échelon de base de la démocratie. Notre objectif, c’est essayer de promouvoir ce vivre-ensemble. C’est ce qui manque dans la gestion municipale depuis vingt-cinq ans. L’équipe sortante s’est toujours placée dans une position de décision en disant en gros, les électeurs nous ont fait confiance, on va décider pour eux. Il n’y a pas de concertation, pas de dialogue. Dans l’opposition, minoritaire, on a beaucoup de mal à s’exprimer.

    Quelles sont les grandes lignes de votre projet municipal?

    M.V : On souhaite vraiment que les habitants de Carnoux soient beaucoup plus acteurs de la vie communale, en étant davantage associés aux décisions. Par exemple, le centre-ville a été récemment réaménagé avec la reconstruction complète de l’hôtel de ville. Pour autant, il reste derrière la mairie un certain nombre de salles communales qui servent pour les associations. Elles sont complètement vétustes et demandent à être reconstruites. Il y a besoin de se concerter pour en définir l’aménagement. La participation, c’est aussi informer davantage sur les conseils municipaux. Nous voulons créer un conseil municipal des jeunes, peut-être mettre en place des budgets participatifs. Et rendre l’accès plus facile aux équipements sportifs et culturels de Carnoux à l’ensemble des associations. Les deux grands stades de foot pour lesquels la commune a investi énormément d’argent sont par exemple réservés à une association sportive quasi-professionnelle. Nos équipements culturels sont en délégation de service public à un gestionnaire privé. Ces salles sont très sous-utilisées, ça coûte cher à la commune, parce que c’est elle qui paye l’essentiel du fonctionnement et tout l’investissement qui va avec. On veut aussi recréer un Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

    Une commune peut porter un tel projet?

    M.V : Pas seule. Puisque tout ce qui est social dépend plutôt du Département, ça suppose effectivement des liens entre d’autres acteurs. On voudrait en recréer un parce que le précédent, du groupe Korian, a fermé il y a deux ans. La population à Carnoux est assez âgée. Les gens ont envie de rester sur place. Mais il n’y a pas forcément de structure pour les accueillir. Et donc l’idée ce serait de créer un nouvel établissement qui pourrait être justement en centre-ville, dans les salles communales évoquées tout à l’heure. On peut imaginer des activités intergénérationnelles qui permettent aux résidents de l’Ehpad de ne pas se retrouver à l’écart.

    Quelle politique souhaitez-vous mener pour la jeunesse carnussienne?

    M.V. : La commune a une population assez âgée et un de nos objectifs est justement de favoriser le maintien des jeunes sur Carnoux. On est actuellement à 16% de logements sociaux contre 25% exigés, c’est à dire qu’en gros, il nous manque 300 logements sociaux. Mais la ville est relativement restreinte en termes d’espace. Cependant on a encore des possibilités, pas pour faire de grandes barres d’immeubles, mais quelques logements par-ci par-là et plutôt des logements sociaux parce que c’est une vraie demande. Les jeunes carnussiens ont beaucoup de mal à se loger, à rester en ville. C’est aussi ce qui contribue au vieillissement de la population, au manque de dynamisme culturel. L’objectif est qu’on puisse trouver des solutions pour développer un peu plus de logements accessibles aux plus jeunes.

    Quelles sont vos orientations en matière d’environnement?

    M.V : Avec le changement climatique, il faut que les communes s’adaptent, et peut-être ici mieux prendre en compte les risques feux de forêt, et inondations. Le centre-ville est très minéralisé, avec des esplanades bétonnées. En période de canicule, ça fait des îlots de chaleur avec des habitants dans les immeubles à côté qui souffrent. On pourrait donc développer un peu la végétalisation de ce centre-ville. On a par ailleurs un jardin partagé, qu’on a mis en place il y a quelques années, qui pourrait être agrandi. On pourrait peut-être même en utiliser une partie pour la confier à un maraîcher, pour alimenter un peu le marché de Carnoux en circuit court ou les cantines scolaires.

  • [Entretien] Florence Bouis : « Ce n’est pas par le chaos qu’on trouve des solutions »

    [Entretien] Florence Bouis : « Ce n’est pas par le chaos qu’on trouve des solutions »

    La Marseillaise : Pourquoi vous être engagée et quel bilan tirez-vous de ce premier mandat ?

    Florence Bouis : Je n’étais pas du tout issue d’un milieu politique. À la base, c’était un constat : un village qui se dépeuplait, qui s’endormait, après la fermeture de la dernière usine il y a une vingtaine d’années. À un moment, soit on râle, soit on agit. Le mandat a commencé dans des conditions compliquées, avec le Covid, sans formations possibles. On a appris sur le tas. . Notre priorité a été de redresser les finances, de désendetter la commune et d’agir sur le quotidien : un village propre, entretenu, sans grands projets coûteux. Aujourd’hui, avec l’expérience et des formations dédiées aux élus ruraux, je me sens plus solide pour la suite.

    Quels sont vos grands axes de travail pour Molières-sur-Cèze ?

    F.B. : Le cœur du projet, c’est l’habitat. Molières est une ancienne commune minière avec beaucoup de logements sociaux. Les bailleurs se désengagent et cela crée des logements vacants au cœur des quartiers. Il faut redynamiser pour attirer des couples d’actifs avec enfants. La mobilité est l’autre enjeu majeur : tout le monde n’est pas véhiculé, on est à trente minutes d’Alès, et on mise beaucoup sur la réouverture de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges et sur les mobilités douces. Notre projet s’articule autour de quatre axes : habitat, mobilité, transition énergétique et bien-vivre ensemble, avec aussi un volet sur la souveraineté alimentaire et le lien social.

    Comment analysez-vous la montée de l’extrême droite dans le Gard et localement ?

    F.B. : Oui, c’est un vrai risque. On assiste à une banalisation, parfois cachée derrière des listes dites “sans étiquette”. Pourtant, localement, les enjeux ne sont pas l’immigration ou l’insécurité, mais le logement, le travail, la mobilité. Ce qui me frappe, c’est le paradoxe : Molières est une commune de brassage depuis plus d’un siècle, avec une histoire minière, des Italiens, des Espagnols, des Polonais, des réfugiés bosniaques. Malgré cela, l’extrême droite progresse sur les scrutins nationaux. On joue sur la peur, sur le sentiment de perte. Moi, je ne crois pas que ce soit par le chaos qu’on trouve des solutions. Je crois au local, aux initiatives de terrain. Tant que je resterai positive, je continuerai.

  • Un riche débat sur la laïcité face aux fractures du présent, 120 ans après, organisé à Nîmes

    Un riche débat sur la laïcité face aux fractures du présent, 120 ans après, organisé à Nîmes

    Ce lundi, La Marseillaise réunissait universitaires, enseignants et acteurs de terrain pour dresser un état des lieux d’une laïcité plus débattue que jamais. En introduction, Nicolas Leroy, vice-président de l’Université de Nîmes, a rappelé que la laïcité reste un principe constitutionnel solide, « une règle qui oblige à la tolérance ». Mais les écarts se multiplient : cérémonies religieuses en présence d’élus, régime concordataire d’Alsace-Moselle, financement d’écoles privées sous contrat… Michel Viala (Libre Pensée du Gard) s’est montré alarmiste, évoquant ces « coups de canif » qui fragilisent, selon lui, l’esprit de la loi.

    Le débat s’est ensuite resserré sur les tensions actuelles : retour du religieux dans la jeunesse, crispations autour de l’islam, confusion dans le débat public. Sherif Toubal, formateur à la laïcité, insiste sur l’enjeu de compréhension : beaucoup perçoivent la loi comme punitive, faute d’une pédagogie claire. L’historien Gilles Roumieux rappelle alors le rôle de l’école : « Rendre les élèves acteurs de leur émancipation. » Plusieurs intervenants, dont Jacques Venuleth (Mrap), ont dénoncé l’instrumentalisation politique de la laïcité, souvent utilisée « contre » une religion plutôt qu’au service de la liberté.

    La conclusion a appelé à reconstruire une culture commune : défendre la laïcité, oui, mais dans le cadre plus large de l’appartenance républicaine.

  • Un festival pour briser idées reçues et fake news en région Occitanie

    Un festival pour briser idées reçues et fake news en région Occitanie

    Des tables rondes, des débats, conférences, remises de prix, documentaires, pièces de théâtre et même des matchs de rugby… ! A l’occasion des 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État, le conseil régional de la laïcité et des valeurs républicaines organise, dans les villes de la région, un festival de la laïcité, du 3 au 9 décembre.

    En présence d’experts, d’associations, de syndicats et de jeunes, les 120 événements* se veulent autant de moments à la fois festifs, vivants et instructifs à rebours de l’image rigide donnée par certains à cette valeur fondamentale de la République française. « Plus que jamais au moment où se développent les fake news via les intégristes et les populistes, la laïcité est une nécessité en démocratie », insiste Carole Delga (PS). La présidente de Région déplore que par « méconnaissance ou incompréhension », la laïcité soit devenue pour certains synonyme de « terreau d’exclusion », alors qu’elle permet au contraire tout l’inverse. « Elle nous permet de vivre ensemble dans la République dans le respect des valeurs et des convictions de chacun. Ce n’est pas un combat contre mais une force bienveillante du commun : la République française », dit-elle par opposition aux 50 ans de la mort de Franco.

    Face à la religion musulmane qui se sent ostracisée, l’élue socialiste l’assure : « La laïcité permet de croire ou de ne pas croire, c’est la liberté de conscience, la capacité à choisir son destin. Il n’y a pas d’excommunication des religions. Il n’y a pas de religion d’État dans notre pays. La loi est toujours supérieure à la foi ».

    Parce que les populations migrent de plus en plus, Henri Peña-Ruiz, évoquant l’assassinat d’une jeune Iranienne (Mahsa Amini) pour « une mèche de cheveu qui dépassait », insiste sur ce bien précieux pour l’avenir. « La laïcité permet le vivre ensemble, l’égalité de droit des convictions spirituelles et l’orientation de la puissance publique vers l’intérêt général ». Et le parrain du conseil régional de la laïcité de conclure à l’attention des jeunes qui doutent : « Dans un pays laïque, il y a de la place pour tout le monde ».

  • [EQDD] Mieux vivre, ensemble

    [EQDD] Mieux vivre, ensemble

    À écouter certains discours, nous pourrions croire que la transition écologique ne cesse de gagner des opposants. Pourtant, la réalité est plus nuancée : une majorité de nos concitoyens soutient l’action environnementale, et beaucoup estiment même que l’État n’en fait pas assez. Ce qui s’exprime, en revanche, c’est une défiance croissante envers la manière dont elle est menée.

    Taxe carbone, zones à faibles émissions, fin annoncée des voitures thermiques, nouvelles normes agricoles, interdiction de location des passoires thermiques… Ces mesures cristallisent parfois des résistances, non parce que l’urgence écologique serait contestée, mais parce qu’elles pèsent d’abord sur les plus précaires. Derrière cette opposition apparente, ce n’est pas la transition elle-même qui est rejetée, mais les injustices de sa mise en œuvre. Et c’est précisément en écoutant cette attente que la contrainte peut se muer en projet fédérateur.

    Car, au-delà des injonctions, la transition recèle un formidable potentiel. Elle porte un projet de société fondé sur le soin : soin de nos milieux de vie, soin de notre santé, soin de nos liens sociaux. Respirer un air plus pur, partager une eau de qualité, accéder à une alimentation saine, habiter des logements adaptés aux canicules comme aux hivers rigoureux, être moins exposé aux substances toxiques, retrouver le plaisir d’espaces verts à proximité et de relations de voisinage plus solides : autant d’atouts qu’offre une action écologique ambitieuse.

    Et si, en préservant nos milieux de vie, cette transition devenait simplement le meilleur moyen de mieux vivre, tous ensemble ?

    C’est cette conviction qui rassemble aujourd’hui 53 titres de la presse quotidienne régionale. À l’initiative de Sparknews, nous vous proposons ce supplément de 16 pages avec une ambition claire : dépasser les clivages stériles, montrer ce qui se construit déjà dans nos territoires et mettre en lumière les initiatives de citoyens, d’associations, d’entreprises et de collectivités qui, chaque jour, inventent une transition porteuse d’avenir et de mieux-vivre ensemble.