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  • Challenge européen : et de trois pour Montpellier

    Challenge européen : et de trois pour Montpellier

    Il n’y a pas eu de suspense, vendredi, dans la nuit basque. Montpellier a fini en beauté son magnifique printemps. Les Héraultais ont dominé l’Ulster, dans un match à sens unique. Même si les Irlandais ont inscrit le premier essai par Nick Timoney dès la deuxième minute, la réplique du MHR a été immédiate.

    Venus quatre fois en terre promise en moins d’une demi-heure, les Montpelliérains avaient fait le gros du travail à la pause (26 – 12). Avant de le terminer après les citrons. La meilleure attaque du Challenge inscrivait cinq nouveaux essais. Au final, le MHR s’impose 59 – 26 et fait coup double. Un premier succès face à l’Ulster, après trois défaites. Mais aussi un troisième Challenge européen placé dans l’armoire à trophées du club.

  • Un sacré challenge attend Montpellier face à l’Uster du côté de San Mamès

    Un sacré challenge attend Montpellier face à l’Uster du côté de San Mamès

    San Mamès, surnommée la Cathédrale du football, accueille deux chocs du rugby européen.

    La capitale du Pays basque espagnol a été choisie pour être la ville hôte des finales de coupes d’Europe. Samedi, ce sera celle des Champions, qui verra Bordeaux-Bègles tenter de défendre sa couronne face aux Irlandais du Leinster. Mais avant cela, il y aura la mise en bouche, avec un autre club français ambitieux.

    Pour le Challenge européen, le duel verra Montpellier opposé à l’Ulster, le comté d’Irlande du nord. Un choc entre deux des équipes les plus efficaces de la saison dans cette compétition. Montpellier détient en effet le record d’essais marqués (36), alors qu’avec respectivement 239 points pour l’Ulster et 235 pour le MHR, ce sera une confrontation entre la deuxième et la troisième meilleure attaque.

    Passe de trois ?

    Néanmoins, dans une finale, il ne peut y avoir qu’un vainqueur. Et Montpellier, qui a déjà conquis à deux reprises le Challenge, en 2016 et 2021, tentera la passe de trois. Depuis le sacre de Toulon au stade Vélodrome, en 2023, deux clubs anglais ont conquis le titre, Gloucester puis Bath, qui la saison dernière avait dominé Lyon (37-12). Alors que l’Ulster visera une première couronne européenne.

    Pour cette finale, l’habituelle charnière Alexis Bernadet – Alexander Masibaka, titulaire dans les matches européens, cède sa place au tandem du Top 14 Domingo Miotti – Ali Price. Alors que Billy Vunipola retrouve sa place au centre de la troisième ligne, récupérant par la même occasion le brassard. Ce groupe aura pour mission de prendre Challenge, et vaincre le signe indien de trois défaites en trois confrontations face à l’Ulster. Un adversaire qui va, lui, aligner son quinze type.

    Finale du Challenge européen

    Stade San Mamès de Bilbao.

    21h (France TV).

    Arbitre : Matthew Carley (ANG).

    MONTPELLIER : Banks – N’Gandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua – Miotti ( o ), Price (m) – Vunipola, Becognée, Nouchi – Verhaeghe, DuGuid – Haouas, Uélése, Forletta.

    ULSTER : Lowry – Baloucoune, Hume, Postlethwaite, Ward – Murphy ( o ), Doak (m) – Augustus, Timoney, McCann – Sheridan, Izuchukwu – O’Toole, Stewaer, Bell.

  • Le milliardaire Mohed Altrad veut jouer son match retour à Montpellier

    Le milliardaire Mohed Altrad veut jouer son match retour à Montpellier

    Novice en politique en 2020, le milliardaire Mohed Altrad a échoué à devenir maire de Montpellier. Troisième avec 13,31% au premier tour (6 899 voix) et à la même place au second tour avec seulement 18,12% (9 226 voix), il a fini d’être plombé par son alliance opportuniste incomprise avec Alenka Doulain (proche des Insoumis) et l’humoriste Rémi Gaillard.

    Pas de quoi refroidir l’homme d’affaires qui jure avoir appris de ses « erreurs ». « Trébucher, tomber, me relever, c’est toute ma vie », a-t-il confié à ses 500 soutiens venus l’écouter au Dièze Warehouse. Parmi eux figuraient le sénateur Jean-Pierre Grand (parti Horizons d’Édouard Philippe), l’ex-secrétaire d’État macroniste Patricia Mirallès, le maire de Saint-Georges d’Orques Jean-François Audrin (Horizons). Des anciens compagnons de l’ancien maire Philippe Saurel également à l’instar de Stéphanie Jannin ou Annie Yague. Mais aussi le professeur Charles Sultan, fâché avec Michaël Delafosse. Sans oublier le fidèle Salim Jawari élu d’opposition. Actuel président de la commission des finances, celui-ci fustige « l’endettement multiplié par 5 de la Ville de Montpellier » et « l’écologie dogmatique financée par vos impôts » avec des plantations à « 435 000 euros l’arbre place de la Comédie ».

    Ultra-protégé avant sa montée sur scène, Mohed Altrad n’a lui aussi pas tardé à dégainer. « Montpellier est dirigée comme une section du PS. Je suis venu pour démanteler ce système et rendre Montpellier à ses habitants », prévient le patron du club de rugby (MHR) en conflit avec la municipalité au sujet du stade et de son projet de « village rugby ». Il projette de revoir les attributions de subventions aux associations pour « mettre fin au clientélisme ».

    Cantines gratuites

    et couvre-feu dès 22h

    Pour convaincre les curieux, il a d’abord recyclé sa parabole de « l’enfant du désert » parti de rien pour devenir richissime. Plutôt qu’un « politicien de plus » dont Montpellier dit-il n’a pas besoin, il se présente comme un « bâtisseur ». Fort de son succès dans les affaires, il promet – sans dire comment – de créer 30 000 emplois et de faire de Montpellier une « ville zéro chômeur », ce qui n’existe nulle part ailleurs.

    Au risque que cela déplaise à la frange droitière de son électorat, il souhaite doubler le nombre d’habitats sociaux et favoriser l’accession à la propriété après 15 ans. « Le logement social ne doit pas être une prison. » Pour transformer « l’une des villes de sa taille parmi les plus pauvres de France », Mohed Altrad entend « passer de la politique des discours à la politique des actes ».

    Procès en appel en 2026

    Jonglant avec les paradoxes, il critique le coût de la gratuité des transports – « Un jour quelqu’un devra payer la note » – mais n’y touchera pas puisqu’elle est appréciée. Il fustige la « Ville qui vit à crédit » mais promet « des cantines scolaires gratuites pour tous les enfants sans conditions ». Le tout sans hausse d’impôts. Acrobatique.

    Comme inspiré par Robert Ménard (extrême droite) à Béziers, Mohed Altrad prévoit « pour protéger » un couvre-feu dès 22h pour les mineurs de moins de 16 ans. « Traîner dans les rues à 12-14 ans, ce n’est pas la liberté, c’est l’abandon. » Il veut aussi créer une brigade municipale de propreté et un plan « anti-bouchons ». S’il est élu maire, celui qui n’a jamais mis un pied au conseil municipal avant de démissionner en 2024, jure d’abandonner le projet de chaudière CSR (Combustible solide de récupération) pour brûler les déchets. « Je ne veux pas de scandale sanitaire. Montpellier ne sera pas un énième cobaye. La santé des Montpelliérains ne se négocie pas. »

    À bientôt 78 ans, l’entrepreneur qui vise aussi la présidence de la Métropole de Montpellier, conclut son entrée en campagne sur une note populiste. « Je ne prendrai pas un centime. Mes indemnités seront reversées aux associations. » Quand on pèse plusieurs milliards d’euros, c’est plus simple. En revanche pas un mot sur sa condamnation en première instance pour « corruption active, trafic d’influence et abus de biens sociaux » dans l’affaire qui le lie à la Fédération française de rugby. En septembre 2026, les compteurs seront remis à zéro lors du procès en appel. Fin 2022, Mohed Altrad avait écopé de 18 mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité.

  • Toulon au forceps face à Montpellier

    Toulon au forceps face à Montpellier

    La météo a encore fait des siennes dans le ciel de Toulon.

    Comme le 22 septembre, des trombes d’eau se sont abattues sur la Rade. Mais, si le duel face à La Rochelle avait été remis, le derby contre Montpellier a juste été décalé d’un jour. C’est donc dimanche que les deux formations sudistes ont finalement pu en découdre. Avec néanmoins une retouche côté varois. Seretaki Tuicuvu, malade, ayant dû céder sa place à l’aile à Mathis Ferté.

    Si Toulon a été le premier à marquer des points, la première période a été à l’avantage de Montpelliérains qui ont su exploiter l’indiscipline varoise pour d’abord creuser l’écart. Mais Gaël Dréan permettait au RCT d’atteindre la pause avec un handicap minimum.

    La dynamique changeait de camp après les citrons. Avec des Toulonnais plus incisifs qui allaient faire la différence, grâce notamment à la botte de Marius Domon, l’ouvreur varois qui y allait également de son essai, sur une contre-attaque éclair qui devait donner le signal de la reconquête des Rouge et Noir.

    Toutefois, les Héraultais ne lâchaient rien et ressortaient la tête de l’eau après l’heure de jeu. Jordan Uelese permettant aux visiteurs de revenir à trois longueurs. Les dernières minutes voyaient Montpellier faire le forcing pour arracher plus que le point du bonus défensif. Mais la grosse défense varoise permet aux Toulonnais de conserver leur léger avantage.

    Ils signent un succès qui leur permet de sécuriser leur place dans le Top 6. Alors que leurs visiteurs se contentent du minimum.

    Toulon 30 (16)

    Montpellier 27 (17)

    15e journée du Top 14

    Stade Felix-Mayol (spectateurs)

    Arbitre : T. Charabas.

    TOULON : 3 essais de Dréan (40), Domon (49), Gigashvili (65), 3 transformations et 3 pénalités (4, 22, 32) Domon.

    Avertissement : Ludlam (26).

    MONTPELLIER : 3 essais de Hounkpatin (10, 26), Uelese (70) 3 transformations, 2 pénalités (39, 55) de Miotti.

    Avertissement : Bécognée (32).

  • Rugby : Toulon – Montpellier reporté

    Rugby : Toulon – Montpellier reporté

    Comme le 22 septembre, lors de la venue de La Rochelle, les fortes pluies sur le Var ont entraîné le report du derby entre Toulon et Montpellier. Thomas Chabaras, l’arbitre de la rencontre, a estimé que les conditions n’étaient pas bonnes pour le déroulé du match, qui a été reprogrammé dimanche, à 15h30.

  • Toulon veut surfer sur la vague dynamique

    Toulon veut surfer sur la vague dynamique

    En se qualifiant pour les 8e de finale de la Coupe des Champions, le RCT a réussi sa première mission de la saison.

    Les Rouge et Noir ont même engrangé un petit bonus. Car ils disputeront leur duel face aux Sud-Africains des Stormers. Un avantage non négligeable pour envisager de poursuivre l’aventure européenne. Mais d’ici le 4 avril, il va se passer beaucoup de choses dans la Rade et dans un Top 14 qui reste encore indécis.

    Et pour revenir au quotidien du championnat, les Toulonnais auront un derby à se mettre sous la dent, avec la réception de Montpellier, samedi à Mayol. Mais, surtout, ce sera une opposition entre le cinquième qui accueille son suivant immédiat au classement. Ce qui donne un aspect particulier. Surtout si le RCT avait la bonne idée de s’imposer.

    D’autant plus qu’après avoir joué plusieurs matches à flux tendu, du fait d’une infirmerie bien remplie, Pierre Mignoni a récupéré du monde cette semaine. Les talonneurs Gianmarco Lucchesi et Pierre Damond, le pilier droit Beka Gigashvili, le centre Ma’a Nonu et l’ailier Gabin Villière sont apparus sur le terrain principal du Campus RCT. Un mélange entre jeunesse, expérience et surtout fraîcheur qui ne sera pas de trop pour affronter les voisins héraultais et leur densité physique.

    Kpoku, première

    Montpellier que les Toulonnais ont battu chez lui (27-17), lors de l’ouverture de la saison. Mais qui, depuis, a su obtenir des résultats probants. Dany Priso se méfie de ces retrouvailles. « Nous les avons battus chez eux en début de saison, ils vont arriver avec les crocs. À nous d’être sérieux dans notre jeu pour faire ce qu’il faut », note le pilier.

    Pierre Mignoni est lui aussi méfiant avant ces retrouvailles. « Ce ne sera pas le même Montpellier. L’équipe est en progrès, comme l’indique son parcours européen », souligne le manager varois.

    Ce derby devrait permettre au public de Mayol de découvrir la recrue surprise. Le RCT a en effet récupéré l’international anglais Junior Kpoku, qui a quitté le Racing et s’est engagé pour six mois. Toutefois, s’il a bien été a retenu dans le groupe par Pierre Mignoni, il l’est en tant que finisseur. Prêt à apporter son écot à un succès qui permettrait aux Varois de repartir sur de bonnes bases dans leur championnat, où ils restent sur une punition à La Rochelle (0-66).

    15e journée de Top 14

    16h35, stade Félix-Mayol

    Arbitre : Thomas Charabas.

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Cowie, Tuicuvu – Albornoz ( o p, Serin ( m ) – Abadie, Ollivon, Ludlam – Alainu’uese, Ribbans – Sinckler, Baubigny, Priso.

    MONTPELLIER : Banks – Ngandébé, Vincent, Piccardo, Taofifénua – Miotti ( o ), Price ( m) – Bécognée, Vanipola, Nouchi – Duguid, Verhaeghe – Hounkpatin, Tolofua, Erdocio.

    « Ils vont arriver avec les crocs. À nous d’être sérieux »

  • Le milliardaire Mohed Altrad veut régler ses comptes à Montpellier

    Le milliardaire Mohed Altrad veut régler ses comptes à Montpellier

    « Montpellier est dirigée comme une section du PS. Je suis venu pour démanteler ce système et rendre Montpellier à ses habitants ».

    Jeudi 15 janvier, Mohed Altrad n’a pas fait mystère de ses intentions en déclarant sa candidature à la mairie de Montpellier. Devant 500 soutiens et curieux réunis au Dièze Warehouse, il a d’abord tenté de séduire son auditoire avec sa parabole fétiche de « l’enfant du désert » devenu milliardaire. Mais le patron du Montpellier Rugby Club (MHR), en conflit avec l’actuelle majorité municipale au sujet de son projet de « village rugby », a vite fait comprendre qu’il venait aussi régler ses comptes.

    Il y a près d’un an, celui qui se dit ni de droite ni de gauche confiait à nos confrères de La Gazette que sa boussole était de faire tomber le maire Michaël Delafosse (PS). « Si je trouve quelque chose de moi en vous, que vous vous appeliez FN ou LFI, ça ne me gêne pas ». Opportuniste, Mohed Altrad l’avait déjà été en 2020 lorsqu’il avait choisi de s’allier dans l’entre deux-tours avec Alenka Doulain (proche de LFI) et l’humoriste Rémi Gaillard.

    Six ans plus tard, le revanchard qui aura 78 ans au moment de glisser un bulletin dans l’urne (ce qui ne lui arrive pas souvent), jure avoir appris de ses « erreurs » de novice en politique. « Trébucher, tomber, me relever, c’est toute ma vie », dit-il en revenant toujours à son parcours atypique, tout en regrettant qu’on le « renvoie à sa condition sociale ». Hier « immigré pauvre », aujourd’hui patron richissime jouissant d’une belle notoriété.

    En témoignent les 500 soutiens parmi lesquels le sénateur Jean-Pierre Grand (parti Horizons d’Edouard Philippe), l’ancienne secrétaire d’État macroniste Patricia Mirallès, le maire de Saint-Georges d’Orques Jean-François Audrin (Horizons). Des anciens compagnons de l’ex-maire Philippe Saurel également à l’instar de Stéphanie Jannin ou Annie Yague. Mais aussi le professeur Charles Sultan, fâché avec Michaël Delafosse. Sans oublier le fidèle Salim Jawari élu d’opposition. Actuel président de la commission des finances, celui-ci fustige « l’endettement multiplié par 5 de la Ville de Montpellier » et « l’écologie dogmatique financée par vos impôts ».

    Pour l’instant Mohed Altrad n’entre pas dans la bataille des chiffres. Plutôt que « le confort » de « siroter un verre sur la plage » ajoute sa fille Ema, il assure avoir choisi « le combat ». Le patron du groupe Altrad qui pèse plus de 5 milliards de chiffre d’affaires et 65 000 salariés dans le monde, se présente comme un « bâtisseur » avec une « vision ». Pour transformer « l’une des villes de sa taille les plus pauvres de France », fustige-t-il, l’homme d’affaires entend « passer de la politique des discours à la politique des résultats ».

    Sans dire comment, il promet de créer 30 000 emplois pour faire de Montpellier « une ville qui travaille, une ville zéro chômeur ». Ce qui n’existe nulle part. Tandis que le BTP est au ralenti, il affirme qu’il doublera le nombre de logements sociaux et rendra possible l’accession à la propriété au bout de 15 ans. « Le logement social ne doit pas être une prison ».

    Comme la gratuité des transports en commun est largement appréciée des habitants, il n’y touchera pas. Tout en regrettant que « la Ville vit à crédit », M. Altrad promet la gratuité des cantines pour tous les enfants sans condition. Le tout « sans hausse d’impôts ». Complexe.

    Comme inspiré par Robert Ménard (extrême droite) à Béziers, il prévoit « pour protéger » un couvre-feu dès 22h pour les mineurs de moins de 16 ans. « Traîner dans les rues à 12-14 ans, ce n’est pas la liberté, c’est l’abandon ». Il veut aussi créer une brigade municipale de propreté et un plan « anti-bouchons ». S’il est élu maire, celui qui n’a jamais mis un pied au conseil municipal avant de démissionner en 2024, jure d’abandonner le projet de chaudière CSR (Combustible solide de récupération) pour brûler les déchets. « Je ne veux pas de scandale sanitaire. Montpellier ne sera pas un énième cobaye. La santé des Montpelliérains ne se négocie pas ».

    Mohed Altrad qui vise aussi la présidence de la Métropole de Montpellier, conclut sur une note populiste. « Je ne prendrai pas un centime. Mes indemnités seront reversées aux associations ». Facile à dire quand on pèse plusieurs milliards d’euros.