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  • Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Cette séance inaugurale avait pour objet l’élection du président et des vice-présidents par les 47 conseillers communautaires nouvellement (ré)élus.

    La séance a été ouverte par le président sortant, Jean-Paul Joseph, ancien maire de Bandol, qui a dressé le bilan de l’action communautaire depuis son élection en janvier 2025. Il s’agissait de son dernier conseil communautaire : il annoncera en effet, ce jeudi, sa démission du conseil municipal, après douze années passées à sa tête. « On a attaqué certains dossiers de manière frontale, mais relativement efficace », a-t-il lancé, reconnaissant que « tous ne sont pas résolus, comme le Grand Prix pour lequel il reste plusieurs dizaines de millions à rembourser, le contournement du Beausset, le dossier du Bol d’or, qui était normalement clos avec un contrat de 4 ans, mais qui pourrait se rouvrir. »

    Mais c’est surtout le dossier de l’eau qu’il a mis en avant, sujet qui « tient au cœur de beaucoup de citoyens et a fait couler beaucoup d’encre ». Admettant des défauts de communication et des difficultés sur plusieurs points, notamment la grille tarifaire et ses tranches, Jean-Paul Joseph a toutefois estimé que la marge de manœuvre pour répondre aux contestations citoyennes « arrive à nos limites. » Si une modification de la délégation de service public lui paraît nécessaire, il a dit espérer que celle-ci « n’aboutira pas à une annulation. Ce serait catastrophique en termes de conséquences et provoquerait des contentieux avec les délégataires (Veolia et Suez) et le bureau d’études. J’espère que les avenants seront suffisants pour avancer sur ce dossier. »

    « Être responsables et unis »

    Vint ensuite le temps de la transition, avec l’élection du nouveau bureau communautaire, dans un conseil profondément renouvelé : sept nouveaux maires sur neuf, seuls ceux du Castellet, René Castell, et d’Évenos, Blandine Monier, ayant été reconduits. Trois d’entre eux 
    -trois nouveaux- se sont portés candidats à la présidence : le maire (SE) de La Cadière-d’Azur, Robert Deledda, celui de Sanary-sur-Mer, Philippe Héno (DVD, ex-candidat Reconquête aux législatives de 2022) et Pierre Luciano (DVD, Saint-Cyr-sur-Mer). Une joute presque inédite pour l’Agglomération, habituellement en déficit de candidats.

    Avant de passer aux urnes, chacun parlait d’un « tournant », au vu du large renouvellement des sièges. Arrivé en 3e position au premier tour, le maire de La Cadière s’est retiré, laissant ses deux concurrents au coude‑à coude avec 17 voix chacun. à l’issue du 2nd tour, c’est Pierre Luciano qui a hérité du siège de président avec 26 voix, (19 pour Héno, 2 bulletins blancs). « C’est le moment d’être responsables et unis. Nous sommes 47 élus et nous serons tous impliqués dans le processus décisionnel », a-t-il promis. « Notre territoire a beaucoup d’atouts. Nous en avons tellement que nos métropoles voisines voudraient bien nous absorber. »

    Les délégations seront décidées lundi, lors d’une réunion du bureau nouvellement élu.

    LE BUREAU

    1er vice-président : Robert Deledda (SE), maire de La Cadière-d’Azur

    2e vice-président : Claude Halimi (SE), maire du Beausset

    3e vice-président : René Castell (DVD), maire du Castellet

    4e vice-président : Franck Bertoncini (DVD), maire de Bandol

    5e vice-président : Laurence Menichini (RN), maire de Signes

    6e vice-président : Philippe Heno (DVD), maire de Sanary

    7e vice-président : Jean-Yves Dolisi (SE), maire de Riboux

    8e vice-président : Blandine Monier (SE), maire d’Evenos

  • La campagne des intercommunalités a débuté dans le Gard

    La campagne des intercommunalités a débuté dans le Gard

    À peine les élections municipales terminées que les maires repartent en campagne. Les téléphones chauffent et les jeux de poker menteur se multiplient entre ces professionnels de la politique. Car beaucoup tentent désormais de s’imposer comme président de Communauté de communes qui ont gagné en compétence ces derniers mois.

    Pour Nîmes Métropole, Vincent Bouget a déjà fait acte de candidature. Depuis la création de l’intercommunalité en 2002, le poste est en effet toujours revenu à un Nîmois (Jean-Paul Fournier, Yvan Lachaud, Franck Proust). Mais il est aussi toujours revenu à un élu de droite. Rémi Nicolas, maire de gauche de Marguerittes qui était déjà vice-président sous Franck Proust est à la manœuvre pour tenter de construire une majorité à Vincent Bouget.

    Pour Alès Agglomération, le président sortant et maire d’Alès Christophe Rivenq (LR) part grandissime favori. Mais la gauche, absente de l’opposition au conseil municipal, compte bien décrocher plus de pouvoir à l’Agglo. Si elle n’y parvient pas, une opposition pourrait alors naître. Avec le poids des élus alésiens, Rivenq a peu de chance d’être renversé mais si une majorité de communes s’oppose à lui, ce serait un très mauvais signal pour débuter ce nouveau mandat.

    Trois présidents RN ?

    L’inquiétude réside surtout dans la capacité des maires RN de Beaucaire, Vauvert et Bagnols-sur-Cèze, tous candidats à la présidence de leur intercommunalité, de l’emporter. Pour Beaucaire Terre d’Argence, Julien Sanchez était tout proche de s’imposer il y a six ans. Si une alternative au président sortant et maire de Bellegarde Juan Martinez est évoquée du côté de Beaucaire pour installer un contre-pouvoir dans la ville centre, ce sont les deux élus de Fourques qui pourront faire basculer la balance du côté du maire RN de Beaucaire, Nelson Chaudon.

    Dans la Communauté de communes du Gard rhodanien, l’heure est aussi au barrage à Pascale Bordes (RN), nouvelle maire de Bagnols-sur-Cèze. Si le président sortant, Jean-Christian Rey a affirmé qu’il ne serait pas candidat (bien trop affaibli après la défaite de Jean-Yves Chapelet), deux maires auraient des velléités : celui de droite de Pont-Saint-Esprit réélu avec autorité Valère Segal et celui de gauche de Saint-Paulet-de-Caisson et vice-président départemental, Christophe Serre. Au vu du très grand nombre de maires réélus sur la zone, Christophe Serre semble favori.

    C’est le même constat du côté de la Petite Camargue après la prise de Vauvert par le RN. Comme les élus étaient parvenus à barrer la route à Jean Denat il y a six ans car ils ne voulaient pas un socialiste à la tête de l’intercommunalité, ils vont tenter de poursuivre la même stratégie avec Nicolas Meizonnet, nouveau maire (RN) de Vauvert.

    Les discussions et tractations vont se poursuivre au plus tard jusqu’à fin avril, date butoir à laquelle les élus des communautés de communes doivent être désignés.

  • Les communes face au défi de la voiture

    Les communes face au défi de la voiture

    Au rayon des sujets épidermiques, le stationnement figure en tête de gondole. Tarif prohibitif en surface ou en parking souterrain, galère pour trouver la seule place disponible du quartier quand les communes en réduisent sans cesse le nombre dans les rues… Ce sujet du quotidien soulève en creux des problématiques bien plus vastes quand il s’agit, de fait, de questionner la place de la voiture en ville. Le stationnement devient ainsi un levier de poids dans les politiques d’aménagement de la ville.

    D’abord parce que l’automobile reste « un objet de clivages et de polarisation », note une en quête menée par Roole et l’Institut Bona Fidé auprès de 1 500 Français et plus de 500 maires, rendue publique le 12 février. Pas moins de 70% des sondés et 63% des maires considérant que la voiture sera un enjeu « important » des élections municipales.

    Si plus de 70% des personnes interrogées et des maires considèrent que les politiques de réduction de la voiture en ville « constituent des leviers efficaces pour réduire la pollution de l’air, les nuisances sonores et favoriser la promotion des mobilités douces », que 55% approuvent cette politique dans les grandes métropoles, c’est tout l’inverse dans les villes moyennes et petites. Et ce qui peut être considéré comme positif pour les autres ne l’est pas forcément pour soi. Testée à l’échelle de la vie quotidienne, la volonté de réduire la place de l’auto en ville est considérée comme négative par 57% des personnes interrogées. Ces dernières pointant notamment l’absence de mode de transports et de déplacement alternatifs. Un sondé sur deux estimant que, là où il habite, il n’y a pas assez de transports en commun et de pistes cyclables, que ce soit à la campagne (87%), dans les villes moyennes (75%) ou les grandes villes (53%).

    Penser global

    « Pour que les gens lâchent leur voiture, il n’y a pas d’autre solution qu’une offre importante, de qualité, confortable… », rappelait dans nos colonnes Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTPF (Union des transports publics ferroviaires), les transports s’avérant être un sujet phare pour 94% des personnes interrogées par l’UTPF en Paca.

    Opposés « largement à toutes les mesures de restriction du stationnement », les sondés réclament aussi des mesures d’accompagnement pour se passer de leur voiture. Des mesures « incitatives » plutôt que « punitives ». On se souvient, par exemple, de la tentative de mise en place des ZFE (Zone à faibles émissions) dans les grandes villes de la région. Une mesure jugée discriminatoire par certains, qui pointent la relégation des classes populaires en périphérie, ces dernières n’ayant d’autre choix que la voiture pour se déplacer. Effective à Marseille pour les véhicules munis de vignettes Crit’Air 3 et davantage, mais uniquement en cas de pic de pollution sous peine d’amende, minimaliste dans le Grand Avignon car elle ne concerne que les poids lourds, reportée à Toulon… Le gouvernement a repoussé le vote définitif sur cette mesure sine die, faute de majorité assurée à l’Assemblée nationale.

    Reléguer la voiture aux abords des villes reviendrait aussi à tuer le petit commerce pour bon nombre des sondés. Une préoccupation qu’ils placent, pour 60% d’entre eux, devant celle de la pollution de l’air. Les maires suivent leurs administrés : 68% estiment que ne plus permettre l’accès au cœur de ville en voiture est dangereux pour l’attractivité commerciale… Une idée reçue. Le Cerema, établissement public pour la transition écologique et la cohésion des territoires, qui a analysé les déplacements des ménages, a établi que 74% des clients des commerces de centre-ville dans les grandes agglomérations s’y rendent à pied, à vélo ou en transports en commun. Mieux, la création de parkings relais judicieusement placés pouvant même faciliter la vie des habitants, estime le Cerema, qui cite l’exemple du P+R Krypton à Aix-en-Provence, avec 900 places et une mini-gare routière de 12 quais.

    « Pour les élus, il s’agit donc d’être en mesure de faire bouger les lignes pour créer davantage d’espaces publics de proximité dans leurs centres, et de déplacer du stationnement plutôt que d’en créer », notent, dans un article du Cerema, Nicolas Pelé, responsable d’études foncier et territoire, et Sylvain Michelon, chef du groupe aménagement urbain. Aménagement du territoire, mobilité, cadre de vie, lutte contre la pollution… Réfléchir à la place du stationnement, c’est finalement « changer de système de pensée », résume le Cerema.

    En chiffres

    1,5

    euro de l’heure à Marseille,

    1 euro dans le centre d’Avignon, 3,8 euros de l’heure à La Ciotat après deux heures gratuites… Les tarifs varient du simple au double dans les grandes villes de Paca.

    8, 3

    millions d’euros. C’est ce qu’ont rapporté, en 2024, les forfaits de post-stationnement (FPS), en clair les PV, à la Ville de Marseille. Depuis 2018, ce sont les communes qui décident du montant du FPS.

    15

    fois plus cher… Selon les professionnels du secteur, le prix d’une place de parking en surface était de 2 000 euros en 2025, hors acquisition du terrain, contre 30 000 euros en parking souterrain.

  • [Entretien] Katia Le Goaziou : « Cette croissance va s’essouffler à partir de 2040 avec l’effet post baby-boom »

    [Entretien] Katia Le Goaziou : « Cette croissance va s’essouffler à partir de 2040 avec l’effet post baby-boom »

    La Marseillaise : Quelles raisons à la forte croissance dans l’Hérault qui reste pauvre ? Est-elle soutenable ?

    Katia Le Goaziou : L’Hérault a le 3e plus fort taux de croissance de France. Entre 2017 et 2023 l’attractivité s’accroît comparé à 2012-2017. Le solde naturel s’érode moins vite qu’ailleurs mais l’essentiel de cette croissance est portée par des arrivées plus nombreuses que les départs (solde de +1,1%/an au lieu de +0,9%). Le dynamisme est à Montpellier et dans sa métropole, sur le littoral (intercommunalités de Sète et Béziers). On observe une forte attractivité et un solde naturel positif car la population y est plus jeune. La croissance concerne aussi des communes plus petites sur l’axe Montpellier-Nîmes, c’est un phénomène de périurbanisation. À Montpellier, l’attractivité s’explique essentiellement par la classe des 18-24 ans (12 000 arrivées pour 7 600 départs). Ce sont souvent des étudiants. Aux âges de la vie active, les populations s’installent plus dans l’agglo (St Jean-de-Védas +4,9%, Castelnau-le-Lez +4,1% qui bénéficient des axes de transport, d’effets de rattrapage sur le logement…) ou en 2e couronne en raison de la pression foncière et du ralentissement de la construction de logements (7 500 en 2017, 2 200 en 2024). Les retraités viennent plus sur le littoral vers l’Aude et les P-O.

    Cette croissance est-elle soutenable ?

    K.L.G. : Si les jeunes restent c’est qu’il y a du travail. L’emploi, tourné vers la sphère présentielle (commerces, services) et productive (industrie, recherche), est assez dynamique mais pas assez pour absorber les arrivées, d’où un chômage élevé. À l’avenir, ce ne sera plus suffisant pour compenser le différentiel naissances/décès. Avec l’effet post-baby boom, on aura un mur démographique qui fera que cette croissance va s’essouffler peu à peu à partir de 2040.

    D’où viennent les dynamiques récentes de Sète et Béziers ?

    K.L.G. : Béziers est plutôt en bonne croissance qui ralentit avec la baisse des naissances, d’où une dynamique assez stable. Cela signifie que le profil des arrivants est probablement plus âgé qu’à Montpellier. La commune est à +0,9%/an contre +1,1% sur la période précédente. Pareil sur l’agglomération où on peut noter la forte croissance de Sérignan (+3,6%/an). Sète perdait des habitants (-0,6%/an) et en gagne depuis 2017 (+0,8%) alors que le solde naturel s’est creusé depuis 2012. Le nombre de constructions reste à Sète relativement faible. Par contre le nombre de logements vacants a baissé : 2 654 en 2016, seulement 1 850 en 2022. Il y a eu un effort particulier pour résorber la vacance. Dans le sens inverse, il y a aussi une concurrence avec le marché des résidences secondaires : 21% des logements en 2022.

    Le Gard continue aussi sa croissance mais ce n’est pas trop Nîmes qui la tire…

    K.L.G. : Dans le Gard, le solde naturel est nul donc la croissance se maintient (+0,6%/an) grâce aux arrivées. Elle est notable à Alès et autour, au pays de Sommières en limite de l’Hérault grâce à l’aire d’attraction de Montpellier qui déborde vers le Gard et autour de Nîmes. La croissance de la ville centre est quasi nulle (+0,1%/an) mais celle de son agglo est plus élevée (+0,4%/an) mais ralentit avec la baisse des naissances et la hausse des décès. Des gens préfèrent habiter à proximité pour un meilleur cadre de vie. À Nîmes, il y a une forte polarisation de l’espace entre quartiers riches et très pauvres.

    Pourquoi la tendance s’est totalement inversée à Alès ?

    K.L.G. : La ville d’Alès croît beaucoup (+2,3%/an) et l’agglo (+1%/an) également. C’est beaucoup car le solde naturel est négatif. Entre 2012-2017 et 2017-2023, on a gagné 1 point en composante migratoire. C’est une zone qui va croître très fortement. Pour comprendre, ces trajectoires de Nîmes et d’Alès, il faut regarder sur une plus longue période. Il y a des effets de rattrapage sur des programmes de construction ou autres. Depuis les années 90, la population de Nîmes augmentait de façon continue et se stabilise. À Alès, la population était stable voire en légère baisse et augmente d’un seul coup fortement. Au final, depuis 1990, Nîmes a grandi de 18% et seulement Alès de 12 %. Sur long terme, ça s’équilibre. Les tendances peuvent aussi s’expliquer par certains choix d’acteurs publics locaux.

  • L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’équivalent d’une ville comme Alès ! Chaque année entre 2017 et 2023, l’Occitanie qui a dépassé les 6,1 millions d’habitants, a accueilli en moyenne 46 600 habitants supplémentaires. La 3e croissance démographique (+0,8%/an) derrière la Guyane et la Corse, deux fois supérieure à celle de l’Hexagone (+0,4%/an).

    Décrypté dans la dernière étude de l’Insee, le phénomène n’est pas nouveau mais se confirme de décennie en décennie. Il s’explique par les migrations (+0,9%/an), le fait que les arrivées en Occitanie sont très supérieures aux départs. Car le solde naturel est lui désormais négatif (-0,1%/an), c’est-à-dire que l’Occitanie compte plus de décès que de naissances.

    Non sans disparités, la croissance est quasi générale. 11 départements sur 13 voient leur population croître, seuls l’Aveyron et la Lozère perdent quelques habitants (-0,1%/an). Dans les P-O (496 855 habitants, +0,8%/an) et le Gard (770 940 hab, +0,6%), la croissance est soutenue, portée par les dynamiques, parfois nouvelles, des grandes villes : Alès (46 125 habitants, +2,3%/an), Perpignan (121 616 hab, +0,2%) ou dans une moindre mesure Nîmes (151 839 hab, +0,1%).

    Deux locomotives

    Les deux locomotives régionales restent incontestablement la Haute-Garonne (second département de France le plus dynamique avec 1 471 468 habitants, +1,3%/an) et l’Hérault (1 230 289 hab, +1,2%), où le solde naturel y est aussi excédentaire, essentiellement grâce à leurs deux métropoles Toulouse (514 819 habitants, +1,2%/an) et Montpellier (310 240 habitants, +1,4%). Entre leurs universités, leurs organismes de recherche et leurs entreprises (aéronautique, informatique, tertiaire…), les deux mastodontes attirent notamment les jeunes étudiants et travailleurs. Ce n’est pas le cas de toutes les grandes villes : « La population diminue à Paris, est quasiment stable à Lyon et augmente modérément à Marseille », insiste l’Insee. La dynamique qui s’accroît à Toulouse et Montpellier s’étend aussi à leur couronne. La croissance est d’ailleurs encore plus forte dans les aires urbaines (respectivement +1,4%/an et +1,6%) que dans les villes centres.

    Signe d’un « étalement urbain » toujours à l’œuvre malgré la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, la population continue aussi d’augmenter dans les espaces ruraux périurbains, les communes rurales y étant « sous influence » des grandes villes. À l’image de Sète (45 337 habitants, +0,8%/an), d’Alès (46 125 hab, +2,3%) ou de Frontignan qui ont inversé leur tendance passée à la décroissance ou à la stabilité, « la population est plus nombreuse dans la quasi totalité des communes de plus de 20 000 habitants ». La hausse reste soutenue mais ralentit à Béziers (81 545 habitants, +0,9%/an) ou Narbonne (57 587 hab, +0,9%). Enfin, en raison des migrations, l’attractivité se renforce aussi dans les espaces ruraux non périurbains (+0,8%/an).

    « En Occitanie, la population augmente dans la quasi totalité des villes de plus de 20 000 habitants »