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  • [Rue de la République] Arnaud Drouot : « Désormais, les choix des Marseillais vont être entendus à la Métropole »

    [Rue de la République] Arnaud Drouot : « Désormais, les choix des Marseillais vont être entendus à la Métropole »

    La nouvelle situation politique à Marseille

    Didier Gesualdi : Vous étiez le directeur de campagne de Benoît Payan, pourquoi, selon vous, avez-vous gagné ?
    Il y a une raison à la victoire de Benoît Payan et du Printemps marseillais, c’est la cohérence. Parce que nous avons travaillé jusqu’au dernier jour du mandat, en portant un bilan et un programme, avec une équipe rassemblée. Un des rassemblements de la gauche et des écologistes les plus puissants que la France connaisse.

    Didier Gesualdi : Ça compte encore, les étiquettes ?
    Les étiquettes en elles-mêmes ont relativement moins d’importance aujourd’hui, on le voit avec la décomposition politique nationale, mais le rassemblement des étiquettes, oui, ça compte. On sait d’où on vient, on connaît les convictions de chacun d’entre nous, mais ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui peut nous diviser. 14 formations politiques soutiennent le Printemps marseillais. Et au-delà, le maire a prouvé qu’il savait rassembler les Marseillaises et les Marseillais, quelles que soient leurs histoires, leur quartier, leur trajectoire… C’est cette cohérence qui nous porte en tête au premier tour et, ensuite, en tête au second tour avec Benoît Payan qui réalise le meilleur score qu’un maire de Marseille n’est jamais fait dans l’histoire de la Ville.

    Léo Purguette : Un score très important en effet, plus de 50% en triangulaire, avec sans doute une part de vote lié au rejet du RN. Comment convaincre une majorité absolue de Marseillais, dans la durée, sur votre projet ?
    On approche même des 55%. Effectivement, le score du RN doit nous amener à nous interroger. La hausse du score de l’extrême droite est liée, à nos yeux, à un contexte national difficile, parfois désespérant, et un contexte local d’effondrement terrible de la droite républicaine. Nous avons gagné, nous sommes en responsabilité, le maire, les adjoints, les conseillers municipaux délégués sont tous au travail au service de toutes les Marseillaises et de tous les Marseillais. Pas seulement ceux qui ont voté pour nous, tous les citoyens, quel que soit leur vote, ou leur non-vote d’ailleurs.

    L’extrême droite

    Didier Gesualdi : On a parfois dit que l’extrême droite posait de bonnes questions, mais apportait de mauvaises réponses. Quelles seront les vôtres sur la sécurité par exemple ?
    Je ne sais pas quelles bonnes questions elle pose, par contre, je sais qu’elle apporte de mauvaises réponses. Sur la sécurité, toutes les réponses que le RN a tenté d’apporter, pendant la campagne, ne dépendaient pas de la Ville, étaient illégales ou alors c’était le chaos. On se rappelle de la volonté d’interdire les plages aux jeunes, le « pass anti-racailles », ce n’étaient que des choses faites pour augmenter les tensions en ville. Les réponses apportées par le Printemps marseillais et le maire, Benoît Payan, sur la sécurité, sont très concrètes et de proximité. Lorsqu’on s’engage à ouvrir un commissariat de police municipale par arrondissement, lorsqu’on double les effectifs de policiers municipaux, on a fait plus en un mandat que depuis la création de la police municipale ! Ces agents ont des missions de proximité, d’îlotage, de contact avec les Marseillaises et les Marseillais, quel que soit leur quartier. Ils sont au contact des commerçants, des associations, c’est une police qui est là pour faire de la répression et aussi pour faire de la prévention. Chaque jour, ils empêchent des délits, mais aussi instaurent le dialogue pour faire en sorte qu’on vive dans une ville apaisée.

    Les marins pompiers

    Léo Purguette : Vous avez reçu de la part du maire la responsabilité des marins-pompiers. Quels sont les principaux défis à relever de votre délégation ?
    C’est une unité d’excellence de la marine nationale qui est placée sous l’autorité du maire de Marseille et qui a pour défi de pouvoir intervenir dans n’importe quel endroit de Marseille en moins de 10 minutes. Entre le moment où vous appelez les marins-pompiers et le moment où ils arrivent en bas de chez vous, il doit se passer moins de dix minutes. Le plus grand défi à relever, c’est celui du maintien d’un haut niveau de service public. On voit que par rapport aux crises climatiques, sociales, sanitaires, de plus en plus de gens font appel aux marins-pompiers, appellent le 18. C’est un défi quotidien, 365 jours par an, nuit et jour, de réussir à apporter des solutions aux Marseillais qui font face à une difficulté.

    Léo Purguette : Vous aviez reçu cette délégation en 2020 avant de devenir le directeur de cabinet de Benoît Payan, puis de redevenir élu. Qu’est-ce qui vous a guidé dans ces choix personnels ?
    L’envie de servir différemment, de découvrir de nouveaux horizons, d’être utile différemment à ma ville.

    Les moyens

    Léo Purguette : Vous en appelez à l’État pour boucler le budget de la Métropole, mais d’autres collectivités sont tout autant ponctionnées…
    On ne demande pas un traitement de faveur, on demande le même traitement que Paris sur le versement mobilité. Si on l’augmente d’un point, c’est minimum 200 millions d’euros qui rentrent dans les caisses.

    Didier Gesualdi : L’UPE 13 refuse.
    Il faut avoir un dialogue avec le monde patronal. Dans la campagne, plein de chefs d’entreprise nous ont dit que Marseille était un territoire exceptionnel pour investir. On n’est pas à Clermont-Ferrand – je n’ai rien contre – mais on a une population jeune, la plus grande université francophone du monde, des hôpitaux, 300 jours d’ensoleillement par an, les câbles sous-marins qui arrivent depuis la Chine ou les États-Unis. Ils nous ont dit « le vrai problème, ce sont les transports ». Paris ne s’est pas effondré économiquement avec son taux de versement mobilité. On demande moins.

    La nouvelle Métropole

    Léo Purguette : La « Métropole des maires » à laquelle vous participez devait mettre un terme aux tiraillements avec la Ville. L’impossibilité de trouver un budget équilibré met-elle tout par terre ?
    Non, pas du tout. Pour nous, la première étape était d’apaiser les relations avec la Métropole, de sortir de ce que le président de la République a pu appeler les « chicayas ». Effectivement, on a une Métropole qui s’opposait trop souvent à Marseille. Désormais, le président Isnard l’a dit, on a une Métropole des maires au service des habitants. Ce qui veut dire que Marseille est de retour dans la gouvernance métropolitaine, que les Marseillais vont pouvoir peser, que nos choix vont être entendus. C’est désormais le maire de Marseille et son équipe municipale qui vont pouvoir décider de ce que la Métropole fait à Marseille. C’est ce qui est normalement le cas dans n’importe quel établissement de coopération intercommunale. Les choses rentrent dans le bon sens.

    Léo Purguette : Oui, mais le maire de Marseille parle lui-même d’une possible tutelle sur la Métropole, faute de budget. C’est quand même très grave.
    C’est une deuxième chose après l’installation de la gouvernance. La question du budget nous concerne toutes et tous. Le président Isnard fait le choix de ne pas voter le budget, ce qui est, à mon sens, un choix courageux.

    Didier Gesualdi : Risqué ?
    Risqué, mais courageux et qui permet de mettre l’État face à ses responsabilités. Sur le mandat précédent, le maire de Marseille est allé négocier le plan Marseille en grand, qui est le plus grand plan qui n’ait jamais été fait pour Marseille. On se rappelle de l’effort fourni sur le rattrapage obtenu sur les policiers nationaux, sur la justice, les écoles, les transports… On a obtenu ce soutien de l’État et donc la Métropole a investi dans les transports, rénove le métro, a étendu le tramway… Évidemment, tout ça, quand il faut faire circuler un nouveau tram, une nouvelle ligne de bus, cela pèse sur le budget de fonctionnement.

    Léo Purguette : Tout le monde le savait, on ne l’a pas découvert il y a dix jours.
    On ne l’a pas découvert il y a dix jours. Toutefois, il y a une vraie incohérence pour l’État. Je ne vais pas entrer dans le détail, mais il y a des ponctions de l’État sur le budget des collectivités et notamment de la Métropole pour plusieurs dizaines de millions d’euros. Or, c’est complètement contradictoire avec ce que l’État nous a dit il y a quelques années : « Investissez sur les transports. »

    Léo Purguette : N’est-ce pas trop risqué de ne pas voter le budget de la Métropole ? L’État pourrait la mettre sous tutelle et imposer des coupes sanglantes.
    Les rapports de force qu’on perd son ceux qu’on ne mène pas. Il faut affirmer que les ponctions sur la Métropole sont insupportables et en contradiction totale avec ce que dit l’État sur la nécessité de développer les transports. Et, par ailleurs, bloquer le versement mobilité est une deuxième injustice. Si le gouvernement revient là-dessus, on débloque une situation politique, mais aussi budgétaire, et on permet à tout le territoire de se projeter dans l’avenir.

    La propreté

    Didier Gesualdi : Pourquoi feriez-vous mieux que l’équipe de Martine Vassal sur la propreté ?
    La propreté, c’est un défi. Nous pensons pouvoir le relever. Quand on est arrivé en responsabilité, l’état des écoles était catastrophique au niveau du bâti, mais aussi du social avec jusqu’à une centaine de cantines par semaine qui pouvait être fermée, avec des parents qui devait quitter leur travail en catastrophe pour s’occuper des enfants. Il y avait une forme de fatalisme. On a pris le problème à bras-le-corps, on a travaillé. Pour la propreté, on va faire pareil.

    Léo Purguette : Combien de temps va-t-il vous falloir pour la propreté ? Les écoles, ce n’est pas encore fini.
    Je ne vais pas dire qu’on va le régler d’ici l’été. Vous savez, le maire reçoit des centaines des milliers de courriers parce que c’est sale. Ce n’est pas la Métropole qui les reçoit. Quand une poubelle déborde, c’est qu’il y a un problème : soit il manque de tournées, soit de conteneurs. On va s’y attaquer. On va avoir le retour des cantonniers qu’on connaîtra dans les quartiers comme avant.

    La question des lecteurs

    Romain : Bonjour, je n’ai pas compris quelle va être votre responsabilité à la Métropole ? Quelle marge de manœuvre pour Marseille ?
    La responsabilité première, en tant que représentant de la Ville de Marseille, c’est de la remettre au cœur de la Métropole, de faire en sorte qu’elle soit de retour, que les choix des Marseillaises et des Marseillais soient respectés dans cette gouvernance. Je ferai tout pour que les projets, les aspirations, la volonté démocratique des Marseillaises et des Marseillais soient entendus. Le premier engagement métropolitain des élus qui siègent au nom de la ville de Marseille doit être celui-là. Le fait que je préside les élus du Printemps marseillais au sein du conseil municipal renforce cette mission. C’est un rôle qui nécessite de faire vivre ce rassemblement, cette unité qui ont été les nôtres durant cette campagne, et en même temps de faire vivre la diversité, puisqu’on a toutes les sensibilités de la gauche et des écologistes qui sont représentées.

    La République, c’est quoi ?

    Arnaud Drouot : « C’est autant un système institutionnel qu’un mode de gouvernance et un but. Le système institutionnel, c’est celui de la Liberté contre l’oppression, l’arbitraire. Le mode de gouvernance, je pense que ce doit être celui de l’égalité de traitement, le respect, la dignité. Et, pour moi, le but que doit se donner la République, sinon elle a peu de sens, cela reste la fraternité. C’est aussi le but du mandat qui s’ouvre. »

  • Finances de la Métropole et Smart City au menu des débats

    Finances de la Métropole et Smart City au menu des débats

    Ce jeudi, Sandrine Zunino, élue aux finances, a présenté un bilan financier 2025 qui « démontre que les efforts fournis dès le début de mandat produisent leurs effets ». Pour 2026, le budget présenté, qui s’élève à 84,646 millions d’euros, a été « construit dans un contexte difficile, une habitude pour nous depuis 2020 (…). Nous avons tenu grâce à une gestion rigoureuse », concluait, en fin de conseil, le maire Hervé Granier. Pas d’augmentation d’impôts non plus, et des « efforts nécessaires » pour « amortir l’inflation ». Sur le budget primitif 2026 du budget principal, « il s’équilibre à 35,875 millions d’euros en section d’investissement et à 48,770 millions d’euros en section de fonctionnement ». De quoi faire réagir, notamment à gauche au sein du groupe mené par Jean-Marc La Piana.

    Les inquiétudes ont notamment porté sur les aides attribuées par la Métropole, en déficit de 123 millions d’euros, et sur la menace de plusieurs maires de ne pas voter le prochain budget (nos éditions des 21 et 22 avril). « ça pourrait avoir des conséquences lourdes pour notre commune. Le Département prévoit aussi de réduire d’un tiers son aide aux communes, ce qui aura un impact sur nos capacités d’investissement. Quels seront les impacts concrets sur les projets d’investissement de notre ville ? », interroge Jimmy Bessaih (DVG). « Nous n’avons pas de dispositif de subvention d’investissement de la Métropole, à part le fond concours, qui permet de prolonger les délais et permettait de disposer de subvention d’investissement pour les projets des communes. Il y a une prolongation de dates pour que l’on puisse finaliser et justifier nos opérations, veut rassurer Sandrine Zunino. Pour le Département, les dossiers sont de plus en plus exigeants (…). Jusqu’à présent, on n’a pas été impactés sur nos dossiers. »

    Un autre sujet épineux s’est invité dans les débats : celui de la Smart City. Lancé en 2021, le projet évalué à près de 40 millions d’euros a été abandonné fin 2022. La résiliation du marché a donné lieu à des contentieux. « Les provisions pour risques sont établies à 143 000 euros. On persiste à penser qu’avec les recours contentieux autour de la Ville, notamment celui de la Smart City, cela nous semble assez bas », estime Marion Robert (DVG).

    Provisions

    « Je retourne la question : à combien la fixez-vous ?, lance Arnaud Mazille, troisième adjoint. En ne se fondant pas sur les demandes folkloriques, faramineuses et infondées qui ont bonne voix dans la presse, mais ne sont en rien justifiées et dépassent le montant initial du marché ? » « Il aurait fallu provisionner au moins un quart du budget. L’entreprise demande 40 millions de dommages et intérêts, il est logique de mettre un quart de ces provisions en place. C’est ce que la Cour des comptes (CRC) demande », insiste Bruno Priouré (RN), document de la CRC brandi à l’appui. À noter que le montant spécifiquement provisionné pour ce contentieux s’élève à 10 000 euros. « Il existe beaucoup de voies de recours, mais il y en a une qu’on n’a pas encore invitée, c’est celle contre la bêtise, sinon, vous passeriez du temps dans les prétoires, rétorque Arnaud Mazille. La provision est évaluée au regard des éléments du dossier, que nous avons à jour, de risques qui sont regardés par les services et conseils de la ville. Déjà trois décisions ont été rendues dans l’intérêt de la commune. »

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Arnaud Drouot

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Arnaud Drouot

    Budget métropolitain, nouveau mandat, marins-pompiers, actualité marseillaise, proximité…

    À vous la parole ⬇️

  • Dernière édition ciotadenne pour le salon nautique de la Métropole

    Dernière édition ciotadenne pour le salon nautique de la Métropole

    C’est sous un ciel un peu moins bleu que le reste de la semaine, que se clôture la 23e édition du salon nautique des Nauticales à La Ciotat. Un bilan positif pour les organisateurs, qui comptent une légère hausse de visiteurs par rapport à l’année passée. « Ce fut une très belle édition, avec de belles offres et un public au rendez-vous », affirme Franck Oliveri, directeur des Nauticales.

    Pendant six jours, vendeurs de bateaux, d’équipement, associations de défense de l’environnement et activités autour de la mer Méditerranée se sont côtoyés sur le port des Capucins pour le plus grand bonheur des passionnés de la mer. « On a attiré autant un public dit qualifié, c’est-à-dire qui vient pour acheter des bateaux ou de l’équipement, qu’un public populaire qui vient pour déambuler et participer aux animations. C’est un public passionné par la mer, des bateaux, mais pas que », se félicite Franck Oliveri, directeur du salon organisé par la Métropole Aix Marseille Provence.

    Les associations attirent

    Le village des associations a, d’après le directeur, attiré de nombreux curieux, tout comme les ateliers dédiés à la découverte de la Méditerranée avec des animations interactives, comme l’utilisation de casque de réalité virtuelle. « Les stands des associations qui parlent de préservation, de faune et de flore marine ont très bien marché », précise-t-il.

    L’édition est également une réussite pour les professionnels du milieu, les vendeurs de bateaux ou ceux d’équipements. « Il y a eu pas mal de très bons contacts pour la partie nautique, pour les vendeurs de bateaux. Les ventes ont suivi l’état du marché nautique. Mais les exposants sont assez satisfaits », précise le directeur du salon.

    Dernière édition

    Tout cela malgré la réduction du salon de 9 à 6 jours depuis l’édition précédente. « Beaucoup de salons nautiques l’ont fait. Parce qu’on a remarqué que l’on ne perdait pas spécialement de visiteurs. C’est plus condensé, tout simplement », explique le directeur.

    Ce sera pourtant la dernière édition qui se déroulera sur les quais du nouveau port de La Ciotat, d’après les organisateurs. La prochaine édition pourrait prendre place du côté de la cité phocéenne en avril 2027.

  • Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens

    Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens

    Sous la tente de la Métropole, à quelques mètres de l’entrée du salon des Nauticales sur le nouveau port à La Ciotat, une dizaine de modules en bois semblent attirer les plus jeunes. Organisée par l’association des Petits débrouillards, cette exposition interactive vise à expliquer aux plus jeunes, et aux moins jeunes, les différents enjeux autour de la mer Méditerranée.

    Douze ans et plus

    Le numérique, la biodiversité, les migrations, l’usage de la mer, les aires marines protégées… les thématiques abordées sur les différentes activités sont très diverses. Ce samedi et ce dimanche, des animations sous la forme de l’émission de vulgarisation scientifique C’est pas sorcier, seront également organisées en plus de l’exposition pendant toute la journée.

    Avec ces 12 panneaux en bois, l’exposition permet aux enfants d’appréhender par le jeu les divers enjeux autour de la mer Méditerranée. « Le but c’est que les enfants, à partir de 12 ans, ou un peu avant s’ils sont aidés, puissent faire les jeux en semi-autonomie et que cela leur apporte des réponses à leur questionnement », explique Nina Farge, médiatrice scientifique de l’association. L’un des panneaux permet par exemple de comprendre comment l’on peut récupérer et analyser les données en mer, avec un jeu de cartes.

    L’exposition, conçue en partenariat avec l’institut de recherche pour le développement a été réalisée par la branche régionale de l’association des Petits débrouillards. Une table des curiosités a également été montée par l’association pour permettre aux badauds de découvrir la diversité d’espèces maritimes, en Méditerranée et ailleurs.

    Exposition scientifique

    « Même si certains panneaux traitent de problématiques plus générales, la plupart traitent des sujets spécifiques à la Méditerranée, précise la médiatrice. On a tout voulu faire en interne, avec l’appui de chercheurs. Car on a toujours un conseil scientifique et on s’épaule aussi de nos partenaires de la recherche. » C’est la quatrième fois que l’association présente cette exposition, depuis sa création il y a un an et demi.

    Une façon ludique de faire comprendre aux enfants l’importance de cette mer pour le territoire, mais également sa fragilité et le besoin de la protéger.

    Billet pour le salon : lesnauticales.fr

    9 euros plein tarif, gratuit pour les moins de 12 ans

  • Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Après ses deux victoires consécutives, à la tête de la Ville puis de la Métropole, la première magistrate de Toulon a le vent en poupe pour poursuivre la transformation de la ville. Et ce sans attendre. C’est ce qu’elle a rappelé jeudi soir devant la presse en déclinant aux côtés de son premier adjoint Julien Orlandini la feuille de route des 100 premiers jours du nouveau mandat.

    « Parmi les 110 engagements de campagne, voici les mesures prioritaires sur lesquelles nous travaillons déjà », commence-t-elle après avoir rappelé sa méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la prise de décision.

    Au niveau de la sécurité, les premières actions portent notamment sur l’augmentation des effectifs de police municipale et leur intégration renforcée dans les quartiers en proximité avec les habitants, en priorité Saint-Jean-du-Var et le Pont du Las.

    Mais également est-il précisé l’analyse complète de l’éclairage public pour identifier les zones à sécuriser. Ainsi que l’installation d’un conseil de rappel à l’ordre dans une démarche de prévention de la délinquance des mineurs et de la récidive des auteurs d’incivilités, avec la convocation des parents et le rappel des droits et des devoirs.

    Concernant la proximité ensuite, la majorité engage, entre autres, le lancement d’une concertation sur les marchés, en commençant par celui du cours Lafayette. Ainsi que les aménagements des espaces dédiés aux maisons de santé à Claret et au Pont du Las.

    Mais aussi le très attendu déploiement de la démarche « Toulon&Vous » avant le lancement de l’application éponyme. L’objectif étant, rappelle Julien Orlandini, « de faciliter la saisine de la ville par les habitants et valoriser ce qui a été fait ». On note également la mise en place des budgets participatifs et la préparation d’une consultation citoyenne.

    Consultation citoyenne

    Josée Massi a bien entendu annoncé la poursuite de la rénovation et la végétalisation des écoles, avec en 2026, Jean-Aicard et Brusquet, et l’équipement de brasseurs d’air dans 58 classes. Des améliorations vont également être apportées au niveau des inscriptions périscolaires.

    La culture poursuit également sa tournée obligée dans les quartiers avec cet été « Jazz à Toulon » qui s’étend hors du centre-ville.

    Pour ce qui est de l’attractivité, un point d’étape sur les travaux du stade Mayol va être réalisé et une nouvelle pelouse hybride installée dès cet été, pour un montant de 817 000 euros.

    Autre gros morceau d’importance : l’étude et la conception des grands projets structurants comme Mayol-Pipady, la cité judiciaire, le pôle social et culturel de la Beaucaire ou encore le Jardin Verlaque.

    Les usagers du vélo vont également recevoir très positivement l’identification annoncée de nouvelles pistes cyclables, notamment sur l’avenue de la République, ainsi qu’un marquage sur le boulevard de Strasbourg pour réduire les conflits d’usage et rappeler la présence tout aussi légitime des cyclistes urbains sur cette artère.

    La gratuité du stationnement pour les professionnels de santé en exercice est également actée.

    Ainsi que le lancement d’études sur les concessions des quartiers Pont du Las et Saint-Jean du Var, un peu sur le même modèle que le centre-ville, afin d’avoir des opérateurs capables de préempter du foncier dans une démarche d’aménagement, de dynamisation et d’animation, sans attendre un plan d’actions prioritaires pour ces quartiers.

    « En parallèle, nous poursuivons et accélérons les projets déjà engagés dans le budget 2026 », reprend Josée Massi. Comme celui de la Base nautique de la 4e anse du Mourillon où l’opération de désenvasement vient de se terminer le mois dernier.

    Concernant le complexe sportif de la Casa Italia, la première magistrate explique que le dépôt de permis est prévu pour la fin de l’année. L’occasion de rappeler que celui concernant la médiathèque Trucy, à Saint-Jean-du-Var l’a été en décembre dernier. « Par ailleurs, un des événements qui me tient particulièrement à cœur, Dimanche en roue libre sera expérimenté avant la fin de l’année 2026 », conclut Josée Massi. Force est de constater que, non seulement l’équipe est bien en place mais qu’elle est en plus bien lancée.

  • La 23e édition des Nauticales à bon port

    La 23e édition des Nauticales à bon port

    Sur le port de plaisance de La Ciotat, les tentes blanches ont fleuri, pour la 23e édition du salon nautique des Nauticales. Munis de ciseaux, la navigatrice et écologiste Isabelle Autissier et Bernard Deflesselles, conseiller municipal de La Ciotat et de la Métropole, ont officiellement lancé l’événement organisé par la Métropole Aix Marseille Provence, ce mardi matin. Jusqu’à dimanche, une centaine d’exposants feront découvrir la diversité de la navigation : surf, voiliers, vedettes familiales, catamarans, semi-rigides ou encore bateaux électriques seront exposés hors de l’eau ou à flot.

    Job Dating

    Un rendez-vous important qui n’aurait pas pu se faire autre part pour l’ancien député (LR) de la circonscription Bernard Deflesselles « La Ciotat est rentrée depuis 2019 dans le cercle restreint des plus belles baies du monde, indique le conseiller métropolitain. C’est donc logique et légitime que nous soyons tournés vers la mer et que l’on accueille ce salon remarquable. » Avec ses exposants et ses visiteurs, les quais du nouveau port deviennent pendant ces six jours le haut lieu de rencontres des acteurs économiques du milieu maritime. « Cet événement est une belle chose pour cette filière d’excellence de notre région, celle du nautisme, insiste-t-il. C’est important d’être à leur côté. »

    Cette journée du mardi a d’ailleurs été l’occasion de promouvoir le nautisme comme pourvoyeur de travail avec l’organisation d’un job dating. Organisé en partenariat avec France Travail et la cité des métiers, 25 entreprises étaient présentes pour échanger sur la diversité des métiers liés à la mer avec les participants.

    Une marraine engagée

    Avec pour sous-titre « La mer passionnément », cette édition se veut plus engagée sur la préservation de l’environnement. Un village des associations a été installé avec Sea Sheperd ou l’atelier bleu – CPIE Côte provençale qui lutte pour la préservation de la mer. Une évidence pour le conseiller municipal : « C’est un salon nautique, avec une volonté farouche de défendre l’écosystème. C’est pour cela qu’Isabelle Autissier est notre marraine, parce qu’elle s’est portée en avant sur ces questions-là », explique-t-il.

    Présidente d’honneur de l’association de préservation de la biodiversité WWF, la navigatrice est engagée depuis de nombreuses années dans la préservation de l’environnement maritime. « La mer Méditerranée est un tout petit joyau mais qui est aujourd’hui abîmé. s’attriste la navigatrice. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on sait pourquoi et qu’on sait ce qu’il faut faire : réduire le plastique. »

    Pour les plus jeunes, des ateliers immersifs et interactifs auront lieu cette semaine pour leur faire découvrir la biodiversité méditerranéenne et évoquer sa fragilité.

    Billets sur les nauticales.fr

    9 euros plein tarif, 4,5 euros tarif réduit, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

  • L’épreuve de vérité de Nîmes Métropole

    L’épreuve de vérité de Nîmes Métropole

    Le 22 mars, Vincent Bouget a fait basculer la ville-centre. Le 14 avril, il peut faire basculer aussi l’agglomération. Ce « troisième tour » se joue au Colisée : 105 élus communautaires, 39 communes, dix-huit nouveaux maires, et un siège de président qui pèse lourd. Sur le papier, la route paraît dégagée : à ce stade, une seule candidature est officiellement déclarée, celle du maire de Nîmes. Mais, dans les couloirs, chacun vient avec ses priorités, ses craintes et ses lignes rouges.

    La force de Bouget, c’est son bloc nîmois : 37 voix (sur les 52 sièges de Nîmes) issues de sa majorité municipale. Pour atteindre la majorité absolue à l’agglo, il lui faut 53 voix : seize à aller chercher hors de Nîmes. Le travail a commencé, à la méthode : réunion collective, puis rendez-vous individuels à l’hôtel de ville avec les maires. Objectif affiché par son entourage : bâtir un fonctionnement « sans logique partisane », où la ville-centre ne dicte pas, mais entraîne.

    Le principal pivot, ce sont les communes regroupées autour d’Intérêt et esprit communautaire (IEC), groupe élargi et recomposé après les municipales. Selon les derniers comptages, 26 élus issus de 23 communes s’inscriraient dans cette dynamique, ce qui, additionné au bloc nîmois, assurerait une majorité confortable. Rémi Nicolas, maire de Marguerittes, revendique une ligne de « territoire » : s’inscrire dans la majorité du président, comme hier avec Franck Proust, tout en promettant d’être « constructif et vigilant ». Le groupe pourrait être présidé par Gaël Dupret (Sernhac), et Rémi Nicolas est pressenti pour un rôle majeur dans l’exécutif.

    En face, la droite des communes s’organise aussi. Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles (six sièges), a écarté l’idée de se présenter, plaidant pour un mandat « apaisé » et une intercommunalité « technique » tournée vers les projets structurants. Derrière cette posture constructive, une réalité demeure : beaucoup de maires veulent peser dans la future équipe, notamment via les vice-présidences (quinze au total). C’est l’autre négociation, la plus sensible : qui prend quoi, et avec quelles garanties.

    Les dossiers

    en embuscade

    Car au-delà de l’élection, c’est la liste des dossiers brûlants qui attend le futur président. D’abord, les mobilités : l’agglo tient les transports en commun, les arbitrages sur les lignes, les parkings-relais, les nouvelles stations, et l’équation « service /coût » qui revient à chaque budget. Dans le même bloc, la gestion des déchets et la Teom (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères) restent un marqueur politique : baisse de taxe revendiquée ces derniers mois, mais vigilance des communes sur la qualité du service et les investissements.

    Ensuite, le développement économique, où l’agglo joue le rôle de machine à projets : zones d’activités, attractivité, emplois. Sur ce terrain, la zone Magna Porta, sur Manduel, reste le serpent de mer : projet remodelé (160 hectares initiaux, réduit à 54 dont 29 constructibles), débats sur les coûts et la rentabilité, promesses d’entreprises, attentes d’emplois concrets. Un dossier symbolique esquissé dès 2010, qui engage des millions, et qui cristallise la question du cap de l’intercommunalité.

    Autre sujet explosif : l’urbanisme. Le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal), l’éventuelle montée en puissance institutionnelle, et la peur des petites communes de perdre la main sur leur plan local. Ici, les maires veulent entendre une méthode : consultation, pas de passage en force, et surtout une répartition équilibrée des efforts (logements, équipements, foncier). Enfin, le nerf de la guerre : les fonds de concours. Pour nombre de villages, c’est la condition de projets très concrets (écoles, voirie, équipements) et donc une ligne rouge. À cela s’ajoutent les satellites et syndicats où l’agglo pèse : déchets, SCoT, bassin-versant… des lieux plus discrets, mais stratégiques.

    Dans ce décor, les oppositions nîmoises arriveront en ordre dispersé : le RN dispose d’un groupe conséquent (dix élus nîmois, plus un élu d’opposition à Marguerittes) et entretient le flou sur sa stratégie. La droite nîmoise, elle, se retrouvera fragmentée, avec des élus parfois non inscrits. Si l’élection de Vincent Bouget semble largement acquise, le vrai vote commence après : celui des équilibres. Une présidence fluide entre Nîmes et les 38 autres communes, ou une présidence sous surveillance permanente, à chaque dossier structurant.

  • Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Il y a eu Hubert Falco (Hor.), de 2018 à 2022, puis son confrère des Républicains, le maire de Hyères Jean-Pierre Giran (2022-2026) quand l’ancien édile toulonnais a été condamné à 5 ans d’inéligibilité. Place désormais à Josée Massi. Jeudi, la maire de Toulon, seule candidate déclarée, et en fin de compte, en lice, alors que l’on pouvait imaginer, au moins pour la symbolique, a sans surprise été nommée à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 voix pour, 28 votes blancs, 3 bulletins nuls sur 89). Elle devient ainsi la troisième présidente de la collectivité, crée en 2018, et la première femme à prendre le poste.

    Une présidence qui ne souffre de (presque) aucune contestation ; même la cheffe de file officieuse du RN Laure Lavalette a considéré comme « naturelle », dans une prise de parole qui s’apparentait à une première passe d’armes avant le vote. Celle-ci était attendue au vu des tendances laissant entendre qu’aucun poste de vice-président ne serait laissé aux maires d’extrême droite (Julien Argento [UDR] à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti [RN] à Six-Fours et Dorian Munoz [RN] à la Seyne-sur-Mer). « Vous avez été élue grâce aux voix de l’extrême gauche » a-t-elle asséné, dans le style populiste qui la caractérise, moins efficace dans une assemblée que face à son électorat. « Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message des électeurs ? Pourquoi ce sectarisme ? À quoi bon humilier les élus ? Il faut ouvrir cette mandature sur le dépassement des clivages et faire respecter les usages de la métropole. » « Vous verrez ce qu’on fera », lui a laconiquement répondu Josée Massi.

    Après une première suspension demandée par l’extrême droite, au bout de 20 minutes de séance, pour tenter de faire plier la future présidente de la métropole à travers des discussions informelles, cette dernière a été officiellement élue. « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination ».

    Massi : « Le RN ne prendra pas part à l’exécutif »

    « Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes », a-t-elle poursuivi. « Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée a le pouvoir d’influer sur le quotidien de nos administrés, mais aussi de modeler durablement le visage de notre territoire pour les décennies à venir. »

    Et la maire de Toulon n’a pas reculé face aux doléances des élus frontistes et UDR : « J’ai fait un choix clair : le Rassemblement National ne prendra pas part à l’exécutif. » Une décision « prise en concertation avec tous les maires de la majorité », que Josée Massi « assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens. Gouverner, c’est choisir. Et je choisis la cohérence. Ainsi, la direction politique de la métropole ne souffrira d’aucune ambiguïté ».

    Elle a toutefois assuré qu’elle « [travaillerait] avec chacun des 12 maires, dans un esprit de dialogue et de coopération. J’y tiens, car nous avons en commun le fait de souhaiter le meilleur pour notre territoire ». Des concertations qui se tiendront au sein d’un conseil des maires qu’elle souhaite voir se réunir une fois par mois, et qui ne sera « pas une réunion de plus, mais un lieu d’échanges et de coordination entre maires, parce qu’il est essentiel pour la métropole d’être en prise directe avec les réalités des communes, au service des communes et des habitants ».

    Malgré l’indignation du conseiller municipal RN de Toulon Amaury Navaranne, qui voit cette décision comme une rupture avec l’habitude de transmettre aux maires la possibilité de siéger au bureau de la métropole, « un choix qui respecte la loi, mais n’en respecte pas l’esprit », et une dernière tentative de négociation après une nouvelle interruption de séance, l’extrême droite n’a pas eu gain de cause et ne sera investi d’aucune fonction exécutive.

    Stéphane Sacco veut « assumer son rôle »

    De l’autre côté de l’échiquier politique, Stéphane Sacco (GRS), seul conseiller métropolitain de gauche, siégera lui aussi dans l’opposition, et a tenu à rappeler, en dehors de l’assemblée, « le rôle qui est le [sien] : porter une voix, des valeurs, une vision attachée à la justice sociale, à la solidarité, à l’égalité des territoires. Mais ma présence ici ne se limite pas à incarner une sensibilité politique. Elle s’inscrit dans une volonté de faire avancer les projets qui concernent nos concitoyens, en particulier ceux de La Seyne et des quartiers seynois ».

    Avec, en perspective, « des défis majeurs : en matière de transition écologique, de mobilités, de logement, de cohésion sociale. Ils exigent de nous du courage, de l’écoute et de la responsabilité, et parfois dépasser nos désaccords ». Pour ce faire, l’élu seynois dit vouloir « discuter avec certains élus, dont Madame Massi », et aimerait intégrer les commissions budget, développement urbain et transports, « pour porter la voix du tramway, car il n’est pas trop tard, les voix du BHNS pouvant encore se transformer ». Les commissions seront attribuées lors du prochain conseil métropolitain, le 23 avril.

    Les vice-présidents

    1er vice-président : Jean-Louis Masson (LR), 72 ans. Président du conseil départemental. 1er adjoint à la mairie de la Garde Hélène Arnaud-Bill.

    2e vice-président : Véronique Bernardini (LR), 58 ans, maire de Hyères

    3e vice-président : Christian Simon (LR), 66 ans, maire de la Crau

    4e vice-président : Robert Beneventi (LR), 82 ans, maire d’Ollioules

    5e vice-président : Gilles Vincent (DVD), 75 ans, maire de Saint-Mandrier

    6e vice-président : Ange Musso (LR), 66 ans, maire du Revest-les-Eaux

    7e vice-président : Hélène Arnaud-Bill (LR), 74 ans, maire de la Garde

    8e vice-président : Hervé Stassinos (LR), 65 ans maire du Pradet

    9e vice-président : Arnaud Latil (DVD), 52 ans, maire de Carqueiranne

    10e vice-président : Laurent Isnard (SE), 63 ans, 6e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

    11e vice-président : Grégory Audibert (LR), 47 ans, 1er adjoint de la maire de Hyères Véronique Bernardini

    12e vice-président : Thomas Pison (SE), 63 ans, 4e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

  • Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    C’était attendu. Sans surprise, et en tant que seule candidate, Josée Massi a été élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 vois pour, 28 bulletins blancs et 3 nuls).

    Elle succède ainsi à l’ancien maire de Hyères Jean-Pierre Giran (LR, absent de l’assemblée bien que membre du conseil métropolitain), qui avait pris la succession d’Hubert Falco en 2022 suite à sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

    « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination. Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes. Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée à le pouvoir de changer le destin de nos administrés. »

    Aucun vice-président issu de l’extrême droite

    La nouvelle présidente de TPM a par ailleurs annoncé qu’aucun élu d’extrême-droite, y compris les maires (Julien Argento à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti à Six-Fours et Dorian Munoz à la Seyne-sur-Mer) ne prendrait de vice-présidence, et n’occuperait donc de fonction exécutive. « C’est une rupture avec l’habitude de permettre aux maires de siéger au bureau de la Métropole », s’est offusqué Amaury Navaranne, conseiller municipal (RN) à Toulon. « Si votre choix respecte la loi, il n’en respecte pas l’esprit. » « Cette décision, je l’ai prise en concertation avec tous les maires de la majorité métropolitaine, et je l’assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens », a justifié Josée Massi.