Tag: Métropole

  • Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    L’initiative peut paraître légère, mais l’objectif poursuivi est majeur. Ce vendredi après-midi, de 13h30 à 17h30, des activités sportives et citoyennes gratuites seront proposées au centre social Nelson-Mandela, dans le quartier des Comtes. Au programme : initiation aux gestes de premiers secours, présentation des missions de la police, mur d’escalade mobile, structures gonflables, tatamis, présentation du matériel spécifique au métier de policier ou encore parcours de sensibilisation à l’alcool et aux drogues.

    Derrière cet après-midi porté par la Métropole, il y a l’association Raid aventure organisation, qui œuvre au rapprochement police-population depuis plus de trente ans. L’événement porte d’ailleurs le nom de « Prox », pour proximité. Laurent Belsola, maire (PCF) de Port-de-Bouc, explique : « C’est un moment ludique pour découvrir les missions des différents métiers de la sécurité, plus du côté de la prévention, de l’éducation, de la médiation et faire en sorte de casser les clichés et les a priori qu’il peut y avoir entre la jeunesse et la police, mais dans les deux sens. »

    « C’est vrai qu’il y a de ça quelques années, on avait une police de proximité, qui avait ce rôle-là d’aller vers la jeunesse des quartiers et les habitants, de ne pas faire que de la répression, mais aussi de la présence et de la prévention », note Valérie Rambaud, responsable de la Gestion urbaine et sociale de proximité de la Maison des projets, qui avait organisé la première édition de cette action, en août, aux Aigues-Douces. Mises en place en 1998, sous le gouvernement de Lionel Jospin, ces brigades locales, qui comptaient 13 500 agents, avaient été supprimées en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

    Ces ateliers Prox ne remplacent pas cette unité, mais ont l’ambition de participer aux bonnes relations entre police et population. « Le fait de briser les appréhensions autour de l’uniforme permet aussi de désamorcer en amont d’éventuelles problématiques », affirme Laurent Belsola.

    Susciter des vocations

    Mais l’après-midi est aussi dédiée au recrutement, avec la présence des partenaires de l’emploi et de l’insertion comme la Mission locale. « Lors de la première édition à Fabien Menot, on était très agréablement surpris de voir que des jeunes des Aigues-Douces s’étaient attablés avec les recruteurs de la police nationale et de la gendarmerie et ont même, pour certains, signé des contrats et se sont engagés, se remémore Laurent Belsola. Cette initiative est aussi faite pour montrer que les forces de l’ordre, c’est aussi des débouchés, des métiers divers et variés qui peuvent présenter un intérêt et c’est pas parce qu’on vient d’un quartier qu’on ne peut pas intégrer la police. »

  • Apaiser et reboiser la place des Marseillaises

    Apaiser et reboiser la place des Marseillaises

    Après des années d’études, la Métropole a défini les objectifs du réaménagement global de cette place de 1,2 ha jadis remarquable et devenue illisible, morcelée et déboisée. Elle lance le marché de maîtrise d’œuvre pour des travaux en 2027-2028. Il s’agit d’abord de restaurer l’escalier monumental inscrit en décembre 2022 au titre des monuments historiques, de recréer des espaces publics apaisés, harmonieux, végétalisés et reconnectés à la future « Gare souterraine Marseille Saint-Charles » qui doit voir le jour en 2035.

    La place doit servir d’accès au hub de mobilité du pôle d’échanges multimodal de la gare. Le socle situé sous l’esplanade Narvik doit s’ouvrir sur la place. L’objectif déclaré est de réduire la place de la voiture, mais d’intégrer le réseau des bus. L’offre de stationnement pour véhicules motorisés sera majoritairement contenue à l’intérieur de la « boîte gare ». La « station taxi » sur la terrasse côté boulevard Bourdet sera supprimée. Les fonctions de taxis et dépose minute seront majoritairement à l’intérieur de la gare. « Ainsi, la place des Marseillaises requalifiée sera un parvis de gare apaisé et libéré des modes de transports individuels motorisés (voitures personnelles, voitures de location, deux-roues motorisés). »

    S’agissant de l’Est de la place occupé aujourd’hui par un parking d’une quarantaine de places « plus ou moins légitimes » (sic !), il est indiqué qu’« à terme la majeure partie des services de location de voiture seront répartis dans les infrastructures du projet Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur afin de libérer les espaces publics de ce site emblématique », écrit la Métropole. Des stationnements résidents seront maintenus et « du fait de la présence d’hôtels autour de la gare, l’offre de stationnement “linéaire” sur la voirie ne sera pas supprimée dans son intégralité, mais réduite et devra avant tout intégrer les usages de logistique urbaine (livraison, hôtels, restaurateurs etc.) ». La trame circulatoire globale est en cours de finalisation.

    Restituer des alignements d’arbres

    Le site devra intégrer des itinéraires cyclables sécurisés avec intégration d’abris pour 75 vélos dans le socle Narvik. Des aires de stationnement pour les cycles seront offertes à l’intérieur de l’ouvrage Gare (jusqu’à 750 places de stationnement cycle côté place des Marseillaises et autant côté Ouest sur la façade du Bd Bourdet/Bd Charles Nédelec).

    Les deux jardins d’agrément situés de part et d’autre de l’escalier seront requalifiés. « En surplomb depuis la terrasse, les pieds de l’escalier devront offrir les qualités d’un paysage immersif et ombragé », prescrit le cahier des charges, qui inscrit la restitution des alignements d’arbres, avec des essences adaptées au climat et au site, alors que la moitié des platanes atteints du chancre ont déjà été abattus. L’état phytosanitaire des deux hauts palmiers Washington, qui encadrent l’escalier, reste à surveiller.

    L’enveloppe prévisionnelle affectée aux travaux est estimée à 11,3 million d’euros HT incluant la restauration du monument historique estimée quant à elle à 1,9 millions d’euros HT.

  • Toulon : la gauche métropolitaine d’une seule et même voix

    Toulon : la gauche métropolitaine d’une seule et même voix

    Puisque le Collectif tramway interpelle les listes qui vont s’affronter aux municipales pour leur demander de défendre une autre trajectoire que celle du BHNS (Bus à haut niveau de service), en optant pour la solution sur rail, la parole est aujourd’hui donnée à une gauche depuis longtemps convaincue par cette option.

    « L’enquête publique n’a pas comparé l’utilité du Bus à haut niveau de service par rapport à celle du tramway. La comparaison était avec l’existant, qui est très insuffisant », a tenu à souligner, pour commencer, le conseiller d’opposition de Toulon en Commun, André De Ubeda (PCF). Et de poursuivre : « Évidemment, le BHNS, c’est mieux que rien, mais c’est “faute d’une alternative” comme le dit l’enquête elle-même. Or, une alternative existe et c’est celle du tramway, une solution infiniment plus adaptée. »

    Pour répondre aux défis

    du XXIe siècle

    « Toutes les métropoles en ont, sauf la métropole de Toulon », rappelle André De Ubeda. Et d’assurer : « Toulon en Commun remettra en question le choix du BHNS. Nous sommes les seuls. Les études sont déjà faites en grande partie, le financement est prêt, l’emprise au sol est moindre. Il n’y aura pas de perte de temps. Nous faisons le choix de la modernité, de l’efficacité. »

    Même son de cloche pour Stéphane Sacco (GRS), le candidat de la gauche à La Seyne-sur-Mer. « Nous sommes pour le tramway et contre le BHNS parce que ce dernier va circuler sur 30% de son tracé noyé dans le flux de circulation, avec tout ce que cela implique en termes de retards et de lenteur », commence le président de l’association La Seyne à Venir.

    Il poursuit en soulignant que le BHNS permet de transporter « seulement » 200 personnes par heure, contre 4 200 pour le tramway. Une capacité sans commune mesure, donc.

    Il pointe, également, une couverture territoriale insuffisante avec le tracé actuel du BHNS, qui prévoit pour l’instant, concernant l’ex-cité des Chantiers, un terminus à Porte Marine.

    Pour la tête de liste de la gauche, il est clair que « le BHNS ne répondra pas aux enjeux des décennies à venir ». Et de conclure, donc : « Seul le tramway est susceptible de relever les défis du XXIe siècle. »

  • À Toulon, le Collectif tramway refuse que la voie du rail soit enterrée

    À Toulon, le Collectif tramway refuse que la voie du rail soit enterrée

    La bataille est de toute évidence loin d’être terminée. Pour mémoire, depuis l’abandon en 2005 par Hubert Falco du projet tramway, qu’il avait pourtant fait voter à l’unanimité par la Métropole, on s’écharpe à n’en plus finir dans le Port du Levant.

    Une véritable guerre du rail oppose les défenseurs de ce mode de transport rapide, écologique et performant à une droite locale devenue frileuse, craignant que les nuisances liées aux travaux ne sclérosent la circulation automobile et ne mettent en péril l’économie déjà précaire du centre-ville. Elle préfère donc le BHNS, moins gourmand en infrastructures, mais aussi bien moins performant.

    Vingt ans de procédure plus tard, tout le monde reste figé dans son couloir. La bataille des municipales relance le dossier. D’autant que les conclusions de l’enquête d’utilité publique, tout en donnant son feu vert au BHNS, en soulignent les limites.

    Des recours vont être déposés

    Pour le Collectif tramway, c’est donc « le choix de la médiocrité » qui a été retenu.

    Le rapport de la commission d’enquête a en effet clairement « émis des doutes sur la viabilité du projet en termes stratégique, de validation du concept et du choix du mode ». Il ajoute que « la capacité d’emport du BHNS et l’ampleur de la restructuration du réseau de bus paraissent limitées, avec une faible capacité d’évolution dans le temps, au regard des besoins futurs liés au dynamisme économique et démographique de MTPM ».

    « C’est exactement ce que nous exprimons depuis de nombreuses années », enrage le président du collectif, Maurice Franceschi. Des remarques, poursuit-il, auxquelles s’ajoutent, « six réserves dans lesquelles la commission indique que le projet n’est pas à la hauteur des besoins futurs ».

    Parmi les points problématiques mis en avant : le BHNS sera, sur au moins 30% de son parcours, soumis au flux de la circulation automobile, notamment à Saint-Jean-du-Var, un quartier particulièrement embouteillé aux heures de pointe, mais aussi à la Coupiane. Ce qui aura nécessairement un impact négatif sur la vitesse commerciale et la régularité du service.

    à cela s’ajoute la mise en circulation qui n’est pas programmée avant 2038, soit encore 13 ans d’attente, « alors que les autres métropoles réalisent leurs lignes de Bhns en 3 ans en moyenne ». Un véritable gâchis pour Maurice Franceschi, alors que les travaux déjà réalisés pour le tramway, d’un montant de 180 millions d’euros, ont permis de faire l’acquisition d’une grande partie du site propre et de réaliser plusieurs ouvrages d’art.

    Un autre point reste non élucidé : le franchissement du port de La Seyne où, pour l’instant, « il n’y a pas encore de solution technique définie et évaluée financièrement ».

    Pour le collectif, cette déclaration d’utilité publique est donc faite par dépit, « pour éviter une dégradation du service public des transports en l’absence d’un autre projet ».

    Le Collectif tramway déplore donc que la solution retenue permette uniquement de compenser l’augmentation de la population, avec pour conséquence une stagnation du niveau d’utilisation des transports en commun à moins de 10%, alors que les autres métropoles en sont à plus de 20%.

    Pas question, donc, de se contenter d’un tel dénouement. « Nous avons besoin d’un tramway qui permettrait de transporter deux fois plus de passagers par rame, avec une ponctualité d’un site propre à 100% et une attractivité de 50% supérieure », souligne Maurice Franceschi.

    Des recours contre ce projet, « qui n’est qu’un gaspillage de l’argent public pour un résultat qui n’est pas à la hauteur des besoins », vont donc être entamés.

    Avec un appel lancé à toutes les listes, pour les prochaines élections municipales, à rectifier ce choix en revenant à la solution tramway qui bénéficie, elle, d’une déclaration d’utilité publique depuis 2005.

  • Marseille : un réseau de bus en attente d’un nouveau souffle

    Marseille : un réseau de bus en attente d’un nouveau souffle

    Le réseau de bus marseillais est-il en train de craquer ? C’est le ressenti de beaucoup d’usagers et de traminots depuis la rentrée de septembre. Bus qui ne passent pas, largement en retard ou dans un état « catastrophique », les critiques contre le service rendu par la Régie des transports métropolitains (RTM) sont de plus en plus nombreuses.

    « Ma fille attend le 10 en direction des Caillols depuis une heure ! Aucun bus n’est passé ! », témoigne Sabine, sur les réseaux sociaux, avant de remercier ironiquement la RTM pour « le bus fantôme des Caillols tous les matins ». Des bus fantômes, c’est aussi ce que pointe la CGT RTM, dans une communication assassine à l’endroit de leur direction, en date du 16 octobre. Le tableau que dresse l’organisation syndicale fait froid dans le dos : « Certains bus sont dans un état d’épaves, désastreux. Plus de pare-chocs, trappes ouvertes, pare-brise fissuré. »

    La liste est évidemment non exhaustive, mais c’est surtout la face visible d’un iceberg bien plus alarmant pour les transports en commun marseillais : « Le pire, ce n’est pas seulement l’état, mais le manque de matériel, nous n’avons plus de bus pour faire tourner le réseau correctement, et ceux qui restent tombent en panne (avaries, incidents techniques, fuites etc…) et ne peuvent pas être réparés. » Le constat est sans appel du côté des représentants des traminots : « Des tours délestés, des lignes amputées, des usagers en colère, des chauffeurs épuisés, un centre de régulation essoufflé. »

    « Il y avait 185 véhicules immobilisés »

    Nicolas Ruiz, secrétaire général de FO RTM, développe : « Pendant des mois, sur de grandes lignes comme la 32, on avait la moitié des bus effectifs, avec donc des retards conséquents. » « Tous syndicats confondus, on reproche la mise en fonction de nouvelles lignes à la rentrée, la B3, B4 et B5, alors qu’on n’était pas prêts, on n’avait pas assez de bus. » La CGT pointe également une ligne B3, qui relie Saint-Jérôme et Château-Gombert, « à bout de souffle » avec des « temps de parcours irréalistes » et demandait des véhicules supplémentaires. « Au gros de la crise, il y avait 185 véhicules immobilisés, aujourd’hui c’est moins de 100 », abonde Nicolas Ruiz, qui cite des exemples de bus roulants malgré la présence de « voyants rouges » au tableau de bord.

    Contactée, la RTM ne nie pas les difficultés récentes. « La RTM a rencontré, depuis la rentrée de septembre, des difficultés de disponibilité de son parc autobus sur le réseau de Marseille, qui ont eu un impact sur les fréquences de passage. […] En septembre, le taux d’indisponibilité du parc était de l’ordre de 5% », explique la Régie. Une indisponibilité « qui peut apparaître relativement faible, mais qui est pour autant directement perceptible par la clientèle ».

    La RTM reste positive : « La situation est aujourd’hui en très nette amélioration avec un service très proche de l’offre nominale. » Elle en veut pour preuve le recrutement de « 22 opérateurs de maintenance pour accélérer la réparation des véhicules immobilisés ». Et renvoie surtout sur la livraison de bus électriques Iveco, qui a du retard, mais dont « la totalité devait être livrée au 1er semestre 2025 ». Avant de conclure : « Daimler Buses France (Mercedes) a remporté l’appel d’offres portant sur un ensemble de 200 bus articulés 100% électriques, qui devront être livrés à partir de l’automne 2026. »

  • Un référé pour la carrière antique de la Corderie

    Un référé pour la carrière antique de la Corderie

    Louis Alesandrini, président de l’association ART 13, a plaidé, lundi, en l’absence de son avocat pour demander au tribunal administratif l’arrêt en urgence des travaux en cours de requalification du jardin municipal Saint-Nicolas, présumant leur impact sur la conservation des vestiges antiques réensevelis au printemps.

    « Les travaux d’aménagement du jardin vont rajouter de l’eau qui va descendre par percolation et dégrader les vestiges. L’exhaussement de 4 m de terre n’était déjà pas autorisé au PLUi. Le mur de l’immeuble de la résidence des Loges fait barrage à l’eau et ils ont rajouté en avril une bâche en plastique », a-t-il expliqué tout en pointant la caducité du permis initial. « La ville s’était engagée à valoriser ce site historique, mais sa visibilité est réduite à un bloc abrité sous quelques bouts de bois posé à la va-vite. On est loin de la promesse d’une ombrière de 160m2. Le plus vieux monument de Marseille est en train de pourrir car ils étaient tous pressés de l’enfouir. »

    Des cadres municipaux sont venus réfuter cette analyse. « Aucun élément n’est produit sur un éventuel risque qu’aurait ce projet sur la conservation du monument, a dit une directrice de l’urbanisme. La commune produit des avis favorables de la Métropole sur la gestion des eaux pluviales. Tout a été pensé avec les Affaires culturelles (DRAC) et l’Architecte des bâtiments de France pour conserver et valoriser ce site. » De son côté, le directeur de la construction a souligné que « l’impluvium [système de captage des eaux de pluie] est total sur le jardin public. On ne rejette pas d’eau de pluie. La terre absorbe, le sol fait son œuvre. C’est un jardin fermé depuis trop longtemps. C’est sa vocation de service public d’y accueillir les enfants et leurs parents ». Délibéré mercredi.

  • Cérémonie pour marquer la libération des otages à Marseille

    Cérémonie pour marquer la libération des otages à Marseille

    La soirée a débuté par Les chaises vides, titre de Patrick Bruel et s’est poursuivie par des prières et des paroles d’espoir de paix. Parmi les personnalités présentes, les responsables de la communauté juive de Marseille : Bruno Benjamin (Crif), Michel Cohen-Tenoudji (consistoire), Lionel Stora (FSJU), de nombreux élus dont Martine Vassal, la présidente DVD de la Métropole et du Département, Laurent Lhardit, député PS, Ludovic Perney, vice-président LR de la Région. L’essayiste Amine El Khatmi était par ailleurs l’invité de la soirée.

  • Ces femmes que l’on aide à reprendre la barre de leur vie

    Ces femmes que l’on aide à reprendre la barre de leur vie

    « C’est quelqu’un qui m’a laissée comme un chien écrasé au bord de la route », témoigne Dominique, 61 ans. Assise salle Marceaux, hier, où l’association Fifrelin- Femmes à la Barre en collaboration avec Cloud 9 a organisé le forum, Dominique fait référence à son divorce « très catastrophique » d’avec son ex-mari, avocat de métier. « Alors que je suis coach en développement personnel, je me suis retrouvée avec une perte d’estime de moi. Je n’avais plus de jus », image-t-elle.

    C’est à ce moment-là qu’on l’oriente vers « Femmes à la Barre ». C’était au printemps dernier. « Grâce à cette association, j’ai trouvé un repère, une bulle. Un environnement extrêmement bienveillant. Cécile Poujol, la présidente de l’asso, est profondément humaine. Elle aime profondément transmettre ce qu’elle a pu apprendre pendant ses courses au large », explique Dominique. Arrivée en 2004 à La Ciotat, Cécile Poujol, originaire de l’arrière-pays, y vit toujours. La navigatrice a réalisé sa 1ère course en solitaire La Rochelle-Salvador de Bahia à l’âge de 23 ans… Et en a fait bien d’autres. En 2018, elle crée « Femmes à la Barre ». « L’idée, c’est d’ouvrir les possibles. Rompre l’isolement. Retrouver la confiance en soi en faisant. C’est reprendre la barre de sa vie. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de tempêtes, mais au moins c’est toi qui décides de devenir actrice de ta vie », déclare-t-elle. L’association est soutenue par la Ville, la Métropole, et travaille avec nombre de partenaires sociaux.

  • Au 51, boulevard Dahdah, dix ans de péril et d’insalubrité

    Au 51, boulevard Dahdah, dix ans de péril et d’insalubrité

    Le tribunal administratif a débouté un des 23 copropriétaires du 51 boulevard Dahdah (4e), en péril depuis 2019, qui contestait le recouvrement par la ville de Marseille des frais engagés pour reloger l’occupant de son logement.

    Interdit d’accès et muré, l’immeuble aux Chutes-Lavie est un ensemble collectif du XIXe siècle de type « courée ouvrière », organisé en 42 lots de copropriété depuis 1952, et qui a toujours concentré une population précaire exploitée par des investisseurs, dont certains connus pour être des marchands de sommeil. Sur la fin, il était devenu le dernier refuge de migrants. Son évacuation avait mobilisé des collectifs (Les expulsé.es du Bd Dahdah, Collectif du 5 Novembre, Al Manba/Soutien Migrant.e.s 13).

    Deux ans après l’évacuation d’urgence du 14 novembre 2019 de ces gourbis, la Ville a émis, en décembre 2021, contre la plaignante, deux titres pour une somme totale de 18 000 euros, mis en recouvrement par le fisc. La propriétaire objectait qu’elle n’avait pas signé de contrat de bail, mais une « convention d’occupation précaire » pour la mise à disposition gratuite d’une « pièce à vivre et d’une salle de bains avec toilettes » de 21,87 m2. Le tribunal a estimé qu’« une telle convention ne fait pas obstacle à ce que le logement occupé soit considéré comme sa résidence principale ».

    11 mutations immobilières depuis octobre 2021

    Une autre copropriétaire a été déboutée en avril 2025, obligée de rembourser 12 500 euros de nuitées hôtelières. Elle soutenait sans la moindre preuve avoir proposé en vain un hébergement de 30 m2 à Simiane-Collongue (20 km de Marseille) à son locataire, à qui son employeur proposait de lui prêter un véhicule. Des allégations sans preuve. « à supposer cette proposition établie, compte tenu de la distance entre les deux logements », la requérante « ne peut être regardée comme ayant satisfait à son obligation de relogement dans des conditions correspondant aux besoins de son locataire, ce qui justifiait que l’autorité territoriale se substitue à elle », cingle le tribunal.

    La copropriété est visée depuis plus de dix ans par un arrêté préfectoral d’insalubrité du 17 avril 2015 pour ses parties communes dégradées, suivi le 18 octobre 2016 d’une mise en demeure d’agir. Dix ans plus tard, les arrêtés de péril et d’insalubrité sont toujours actifs. Sous l’égide de la Métropole, l’opérateur Urbanis Aménagement devait organiser son expropriation. Pourtant aucune déclaration d’utilité publique n’a jamais vu le jour. Et, alors qu’il est toujours muré, en péril, insalubre et interdit d’accès, le « 51 Dahdah » a fait l’objet de 11 ventes de lots depuis 2021.

  • L’avenir des parkings aixois remis sur la table du conseil municipal

    L’avenir des parkings aixois remis sur la table du conseil municipal

    La piétonnisation du centre-ville augmente l’utilité des parkings et plus encore avec l’arrêté de fermeture du parking Méjanes, pose, en début de conseil municipal ce vendredi, Philippe Klein (Horizons), à la tête du groupe municipal d’opposition Aix Autrement. La Métropole a adopté deux résolutions relatives à la régie des parkings métropolitains, qui exploite les parkings aixois récemment perdus. Ils sont pourtant indissociables de la gestion du centre-ville. »

    Le 2 octobre dernier, la Ville a contesté, face au tribunal administratif, la mainmise de la Métropole sur ses parkings, votée lors d’une délibération en décembre 2022, dans le cadre de la loi 3DS, relative à l’action publique locale. Requête rejetée par la rapporteuse publique. Alors qu’un délibéré est attendu le 17 octobre sur la question, Philippe Klein a tout de même interrogé : « Est-ce que qu’il existe une chance de récupérer ces parkings perdus ? », et « comment envisager la future offre de parking en centre-ville en espérant qu’elle échappera au joug métropolitain ? »,

    Sophie Joissains, maire (UDI), souligne, dans un premier temps, l’unanimité « contre la décision métropolitaine » qui à son sens « souffre de nombre de défauts ». Entre autres, un vote à main levée, à contre-courant des indications du règlement intérieur, selon le maire.

    « Nous ne lâcherons pas »

    Si l’avis n’est pas partagé par la rapporteure publique, qui a balayé tout risque de vice de procédure, la maire rappelle que « nous [la Ville, Ndlr] ferons appel si la décision ne nous convient pas (…). nous ne lâcherons pas. Ces parkings sont à la fois la capacité de piétonniser le centre-ville avec les abonnements résidents, c’est aussi faire en sorte que nous puissions venir sur Aix lors de manifestations [diverses], à des tarifs avantageux. C’est une chose que nous souhaitons poursuivre en termes de politique ».

    Sophie Joissains met d’ores et déjà en avant une « perspective d’accroissement des parkings » et, sans dévoiler les emplacements, assure que trois projets pourront bientôt être mis en concertation avec les habitants. La Semepa (Société d’économie mixte d’équipement du Pays d’Aix) sera en charge de mettre en route le projet. « Il y a une chance de récupérer ces parkings », assure le maire.

    Du côté de l’opposition Aix-en-Partage, Marc Pena, également député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, s’interroge : « Votre politique est donc de faire une offre de parking un peu plus importante, un peu plus diversifiée plutôt que de diminuer le flux des voitures ? » Avant de reconnaître que « les conclusions du rapporteur public sont vraiment étonnantes ». Pour Marc Pena, il y a une solution : que « la Métropole change de main, ça pourrait arriver. S’il y avait une autre majorité, la Métropole ne se comportera pas de la même manière vis-à-vis d’Aix-en-Provence sur ce point, comme partout ».

    Le débat n’ira pas plus loin. Sophie Joissains conclut, avant de passer à l’ordre du jour : « Il faut des parkings parce que nous voulons des familles en centre-ville, et elles ont des voitures. Il nous faut une offre de parking supérieure. »