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  • Une plongée avec les scaphandriers du nucléaire à Marseille

    Une plongée avec les scaphandriers du nucléaire à Marseille

    « Sous l’eau, tout est plus compliqué. On a toujours de l’air dans les mains, les gestes sont plus longs. C’est un peu comme pour les astronautes, on a les mêmes sensations. » Julien Pillard, scaphandrier pour Onet Technologies, vient à peine de sortir de la piscine de la Comex (compagnie maritime d’expertise) dans le 9e arrondissement de Marseille. Avec encore de l’eau sur sa combinaison et son attirail de plus de 50 kilos sur le dos, il ressort d’un exercice « de montage-démontage mécanique » quasi en conditions réelles.

    Pendant sa plongée, il était surveillé par son collègue Rémi Douzou, ingénieur et scaphandrier depuis un poste de commande aux multiples écrans et un assistant prêt à intervenir à tout moment pour la sécurité du plongeur. « Chacun de ses déplacements est suivi par des caméras et des remontées d’informations radiologiques qu’on a avec toutes les sondes qui équipent le plongeur », détaille Rémi Douzou. Une surveillance de tous les instants qui s’explique facilement : l’exercice visait à reproduire l’immersion dans une piscine d’un réacteur nucléaire, la spécialité des scaphandriers d’Onet Technologies. « On a les plongeurs en milieu nucléaire les plus expérimentés du monde », note Rémi Douzou. Une affirmation pas exagérée : ils réalisent une centaine de missions par an, en France et à l’international. « On est sollicité par tous les exploitants du nucléaire et on intervient sur les centrales, qu’elles soient en activité ou en démantèlement, mais aussi sur les usines de recyclage de déchets nucléaires ou les centres de recherche… », développe l’ingénieur. Un métier encore plus spécifique que les soudeurs sous-marins et scaphandriers en travaux publics, déjà réputés pour leurs dangerosité et pénibilité, puisqu’ils sont « dans un milieu contaminé radiologiquement ». Mais rien d’insurmontable pour Julien Pillard : « La pression, c’est de ne pas s’approcher d’éléments irradiants. On a des capteurs et le chef d’opération en surface nous dit de s’approcher ou pas des éléments. Il faut toujours rester vigilant mais quand ça fait des années qu’on en fait, c’est un travail comme un autre. »

    250 ingénieurs à Marseille

    De quoi mettre en valeur les travailleurs d’Onet Technologies, division axée sur le nucléaire et l’ingénierie de l’entreprise marseillaise. « On est très connu pour la propreté, beaucoup moins pour d’autres métiers », reconnaît Magali Bousquet, directrice marketing et communication du groupe Onet. Pourtant, avec 40 ans dans le milieu et 3 000 salariés, son expertise n’est plus à prouver : « On est aussi aux États-Unis et au Japon, où l’on participe au démantèlement de Fukushima. » Et son siège marseillais a une place bien particulière. Claire-Amélie Gabriel, responsable de la communication et du marketing d’Onet Technologies met en avant le « centre d’ingénierie avec 250 ingénieurs spécialisés et 20 000m2 de capacité industrielle pour la fabrication » du site. En bref, une expertise made in Marseille.

  • Les collégiens apprennent l’engagement citoyen avec la sécurité civile

    Les collégiens apprennent l’engagement citoyen avec la sécurité civile

    Leur t-shirt blanc floqué d’un cercle rouge sur le dos, les cadettes et cadets de la sécurité civile de la promotion de l’an dernier passent un à un devant la salle comble pour récupérer leur diplôme. Les 15 nouveaux élèves du collège Frédéric-Mistral qui intègrent le dispositif cette année les applaudissent. C’est à leur tour de passer douze mardis après-midi en compagnie des équipiers de la caserne de Port-de-Bouc.

    À l’origine de cette initiative, qui fête ses 6 ans, il y a Florence Abel, coordinatrice de la Cité éducative. « C’est un projet qui existait déjà à Miramas, explique-t-elle. Je me suis dit que c’était intéressant d’un point de vue de l’engagement citoyen, pour aller à l’encontre de la vision genrée des métiers et c’était à une période où les pompiers étaient en grande difficulté dans leur relation aux citoyens, ils étaient parfois victimes de caillassage. »

    Depuis, le contact s’est apaisé et les élèves découvrent tout un tas de professions. « Vous n’allez pas voir que des pompiers, les prévient le lieutenant Jérôme Matard. L’an dernier on est allés voir les démineurs, cette année ce sera les pilotes de Canadairs et d’hélicoptères. On vous fera visiter la caserne, vous découvrirez nos véhicules, vous apprendrez les gestes de secourisme et vous ressortirez avec le diplôme de Prévention et secours civiques de niveau 1. » Un programme chargé.