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  • Les chercheurs prévoient la récurrence de feux extrêmes

    Les chercheurs prévoient la récurrence de feux extrêmes

    Des feux « extrêmes » qui vont nous obliger à changer de doctrine dans les décennies à venir… Chercheurs à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) Paca, Julien Ruffault, spécialiste des dynamiques de feux de forêt au sein de l’unité Écologie des forêts méditerranéennes, basé à Avignon, et Bernard Prevosto, spécialiste en écologie forestière méditerranéenne au sein de l’unité Risques, écosystèmes, vulnérabilité, environnement, résilience, basé à Aix-en-Provence, font le point sur ce qui nous attend en matière d’incendie.

    Des phénomènes qui dépendent de trois facteurs, rappelle en préambule Julien Ruffault. La météo où les « températures élevées, l’humidité faible et le vent fort vont favoriser les incendies », la végétation, « toutes les forêts ne brûlent pas de la même manière » et enfin les activités humaines. L’homme étant « à l’origine à 95% des départs de feu en France ».

    Paradoxalement si le changement climatique a « fortement contribué à l’augmentation de ces conditions », poursuit-il, on note « une tendance à la diminution des surfaces brûlées », qui « s’explique par les investissements et progrès réalisés dans la prévention et la lutte contre les incendies ». Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. « On observe partout dans le monde l’apparition de feux de plus en plus extrêmes », alerte Julien Ruffault.

    En clair, des incendies de taille exceptionnelle ou qui ont « des impacts majeurs sur les populations, l’économie ou les écosystèmes », précise-t-il. Comme les feux de 2003 et 2022 où respectivement 73 000 ha et 59 000 ha de forêt et de terres boisées étaient partis en fumée.

    Vers une extension géographique du risque

    Ces feux étant incontrôlables, « il va falloir changer de paradigme », indique le scientifique. Ce que les pompiers ont déjà commencé à faire assure-t-il, en essayant de « protéger les populations, diriger le feu et l’attaquer quand on peut ».

    Si, pour l’été qui s’annonce, les prévisions restent difficiles à faire concède-t-il, au cours des prochaines décennies il faut s’attendre à une « extension géographique du risque vers le nord de la France et vers les zones de moyenne montagne », un rallongement de la saison principalement en zone méditerranéenne et dans le Sud Ouest et des feux plus fréquents. En conséquence, l’Inrae se pose en conseil pour anticiper. En proposant par exemple avec l’ONF et en partenariat avec Météo France et l’IGN, une carte nationale d’aléas incendies de forêt « qui servira de référence pour les politiques de gestion de risques », illustre Julien Ruffault.

    L’Inrae s’est aussi penché sur les capacités des plantes, en mode résistance ou résilience. Car « bonne nouvelle, nos végétations méditerranéennes ont développé des stratégies face à l’incendie », indique Bernard Prevosto. Avec son écorce mince, le pin d’Alep, qui occupe plus de 30 000 ha dans le Sud de la France, va par exemple mourir raconte-t-il. Mais les « cônes sérotineux » qu’il produit vont s’ouvrir sous l’effet de la chaleur, libérant des graines sur un sol brûlé, sans la concurrence d’autres espèces. Notre pin mettant « 20 à 30 ans pour reconstituer sa banque de graines », c’est la succession des incendies qui peut poser problème, conduisant même à « une dynamique régressive », nuance le chercheur.

    Néanmoins, après des tentatives de reboisement dans les années 70, 80, « beaucoup d’échecs », il s’agit de laisser aujourd’hui la nature « opérer » dans notre région et d’agir plutôt sur l’érosion post-incendie précise-t-il. « Les sols sont fragilisés, parce que la matière organique a été perdue, on peut faire des fascines pour aider à la reconstitution ou laisser des branches au sol qui vont constituer des abris pour les futures plantes », ajoute Bernard Prevosto.

    Côté prévention, un gros travail reste aussi à faire sur la « perte de la culture du feu dans notre région » estime Julien Ruffault, notamment sur la protection individuelle avec le respect des obligations légales de débroussaillement et les comportements, avant d’exporter ce savoir vers le Nord…

    « Nos végétations de Méditerranée ont développé des stratégies »

  • L’état de la ressource en eau rassurant à l’approche de l’été

    L’état de la ressource en eau rassurant à l’approche de l’été

    À l’instar de ce qui est fait à travers le projet Var Bleu, le département du Var est mobilisé contre les risques de stress hydrique. C’est à ce titre que le Comité ressources en eau se réunit à intervalles réguliers, sous la direction du préfet du Var Simon Babre, pour réaliser un état des lieux. Un exercice important à l’approche de la saison estivale, qui s’est tenu jeudi 28 mai en compagnie des acteurs de la gestion de l’eau et de la sécheresse dans le département (services de l’État et établissements publics, élus, collectivités, usagers et associations).

    Le premier constat se veut rassurant : après une saison de recharge de l’hiver 2025-2026 excédentaire (+24% de précipitations, soit 775 mm pour 626 attendus), les nappes souterraines sont à un niveau satisfaisant. « Fin 2025, les nappes, notamment celles du centre Var, étaient déjà rechargées, et le niveau des nappes côtières était stable, un peu en dessous de la moyenne », explique Marc Moulin, hydrologue au Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). « Il y a eu un tournant en décembre avec les crues spectaculaires du Gapeau, de la Giscle et de l’Argens, ce qui a conduit les nappes alluviales, situées sous les fleuves côtiers, à des niveaux plutôt hauts. »

    Pas de prévisions saisonnières fiables

    Comme en 2025, les trois premiers mois de l’année ont conforté cette tendance, notamment grâce aux nouvelles crues de février ayant placé les nappes « en position hautes à très hautes. On a désormais commencé la phase de tarissement », poursuit le scientifique, qui annonce « un étiage relativement modéré cette année. Comme on part de haut, on ne va pas arriver très bas, même si le tarissement est un peu précoce par rapport à d’habitude. » Et ce, malgré l’absence de pluie et des températures assez élevées depuis le début du mois d’avril.

    Mais avec des cours d’eau en baisse, il conviendra cependant de faire preuve de sobriété, annonce la préfecture, afin de restreindre tant que possible les mesures de restriction. D’autant plus que pour ce faire, on ne pourra pas vraiment compter sur les prévisions en termes de précipitations, celles-ci n’offrant pas « de tendances marquées à trois mois en Europe de l’ouest. Il y a trop d’incertitudes car nous sommes sur une zone de latitude moyenne », annonce Hélène Correa, responsable du service Prévision et Climatologie de Météo France sur la région sud-est.

    Ce Comité ressources en eau a aussi permis d’aborder la question de l’amélioration de la connaissance des prélèvements (près de 210 millions de m³ par an dans le Var) : 62% destinés à l’eau potable, 32% pour les usages agricoles et 6% pour d’autres usages économiques (golfs, ports, industries…). La Chambre de commerce et d’industrie a également présenté le programme ReS’Eau, qui accompagne les entreprises du tourisme vers la sobriété hydrique, du diagnostic des usages jusqu’à la mise en place d’actions concrètes.

  • Un hiver exceptionnellement pluvieux, bénéfique pour les nappes phréatiques

    Un hiver exceptionnellement pluvieux, bénéfique pour les nappes phréatiques

    Un vrai temps de grenouille ! Voilà bien longtemps que bottes, imperméables et parapluies n’avaient pas été aussi tendance dans la garde-robe hivernale des Héraultais et des Gardois… Ça n’aura échappé à personne : en décembre et janvier, le ciel s’est épanché comme jamais, ou presque.

    Sur ces deux premiers mois d’hiver 2026, « les précipitations représentent quatre fois la normale à Montpellier et 2,7 fois à Nîmes », indique Florence Vaysse, de Météo France. Avec notamment un mois de décembre exceptionnellement pluvieux, « record à l’échelle de chaque département depuis 1960 », souligne la référente territoriale pour l’ex Languedoc-Roussillon. « Les précipitations mensuelles de décembre 2025 représentent 3 à 5 fois la normale dans l’Hérault (5 fois sur la région de Montpellier) et 2 à 3 fois la normale dans le Gard (4 fois le long du Vidourle d’Aigues-Mortes à Villevieille) », précise Florence Vaysse. Le mois de janvier se démarque lui aussi des précipitations moyennes habituellement enregistrées à cette période, mais dans des proportions un peu moindres : 2 à 4 fois la normale dans l’Hérault et 2 à 3 fois la normale dans le Gard.

    Deux épisodes ont été particulièrement remarquables : l’un au mois de décembre, juste avant Noël, du 19 au 23 du 19 au 23 décembre et l’autre un mois plus tard, du 17 au 19 janvier. Décembre et janvier confondus, « cela faisait plus de 45 ans qu’on n’avait pas connu un tel cumul dans l’Hérault (439,7 mm enregistrés à la station de Montpellier-aéroport) et près de 30 ans dans le Gard (239,9 mm à Nîmes-Courbessac) », indique Florence Vaysse.

    Nappes phréatiques :

    « des situations favorables à très favorables »

    Le bilan est d’autant plus marquant dans l’Hérault « que cet hiver très pluvieux succède à 7 hivers secs ». De quoi requinquer les nappes phréatiques, cette période de pluie ayant été répartie dans le temps (les jours de pluie ont été nombreux) et l’intensité des épisodes, limitée. « Lors des épisodes cévenols ou méditerranéens, on peut avoir 100 à 200 mm de pluie dans la journée. Du fait des très fortes intensités, l’eau n’a pas le temps de s’infiltrer dans les sols et les nappes, il y a beaucoup de ruissellement », explique Perrine Fleury, hydrogéologue du BRGM. « Là au contraire, on a les épisodes ont duré plusieurs jours, donc à chaque fois on a eu beaucoup plus de temps pour que ça s’infiltre. La recharge des nappes est donc beaucoup plus efficace que si tout était tombé en une seule journée », détaille l’hydrogéologue.

    « Les niveaux des nappes phréatiques sont partout à la hausse, avec des situations favorables à très favorables à l’échelle de l’Hérault comme du Gard », poursuit-elle. « On est sur les niveaux d’une situation décennale humide, c’est-à-dire que l’on n’observe qu’1 année sur 10. » Les stocks sont donc en train de se reconstituer largement. La préfecture de l’Hérault a d’ailleurs levé, le 5 février, toutes les restrictions relatives aux usages de l’eau dans le département.

    Il faut dire que la saison – automne et hiver – est propice au rechargement des nappes : « Les végétaux consomment beaucoup moins d’eau. Laquelle peut donc s’infiltrer plus facilement dans les sols. » Pour autant, « on va tout de même avoir besoin de précipitations au printemps, puisque les nappes se vidangent : les pluies qui s’infiltrent maintenant vont s’écouler en souterrain, alimenter les cours d’eau pendant les mois à venir. Cela dit, vu le niveau très haut actuellement, même s’il ne pleut pas beaucoup on ne devrait pas être sur des sécheresses comme on a pu les observer ces 2-3 dernières années », estime Perrine Fleury. Pour l’heure l’hiver n’est pas terminé. Météo France prévoit notamment encore un temps perturbé, donc pluvieux, sur la première quinzaine de février. Avec un message de vigilance martelé par Florence Vaysse : « Les épisodes méditerranéens et cévenols sont plus fréquents en automne, mais ils peuvent aussi se produire en hiver et au printemps. Cet hiver 2026 nous le rappelle ! Il faut rester prudent. Dans l’Hérault, on se souvient du drame de Puisserguier le 28 janvier 1996. »

    Amélie Goursaud

  • La Préfecture veut améliorer la gestion des intempéries

    La Préfecture veut améliorer la gestion des intempéries

    En 2025, le Var n’a pas été épargné par les intempéries. Au total, on recense, au 17 décembre, 61 dispositifs de vigilance jaune pluie-inondation et/ou orages, et 7 de vigilance orange. Un décompte qui s’accentue au rythme du changement climatique, au même titre que l’intensité des événements, « parfois anticipés avec très peu de préavis au vu de l’état de l’art de la météorologie », argumente la Préfecture.

    Car elle en a conscience : les services de l’État n’ont pas été exempts de critiques, notamment concernant la prévention. En premier lieu, pour la gestion de l’épisode pluvieux du 21 septembre, et le maintien du match de rugby entre Toulon et La Rochelle, en dépit de la vigilance orange, ce qui avait mis potentiellement en danger les milliers de spectateurs venus y assister. Dans le même temps, la Préfecture des Bouches-du-Rhône annulait par précaution celui qui devait opposer l’OM au PSG, en Ligue 1 de football. « Les prévisions décrivaient le phénomène comme moins intense que dans les Bouches-du-Rhône et peu stationnaire. Pourtant, des records ont été enregistrés, notamment au Castellet (86,8 mm en une heure) et à Toulon (89,5 mm en une heure) », se justifie la Préfecture du Var, qui indique que « les travaux et les pompages ont été très rapidement engagés », et que 30 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle.

    La concertation pour apporter des réponses

    Également mentionnés, les deux épisodes des 17 et 22 octobre, qui ont touché Saint-Tropez et Toulon, et qui, « en l’absence de vigilance météo, n’avaient pas pu être signalés à la population ». Afin « d’améliorer la caractérisation des phénomènes (pluviométrie/heure, stationnarité, temporalité) nécessaire à une alerte adaptée et à une prise de décision éclairée », la préfecture a mené des réunions avec les services de l’État (dont Météo-France), les communes, et les représentants du RCT et de la Ligue Nationale de Rugby.

    Ainsi, Météo France veillera désormais à préciser l’intensité des précipitations (notamment en distinguant les cumuls par heure des cumuls globaux) et à signaler les phénomènes stationnaires. Un plan de crise est prévu pour gérer les afflux du stade Mayol, tout comme des exercices impliquant les services de l’État concernés, les forces de l’ordre et les services de sécurité privée. Enfin, « des axes d’amélioration concrets sont d’ores-et-déjà appliqués » concernant les dispositifs d’alerte face à des phénomènes soudains et localisés, comme ceux d’octobre, qui ont mis en lumière les vulnérabilités du territoire en la matière. La question de la bétonisation, notamment mise en cause par certains acteurs dans l’épisode de mai qui avait coûté la vie à deux personnes au Lavandou, n’a en revanche pas été abordée.

  • « Cette COP va acter l’échec de l’accord de Paris »

    « Cette COP va acter l’échec de l’accord de Paris »

    La Marseillaise : Cette COP s’ouvre dix ans après les accords de Paris, prévoyant de limiter le réchauffement climatique sous la barre de +1,5°C d’ici 2100. Dix ans plus tard, ces objectifs ne sont pas atteints et le dérèglement climatique s’accélère…

    Alix Roumagnac : Effectivement, le dérèglement s’est mis en place, il ne faut plus parler au futur. On a eu le tort, peut-être il y a 10 ans, de parler de 2050, 2100, sans se rendre compte que les conséquences étaient déjà là. Les récents événements climatiques, que ce soit l’ouragan Melissa en Jamaïque ou le super typhon aux Philippines, en attestent. Ça va être un des aspects de la discussion de cette COP. Aujourd’hui ce sont les pays qui ne sont pas les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, comme la Jamaïque, les Philippines, qui en subissent les conséquences.

    Les objectifs de Paris sont-ils toujours atteignables ?

    A. R. : Je pense que cette COP va acter l’échec de ces objectifs et tenter d’en établir de nouveaux. On s’est déjà rapproché des +1,5°C, donc on sait qu’on ne va pas pouvoir les obtenir. Malgré l’échec, la trajectoire, qui se situait, il y a 10 ans, aux alentours de +4 °C à la fin du siècle, a été un peu modifiée. Un certain nombre de pays ont mis en place des actions et désormais, on est à +2,8°C ou +3°C à la fin du siècle. Ce n’est pas suffisant, mais on voit que ces COP, malgré toutes les difficultés que l’on connaît, ont quand même un effet. Toute la difficulté de cette nouvelle conférence va être comment bâtir quelque chose avec l’absence des États-Unis, un des principaux pollueurs et principaux émetteurs.

    Justement, l’absence des États-Unis ne risque pas de compromettre le moindre accord ?

    A. R. : Les États-Unis entraînent derrière eux un certain nombre d’États, soit des états de connivence doctrinale comme l’Argentine, qui suivent cette position et profitent de l’occasion pour ne plus avoir à faire d’efforts, soit certains qui ne veulent plus faire d’efforts car le principal pollueur n’en fait pas. C’est toute la difficulté de cette COP, que ce soit en termes d’atténuation comme en termes de compensation. Quand on parle des fonds à mettre en place pour compenser les pays qui subissent les conséquences du réchauffement, il est clair que les États-Unis ne voudront pas participer à cette compensation, et ça rend les choses compliquées. Que peut faire la communauté internationale dans cette situation ? Les pays européens ont dévoilé leur nouvelle feuille de route cinq jours avant le démarrage de la COP. Ce qu’on peut espérer, c’est la reprise du leadership européen pour essayer de donner une dynamique dans cette période un peu particulière.

    Un autre enjeu de cette COP est de sortir des énergies fossiles, mais ne faudrait-il pas envisager une baisse de la consommation ?

    A. R. : Ça va être une complexité supplémentaire. La baisse des énergies fossiles, paradoxalement, c’est la COP28 à Dubaï qui avait réussi à faire un petit pas en avant sur ce sujet. Là, le Brésil est quand même un pays producteur de pétrole. Il a encore récemment donné des nouvelles autorisations de licence pour du forage pétrolier. Donc on sent que cette COP ne fera certainement pas d’avancée supplémentaire sur la sortie des énergies fossiles. Ce sera plus certainement un sujet sur la préservation des forêts. La sortie des énergies fossiles est une chose mais on sait que le seul élément qui va permettre d’inverser la tendance, c’est une modification forte dans nos modes de consommation, quel type de croissance on peut avoir pour justement diminuer nos consommations. Et on voit malheureusement qu’aujourd’hui les intérêts particuliers de chaque pays et le développement économique prennent le pas de manière très forte sur l’intérêt général de la planète. C’est vrai aux États-Unis, mais c’est vrai partout dans le monde. En France, ces dernières années, les débats portent sur la limitation de la dette, l’augmentation du pouvoir d’achat mais la transition écologique est passée très en retrait de toutes les préoccupations que ce soit des politiques ou des citoyens. Pourtant, il y a trois, quatre ans, après le Covid, on observait une conscience écologique chez les citoyens avec des petites avancées. Là, on observe plutôt un recul de cette problématique.

    Ce recul sur l’environnement ne risque-t-il pas d’engendrer un sentiment de démobilisation, de résignation chez les citoyens ?

    A. R. : C’est complexe. Il y a une grande volonté aux COP – j’étais présent à la COP27, à la COP28. Le sujet, c’est plus d’arriver à convaincre l’opinion publique de l’intérêt de faire des petits pas. Ce combat doit être le résultat de petits efforts de chacun tous les jours. Le problème c’est qu’on a parfois des positions trop extrémistes. Selon le palmarès international des efforts des États en matière climatique de 250NOW, les premiers classés sont les pays scandinaves, la Suisse, le Luxembourg, et la France arrive septième. Sans aucune surprise, les derniers pays de l’OCDE sont les États-Unis, le Canada, l’Australie. Pourtant, en France, on a plutôt un sentiment général qu’on ne fait pas assez d’efforts. Et certaines associations mettent la France au tribunal alors qu’elle fait partie des leaders mondiaux à montrer l’exemple. Cette mise en cause peut affaiblir la voix de la France. Je pense que c’est un sujet qui devrait rassembler au-delà des oppositions. C’est un sujet prioritaire mondialement, la dette écologique est beaucoup plus grave que la dette financière. Aujourd’hui, on n’a pas de partis, de gens qui arrivent à se positionner sur ce sujet de manière suffisamment forte pour créer cette dynamique.

    Cette politique de petits efforts est menée par certaines associations et municipalités. Mais cette légende du colibri, popularisée par Pierre Rabhi, est-elle efficace ?

    A. R. : Oui, je crois beaucoup justement à l’effet colibri sur plusieurs sujets. C’est vraiment un marathon qu’on a à faire pour arriver à gagner cette bataille pour le climat. Et on n’a jamais gagné un marathon en partant en sprint. C’est une course de fond, un enchaînement. Un premier petit geste va donner envie le lendemain d’en faire un deuxième ou d’en faire plus. Et c’est vrai au niveau du citoyen, au niveau de la collectivité, de l’entreprise, de l’État. C’est cette dynamique générale qu’il faut générer.

    Propos recueillis par Louis Dupin

    « Les intérêts particuliers des pays prennent le pas sur l’intérêt général
    de la planète »

    « Nous avons besoin de solutions (…). Nous devons aller beaucoup plus vite »

  • OM-PSG pour l’instant maintenu au Vélodrome malgré la vigilance orange

    OM-PSG pour l’instant maintenu au Vélodrome malgré la vigilance orange

    « De la grêle, une forte activité électrique, des rafales allant jusqu’à 80km/h » sont attendues dimanche, sans compter « entre 70 et 90 mm et localement jusqu’à 120 mm » de pluie qui devraient tomber « en quelques heures » dans le département des Bouches-du-Rhône, selon le bulletin de Météo France publié ce samedi 20 septembre. Le Classique entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, prévu dimanche 21 septembre 2025, à 20h45, est pour le moment maintenu.

    Le département des Bouches-du-Rhône est placé en vigilance orange pour orages et pluie-inondation, à partir de dimanche midi jusqu’en milieu de nuit. « Une attention particulière est portée sur l’Huveaune qui pourrait connaître un risque de débordement, notamment sur l’Aval d’Aubagne (La Penne-sur-Huveaune et Marseille) », révèle le communiqué de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Cette dernière précise que le match est maintenu, mais que « la situation peut être emmenée à évoluer si les conditions météorologiques s’aggravent. »

    Côté sportif : Kondogbia forfait, incertitude autour d’Aguerd

    Sur le terrain, le milieu de terrain centrafricain Geoffrey Kondogbia, touché à un mollet suite à un choc lors de la première journée de Ligue des champions, mardi, face au Real Madrid, sera absent dimanche, lors du choc de la Ligue 1 face au Paris-SG. Et une décision concernant le défenseur central marocain Nayef Aguerd, touché à la tête la semaine dernière face à Lorient et qui a suivi un protocole commotion, sera prise dimanche matin.