L’avez-vous vu, ce petit bonhomme au chapeau pointu ? Si ce n’est pas le cas, les enfants de l’école maternelle Font Sarade ont en tout cas reçu sa visite ce mardi matin, pour recevoir sous le sapin quelques cadeaux peu anodins.
C’est en compagnie de Bidule et Craquotte, deux lutins « du département du livre du père noël » comme elles se présentent, que la classe de petite section découvre Hector le Magichien, de Sophie Ledesma. Un chien qui, « abracadatchoum ! », se change en chat ou en paon lorsqu’il éternue. À l’aide de leur kamishibai, ce théâtre illustré de poche japonais, les deux lutins racontent des histoires à partir d’illustrations, comme le Noël des animaux où l’on trouve les rennes des neiges, un chat-pin de noël félin, et des kangourous qui n’ont pas besoin de hotte pour les cadeaux.
Des thèmes et des histoires qui pourraient prêter à sourire, mais qui revêtent une grande importance pour le développement des enfants, selon l’adjointe à l’éducation (PCF) Annie Kinas, qui tend les livres aux enfants en leur expliquant que « ce cadeau là, c’est le maire qui l’a mis sur la liste, ce sont de jolis livres avec des belles histoires que vous regarderez avec la maîtresse en classe et avec vos parents ».
Hector le magichien est l’un des trois livres offerts aux enfants dans toutes les écoles maternelles et établissements d’accueils de jeunes enfants de la ville. Au total, ce sont près de 2 300 livres qui sont offerts aux enfants martégaux, pour un budget de 30 000 euros. « La tradition se poursuit car il n’est pas question d’enlever ce moment de rêve et de bonheur aux enfants », insiste Annie Kinas, qui parle de « permettre l’accès et encourager la lecture en classe et à la maison », comme de « rêver à travers un livre lu en famille ».
Mais cela va plus loin. « Ça contribue aussi à faire les petits champions de la lecture de demain », complète l’adjointe, ce concours de lecture à voix haute que la Ville a accueilli l’année dernière et dont un élève martégal avait remporté la finale départementale. L’élue pense aussi que « lire dès le plus jeune âge repousse l’utilisation abusive du téléphone et des écrans », mais aussi « suggère l’idée d’aller feuilleter d’autres livres à la médiathèque ».
Nul doute que les livres et le théâtre kamishibai stimuleront l’imagination des enfants, captivés par les lutins racontant l’histoire du loup voulant manger le petit chaperon rouge et que « le père noël prend par la peau des fesses », pour le gronder.
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