Tag: Maxime Picard

  • La CPMM mise à l’honneur au 54e congrès de la CGT

    La CPMM mise à l’honneur au 54e congrès de la CGT

    Faire rayonner la CPMM. » C’est l’objectif de la présence d’une délégation de la coopérative, en charge de la distribution de la presse sur une partie de la Région Sud, et issue d’une lutte de haute volée, au 54e congrès de la CGT à Tours. « On voulait interpeller les délégués au congrès sur les risques pour la démocratie en lien avec la pérennité de notre coopérative », résume Maxime Picard, président de la CPMM, aux côtés de Nicolas Guglielmacci et d’Hélène Honde. Tous trois chevilles ouvrières de la reprise par ses salariés de l’ancienne société SAD, liquidée judiciairement en 2020 avec la fin de Presstalis (ancienne messagerie nationale de presse), leur présence est plus que symbolique. « Avec la CGT, il y a une histoire commune : les anciens salariés ont monté un projet de reprise avec leur syndicat et d’autres organisations CGT », rappelle le président.

    Une histoire qui se poursuit : « Il y a actuellement un combat mené par l’ensemble de la CPMM. Sur les 24 millions d’euros d’aides exclusivement fléchées sur la distribution de la presse, les dépositaires dont la CPMM, ne reçoivent absolument rien », dénonce Maxime Picard. De quoi mettre en péril son modèle économique, et donc l’accès à une presse pluraliste. D’où la volonté de « sensibiliser sur les enjeux politiques autour de la distribution de la presse et l’accès à l’information ». Leur présence avec un stand a donc fait coup double puisqu’une palette d’offres était mise à disposition des congressistes, dont une participation Mondial La Marseillaise des CSE. En clair, permettre d’aider à « l’équilibre économique de la coopérative » tout en prônant les valeurs de la structure sociale et solidaire.

  • La Sécurité sociale défendue coûte que coûte à Marseille

    La Sécurité sociale défendue coûte que coûte à Marseille

    La banderole intersyndicale qui ouvre le cortège de la manifestation marseillaise, ce mardi, adresse un message clair au gouvernement et aux parlementaires qui redébattent du budget de la Sécurité sociale au même moment : « Contre les budgets d’austérité, pour une juste répartition des richesses, pour une retraite à 60 ans ! ». Partis des Réformés en direction de la préfecture en passant par le cours Lieutaud, les quelque 15 000 manifestants, « s’inscrivent dans la droite lignée des deux précédentes mobilisations en septembre et octobre », comme le résume Franck Balliot, cosecrétaire de la FSU 13.

    Si ce n’est pas la foule des grands jours sur la Canebière, reste que la détermination des militants présents ne vacille pas. Et d’autant plus lorsqu’il s’agit de défendre la Sécurité sociale, alias « la Sécu » ou encore « le bien commun », comme l’appelle un bon nombre de manifestants. « C’est ce qui permet de surmonter les crises. On l’a vu pendant le Covid et pendant celle de 2008. Malgré l’attachement des Français, les gouvernements attaquent la Sécu depuis des décennies, petit bout par petit bout. Nous, au contraire, on prône le 100% soins prescrits, 100% soins remboursés », développe Franck Balliot.

    Avec le PLFSS 2026 qui revient sur la table des députés, les militants ont de quoi monter au créneau contre un paquet de mesures jugées plus régressives les unes que les autres. Jean-Marie Angelli, secrétaire général de la CGT CPAM 13 (Caisse primaire d’assurance maladie) en a un exemple : « Revenir sur la prise en charge de certaines maladies, des maladies lourdes. » Et de dénoncer « une ligne rouge franchie ». D’autres manifestants pointent le doublement des franchises médicales ou encore la diminution de la prise en charge de certains médicaments. « Ils font payer aux assurés et aux plus précaires ce qu’ils ne veulent pas chercher chez le grand patronat. Petit à petit, ils font tout pour qu’on se dirige vers la mort de la Sécu », développe-t-il.

    Entre quelques jets de pétards des agents portuaires du GPMM et dockers de Fos, il reste tout de même positif : « En ces 80 ans de la Sécu, heureusement qu’il y a encore des forces vives qui se battent pour elle. » Et de préconiser « un retour à la base » pour le modèle social français. Comprenez par-là « un financement par la cotisation, pour tout le monde, en mettant fin aux exonérations et aux cadeaux fiscaux au grand patronat ».

    Car l’objectif du jour est bien de poursuivre une forme de pression du monde du travail sur les parlementaires et le gouvernement. « On ne veut pas que les économies qui sont prévues se fassent sur le dos des travailleurs, sur le dos des malades, des retraités ou de nos enfants », rappelle Maxime Picard, secrétaire départemental de Solidaires Finances publiques. Il analyse le projet gouvernemental : « Les gouvernements libéraux s’attaquent aux constructions collectives des travailleurs, ce qu’est la Sécurité sociale. Et l’on est sur la même logique : faire payer à certains et pas à d’autres. » En bref, une mobilisation pour défendre un modèle qui protège les plus précaires. Si la trêve des confiseurs approche, un autre rendez-vous est déjà fixé au samedi 6 décembre, pour défendre la prime de Noël à l’appel de la CGT Chômeurs 13.

    « Il y a encore des forces vives qui se battent pour la sécu’ »

  • CPMM. Un combat pour la liberté de la presse

    CPMM. Un combat pour la liberté de la presse

    Le maintien du pluralisme de la presse écrite et sa diffusion auprès de tous les citoyens, (…) sur le territoire français, doivent être pleinement garantis par l’État. » En plein examen du Projet de loi de finance 2026, la CGT a réaffirmé jeudi dans un communiqué son engagement à défendre « cette mission d’intérêt général » assurée par le service public postal pour la distribution aux abonnés et le système de diffusion pour la vente au numéro via les diffuseurs de presse.

    Deux sociétés coopératives d’intérêt collectif, la CPMM à Marseille et Oyé Distribution à Lyon, créées par d’anciens salariés du Livre CGT du groupe Presstalis, sont au cœur de ce dispositif vital pour une filière qui traverse de profondes difficultés, entre baisse continue des ventes, fermeture des points de ventes, et hausse des coûts du transport et de l’énergie mettant en péril la viabilité de ces coopératives.

    « C’est une bonne chose que la population accompagne les salariés choisissent de prendre leur avenir en main, c’est le modèle que nous avons choisi », apprécie Maxime Picard, le PDG de la CPMM qui distribue sur les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse. « C’est dans nos fondamentaux de conserver l’emploi et nos savoir-faire. Qui mieux qu’un salarié peut connaître son métier, son secteur et reprendre en main les outils ? Et puis pour la CPMM, c’était aussi un combat démocratique pour que la presse soit accessible partout et pour tous », insiste l’ex-délégué CGT. « De la même manière que les salariés de Duralex veulent pérenniser leur entreprise, nous avons besoin puisque l’activité de distribution de la presse est déficitaire en raison des coûts de la livraison du dernier kilomètre, des surcoûts liés au travail de nuit, d’une autre répartition des aides de l’État. Les aides à la distribution doivent revenir directement aux outils de distribution qui en supportent les surcoûts. »

    C’est en ce sens que la CGT au niveau confédéral réclame aussi que les Sociétés agréées de distribution de la presse rémunèrent ces sociétés coopératives d’intérêts collectifs « à hauteur du niveau de celui de la SAD à savoir 10% de taux de commission », afin de garantir aux éditeurs un accès équitable à ces deux réseaux, à des tarifs solidaires.