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  • À Port-de-Bouc, les Atsem reprennent le travail sur la pause méridienne

    À Port-de-Bouc, les Atsem reprennent le travail sur la pause méridienne

    Comme tous les midis depuis le 28 septembre, les Agentes territoriales spécialisées des écoles maternelles (Atsem) étaient en grève reconductible ce lundi 12 octobre. Après une réunion avec les élus et les représentants syndicaux dans la soirée, elles se sont engagées à reprendre le travail à la cantine ce mardi. Les représentants syndicaux souhaitent négocier sur le prélèvement des jours de grève. Un entretien est prévu entre le permanent et l’adjointe au personnel pour en rediscuter, apprend la Ville.

    Les Atsem dénoncent un manque de personnels, notamment lors des pauses méridiennes, ce qui nuit à la sécurité des enfants et à leurs conditions de travail. Une gréviste, qui souhaite garder l’anonymat, témoigne : « Ça fait un an qu’on alerte sur cette situation. À la cantine, les petits sont encadrés par nous et des agents d’entretien, qui sont souvent absents en raison d’arrêts maladies récurrents, ce qui cause une surcharge de travail. Sachant qu’on a des enfants de deux ans dont il faut changer les couches, qu’il faut couper la viande des petits à midi, qu’ils peuvent se disputer ou se faire mal avec les fourchettes… C’est par rapport à leur sécurité que ça nous angoisse. »

    Reçues par la majorité à trois reprises la semaine dernière, elles ont obtenu trois des cinq renforts qu’elles demandaient. Deux vacataires ont été positionnés à Lucia-Tichadou, et un aux Arcades Louis-Azémard. Laurent Belsola (PCF) leur a garanti la pérennisation de ces postes. Mais pour le maire, le taux d’encadrement et les conditions de travail s’amélioreront avant tout en luttant contre l’absentéisme. Un travail partenarial avec les personnels et les représentants syndicaux doit être mené sur les risques psychosociaux.

    Le remplacement systématique impossible

    L’élu explique que « la commune ne peut pas se permettre de remplacer de façon systématique des agents titulaires par des agents vacataires ». « À l’heure où les moyens des collectivités sont rognés de toutes parts et où les Villes perdent toujours plus de dotations permettant d’assurer l’offre de service public, il est impossible, pour Port-de-Bouc, de remplacer des agents dans des écoles au sein desquelles les préconisations liées au taux d’encadrement sont à la fois respectées et plus favorables que dans d’autres communes », poursuit-il.

    Alors que la moyenne nationale se situe à un adulte pour 14 enfants, les sept écoles maternelles de la commune sont dotées d’un adulte pour 12 enfants au maximum (dans les établissements où les renforts ont été fléchés) et six enfants au minimum. L’objectif visé par la municipalité comme les Atsem est d’arriver à une moyenne de neuf enfants par encadrant.

  • Petite enfance et rénovation de l’école Victor-Hugo au menu du conseil municipal de Port-de-Bouc

    Petite enfance et rénovation de l’école Victor-Hugo au menu du conseil municipal de Port-de-Bouc

    C’est un transfert qui avait fait parler avant l’été. Ce mercredi 16 septembre, les élus du conseil municipal de Port-de-Bouc voteront une délibération pour que la halte-garderie Odette-Menot, située aux Aigues-Douces, soit redéployée au sein du multi-accueil collectif (MAC) Paulette Rambaldi.

    Derrière cette décision, il y a un constat : le nombre d’inscriptions enregistrées en juin pour la rentrée (environ dix familles) était insuffisant pour maintenir la structure municipale ouverte telle quelle. Cette baisse de fréquentation était observée « depuis plusieurs années consécutives », avait expliqué le maire Laurent Belsola (PCF), notamment due à « un ralentissement démographique et à une forme de garde qui n’est plus adaptée aux besoins ». La halte-garderie Odette-Menot ne fournissait pas de pause méridienne. Le MAC Rambaldi permet quant à lui à un collectif d’assistantes maternelles de garder 20 à 25 enfants
    toute la journée sans
    interruption.

    Concours pour la maternelle Victor-Hugo

    Pour le reste, cette séance de rentrée ne devrait pas s’éterniser : 21 points sont à l’ordre du jour. Les élus auront notamment à désigner les membres du jury de la procédure de concours de maîtrise d’œuvre sur esquisse engagée par la Ville de Port-de-Bouc dans le cadre de la réhabilitation de l’école maternelle Victor-Hugo ainsi que la démolition et de la reconstruction de la cantine, qui s’inscrivent dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain des quartiers de la Presqu’île et des Comtes-Tassy.

  • Gaby Charroux : « On a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole »

    Gaby Charroux : « On a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque samedi à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La Métropole

    Didier Gesualdi : La Métropole rediscute de son budget ce jeudi. En aura-t-elle un avant la fin de l’année ?

    Je serai évidemment là le 10 septembre pour ces votes, quels qu’ils soient. On va voir, ça peut encore évoluer, mais l’ordre du jour est fixé. On a eu une évolution : « la Métropole des maires » je ne sais pas très bien ce que ça veut dire. Pour le moment, un peu comme l’avait proposé Éric Woerth dans son rapport, ça s’est matérialisé par la désignation d’un représentant du maire de Marseille à la première vice-présidence, que la maire d’Aix soit deuxième vice-présidente et que le maire de Martigues soit le troisième. C’est une façon de montrer que les maires sont impliqués. Maintenant se pose la question du budget. La compensation de la taxe professionnelle est versée à la Métropole qui nous la reverse. Si on venait à y toucher, que ce soit une volonté de la Métropole, une injonction de la préfecture, ce serait catastrophique pour la ville de Martigues et toutes celles qui ont accueilli les industries dans le passé. Accueillir l’industrie, cela voulait dire accueillir les travailleurs en créant des écoles, des logements, des gymnases, des équipements culturels, sociaux et sportifs. Il faut les faire fonctionner.

    Didier Gesualdi : Vous allez vous laisser faire ?

    Non, pas plus que depuis le premier jour, chacun connaît ma position concernant la Métropole. Mais j’ai fait des propositions. Il est de notoriété publique que je ne trouvais pas très responsable de ne pas présenter de budget, mais une majorité s’est dessinée pour aller dans ce sens. Moi, j’ai proposé de toucher à la fiscalité. Il ne doit pas y avoir de dogme en la matière. J’ai proposé de maintenir tout ce qui concernait les associations qui font vivre le lien social.

    Léo Purguette : « La Marseillaise » a révélé que la Métropole s’apprêtait à réévaluer des taxes prélevées sur les entreprises. C’est une bonne nouvelle ?

    Oui, bien sûr que oui. Cela peut faire évoluer un peu ce dogmatisme. Mais, à vrai dire, ce sont des exonérations qu’on va annuler. Ça fait 26 millions d’euros de recettes fiscales en plus. En réalité, on ne parlait pas vraiment de ça. On parlait du versement mobilité des entreprises et de la taxe foncière. Le versement mobilité dépend directement de la loi, donc on ne l’aura pas avant la présidentielle, ni les législatives. La taxe foncière dépend de la Métropole, on n’a pas choisi ce chemin-là, je le regrette. On pouvait le faire modérément et on réglait les problèmes.

    L’avenir de l’institution

    Léo Purguette : La Métropole peut-elle fonctionner dans ces conditions ?

    Il faut donner une chance à cette Métropole. J’entends dire « il faut faire péter, il y en a marre ». J’étais de ceux-là, mais depuis, la loi a été votée. Elle existe. Il manquait 75 millions d’euros pour le budget 2026. On est à trois mois de la fin de l’année. Le lendemain matin du 10 septembre, il faudra commencer à travailler le budget 2027 qui ne va pas être facile non plus. Au-delà de cette année, j’ai des propositions qui, je l’espère, seront entendues. Je pense qu’il faut regarder le périmètre géographique, le périmètre des compétences aussi. Les grandes compétences stratégiques peuvent être à la Métropole, ok. Aménagement du territoire, développement économique, industrie… D’accord pour tout ça. Les compétences opérationnelles en revanche, franchement quand ça tournait bien, il faut les rendre à la proximité.

    Léo Purguette : Avez-vous senti un changement de fonctionnement au quotidien de l’institution depuis que son président l’a décrétée « Métropole des maires » ?

    J’ai une expérience qui date de quelques jours. Il y a l’éternel problème de la collecte des ordures ménagères. J’ai rencontré le vice-président Perottino et le directeur. Ils ont marqué la volonté d’apporter des solutions adaptées ici ou là, en fonction des possibilités. Ça m’intéresse cette façon de faire. Le sujet du traitement des déchets demeure. L’État n’est plus favorable à ce qu’on appelait des « décharges ». Ça veut dire qu’il ne restera que l’incinération et qu’il faudra développer ça.

    Nicolas Isnard et Benoît Payan

    Didier Gesualdi : Qu’auriez-vous à dire au président de la Métropole et au maire de Marseille ?

    Je les ai souvent au téléphone… Je crois qu’on a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole. J’avais proposé, en son temps, dans un ouvrage, d’emprunter d’autres voies. Il faut se mettre ensemble pour voir ce qui peut aller et ce qui franchement ne va pas. La question des ressources, en particulier, celles qui viennent de l’État à travers la fiscalité, doit être débloquée. Je ne suis pas très optimiste. J’ai entendu M. le Premier ministre sur le budget 2027. Il ne va pas durer longtemps dans ses fonctions, son budget non plus. Mais en disant « on ne touche pas à la fiscalité », je crois qu’on fait fausse-route.

    Didier Gesualdi : Est-ce que c’est bloquant pour l’avenir de Martigues ?

    Quand on parle de l’avenir de Martigues, on parle de celui de ses habitants et des perspectives que l’on peut avoir en matière d’épanouissement individuel d’une part et de propositions collectives dans tous les domaines. Je pense à l’accès à la formation, à l’éducation, à la culture, au sport, au logement… Oui Martigues a de l’avenir, nous le préparons notamment au prix d’efforts colossaux pour s’adapter au changement climatique dans nos écoles par exemple.

    La rentrée

    Léo Purguette : Avez-vous tenu compte des fortes chaleurs constatées cette année pour aménager les écoles ?

    Mai, juin et septembre sont désormais des mois de fortes chaleurs. Il y a la nécessité d’adapter chaque classe de nos écoles à ces conditions. On a fait un travail remarquable, en sept semaines, qui avait été préparé avant bien évidement, dans les classes, sur les sols dans les cours de récréation, pour l’ombre. On a formidablement travaillé. Merci aux services publics municipaux. On a mis dans chacune des 205 classes de Martigues deux brasseurs d’air, des brise-lumières. Dans les écoles maternelles, une clim’ pour les dortoirs. Des cours replantées d’arbres…Nous travaillons aussi beaucoup sur un axe tout aussi urgent et volontariste, c’est l’accessibilité des établissements, que ce soit pour les enfants ou les adultes. On a désormais deux écoles avec un ascenseur dans chacune d’elle.

    L’hôpital

    Léo Purguette : Que peut le maire de Martigues vis-à-vis de l’hôpital où les agents se sont mobilisés récemment ?

    Nous avons déjà fait beaucoup. Avec d’autres, nous avons fait des efforts considérables pour que dans le cadre de la nouvelle industrialisation et de la décarbonation, nous soyons retenus sur deux points : la rénovation de l’hôpital et le contournement de Martigues-Port-de-Bouc. Le plan de rénovation de l’hôpital est insuffisant à 65 millions d’euros, mais c’est bien, on va faire. C’est déjà un grand pas.S’agissant de l’hôpital, qu’est-ce que je peux faire ? La position de maire-président du conseil de surveillance est utile car c’est un endroit où on peut parler avec l’ARS, la direction de l’hôpital etc. Clairement cet hôpital manque de moyens financiers, immobiliers, technologiques et en personnel. Sur l’immobilier on s’est mobilisé pour obtenir la rénovation, sur la technologie on s’est doté d’un robot utile pour soigner en urologie, gynécologie et dans d’autres domaines. Le personnel est en grande souffrance. On ne peut pas tripatouiller pour leur piquer 20 minutes de pause repas quand ils ont travaillé six heures. On a besoin d’entendre les personnels. Il paraît que c’est une priorité nationale !

    L’actualité politique

    Didier Gesualdi : Vous avez pris position pour la liste d’union conduite par votre camarade Jérémy Bacchi aux sénatoriales. Quel est l’enjeu de ce scrutin ? C’est l’occasion de faire entendre la voix des territoires ?

    Le Sénat, c’est l’assemblée qui représente le mieux les maires. On a besoin d’y envoyer une force. Si on peut y envoyer trois ou quatre sénateurs dans cette assemblée qui a aujourd’hui une majorité un peu différente de celle que j’espère, on y prendra notre part. Je crois qu’on peut réussir, sur les huit sénateurs que comptent les Bouches-du-Rhône, à avoir ces trois ou quatre élus. J’y crois. Je compte sur mes collègues maires qui peuvent faire confiance à ces sénateurs sortants de gauche qui ont bien travaillé, mais aussi à des gens qui parlent comme moi pour qu’on aille soutenir le 27 septembre cette liste.

    Didier Gesualdi : Il y a un risque à l’élection présidentielle et probablement aux élections législatives qui suivront, de voir le RN s’imposer en France. Vous avez dû batailler contre le RN pour être réélu maire. Quel est le message que vous avez envie de faire passer ?

    Je ne peux pas me satisfaire d’entendre ce discours matraqué en boucle sur les chaînes de télévision. Les futurs candidats d’extrême droite reconstruisent l’histoire pour la rendre conforme à leur vision de haine, d’exclusion, repliée sur elle-même. L’autre jour, une des leurs racontait que l’on ne devait pas notre système de retraites par répartition au Conseil national de la Résistance mais à Vichy, sans que personne ne bronche sur le plateau ! Je ne peux pas l’accepter. On a besoin d’autre chose dans ce pays. On est dans une phase où il y a de nombreux candidats. Ça va se décanter.

    La présidentielle

    Léo Purguette : Les communistes sont consultés jusqu’à ce dimanche sur la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle. Quel sera votre vote ?

    Je suis d’accord pour que notre candidat Fabien Roussel soit présent jusqu’au bout. On a besoin de faire entendre ces voix, de dire quelles sont les valeurs que nous portons. C’est-à-dire tout ce dont on vient de parler. Moi, je défends l’hôpital, les services publics, l’éducation. Rendez-vous compte de l’état de l’éducation ? Nous n’en avons pas assez parlé. Les enseignants souffrent notamment de rémunérations qui sont franchement indignes.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Asmae :

    Bonjour M. le Maire. J’ai vu que vous avez fait la rentrée à Notre-Dame des Marins. Est-ce que c’est pour un vous un symbole ?

    Oui, c’est un symbole. C’est un quartier en politique de la ville qui souffre de la non-réhabilitation depuis des dizaines d’années des logements de 13 Habitat. Il y a eu un petit sursaut lorsque Madame la ministre Méadel est venue visiter à l’été 2025. À chaque cage d’escalier, elle s’étranglait devant l’état des lieux. Elle est revenue, constatant que les améliorations étaient très insuffisantes, elle avait supprimé des moyens financiers à 13 Habitat. Rien n’a changé pour autant. Quant à 13 Habitat, on a une succession de présidents. Maintenant, c’est Martial Alvarez, le maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône. On va parler avec lui. Il y a longtemps que l’investissement pour construire Notre-Dame des Marins a été amorti. Un projet de réhabilitation de plusieurs dizaines de millions d’euros existe, mais 13 Habitat n’a pas bouclé le financement et prévoit donc des augmentations de loyers de 8% à partir de 2032, après la fin des travaux. Ça ne peut pas le faire ça ! Pas du tout ! Je ne suis pas d’accord pour entendre ce genre de choses. Les habitants payent leur loyer, ils font beaucoup d’efforts pour cela. C’est bénéfice net pour le bailleur. Ce n’est pas acceptable. J’ai fait des propositions pour aérer le quartier en relogeant tout le monde, bien sûr, car les bâtiments avaient été construits les uns sur les autres. Si j’ai fait la rentrée scolaire là-bas, c’est parce que l’école comme le centre social sont au cœur du quartier. Nous, à Martigues, on est aux côtés des habitants, les services publics n’abandonnent pas ce quartier d’habitat social.

  • À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    « J’ai pas les mots », reconnaît Aurélia Gomez. C’est un grand jour pour beaucoup, ce mardi matin, surtout pour cette mère de famille. Dès 8h, les rayons du soleil filtrant à travers les feuilles des arbres illuminent les visages, tout aussi rayonnants, des enfants et de leurs parents pour cette rentrée à l’école maternelle Di Lorto.

    Les émotions se mélangent à l’heure des grands chamboulements. « Joseph est calme, mais François est tout excité », illustre Aurélia Gomez à propos de ses garçons de 5 et 3 ans, qui entrent respectivement en grande et en petite section de maternelle. « Ça fait un petit pincement au cœur », reconnaît-elle, mais « on souffle un peu », plaisante son mari, Jean Gomez, avec cinq enfants scolarisés.

    « Depuis trois ou quatre jours, elle me dit : on y va, on y va, on y va ! », se réjouit une autre mère en évoquant l’impatience de sa fille. Dès le portail franchi, un panneau donne le ton de ce qu’est la scolarité à la sauce martégale : « Ici, pour les écoliers, l’accueil du soir, les sorties au cinéma et au musée, la musique, la danse, le sport, c’est gratuit. » Et ce ne sont pas les seules décharges pour les familles, car tous les élèves reçoivent, lors de ce jour de rentrée, un kit de fournitures choisies par leurs professeurs.

    Fournitures gratuites

    « On évite aux parents de payer les fournitures, normalement, ils en ont assez pour toute l’année », affirme le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, venu à la rencontre des parents et enfants avec l’adjoint (PCF) à l’éducation, Gilles Picard. Une politique indispensable pour l’édile : « Notre ambition est la même pour les tout-petits comme leurs parents, celle de pouvoir s’émanciper », insiste Gaby Charroux. Cela implique 4 659 élèves dans l’enseignement primaire, répartis dans 205 classes, dont plus d’un tiers sont des maternelles. Un budget de 230 000 euros y est consacré comme chaque année.

    La maternelle Di Lorto a également fait l’objet de travaux de rénovation durant l’été, à l’image des autres établissements de la Ville. « Nous avons fait de gros efforts sur les cours de récréation, pour la protection du soleil et pour créer de l’ombre », rappelle Gaby Charroux. « Chaque classe et réfectoire dispose d’un brasseur d’air et chaque dortoir est climatisé », complète-t-il. De plus, la maternelle Di Lorto dispose désormais d’un cabinet de toilettes accessible dans le hall d’entrée, ainsi que d’un éclairage à LED.

    La présence du maire et de son équipe devant cette école, située au centre du quartier prioritaire de Notre-Dame-des-Marins, accompagné de la police municipale, prend un sens singulier pour cette rentrée. « Aucun mauvais lien ne doit empêcher l’émancipation de tous », reprend Gaby Charroux, citant notamment la pression du trafic de drogue dans cette cité quasi sexagénaire. « Le principe dans ce quartier est d’inscrire l’école au cœur, à côté le centre social (…). Nous travaillons dans l’ombre pour maintenir le service public et social », affirme l’édile, rappelant la lutte pour le maintien du bureau de poste de Ferrières ou encore celle pour la réhabilitation tant attendue du quartier. « Cela fait plus de dix ans que la réhabilitation doit être engagée », rappelle Gaby Charroux.

    La présence policière est aussi un enjeu. « La police municipale n’est pas là parce que le maire aussi, mais parce qu’elle a été réorganisée. Il y a cinquante agents, dont une brigade de quartier, qui sont en opération tous les jours, car je demande de la tranquillité pour les habitants du quartier », conclut le maire.

    La quiétude observée ce mardi matin lors de cette rentrée, tout comme l’attitude détendue des parents et des enfants rencontrés, semble témoigner des effets positifs de cette approche globale.

  • [Rentrée des classes] Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola dans les écoles Romain Rolland et Josette Reibaut

    [Rentrée des classes] Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola dans les écoles Romain Rolland et Josette Reibaut

    Les effectifs sont stables, bien que les effets de la baisse de natalité se fassent ressentir, avec une fermeture de classe à l’école maternelle Marcel Pagnol et une ouverture à l’école élémentaire Victor Hugo.

  • Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Il y a des choses qui ne changent pas : les affiches d’Arcimboldo placardées au mur, les pages de définition expliquant où se trouvent l’étymologie, les différents sens du mot ou les exemples, les tableaux blancs… Et puis il y a des choses qui évoluent. Face aux vagues de chaleur qui se multiplient, les écoles sont contraintes de s’adapter. À Martigues, sur l’année scolaire 2025/2026, la Ville a investi 1,52 million d’euros dans ses 28 établissements, principalement pour améliorer leur résilience face au changement climatique et leur accessibilité.

    À quelques jours de la rentrée, les ouvriers et agents municipaux s’affairent dans l’école élémentaire Antoine Tourrel pour installer les derniers brise-soleil électriques orientables au premier étage. « On est plein sud, donc ça va servir », souligne Christophe Logerot, chargé d’opérations. En plus de la pose de ces stores extérieurs, le désamiantage, l’étanchéité et l’isolation de la toiture, ainsi que le remplacement des menuiseries ont été réalisés en seulement sept semaines pour 250 000 euros. « C’est la complémentarité de ces actions qui permet d’avoir des résultats en termes de baisse des températures, souligne Gilles Picard, adjoint au maire à l’éducation (PCF). Chaque classe de chaque école et les restaurants scolaires bénéficient d’un ou plusieurs brasseurs d’air, et dans les maternelles chaque dortoir a la climatisation. » Pour l’élu, « la clim n’est pas l’alpha et l’omega de la lutte contre la canicule, à la fois parce que l’installation et l’entretien représentent un coût certain, mais aussi parce qu’on préfère avoir une perspective de long terme ».

    Deux ascenseurs créés

    Dans l’école Lucien Toulmond, la cour a bien changé entre la fin de l’année scolaire et la rentrée. 230 000 euros ont été fléchés pour la création d’îlots de fraîcheur et le changement de l’enrobé, qui est passé d’un noir qui emmagasinait la chaleur à une couleur beige clair, avec un matériau plus perméable. Ce lundi, les 400 élèves du groupe scolaire ne trouveront que des reliefs recouverts de copeaux, mais dès les vacances de la Toussaint (selon les conditions climatiques), 42 arbres seront plantés.

    Un travail topographique a été mené pour plus de continuité dans les espaces, et les marches extérieures sont devenues des pentes douces. À Antoine Tourrel, les sanitaires sous le préau ont bénéficié d’une réfection totale et une rampe pour les personnes à mobilité réduite a été aménagée. Mais ce sont les écoles Robert Desnos et Laure Moulin (à Canto-Perdrix) qui ont connu les plus gros chantiers d’accessibilité, avec la création de deux ascenseurs, dont les travaux seront prochainement achevés. Quatre autres groupes en sont déjà équipés. « Je pense qu’on peut dire que la rentrée est réussie », se félicite le maire Gaby Charroux (PCF).

  • Quand Toulon inspire d’autres collectivités

    Quand Toulon inspire d’autres collectivités

    Une réalisation qui s’inscrit dans la stratégie globale d’adapter progressivement le patrimoine scolaire aux évolutions climatiques. Une fierté pour les élus toulonnais d’avoir pu échanger et faire découvrir cette solution, qui s’inscrit pleinement dans les réponses aux enjeux des défis de demain.

  • Des écoles rénovées pour les petits manosquins à la rentrée

    Des écoles rénovées pour les petits manosquins à la rentrée

    Désimperméabilisation des sols, nouveaux espaces de jeux agrandis, plantation d’arbres, ascenseur pour les personnes à mobilité réduite… De nombreux aménagements sont prévus et devraient être livrés à la rentrée dans les écoles manosquines, pour l’instant en plein chantier. Des dizaines d’agents s’activent chaque jour avec leurs pelles et tractopelles, en pleine canicule, pour que les enfants retrouvent leurs écoles et leurs terrains de jeux transformés en septembre.

    « Toutes les écoles de la ville seront rénovées d’ici 2029, pour 25 millions d’euros », a promis Camille Galtier. « De 0 à 18 ans, les enfants auront des établissements neufs, adaptés aux aléas climatiques », a-t-il affirmé.

    Ces aménagements ont été décidés « en concertation avec les enseignants », selon Yann Crouhy, l’adjoint délégué à l’éducation.

    « Appelez-moi Camille Galtier Tondelier », a plaisanté le maire, fier de présenter ces aménagements visant à « retrouver le côté nature ». Les copeaux de bois ont été privilégiés dans plusieurs cours d’école, car « recyclables », avec « un pouvoir amortissant si les enfants tombent ». Des arbres vont également être plantés pour apporter de l’ombre aux écoliers et créer « des îlots de fraîcheur ». Les espèces sélectionnées nécessitent d’être arrosées « pendant seulement trois ans, pour éviter de gaspiller de l’eau », a expliqué Guillaume Dominici, architecte de la ville. À l’école de la Ponsonne, des engins devront revenir en novembre, pendant les vacances de la Toussaint, pour installer les nouvelles plantations.

    Pour permettre de réaliser les travaux intérieurs, les élèves ont temporairement cours dans des préfabriqués installés pour l’occasion. Chacun de leurs déplacements coûte 40 000 euros, selon la mairie.

    Le sol amianté enlevé

    L’école du Colombier sera quant à elle enfin accessible aux personnes à mobilité réduite à la rentrée, grâce à un ascenseur installé le long du bâtiment. Dans l’école Saint-Lazare, le sol amianté a pu être enlevé au cours des travaux. Des gradins ont également été installés pour permettre de « faire l’école dehors », se réjouit Camille Galtier. Les enfants basculeront temporairement dans des préfabriqués pour permettre aux travaux de continuer. « Dans le prochain magazine municipal, l’opposition d’extrême gauche nous attaque sur la question des rénovations énergétiques », a regretté Camille Galtier… « On a des doutes sur le fait que ces travaux soient finis pour septembre » a réagi Claire Henriroux, élue écologiste de l’opposition, tout en rappelant que son parti n’était « pas d’extrême gauche ». « Dans la rénovation énergétique que Camille Galtier fait actuellement, il s’en tient aux standards du gouvernement, qui ne sont pas forcément appropriés à la Région Sud, où on aurait besoin de faire plus », a avancé l’élue d’opposition.

  • À Aubagne, rentrée retardée pour les minots à l’école des Passons

    À Aubagne, rentrée retardée pour les minots à l’école des Passons

    « Ce chantier s’éternise dans une lenteur presque absurde, un feuilleton interminable de retards accumulés sous l’ancienne majorité », assénait le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, sur ses réseaux sociaux mardi. Conduite par l’ancien maire (LR) Gérard Gazay, une ouverture en 2017 avait été fixée, puis décalée à 2020 avant que la crise sanitaire ne bouscule les calendriers. Après de nombreux retards, le précédent maire avait lancé le chantier en janvier 2025. Contrairement à ses promesses en juin dernier, l’école des Passons, qui devait « ouvrir en septembre », ne pourra finalement pas accueillir les minots avant 2027.

    Un retard accumulé

    Et pour cause : « Un retard sur les mises hors d’air et hors d’eau du bâtiment, qui ne permet pas de lancer l’installation de l’électricité », recense la nouvelle municipalité. En outre, la Ville relève notamment « des problèmes d’étanchéité au niveau des fenêtres non achevées », qui empêcheraient la pose du circuit électrique. Des problèmes techniques qui retardent, un à un, les travaux prévus et « augmentent logiquement leurs coûts », déplore la municipalité. Un retard accumulé, qui « entraîne les entreprises ne pouvant pas intervenir à faire payer des surcoûts à la Ville », précise-t-elle. « Mais le plus grave est ailleurs », martèle le maire sortant : « Nous avons découvert un projet pas assez financé ! », s’indigne-t-il. Un trou d’« un million d’euros » dans les financements de la Ville, nécessaire à l’achèvement du chantier. Des soucis que la mairie compte régler avec des emprunts bancaires et un suivi plus rigoureux des travaux à force de « visites plus régulières du chantier ».

    Besoin de « transparence »

    Malgré cette reprise en mains, la rentrée décalée de l’école inquiète bon nombre de parents qui comptaient sur cette ouverture en septembre. Le maire se veut rassurant, et prévoit donc un plan de transition pour accompagner les familles et accueillir les minots dans « des conditions dignes et sécurisées ». Pour la rentrée de septembre, sept classes élémentaires seront donc « maintenues sur le site des Passons, dans une école provisoire, une classe de maternelle sera installée à l’école Bernard-Palissy, et trois autres à l’école Gaimard ». Enfin, une classe élémentaire et l’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants seront reconduites vers l’école Chaulan.

    La Ville s’engage notamment à faire preuve d’honnêteté quant au suivi du chantier avec « un point de situation en toute transparence » communiqué aux parents des 320 élèves concernés, leur expliquant l’état des lieux. Une initiative primordiale pour la mairie qui s’engage à être « présente, et dire la vérité, en dépit des enjeux électoraux ».

  • Un éveil musical pour les maternelles à l’Opéra

    Un éveil musical pour les maternelles à l’Opéra

    Les élèves de maternelles paraissent encore plus petits dans le grand Foyer de l’Opéra de Marseille. Une petite quarantaine d’écoliers des maternelles Révolution et Saint-Louis, à Marseille, ont bénéficié d’une session d’éveil musical. Un moyen de démocratiser la musique classique et le chant lyrique. Pour la plupart, c’est une découverte : « Je ressens du calme et de la joie », exprime Lilia, élève de maternelle.

    Cette séance a été animée par Pascale Bonnet-Dupeyron, soprano, et Jean-Michel Muscat, baryton. En début d’atelier, ils ont chanté un duo d’opérette aux enfants « surpris par la puissance de la voix des chanteurs et le fait qu’ils chantent sans micro », raconte l’enseignante de la classe de Lilia. Les enfants se sont ensuite échauffé la voix, pour chanter en chœur « Pétrouchka », une chanson préparée en avance, sous les conseils des professionnels.

    Faire découvrir un univers

    L’opéra reste fréquenté par une population assez aisée. Pour le baryton, « c’est important de faire découvrir, dès le plus jeune âge, ce genre de musique qu’ils n’ont pas forcément l’occasion d’écouter ». Certains enfants n’auraient peut-être jamais eu l’occasion de se rendre à l’Opéra sans ce dispositif mis en place par la Ville de Marseille, en collaboration avec l’Opéra et l’Académie d’Aix-Marseille. Surplombés par une peinture au plafond d’Augustin Carrera, les enfants forment finalement une ronde, tout en chantant au rythme de la mélodie de Caroline Dauzincourt au piano. « C’était mon moment préféré », assure la petite Narjess.

    Pour la deuxième année, cet atelier aura peut-être inspiré quelques enfants. « J’ai bien aimé répéter à la maison », raconte Nour. « T’aimerais bien continuer ? », demande la maîtresse. « Oui ! »

    Marie Moreau