Tag: match amical

  • [Football] Comoriens et Sénégalais ont ensoleillé Marseille

    [Football] Comoriens et Sénégalais ont ensoleillé Marseille

    Soprano qui donne le coup d’envoi fictif. Les mémoires de Pape Diouf et Victor Ciss honorées, les bases d’une communion autour du ballon rond étaient bien là.

    Et si les tribunes du Vélodrome n’étaient pas pleines, voir les supporters des Comores et du Sénégal faire la fête ensemble, transformant les Virages en farandoles colorées, démontrait que le football peut encore redevenir cette osmose amicale, le temps d’un match. Un match qui avait débuté bien avant le coup d’envoi donné par Lawrence Visser, l’arbitre Belge. Et qui s’est prolongé.

    « C’est historique de vivre un tel rendez-vous. Où deux pays amis se retrouvent pour une grande fête de la fraternité et de la solidarité. » Ibrahim M’ze, conseiller municipal (PCF) délégué à la mutuelle de la Ville de Marseille, était heureux comme un minot dans un magasin de jouets.

    « Voir la sélection des Comores revenir ici, à quelques kilomètres de l’endroit où elle a disputé son premier match, c’est fantastique », poursuit-il. C’est en effet à Martigues, en 2014, que sont nés les Cœlacanthes. « Un match contre le Bénin qui a lancé une belle dynamique. Les voir aujourd’hui à Marseille, la cinquième île des Comores, c’est fantastique. »

    Près de 20 000 supporters des deux camps se sont retrouvés boulevard Michelet pour communier autour d’une première confrontation entre les deux sélections. Un duel amical qui venait clore une séquence de qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations.

    Iliman Ndiaye salué

    Le résultat, avec un succès du Sénégal 1-0, n’avait pas d’importance. Pour Hubert Velud, « c’était le point d’orgue d’un rassemblement qui a été positif ». Le sélectionneur comorien a vu une opportunité. « Nous jauger face à une très belle équipe sénégalaise, alors que nous sommes en plein renouvellement de génération. Pour les jeunes, c’était le moyen d’acquérir de l’expérience et de lancer un processus de découverte du haut niveau. »

    Pour Patrick Vieira, qui disputait son troisième match officiel à la tête des Lions de la Teranga, c’était aussi un test. « Il y a des progrès dans notre projet de jeu et j’ai apprécié l’implication des joueurs », a constaté le champion du monde 1998 avec l’équipe de France. Il a noté, « la belle prestation d’Iliman Ndiaye. Il est devenu un joueur phare de la sélection, et même sans être au mieux de sa forme, il a été extraordinaire ». L’ancien de l’OM appréciera.

    Comores 0 (0)

    Sénégal 1 (1)

    Match amical

    Stade Vélodrome, 18 000 spectateurs.

    Arbitre : L. Visser (BEL).

    But : I Ndiaye (5).

    COMORES : Anzimati – Omari (M. Abdallah, 33), Toibibou, A. Abdallah ( c ) – L. Mohamed – Ahmed, B. Hamada, Bourhane – Rivière, Zakouani, Youssouf. Finisseurs : Saindou, Mahamoud, Mmadi, Zaydou, I. Mohamed, Amir, Lutin. Sélectionneur : H. Velud.

    SENEGAL : Diaw – Sy, N. Mendy, Koulibaliy ( c ), M. Sarr – P. Sarr, I Gueye, B . Ndiaye – I. Ndiaye, Soumaré, Mbaye . Finisseurs : Dio, Dia, Diakhon, R. Ndiaye, Ma. Sarr, Fall. Sélectionneur : P. Vieira.

    Coupe d’Afrique des nations : le Sénégal fixé jeudi

    Qui du Maroc ou du Sénégal a gagné la dernière Coupe d’Afrique des nations ?

    C’est à cette question que va devoir répondre le Tribunal arbitral du sport, jeudi. Sur le papier, après plusieurs graves incidents, le Sénégal a gagné le match (1-0). Sur tapis vert, le Maroc a été désigné vainqueur.

    « Il y a eu une faute de l’arbitre. Si l’on se réfère à la jurisprudence, le TAS va deman-der à ce que la finale soit rejouée. Car l’arbitre aurait dû arrêter le match aux premiers incidents qui ont provoqué le départ des Sénégalais du terrain » indique Pape Seck, spécialiste du football africain. Le précédant concerne un match éliminatoire de la Coupe du Monde, entre, déjà, le Sénégal et l’Afrique du Sud en 2017.

    M.Ga.

  • Jour de fête en vue à Marseille avec Comores-Sénégal

    Jour de fête en vue à Marseille avec Comores-Sénégal

    Sénégal-Comores, c’est un peu les retrouvailles en famille.

    Entre le pays de la côte ouest africaine, et l’archipel des îles de la Lune, les quelque 7 500 kilomètres séparant les deux nations n’empêchent pas des liens amicaux très forts. Et se retrouver pour une rencontre amicale à Marseille, où les communautés comoriennes et sénégalaises occupent une place de choix, c’est un peu comme si les Cœlacanthes et les Lions de la Terranga jouaient à la maison.

    Ce face-à-face constituera la première confrontation officielle entre les deux nations. Sur le papier, elle s’annonce déséquilibrée, entre un Sénégal habitué des grands rendez-vous, aussi bien en Coupe d’Afrique des Nations, dont ils sauront le 8 octobre si leur victoire face au Maroc est confirmée par le Tribunal arbitral du sport, qu’en Coupe du monde, et des Comores qui ne comptent que deux participations à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations.

    Confirmer la dynamique

    Néanmoins, le temps d’un match, le passé va s’effacer. Ne comptera que le terrain. Et l’envie pour les acteurs de confirmer leur récent succès lors des éliminatoires de la prochaine CAN.

    Depuis leur élimination en seizième de finale de la dernière Coupe du monde par la Belgique (2-3 après prolongation), les Sénégalais ont changé de sélectionneur. Patrick Vieira est venu au chevet des Lions de la Teranga. Pour son premier match, son équipe a ramené un nul du Mozambique (1-1), avant d’aller s’imposer en Éthiopie
    (1-0). C’est donc un Sénégal qui retrouve petit à petit la confiance qui va se présenter sur la pelouse du Vélodrome.

    Côté Comores, les hommes de Hubert Velud restent sur deux victoires et une défaite en trois matches. Le dernier en date les a vus venir à bout de la Namibie (1-0), ce qui leur permet de rester dans la course à la qualification pour une troisième phase finale de Coupe d’Afrique des Nations.

    Pour la petite histoire, le tirage au sort fait que les Comores seront officiellement l’équipe recevante. Un petit symbole quand on sait qu’à Marseille vit la plus importante communauté comorienne hors de l’archipel. Ce sera l’occasion pour ces Marseillais de vivre un moment particulier.

    Côté sénégalais, ce sera l’opportunité pour les ex-Olympiens Pape Gueye, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr de retrouver le stade Vélodrome. Avec sans doute une titularisation pour les trois hommes.

    Match amical

    Dimanche, 15h, stade Vélodrome.

    COMORES : Pandor- Abdallah, Kari, Omari, Youssouf – Mohamed, Youssef, Bourhane – Hadji, Ali, Ahmed.

    Sélectionneur : Hubert Velud.

    SENEGAL: Y. Diouf – Mal. Sarr, Mendy, Mam. Sarr – E.H. Diouf, Camara, Gueye, Mbayé – I. Ndiaye, Diao, I. Sarr.

    Sélectionneur : Patrick Vieira.

  • Entre Marseille et le Sénégal, le ballon rond comme trait d’union

    Entre Marseille et le Sénégal, le ballon rond comme trait d’union

    Au bout de la rue Pastoret, près du cours Julien, dans le 6e arrondissement de Marseille, le restaurant Ziguinchor affiche fièrement les couleurs vertes, jaunes et rouges du Sénégal. À chaque match des Lions de la Teranga, l’établissement, spécialisé dans les plats traditionnels comme le thiéboudienne, le yassa et le mafé, devient un lieu de fête.

    « On vibre pour notre pays », clame Richard, son propriétaire, impatient de voir la sélection sénégalaise fouler la pelouse du Vélodrome. « On aime le Sénégal et on aime l’OM, on va vivre un grand moment », ajoute-t-il, soulignant les liens historiques entre Marseille et la diaspora sénégalaise, particulièrement présente dans les quartiers de Noailles et Belsunce. « À l’époque, les Sénégalais venaient en Europe et passaient par Marseille parce qu’on venait en bateau. La plupart restaient à Marseille avant de monter à Paris », explique El-Hadji Diouf, l’un des plus célèbres footballeurs sénégalais. Double Ballon d’Or africain en 2001 et 2002, il avait conduit le Sénégal jusqu’en quarts de finale de la Coupe du monde 2002.

    L’OM dans la peau

    Désormais ambassadeur de la sélection auprès du président Bassirou Diomaye Faye, il accompagnera les Lions, dirigés depuis un mois par Patrick Vieira, pour leur match amical contre les Comores, dimanche à 15h, au stade Vélodrome. « C’est un stade à part, avec des supporters toujours derrière leur équipe », témoigne Pape Fall, ancien international sénégalais passé par l’Olympique de Marseille lors de la saison 1987-1988, par le biais de Michel Hidalgo et Bernard Tapie. « L’ambiance y est bouillonnante, c’est un stade où l’on a vraiment envie de jouer. Quand on a eu la chance d’y évoluer, ne serait-ce qu’une seule fois, on peut dire qu’on a joué dans un grand stade. Parce que le Vélodrome, c’est quelque chose. C’est un lieu mythique, porté par des supporters passionnés et fervents. Marseille est une véritable ville de football », poursuit le défenseur originaire de Diourbel, à environ 150 km à l’est de Dakar. Dans la cité phocéenne, Pape Fall était notamment conseillé par un certain Pape Diouf, journaliste à La Marseillaise avant de devenir agent de joueurs, puis président de l’OM entre 2005 et 2009.

    « Pape c’était tout pour nous. C’était notre grand frère et surtout un grand homme », confie l’ex-entraîneur du Stade Malherbe de Caen. « Gagner à Marseille contre les Comores, c’est gagner pour Pape Diouf et pour le peuple marseillais qui aime l’équipe du Sénégal et qui l’a supportée lors de la dernière victoire en Coupe d’Afrique des Nations », complète El-Hadji Diouf, grand supporter de l’OM.

    Ndiaye, héritier de Diouf

    « Mon idole était Jules Bocandé, mais j’étais un grand fan d’Abédi Pelé et de l’OM. Quand ils perdaient, je ne mangeais pas et je pleurais », lance-t-il. « Si vous venez aujourd’hui au Sénégal, la génération actuelle supporte le Paris Saint-Germain, mais la génération d’avant, ceux qui connaissent le championnat de France et le football, sont des supporters de l’Olympique de Marseille. Je crois qu’aujourd’hui, il y a plus de Marseillais que de Parisiens. Et c’est pour ça qu’il y a une grande histoire d’amour entre Marseille et le Sénégal », note l’ambassadeur, conscient de la tradition sénégalaise à l’OM.

    Les Marseillais auront d’ailleurs l’occasion de revoir sur la pelouse du Vélodrome d’anciens joueurs du club, à l’instar de Pape Gueye, Ismaïla Sarr et surtout Iliman Ndiaye, dont la technique et la vista rappellent El-Hadji Diouf. « Les supporters marseillais ne laissent pas assez de temps aux joueurs prometteurs. Iliman Ndiaye en est la preuve. Il n’a jamais douté de ses qualités et a connu un parcours remarquable », souligne-t-il. « Aujourd’hui, il a changé de dimension et peut prétendre au Ballon d’Or africain, voire mondial. Il en a les qualités », conclut le vieux Lion.

  • [Football] Le long chemin de l’équipe des Comores vers la lumière

    [Football] Le long chemin de l’équipe des Comores vers la lumière

    Comores – Sénégal au stade Vélodrome, une confrontation immanquable, promettant un rassemblement de deux communautés phares de la cité phocéenne. Pour les Comoriens, « c’est une très grosse affiche ». Désormais deuxième gardien d’Aubagne (Ligue 3), Ali Ahamada a évolué à Toulouse et possède 37 sélections avec les Cœlacanthes, l’animal emblème de l’équipe nationale.

    Le portier né à Martigues raconte qu’un tel match aurait déjà pu se dérouler il y a quelques années. « Il y a énormément de personnes qui cherchaient à créer cet engouement, cette ferveur à travers un match. À l’époque, c’était en 2020, je connaissais quelqu’un, un agent de match, qui cherchait à organiser un Comores-Algérie au Vélodrome. Justement parce que, vu les deux grosses communautés présentes à Marseille, ça aurait été le rêve de pouvoir organiser ça dans un contexte où tu es au Vélodrome », explique-t-il.

    Abassi Boinaheri, ancien joueur comorien, né à Marseille, parle, lui, de « fierté » de voir une rencontre pareille se disputer sur le boulevard Michelet. Ahamada s’attend à voir une vague comorienne débarquer au Vélodrome, ce dimanche 4 octobre. Comparant même cette ferveur avec les concerts de certains grands artistes. « À mon avis, ce sera à guichets fermés. C’est une certitude que les Comoriens vont se déplacer en masse. C’est comme les chanteurs qui font deux ou trois dates au Stade de France. Tu peux organiser un match Comores contre qui tu veux au Vélodrome et faire trois dates consécutives. »

    Le foot se développe

    à petits pas dans le pays

    Une rencontre de ce calibre est donc un événement monumental pour un tout petit pays comme les Comores. Avec ses 850 000 habitants pour 3 000 km², cette nation est l’une des plus petites et des plus pauvres d’Afrique. Le développement du foot y est limité, mais en plein essor, malgré très peu de moyens. « Pour moi, l’évolution est extraordinaire. Maintenant, les plus jeunes peuvent participer pleinement aux compétitions africaines. C’est l’une des choses qui a permis aux Comoriens qui vivent sur l’île d’avoir plus de fierté, grâce au football », souligne Abassi Boinaheri, appuyant aussi le fait que de « nouveaux stades émergent ».

    Depuis 2019, la sélection possède un stade national, le Stade omnisports d’Iconi-Maouzini, où elle peut disputer tous ses matches, devant 10 000 personnes au maximum. Par ailleurs, l’équipe est affiliée à la Fifa depuis 2005, c’est-à-dire hier. D’où un développement plus tardif que beaucoup de nations africaines.

    Pourtant, cela n’a pas empêché le petit pays posé dans l’océan Indien de participer à deux Coupes d’Afrique des Nations, en 2021 et 2025. Déjà un exploit, avec même un huitième de finale il y a cinq ans. C’était contre le Cameroun, à Yaoundé, avec une courte défaite 2-1. « C’est l’histoire du Comorien. Rien ne lui a été donné, mais il a de l’abnégation et une grande croyance », souligne l’actuel gardien du Scaab.

    Justement, les Cœlacanthes ont démarré leur campagne de qualification à la CAN 2027. Après une défaite face au Cameroun, ils ont vaincu la Namibie pour prendre la 2e place provisoire du groupe G. En restant dans le top 2, les Comores auront leur siège pour la phase finale de la compétition. Une prouesse de plus.

  • Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Avant-dernier, l’OM accueille la trêve comme un répit

    Au cœur d’un début de saison particulièrement corsé, marqué par un calendrier peu clément et un enchaînement d’affrontements face à des cadors de la Ligue 1, l’OM n’a pas encore trouvé les ressources nécessaires pour sortir la tête de l’eau. Défaits dimanche soir au Vélodrome lors du célèbre « Classique », les Olympiens sont tout de même parvenus à tenir tête au Paris Saint-Germain, double champion d’Europe en titre, qui a, lui aussi, affiché une certaine maladresse depuis le début du championnat.

    Mais une défaite reste une défaite aux yeux de Bruno Genesio, frustré de voir les mêmes scénarios se répéter semaine après semaine. « À Marseille, on ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable. Ce n’est pas une défaite honorable qui va me satisfaire. On perd souvent sur les mêmes erreurs. Ce groupe-là a donné le maximum ce (dimanche) soir et a même fait plus que le maximum. Mais je ne peux pas me satisfaire de ça. Je ne fais pas ce métier pour me satisfaire de perdre 2-1 parce que c’est la meilleure équipe d’Europe en face. Ce n’est pas pour ça que je fais ce métier », a lancé le technicien marseillais.

    Ce dernier reproche notamment à ses joueurs un manque de maturité et de concentration, deux défauts criants sur le second but parisien, intervenu seulement trois minutes après l’égalisation phocéenne. Cette quatrième défaite en seulement cinq journées a ainsi précipité l’OM à la dix-septième et avant-dernière place du championnat, à l’aube de la première trêve internationale.

    Genesio ne lâche pas

    Sur le terrain, la blessure d’Igor Paixão, touché à la cheville à la demi-heure de jeu, n’a pas encore livré son verdict. En cas d’absence prolongée, malgré les trois semaines de pause qui se profilent, l’attaque marseillaise se retrouverait notamment entre les mains d’un Amine Gouiri inspiré, entouré de jeunes encore inexpérimentés et de briscards en manque de temps de jeu. Parmi ces derniers, Neal Maupay est passé à côté de son match dimanche soir, en manquant notamment deux grosses occasions devant la cage de Safonov.

    « Je suis un attaquant, je veux marquer des buts et ça aurait récompensé la plutôt bonne performance de l’équipe. J’aurais aimé marquer, j’aurais dû marquer. C’est compliqué pour moi, parce que quand on est attaquant et quand on se retrouve dans ces positions, on doit mettre les occasions au fond. J’aimerais bien être comme Harry Kane ou Erling Haaland et marquer cinquante buts par saison, mais ce n’est pas comme ça », souligne le Francilien de 30 ans, remplacé en fin de match par Faris Moumbagna.

    Emporté dans cette spirale négative, l’entraîneur olympien a également assuré à l’issue du match qu’il n’avait « pas l’idée de démissionner ». « Je ferai un point avec la direction, avec mon staff, avec les joueurs, parce que pour l’instant, ce qui m’importe, c’est de faire progresser l’équipe », ajoute l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais, du Stade Rennais et du Losc, entre autres.

    Après la trêve, durant laquelle un match amical est prévu le 3 octobre au stade Francis-Turcan à Martigues face à Montpellier, l’OM sera confronté à des adversaires jugés « plus abordables » sur le papier, à l’image de Troyes, Angers et du Havre. « J’entends que ça va aller mieux après. On sait que tous les matches en Ligue 1 sont difficiles. Sur les derniers matches, on n’est pas payés, mais on n’a pas fait suffisamment pour mériter mieux, également », estime Bruno Genesio.

  • Le FC Septèmes fête ses 45 ans d’existence

    Le FC Septèmes fête ses 45 ans d’existence

    Des maillots, shorts et chaussettes ont été gracieusement offerts par le FC Septèmes à l’ensemble des participants. Une attention qui illustre parfaitement l’esprit dans lequel cette rencontre a été imaginée : faire plaisir, rassembler et entretenir les liens qui se sont construits au fil des années autour du football.

  • L’OM s’incline face à l’Atlético

    L’OM s’incline face à l’Atlético

    Marseillais et Madrilènes disputaient ce vendredi 14 août leur ultime match de préparation, avant la reprise de leur championnat respectif. L’OM recevra Strasbourg le 21 août, alors que l’Atlético débutera le 19, avec la réception de Malaga.

    Cette proximité, alliée à une température tropicale, explique sans doute pourquoi les deux équipes ont donné le sentiment de gérer les affaires courantes après la pause. Alors que la première période était partie sur un bon rythme, insufflé par des Olympiens dans la dynamique de leur succès contre l’Athletic (3 – 1), le 9 août.

    Avec un scénario similaire, l’OM ouvrant le score, cette fois par Igor Paixão, et les Colchoneros égalisant peu avant le repos, par Rodrigo Mendoza. Ensuite, le jeu a sombré dans une certaine torpeur. Avec comme seules réactions un Vélodrome qui jouait contre son camp chaque fois que Leo Balerdi touchait le ballon.

    Les deux entraîneurs multipliaient les changements, ce qui modifiait quelque peu les équilibres. Dans les dernières minutes, l’Atlético se montrait plus efficace dans la zone de vérité, avec un second but, signé Carlos Martin. L’OM se retrouvait mené et s’inclinait, après avoir eu plusieurs opportunités de repasser devant au tableau d’affichage.

    OM – Atlético de Madrid 1 – 2 (1 – 1)

    Match amical

    Stade Vélodrome (47 273 spectateurs).

    Arbitre : A. Petit.

    But : Paixão (22) pour l’OM, Mendoza (39), Martin (79) pour l’Atlético.

    Avertissements : Paixão (41), Balerdi (48), Kondogbia (62) à l’OM, G. Simeone (6), Le Normand (17) à l’Atlético.

    OM : de Lange- Weah ( c, Bézahaf, 87 ), Balerdi (Maupay, 82), Kondogbia (Koum, 82), Emerson (Garcia, 87) – Höjbjerg, Gomes (Nnani, 76), Abdelli (Timber, 76)– Harit (Abdallah, 87), Gouiri, Paixão (Mmadi, 82). Entraîneur : B. Genesio.

    ATLETICO : Oblak – G. Simeone (Mendoza, 36), Dominguez (Pubill, 69), Le Normand (Gimenez, 69), Hancko, Grimaldo (Martinez, 36) – Barrios (Ortiz, 45), Koke ( c , Vargas, 56), Cardoso (Hjulmand, 56) – Kan-Lee (Martin, 36), Lookman (Castillo, 69). Entraîneur : D. Simeone.

  • L’Atlético de Madrid pour finir la préparation de l’OM

    L’Atlético de Madrid pour finir la préparation de l’OM

    Après l’Athletic Bilbao, l’OM enchaîne sur un dernier match de préparation.

    Cette fois, c’est l’Atlético de Madrid qui va s’opposer aux hommes de Bruno Genesio. Un duel qui rappellera la dernière finale européenne jouée, et perdue par les Marseillais, face aux Colchoneros. Dans le fief de Lyon, le 16 mai 2018, alors entraînés par Rudi Garcia, ils avaient été balayés par la bande à Antoine Griezmann (0 – 3).

    Depuis, les Madrilènes ont su rester au sommet, aussi bien dans leur championnat qu’en Europe. Et si Antoine Griezmann n’est plus là, d’autres Français ont pris le relais. Notamment Robin Le Normand, qui a opté pour la nationalité espagnole afin de jouer pour la Roja.

    Ce match sera l’occasion pour Bruno Genesio d’effectuer une dernière revue d’effectif. À une semaine de la réception de Strasbourg, en ouverture de la Ligue 1 le vendredi 21 août (20h45), l’entraîneur phocéen pourra faire passer un test important à son groupe. « Nous allons affronter une des meilleures équipes européennes, avec à sa tête un des meilleurs entraîneurs du monde » prévient-il.

    Contrairement à ses prédécesseurs sur le banc olympien, Diego Simeone a eu le temps de travailler et mettre en place un schéma jeu sur le long terme. L’Argentin est en poste depuis 2011. De quoi faire rêver la plupart des stratèges de Ligue 1.

    Pas le onze type

    L’OM abordera ce dernier match de préparation en étant rassuré sportivement. La dernière prestation, face à l’Athletic Bilbao, a montré un groupe solide et appliqué. Un groupe qui a visiblement compris les attentes de Bruno Genesio. Mais un groupe qui pourrait encore changer de visage, car le mercato est toujours ouvert et que des changements sont encore en préparation.

    C’est pourquoi, le onze qui débutera ce vendredi en fin d’après-midi, n’est pas à considérer comme étant le onze titulaire dans la tête de Bruno Genesio. Il pourrait l’être, si d’ici le 21 août, personne ne devait partir. Avec néanmoins la certitude que Quinten Timber ne prendra pas part au duel contre les Alsaciens.

    Le Néerlandais purgera un match de suspension, reliquat de la saison dernière. Tout comme le Virage sud sera partiellement fermé. Quant au remplissage du Vélodrome pour la réception de l’Atlético de Madrid, là encore, l’OM sera loin du match à guichets fermés. Une billetterie sera opérationnelle vendredi. En prime, des tarifs promotionnels seront proposés pour les retardataires.

    OM – Atlético

    Vendredi 14 août, stade Vélodrome 17h30.

    OM : de Lange – Weah, Balerdi, Cornelius, Emerson – Højbjerg, Gomes, Timber – Harit, Gouiri, Paixão.

    Atlético : Oblak – Domínguez, Le Normand, Hancko, Martínez – Vargas, Koke, Hjulmand – Mendoza, Martín, Lookman.

  • Tadjidine Mmadi continue de gratter du temps de jeu

    Tadjidine Mmadi continue de gratter du temps de jeu

    Visage souriant, détendu dans son survêtement de l’OM, Tadjidine Mmadi est le joueur apparu en zone mixte à l’issue de la rencontre remportée, ce dimanche, face à l’Athletic Bilbao (3-1). Le jeune homme de 19 ans a réalisé une sortie de banc de belle facture face aux Basques, allant même assurer le succès des siens suite à un mouvement en solo. Un but bon pour la confiance – « franchement, c’est le même qu’en Coupe de France » [contre Bourg-en-Bresse, en décembre 2025, ndlr] -, surtout dans cette période incertaine pour n’importe quel joueur au club. Le mot-clé sorti à moult reprises par le gamin de Malpassé : « bosser ». Le travail et l’état d’esprit pourraient lui permettre d’engranger les minutes. « Les jeunes, on travaille beaucoup, on est là à l’entraînement. Après, le coach fera ses choix. Si on mérite, on va jouer, je pense. C’est à nous de tout donner. »

    Justement, l’ailier gauche brillant en Youth League la saison dernière, est entré en lieu et place d’Igor Paixao, face à Bilbao. Remuant et lui aussi buteur, le Brésilien aux dents blanches a montré l’exemple à son jeune coéquipier. « Oui, c’est un ailier comme moi. C’est quelqu’un qui a un gros potentiel. C’est quelqu’un qui est mature, qui a beaucoup de minutes en professionnel. À l’entraînement, il me donne des conseils. Maintenant, c’est à moi de les mettre en place », commente simplement le principal intéressé.

    Bruno Genesio a lui aussi fait un passage devant les journalistes, dimanche. Après une demi-douzaine de minutes à évoquer son équipe, le nouveau coach a également lâché un mot sur ces jeunes, qu’il voit au quotidien depuis son arrivée à la Commanderie. « Ils sont depuis le début de la préparation avec nous, ils travaillent bien. Forcément, ils ont des choses à améliorer, mais ils ont un bon esprit. Ça s’est vu ce soir parce que Tadj’ a marqué, il a été décisif. Keyliane aurait pu aussi scorer. Ce sont des garçons en apprentissage qui ont des qualités et qui doivent encore beaucoup travailler. Mais ça montre qu’on peut certainement compter sur certains d’entre eux au cours de cette saison », a décrit l’entraîneur.

    Être dans l’intensité

    du plus haut niveau

    Tadjidine Mmadi découvre encore le plus haut niveau et il s’est fixé un axe de progression pour les semaines et mois à venir : « La bascule entre la réserve et le monde professionnel, c’est surtout sur l’intensité. Il y a beaucoup plus d’intensité, ça va plus vite, c’est plus technique. Il faut être concentré constamment pendant les 90 minutes. Je pense que je dois bosser sur ça ». Retour au travail en ce début de semaine car une autre échéance arrive rapidement : l’Atletico Madrid (voir ci-contre). Quand on lui demande s’il va jouer contre cette grande équipe, l’attaquant répond : « Qui sait ? » En attendant vendredi, Tadj’ a marqué des points dans l’esprit de son coach. De quoi conserver sa décontraction et se pencher sur l’avenir avec sérénité.

    L’Atletico Madrid au menu de la fin de semaine

    Après l’Athletic, l’Atletico. Vendredi à 17h30, ce sont les joueurs de Diego Simeone qui débarquent au stade Vélodrome pour un match de gala. Une dernière échéance amicale à 7 jours de la reprise du championnat contre Strasbourg. « Je pense qu’on va encore affronter l’une des meilleures équipes européennes, avec un entraîneur qui est là-bas depuis très, très longtemps. Pour moi, il y a une dizaine de top coachs dans le monde et il en fait partie. Avec son équipe, ce sera encore une fois un bon test et une bonne manière de nous évaluer », décrivait Bruno Génésio, dimanche, après Bilbao.

    Un test grandeur nature avant un début de Ligue 1 XXL avec Strasbourg, Monaco, le Paris FC, Rennes et le PSG.

  • L’OM plus athlétique que Bilbao

    L’OM plus athlétique que Bilbao

    Bruno Genesio était serein, lorsqu’il s’est présenté en zone mixte.

    Son équipe venait de lui offrir une victoire nette et presque sans bavure, pour sa première au Vélodrome, « du bon côté, c’est encore plus plaisant » a-t-il même plaisanté. Même si le jardin des Phocéens n’était pas à sa jauge maximale, ils étaient néanmoins environ 45 000 à être venus, par curiosité sans doute, assister à ce qui s’est transformé en démonstration marseillaise.

    « Nous avons affronté un adversaire supérieur à ceux que nous avons croisés jusque-là. Et j’ai pu voir que les joueurs ont enregistré ce que j’attends d’eux », a confessé le nouvel entraîneur olympien. Grâce à Angel Gomes, l’OM a rapidement concrétisé sa bonne entame, et aurait même pu virer avec un avantage plus important, sans la main ferme d’Alex Padilla. La doublure du champion du Monde Unaï Simon a retardé l’échéance d’un succès marseillais qui se dessinait.

    Et que des buts signés Igor Paixão avant la pause, et Tajidine Mmadi en fin de match, ont permis de matérialiser. « J’ai apprécié l’état d’esprit des joueurs qui ont débuté, et le fait que ceux qui sont entrés en jeu ont su conserver le niveau vu en première période », souligne Bruno Genesio.

    Son onze de départ, malgré la cascade de départs déjà actés et ceux à venir, avaient de quoi séduire. Avec Amine Harit positionné dans le couloir droit de l’attaque, et un axe défensif Balerdi – Cornélius plutôt bien inspiré. Toutefois, malgré ses airs d’équipe type, il n’est pas certain que ce soit celui que le stratège olympien alignera le 21 août contre Strasbourg.

    « Je ne vais pas monter

    au plafond »

    « J’ai pu mettre certaines choses en place. Et je compterai sur tous ceux qui seront encore là le 1er septembre. » Ceux qu’il avait choisis pour débuter face à l’Athletic Bilbao ont en tout cas joué le jeu à fond. Ils ont mordu dans le match et n’ont pas fait de cadeau à une formation basque qui n’a existé que par intermittence.

    « Cette victoire valide nos cinq semaines de travail », admet Bruno Genesio. En reconnaissant « avoir vu sur le terrain ce qui a été travaillé à l’entraînement ». Reconnaissance toutefois qu’il n’allait « pas monter au plafond, car il y a encore du travail ». Et qu’en fonction des départs qui risquent encore de venir, il sait qu’il devra reprendre certains fondamentaux travaillés notamment aux Pays-Bas. Surtout lorsque d’éventuelles recrues vont arriver.

    La victoire face à Bilbao est en tout cas une bonne opération, dans une préparation où l’OM monte en régime. Dès vendredi, un autre adversaire, l’Atlético de Madrid, d’un niveau nettement supérieur, va se présenter aux Olympiens pour ce qui sera sans doute la répétition générale avant la réception de Strasbourg, pour lancer la Ligue 1, le 21 août.

    D’ici là, Bruno Genesio va poursuivre son travail, dans des conditions qui ne sont pas idéales. « Je le savais, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point-là », soupire-t-il. Conscient que, dans l’attente de nouvelles têtes, « je vais devoir tirer 100% du groupe qui sera à ma disposition ». Notamment les jeunes, dont il reconnaît « qu’ils travaillent bien et ont un bon esprit ».

    Keyliann Bézahaf est celui qui a bénéficié du plus long temps de jeu, dimanche. Il s’est bien intégré dans une défense finalement moins mise sous pression, mais qui a néanmoins dû se montrer vigilante sur les rares coups d’accélérateur basque.

    Alexi Koum, Keyliane Abdallah, Mohamed Baradji ont aussi montré de belles choses durant leur présence. Mais le minot qui a eu la plus belle des récompenses est Tajidine Mmadi. Rentré au poste d’Igor Paixão, auteur du deuxième but marseillais, il s’est montré efficace et appliqué. Pour finalement inscrire le but qui a assis définitivement le succès marseillais.

    Du côté du Vélodrome, vacances obligent, c’est une petite chambrée qui a accompagné les Olympiens. Néanmoins, s’il n’y a pas eu l’ambiance habituelle, les présents ont poussé avec leur équipe et apprécié le jeu développé.

    OM 3 (2)

    ATHLETIC BILBAO 1 (1)

    Match amical

    Stade Vélodrome (43 000 spectateurs environ)

    Arbitre : M. Bollengier.

    Buts : Gomes (10), Paixão (40), Mmadi, 86) pour l’OM, Sancet (38) pour Bilbao.

    Avertissements : Weah (39) à l’OM, Guruzeta (17), Paredes (43), Berchiche (55) à Bilbao.

    OM : de Lange – Weah (Timber, 64), Balerdi (Bézahaf, 64), Cornélius (Kondogbia, 46), Emerson (Koum, 70) – Abdelli (Nnadi, 46), Höjbjerg (Baradji, 82), Gomes (Garcia, 70) – Harit (Abdallah,70), Gouiri (Maupay, 46), Paixão (MMadi, 70).

    Entraîneur : B. Genesio.

    BILBAO : Padilla -Rincon, Yeray, Paredes, Berchiche – Jaurezizar, Canales, Sancet – Williams, Navarro, Guruzeta. Sont entrés en jeu : de la Galarereta, Areso, Santos, Maroan, Berenguer, Johaneko, Rego, Selton, Gere.

    Entraîneur : E. Terzic.