Tag: masters

  • [Tennis] La progression vitesse grand V du Vauclusien Arthur Gea au Masters 1000 de Shanghai

    [Tennis] La progression vitesse grand V du Vauclusien Arthur Gea au Masters 1000 de Shanghai

    Quelles sont les limites d’Arthur Gea ? Jusqu’où peut-il aller ? Peut-il gagner Shanghai ? Les superlatifs commencent à manquer face aux prestations du Vauclusien de 21 ans, tant il impressionne les suiveurs et même ses adversaires. Ben Shelton, 4e mondial, battu 7-6 7-6, se l’est joué fair-play après sa défaite : « Il a relancé de manière exceptionnelle. Du début à la fin, il a été très fort au retour. Je n’ai quasiment pas eu de points gratuits ou de balles courtes à attaquer ». Jakub Mensik (n°15) a subi la même foudre, en huitièmes de finale, puisqu’il a été vaincu 7-6 6-4. Mené 3-0 dans ce jeu décisif de la première manche, Gea n’a jamais paniqué, pour ensuite infliger un 7-1 au Tchèque et lui chiper le set.

    Plus de 200 places à l’ATP

    Ce jeudi matin, lors de ce Masters 1000 de Shanghai, il jouera pour une place dans le dernier carré du tournoi face à Alejandro Davidovich Fokina. Sur le papier, un adversaire encore plus abordable que les deux épouvantails du circuit qu’il vient de faire tomber. L’Espagnol, irrégulier au possible, réalise lui aussi une grande semaine et le voir à ce stade de la compétition est également une demi-surprise.

    Malgré une année chaotique en coulisses, avec différents changements de coaches, Arthur Gea a progressé dans tous les compartiments du jeu. Il s’est créé une arme, un coup droit supersonique, se montre efficace au service, au retour et sa couverture du terrain est démentielle. 244e mondial au 1er janvier 2026, le natif de Carpentras sera au pire 44e lundi prochain. Il intégrera même le Top 30 en cas de succès final en Chine. « Finalement, je ne sais toujours pas quel est mon classement réel vu que je monte toutes les semaines et que je ne fais que progresser », explique l’intéressé. L’entrée dans une nouvelle dimension.

  • Master de pétanque : le Final Tour à Île Rousse

    Master de pétanque : le Final Tour à Île Rousse

    Nous y sommes, après sept étapes, du suspense et des rebondissements quatre équipes ont gagné le droit de rallier l’île de Beauté et viser le titre.

    Île Rousse sera le théâtre d’un des événements majeurs de l’année avant le grand international samedi et dimanche.

    L’équipe Bonetto lauréate 2025 sera bien là pour défendre son titre. Elle aura fort à faire dans une demi-finale quel que soit l’adversaire. Ça devrait être l’équipe Dylan Rocher, Diego Rizzi, Stéphane Robineau et Jean Michel Puccinelli. Après un parcours en dents de scie, cette formation 100% Fréjusienne a arraché sa qualification en remportant la dernière étape de Nevers. Mais tout n’est pas rose dans ce quatuor pas toujours sur la même longueur d’onde sur les choix tactiques. Mais il y a tant de talent.

    Mickaël Bonetto, Christophe Sarrio, Yohan Cousin et Ludovic Montoro visent un doublé qu’aucune équipe n’a réalisé avec les mêmes joueurs depuis l’existence de l’épreuve ( 2001). Ce n’est pas une mince affaire.

    On retrouve les rois de la pétanque, les incontournables. La dream team Henri Lacroix, Philippe Suchaud, Philippe Quintais, Laurent Matraglia. Très mal partis dans les premières étapes, ils ont fini sur les chapeaux de roues en écrasant tout sur leur passage. Incontestablement ils seront les favoris de ce final tour tant ils dégagent de la force, du talent, de l’expérience avec un Lacroix au sommet de son art. Il faudra dans un premier temps se débarrasser de l’étoile du sud qui a terminé première de la phase qualificative mais a perdu de sa splendeur.

    Toutefois leur présence à chaque demi-finale est un signe de régularité

    Le problème de ce quatuor est la non-présence d’un pointeur confirmé. Entre N’Diaye, Zigle et Yves Rakotoarisoa. On connaît leur force de frappe mais il manque une présence stable efficace à l’appoint. Marcel Gbetable, souvent absent, est capable de jouer ce rôle.

    Les Femmes aussi

    Chez les féminines Sabine Fara et Axelle Bernard seront dans le quatuor. Une belle opportunité de montrer toute l’étendue de leur talent contre le haut du panier. En l’occurrence Fanja Aubriot et Mouna Beji et aussi Nadia Djabri et Laëtitia Canavero ainsi que Mélanie Leonardi et Margaux Hamelet.

    Rappel : la finale se jouera par poule. Les deux vainqueurs de chaque demi-finale se rencontrent. Et le gagnant accède à la finale. Un barrage entre les deux perdants permettra au vainqueur de rencontrer le perdant. Le vainqueur accédera à la finale.

    Le programme

    Jeudi 17 septembre

    9h : 1ère partie des Masters Féminin, demi-finales

    10h30 : Masters féminin, finale et petite finale

    13h30 : 1ère partie des Masters de Pétanque

    15h30 : 2e partie des Masters de Pétanque

    17h30 : Barrage

    20h : Gentleman

    21h15 : Grande finale des Masters de Pétanque

  • Nîmes, ou l’université qui cultive sa différence

    Nîmes, ou l’université qui cultive sa différence

    À Nîmes, pas de campus tentaculaire ni de catalogue destiné à rivaliser ligne par ligne avec Montpellier. La jeune université gardoise, créée en 2007, a choisi une autre voie : faire de sa petite taille une spécialité. Près de 6 000 étudiants, 66 formations aujourd’hui au catalogue et une stratégie assumée de créneaux parfois très pointus. Benoît Roig oppose ainsi une université qui « travaille avec son territoire » à celle qui « travaille pour son territoire ». Nîmes, assure son président, « est dans le deuxième cas ». Une façon aussi de ne pas reproduire l’offre des puissantes voisines montpelliéraines ou avignonnaises.

    Dans le Gard, cela donne un master Risques, environnement et sûreté nucléaire, adossé au bassin industriel de Marcoule et de la vallée du Rhône. Une vingtaine d’étudiants par promotion, de l’alternance en deuxième année et, selon ses responsables, une insertion proche de 100% dès la soutenance. Plus loin du réacteur mais tout aussi ancrées localement, une licence professionnelle mêle œnotourisme et projet culturel, tandis qu’une autre forme à la conception de produits textiles. L’histoire exploite, elle, la richesse patrimoniale environnante, jusqu’à un master d’« histoire vivante  » tourné vers la médiation, la reconstitution et les usages publics du passé.

    Des niches plutôt

    que la concurrence

    Et puis il y a les formations que l’on associe moins spontanément à une faculté publique. À Nîmes, on peut apprendre le métier de détective privé dans une licence professionnelle d’agent de recherches privées, aujourd’hui la seule recensée par l’Onisep en France. Ou étudier les mécanismes de la narration dans un master consacré à la production, aux usages et à l’interprétation des fictions, entre création, économie, droit et industries culturelles. Les diplômes universitaires servent eux aussi de laboratoire : généalogie, éloquence, laïcité et médiation et, à cette rentrée 2026, socio-oncologie, conçue avec l’IFME et présentée comme une première européenne.

    Ce goût du sur-mesure n’empêche pas l’établissement d’étoffer ses cursus plus classiques. Cette rentrée voit arriver une licence sciences de la transition écologique, un master biologie-santé centré sur le vieillissement ou encore un master de mathématiques appliquées. La croissance se voit aussi dans la pierre : les sciences quittent les Carmes pour rejoindre la nouvelle tranche du site Hoche, pensée pour accueillir près de 1 500 étudiants. Depuis janvier 2025, le statut d’établissement public expérimental permet en outre d’associer l’ESBAN et l’IFME à un réseau comprenant notamment le Pont du Gard, la CCI, des lycées et le CHU. Une manière de fabriquer collectivement des cursus qu’une petite université ne pourrait pas toujours porter seule.

    Le revers de la réussite

    La méthode semble produire des résultats. En 2026, L’Étudiant classe Nîmes deuxième sur 68 universités françaises pour la réussite en master : 82,8% des étudiants y obtiennent leur diplôme en deux ans. « Quand j’ai pris mes fonctions il y a six ans, il y avait encore des gens qui ne savaient pas qu’il existait une université à Nîmes », se souvient Benoît Roig. Aujourd’hui, l’établissement dit devoir refuser de plus en plus de candidatures en L2, L3 et surtout en master. La ville elle-même s’installe dans le paysage étudiant : elle arrive deuxième, derrière Vannes, parmi les villes de moins de 200 000 étudiants dans le classement 2026 de L’Étudiant.

    Reste un paradoxe : cet essor se fait avec un portefeuille serré. En décembre 2025, le conseil d’administration a voté à l’unanimité une motion d’alerte  : les moyens accordés à Nîmes seraient environ 50% inférieurs à ceux des universités de même catégorie, alors que ses effectifs étudiants ont augmenté de 30% en quatre ans. L’agilité qui a fait la force de la petite université risque donc aussi d’atteindre ses limites. Le pari est désormais de continuer à grandir sans perdre ce qui a construit sa réputation : des formations singulières, un pied dans le territoire et des étudiants que l’on veut encore pouvoir appeler par leur nom.

  • Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Les Masters de Pétanque 2026 à Rognac

    Pendant deux journées exceptionnelles, venez vibrer au rythme des plus grandes confrontations entre Masters Jeunes, Masters Féminins, Handisport et Masters Senior.

    Au programme :

     Diffusion des matchs des plus grands joueurs internationaux en direct (en tribune ou via les écrans géants).

     Initiations à la pétanque.

     Découverte de la pratique handisport et sport santé.

     Interviews des sportifs.

     Zone fraîcheur et détente.

     Restauration sur place.

     Animations festives et musicales.

    À ne pas manquer : le mardi 18 août à partir de 20h30, les matchs se poursuivront sur une soirée festive et musicale en plein cœur du Mail Provençal.

  • Un Mondial La Marseillaise à couper le souffle !

    Un Mondial La Marseillaise à couper le souffle !

    Comment ne pas s’émerveiller devant un tel événement ? Le Mondial La Marseillaise à pétanque a franchi une nouvelle étape. Où s’arrêtera-t-il ? Une seule explication à ce déferlement humain autour de ce monument de la pétanque : son caractère festif.

    Cette fête est devenue rare dans une société souvent aseptisée. L’amour que lui portent les passionnés est un véritable acte de fidélité. Une fidélité multipliée par 10, 100 ou 1 000 pour ces hommes, femmes et enfants venus de plus de 90 départements, sans autre ambition que d’être présents pour immortaliser cet instant, cette journée, ou davantage si affinités, dans une ambiance nulle autre pareille.

    Ce joyeux et long cortège déferle, tous les ans, à Marseille et son mythique parc Borély. C’est un peu Noël en été pour les participants. Ne nous y trompons pas : certains nourrissent l’ambition d’aller le plus loin possible, de se frotter à un ténor de la discipline afin de « mourir heureux ». Fanny, Alsacienne dont le prénom résonne comme un hymne à la pétanque, confiait il y a quelques jours : « J’ai offert à mes parents ce voyage à Marseille. Ils en rêvaient. Il fallait voir leur joie. » Colette et Olivier participent à leur premier Mondial, comme des centaines d’autres férus de pétanque.

    « Quand la boule roule, l’esprit s’envole »

    La popularité est l’ADN de cette Marseillaise qui n’a aucun équivalent dans le monde. La pétanque y retrouve son esprit jovial et détendu, sous le soleil des longues journées d’été. Comme le dit le dicton : « Quand la boule roule, l’esprit s’envole. »

    Et les ténors, me direz-vous ? Ils sont toujours plus nombreux et toujours plus forts. Une véritable pléiade de champions du monde, d’Europe et de France : Rocher, Robineau, Bonetto, Foyot, Fournié, Suchaud, Grandet, Loy, Chiapello. Cocciolo, Puccinelli, Malbec, « Tyson » Molinas, Durk, Rousseau, Madagascar et on en passe. Seuls manquent à l’appel Rizzi, Fazzino et Quintais. Hatchadourian, victime d’un accident, est absent, tout comme Jean « Moineau » Feltain.

    Tous savent combien la souffrance, l’abnégation et les capacités d’endurance sont indispensables, au-delà de leurs qualités intrinsèques, pour revêtir l’habit de lumière, mercredi.

    « Pour être performant dans une compétition de cette longueur il y a des critères à respecter, comme celui de s’économiser, se reposer entre les parties, boire beaucoup d’eau, marcher le moins possible », nous confiait récemment Jean-Michel Puccinelli, triple vainqueur. C’était la devise des anciens Albert Pisapia (recordman de victoires avec ses sept titres) ou Jean Kokoyan (six victoires). Car oui, le talent seul ne suffit pas.

    Le Mondial, c’est aussi les femmes et le Grand Prix féminin Paprec. Elles ont ouvert le bal ce vendredi et, là aussi, un nouveau record a été établi avec 186 équipes engagées. Quel bond en avant en seulement quelques années ! Chez les jeunes, 195 triplettes ont pris le départ du Trophée Crédit Mutuel des jeunes. L’avenir s’écrit déjà en lettres d’or.

    Le premier jour fait office de tour de chauffe, avec pour ambition d’éviter la sortie de route lors des premières parties. Les pièges peuvent rapidement se refermer sur les grands favoris dans un brouhaha indescriptible, face à des triplettes survoltées par la grandeur de l’événement.

    Le Mondial La Marseillaise à pétanque, c’est aussi une déferlante de pays étrangers, avec 30 nations présentes. Le premier de la classe reste Madagascar, qui a bouleversé la hiérarchie l’année dernière en signant une victoire historique. Les héros de l’île Rouge sont de retour. En ordre dispersé, certes, mais avec la même ambition : décrocher la lune une nouvelle fois. Ils ont ouvert la voie et pourraient faire des émules. De nombreuses nations progressent et parviennent désormais à franchir un, voire deux jours de compétition.

    L’Allemagne championne d’Europe à la surprise générale participe aux Masters. Elle est le chef de file des pays en pleine expansion, avec 34 équipes présentes. Au total, 130 équipes étrangères prendront le départ, dont de nouveaux venus comme le Mexique, la Bulgarie, l’Autriche ou la Slovénie. L’Afrique s’implante de plus en plus, encouragée, encouragée par les succès de ses représentants. Ces pays souhaitent se distinguer dans une compétition où la médiatisation joue un rôle essentiel. Le Togo rejoint ainsi le Sénégal, l’Algérie, le Maroc et Madagascar.

    À l’heure où le monde sportif a les yeux braqués sur un autre Mondial à l’échelle financière pharaonique, le Mondial La Marseillaise poursuit son envol avec une dimension plus humaine, mais un point commun demeure : une notoriété toujours plus grandissante et une ferveur à vous couper le souffle.

  • [Pétanque] Rocher, Lacroix, Doerr et Feltain soupçonnés de paris truqués

    [Pétanque] Rocher, Lacroix, Doerr et Feltain soupçonnés de paris truqués

    Leurs domiciles ont fait l’objet de perquisitions par les policiers du service central des courses et jeux de la police judiciaire, selon des informations du Parisien et de TF1. Parmi eux figurent Dylan Rocher, Henri Lacroix, Jean Feltain et David Doerr, internationaux français de pétanque. Le résultat d’une enquête ouverte pour « escroquerie en bande organisée » et « corruption active et passive dans une manifestation sportive ouverte aux paris » par le parquet de Toulon. Lors de la 7e et ultime étape des Masters de Pétanque en septembre 2025, leur équipe, tenante du titre, avait été largement battue 13-4 par l’équipe locale de Levallois, en quarts de finale. Une alerte a alors été donnée par la plateforme nationale de lutte contre la manipulation des compétitions sportives, coordonnée par l’autorité nationale des Jeux après l’observation de mises anormalement élevées.

    Le montant des gains (60 000 euros dont un tiers a finalement été bloqué
    par l’un des sites de paris qui soupçonnait une fraude) aurait bénéficié à des proches de certains joueurs de l’équipe
    de France.

  • Masters pétanque : une étape à Rognac

    Masters pétanque : une étape à Rognac

    Quarterback se retire et la société GDP Vendôme lui succède avec également à sa charge le Trophée des Villes.

    La Drôme ouvre le bal les 3 et 4 juin à Romans-sur-Isère avec une conclusion les 6 et 7 septembre pour le Final Four dans un lieu pas encore révélé. Les Masters feront étape à Rognac les 16 et 17 août. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

    Calendrier

    3 et 4 juin : Romans-sur-Isère

    24 et 25 juin : Saint-Gilles-Croix-de-Vie

    15 et 16 juillet : Montluçon

    22 et 23 juillet : Saint-Étienne

    4 et 5 août : Santa Susanna (Espagne)

    18 et 19 août : Rognac

    26 et 27 août : Nevers

    6 et 7 septembre : Final Four (lieu prochainement révélé)

  • Les « sans-fac » mobilisés, entre colère et désarroi

    Les « sans-fac » mobilisés, entre colère et désarroi

    Je ne comprends pas pourquoi pas moi », souffle dans le micro un jeune homme venu témoigner de son désarroi. Ce 16 septembre, ils sont une cinquantaine rassemblés sous les fenêtres du rectorat à l’appel du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), qui se mobilise chaque année pour dénoncer la sélection à l’entrée en master et aider les étudiants restés sur le carreau à se faire inscrire au forceps.

    « Je me retrouve sans master, malgré une double licence en droit privé et en droit public », confie Nermine. « Le seul argument qu’on me donne, c’est celui de la capacité d’accueil. Mais j’ai travaillé dur, j’ai fait des stages chaque été pour valider mon diplôme. Et aujourd’hui je me retrouve sans rien », poursuit cette jeune étudiante tunisienne de 23 ans, qui dénonce « une sélection sans logique. Des gens qui ont eu de moins bons résultats que moi ont été acceptés », soupire-t-elle, confiant avoir « frappé à toutes les portes. Cette mobilisation aux côtés du Scum est mon dernier recours ». Bientôt, son titre de séjour, conditionné à son inscription en master, arrivera à expiration. « Je vais me retrouver avec une OQTF [obligation de quitter le territoire français, Ndlr]. Je ne comprends pas cette rupture du droit à la poursuite d’études. C’est injuste. »

    « Violence psychologique, sociale, financière »

    « On parle d’étudiantes et d’étudiants diplômés, qui ont validé leur licence, donc dont le corps enseignant considère qu’ils ont le niveau pour entrer en master », insiste Fabien Bon, représentant du Scum. « Or ce sont ces mêmes enseignants qui, deux mois après, envoient des mails à ces étudiants pour leur dire : je ne te prends pas dans mon master », décrit-il, dénonçant une « violence psychologique, sociale, financière » [les étudiants qui se retrouvent sans affectation perdent leurs bourses, et souvent leur logement, Ndlr].

    Comme chaque année, le Scum va donc remuer ciel et terre pour tenter de faire inscrire sous la pression la cinquantaine d’étudiants sans fac recensés en cette rentrée, en impulsant des recours administratifs auprès du rectorat mais aussi en allant solliciter directement les présidences d’université et les enseignants concernés. « À Montpellier il y a 80 000 étudiants. Personne ne nous fera croire qu’on ne peut pas accueillir 30 ou 40 étudiants de plus », assène Fabien Bon. « L’an dernier, on a fait inscrire une trentaine d’étudiants sur les deux universités grâce aux démarches de recours et 14 via les mobilisations auprès des enseignants et des présidences d’université », rappelle-t-il.

  • Les « sans-fac » mobilisés, entre colère et désarroi dans l’Hérault

    Les « sans-fac » mobilisés, entre colère et désarroi dans l’Hérault

    Je ne comprends pas pourquoi pas moi », souffle dans le micro un jeune homme venu témoigner de son désarroi. Ce 16 septembre, ils sont une cinquantaine rassemblés sous les fenêtres du rectorat à l’appel du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), qui se mobilise chaque année pour dénoncer la sélection à l’entrée en master et aider les étudiants restés sur le carreau à se faire inscrire au forceps.

    « Je me retrouve sans master, malgré une double licence en droit privé et en droit public », confie Nermine. « Le seul argument qu’on me donne, c’est celui de la capacité d’accueil. Mais j’ai travaillé dur, j’ai fait des stages chaque été pour valider mon diplôme. Et aujourd’hui je me retrouve sans rien », poursuit cette jeune étudiante tunisienne de 23 ans, qui dénonce « une sélection sans logique. Des gens qui ont eu de moins bons résultats que moi ont été acceptés », soupire-t-elle, confiant avoir « frappé à toutes les portes. Cette mobilisation aux côtés du Scum est mon dernier recours ». Bientôt, son titre de séjour, conditionné à son inscription en master, arrivera à expiration. « Je vais me retrouver avec une OQTF [obligation de quitter le territoire français, Ndlr]. Je ne comprends pas cette rupture du droit à la poursuite d’études. C’est injuste. »

    « Violence psychologique, sociale, financière »

    « On parle d’étudiantes et d’étudiants diplômés, qui ont validé leur licence, donc dont le corps enseignant considère qu’ils ont le niveau pour entrer en master », insiste Fabien Bon, représentant du Scum. « Or ce sont ces mêmes enseignants qui, deux mois après, envoient des mails à ces étudiants pour leur dire : je ne te prends pas dans mon master », décrit-il, dénonçant une « violence psychologique, sociale, financière » [les étudiants qui se retrouvent sans affectation perdent leurs bourses, et souvent leur logement, Ndlr].

    Comme chaque année, le Scum va donc remuer ciel et terre pour tenter de faire inscrire sous la pression la cinquantaine d’étudiants sans fac recensés en cette rentrée, en impulsant des recours administratifs auprès du rectorat mais aussi en allant solliciter directement les présidences d’université et les enseignants concernés. « À Montpellier il y a 80 000 étudiants. Personne ne nous fera croire qu’on ne peut pas accueillir 30 ou 40 étudiants de plus », assène Fabien Bon. « L’an dernier, on a fait inscrire une trentaine d’étudiants sur les deux universités grâce aux démarches de recours et 14 via les mobilisations auprès des enseignants et des présidences d’université », rappelle-t-il.

  • L’éco-campus de la Pauliane prend vie pour les étudiants

    L’éco-campus de la Pauliane prend vie pour les étudiants

    Pour la première fois depuis les travaux lancés en décembre 2023, le campus de la Pauliane, auparavant disséminé sur différents sites, est rassemblé en un même lieu. Autour de la Maison Mega (Maison de l’économie et de la gestion d’Aix-en-Provence), inaugurée en 2022 et lieu de rencontre des doctorants et enseignants-chercheurs, un éco-campus de 15 000m² accueille, depuis la rentrée, les étudiants en licence et en master dans cette faculté d’éco-gestion.

    Ce nouveau site regroupe les anciens campus Forbin, dont le bâtiment a été vendu par la Mairie, et Ferry. Ainsi, près de 650 étudiants de première et deuxième années de licence, ainsi que de master, découvrent ensemble ce nouvel environnement. Au total, entre 2 500 et 3 000 étudiants circulent désormais sur ce site livré par l’entreprise Travaux du Midi. « Il fallait permettre à la faculté d’éco-gestion de disposer de bâtiments capables de fédérer l’ensemble de ses activités en un même endroit », indique Bruno Decreuse, doyen de la faculté de gestion, qui travaille aux côtés de Sophie Hutier, vice-doyenne. Bâtiments neufs, baies vitrées, lieux de vies épurés : l’architecture du lieu reflète une volonté de modernité, mais s’engage aussi à réduire son impact environnemental.

    Une « demande sociale »

    D’où son appellation « d’éco-campus », qui repose notamment sur l’absence de climatisation, la préservation du parc entourant l’établissement ou l’exploitation des transports en commun. « C’est aussi un cahier des charges, en accord avec les enjeux sociétaux autour de l’environnement », ajoute Bruno Decreuse.

    La faculté propose trois licences accessibles via un portail commun. « En première année, on est très interdisciplinaires, souligne Bruno Decreuse. Petit à petit, on se spécialise au sein de la faculté (…). Je pense qu’on a répondu à une demande sociale qui est celle d’une éducation plus à la carte et d’abord centrée sur l’expérience étudiante. » S’ajoutent à cela une double licence droit-économie, plus sélective, et une licence internationale dispensée en anglais. Un point d’honneur a été fait sur l’intégration des élèves : un bureau des associations étudiantes est installé dès le hall d’entrée, avec diverses salles, et un dispositif de parrainage entre étudiants.

    Parmi les étudiants rencontrés sur le campus, le constat est quasi unanime : le bâtiment est moderne, agréable, et l’espace extérieur permet des pauses « qualité ». « Dommage qu’on ne soit plus en ville, si on veut manger dehors, il faut prendre la voiture. Les transports pour aller dans le centre, c’est une galère. Mais le parking à côté est plus pratique pour ceux qui ont une voiture. Sinon, l’intérieur et le matériel, c’est génial », observent Maïlys et Sofia, étudiantes en L2. Il ne reste plus que quelques aménagements à finaliser, comme la salle des marchés, pour que le campus soit pleinement opérationnel.