Tag: Martinique

  • « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    Ce qui, sur le papier, ressemblait à une mission impossible, le duo marseillo-breton est en passe de réussir.

    À savoir boucler une traversée de l’Atlantique, dans le cadre de la Transat du Café l’Or, une des plus exigeantes, alors qu’un des marins souffre de déficience visuelle. Il y a deux ans, la première tentative avait tourné court, à cause d’une rupture de barre. Mais cette fois, c’est bien engagé.

    Certes, le Rêve à perte de vue de Joël Paris et Goulven Marie ne va pas gagner l’épreuve en Class40, dans laquelle l’équipage est en course. Mais le simple fait d’arriver à Fort-de-France constituera la plus belle des victoires.

    Pétole malvenue

    Depuis le départ du Havre, les deux hommes ont dû se battre contre l’adversité. Enchaînant les pannes, les déchirures de voile, ils ont su surmonter les déboires pour franchir les tempêtes et les coups de vent. Passer outre également une pétole malvenue, en plein cœur de l’Atlantique.

    « Si nous sommes là, c’est bien sûr parce que j’y ai cru très longtemps et très fortement » nous a transmis Joël Paris, lors de son dernier point radio. Le Marseillais associe à sa quête ceux qui l’ont aidé. « D’autres y ont cru et ça, moi qui ai le syndrome de l’imposteur, je trouve ça dingue ! ».

    Le bateau est en approche de la Martinique. « Nous avons la vitesse, mais il nous manque l’angle optimal. ». Car, si l’arrivée à Fort-de-France est proche, il reste un dernier challenge à relever. Finir dans les temps. La perte d’un spi n’a pas aidé. Mais le compte à rebours est lancé.

    Pour être classé, Rêve à perte de vue doit franchir la ligne lundi, à 12h temps universel.

    Ce qui, semble encore possible.

  • Une victoire « espresso » pour Franck Cammas

    Une victoire « espresso » pour Franck Cammas

    Parti du Havre le 26 octobre, le maxi-trimaran bleu a passé la ligne d’arrivée à 22h13 heure locale (2h13 GMT), après 10 jours 13 heures et 3 minutes de course.

    Franck Cammas, après ceux de 2001, 2003, 2007, 2021, décroche sa cinquième Transat du Café, alors que son coéquipier Tom Laperche a bu sa première tasse bien serrée. « C’est la première victoire de Tom mais je pense qu’il pourrait en gagner cinq facilement dans sa carrière, il a la vie devant lui et tout le talent nécessaire », a jugé le skipper aixois. « Cette transat a été compliquée, intense. On est partis du Havre face au vent dans des conditions difficiles. Nos adversaires n’étaient pas loin et ils allaient vite. Cela n’a jamais été facile », a-t-il ajouté.

    Avaries en cascade

    Plus tard dans la journée, ce sont les vainqueurs en Océan Fifty qui ont franchi la ligne. Avec une dernière journée à suspense opposant trois équipages (Wewise, Viabilis et le Rire médecin). Si pour les Ultim et les Océan Fifty, le titre est donc décerné, dans les autres classes, la lutte est encore sévère.

    En Imoca, Yoann Richomme et Corentin Horeau sont toujours en chasse. Les deux hommes, déjà peu épargnés par les avaries, continuent à avoir des problèmes. Avec cette fois une fuite sur le vérin de quille. Mais ils restent optimistes.

    En Class 40, le Rêve à Perte de vue de Joël Paris et Goulven Marie continue son petit bonhomme de chemin. Le duo Marseillo-Breton a lui aussi ses pépins de course. Le dernier en date concernait la grand-voile. « Nous avons pu intervenir rapidement, en moins de trente minutes, c’était réglé », a confié Joël Paris.

    Au large des Açores, Rêve à Perte de vue est sortie d’une mer difficile et pour le Marseillais, « c’est désormais frisette après ce que nous avons traversé ». Eux ne visent pas la victoire, juste d’arriver en Martinique. Ce qui constituerait une très belle victoire sur eux-mêmes.