Tag: Marseille 8e Arrondissement

  • [C’est l’été] Du classique accessible à tous à l’église Sainte-Anne

    [C’est l’été] Du classique accessible à tous à l’église Sainte-Anne

    Et si la musique classique sortait des sentiers battus ? C’est toute l’ambition des Concerts de Sainte-Anne qui s’ouvrent ce mardi pour une deuxième édition, avec trois rendez-vous jusqu’au 1er septembre. À 19h, l’église Sainte-Anne, place Baverel, dans le 8e arrondissement de Marseille, accueille une programmation accessible à tous, avec une entrée à prix libre.

    « L’an dernier, on a constaté que, l’été, il n’y a quasiment rien à Marseille en matière de musique classique. Tout le monde n’a pas la chance d’aller en festival donc on s’est dit qu’il fallait prolonger les concerts », explique Philippe Gueit, directeur artistique des concerts, qui sera également au piano.

    Pour cette première soirée, le programme sera éclectique. Avec Fabrice Ropolo à la flûte, Philippe Gueit proposera une heure musicale allant de Bach à Morricone, en passant par Ibert, Saint-Saëns, Mozart et Donizetti.

    Le mardi 25 août, le pianiste sera en duo avec le trompettiste Thierry Amiot, pour présenter leur CD Grandes Mélodies, enregistré dans cette même église. « L’originalité, c’est qu’on a choisi un duo pour trompette et piano, bien moins connu que la trompette et l’orgue », précise Philippe Gueit. Enfin, le 1er septembre, le pianiste donnera un récital consacré à Albeniz, Liszt, Schubert et Chopin, entre grandes pages du répertoire et découvertes.

    Séduire les néophytes

    Ici, pas question de réserver le classique aux seuls initiés. « On tient à l’accessibilité du classique pour tous, d’où l’entrée à prix libre, souligne Philippe Gueit. On associe encore trop souvent le classique à un répertoire réservé. » Avec 200 places, sans réservation, chacun peut pousser la porte de l’église et se laisser surprendre. « C’est important de proposer aux gens des choses qu’ils n’aiment pas forcément pour susciter la découverte », poursuit-il.

    À Sainte-Anne, le cadre participe pleinement à cette invitation. « Souvent, les églises résonnent trop. Là, l’acoustique est excellente », assure le directeur artistique, qui apprécie aussi « la grande proximité offerte par le lieu avec le public ».

  • À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    Des riverains dénoncent la conduite non maîtrisée du chantier de rénovation et de renaturation lancé, en septembre dernier, du parc central de Bonneveine, avenue de Hambourg, 8e, et de la promenade de la Sarette. L’opération s’accompagne, selon eux, de destruction injustifiée d’arbres.

    Lancé en septembre dernier, le marché de travaux prévoit la plantation de 70 arbres, la création de jeux, l’agrandissement de 5 000 m2 gagné sur l’ancien gymnase et la rénovation de l’éclairage, pour un coût annoncé de 2,4 millions d’euros. « Depuis quatre mois, tout est à l’arrêt sans raison valable, constate Jérôme Nardi, du collectif. Et la circulation le long du chemin de la Sarette est bloquée par des barrières de sécurité. On prend en otage les usagers du parc en pleine canicule. »

    « Quatre arbres de 50 ans sont tombés à la suite de l’arrachage des pavés qui habillaient les parois des cratères. Cela a déstabilisé leur système racinaire. Six autres ont été abattus sans précaution et 32 autres arbres sont menacés de destruction, dont 24 dans la pinède », explique Alain Senentz, qui montre comment le creusement de tranchées à la tractopelle a endommagé des sujets. « En février, un très gros pin de la place centrale s’est effondré peu après que des tranchées d’un mètre de profondeur ont été creusées à proximité pour passer le nouveau câblage des lampadaires. »

    Le soutien de France Nature Environnement

    La pétition du collectif a déjà obtenu 1 500 signatures et réclame le redémarrage du chantier avec des mesures « pour protéger les arbres restants en instaurant des méthodes de travail qui préservent l’environnement et évitent de renouveler les erreurs passées ». Ils demandent de la transparence sur les expertises techniques – et notamment le rapport complet de l’Office national des forêts (ONF) – qui fondent les décisions d’abattre les arbres. Au vu de « la fuite permanente devant les demandes d’explication », le silence de la mairie centrale et celle de secteur devant laquelle ils ont dû faire un sit-in pour être reçus, le collectif s’est résolu à aller au contentieux. Défendu par Me Sébastien Barles (ancien adjoint de Benoît Payan en charge de la transition écologique), il va assigner, la semaine prochaine, la Ville en référé devant le tribunal administratif.

    Vendredi, Richard Hardouin, président de France nature Environnement (FNE), était à leur côté : « Nous allons accompagner le groupe de nouveaux adhérents de FNE 13 du Parc Bonneveine dans le but de créer une instance d’échange avec la mairie et, si ça n’aboutit pas, nous agirons en justice. » Sa visite est édifiante. « Non, là, il n’y a rien qui justifie la coupe de cet arbre qui doit être conservé ! Ce cratère-là ne nécessite pas d’être touché. Il doit rester en l’état », tonne le militant, visiblement très mécontent. Elisabeth Parisot lui montre le grand pin qui est tombé sur le grillage de la résidence Le Véronese et qui est resté en place avec les autres.

  • Une plaque en mémoire de Margot et Lucien Vidal-Naquet

    Une plaque en mémoire de Margot et Lucien Vidal-Naquet

    C’est dans ce lieu symbolique que les époux, réfugiés durant la guerre, victimes de la barbarie nazie et de l’antisémitisme, ont été arrêtés le 15 mai 1944 par la Gestapo, puis déportés et assassinés à Auschwitz-Birkenau. En présence de Nicolas Vidal-Naquet, petit-fils du couple, et de sa famille, Olivia Fortin, maire des 6e et 8e arrondissements, a souligné que « la mémoire n’est pas un regard tourné vers le passé, elle est le fondement de notre engagement dans le présent ».

  • Les époux Vidal-Naquet honorés à Marseille

    Les époux Vidal-Naquet honorés à Marseille

    « Il y a quand même, dans les écrits de Marc Bloch et de Lucien Vidal-Naquet, une certaine proximité », souligne Nicolas Vidal-Naquet, petit-fils du juriste du même nom. « C’étaient des bourgeois juifs déjudaisés, comme le disait Raymond Aron. C’est-à-dire que la religion n’avait pas de prise sur eux. Mais, par contre, ils revendiquaient quand même leur identité juive (…). Ce sont des gens qui ont ancré en eux les valeurs de la République », pousse-t-il.

    Mercredi, au square Monticelli (8e), une plaque sera dévoilée en mémoire de Margot et de Lucien Vidal-Naquet. C’est dans ce lieu symbolique que les époux, réfugiés durant la guerre, ont été arrêtés le 15 mai 1944 par la Gestapo, puis déportés et assassinés à Auschwitz-Birkenau. « Symboliquement, c’est un hommage à tous les Juifs qui ont été déportés. C’est aussi rappeler qu’il y avait des familles, dans tous les coins de Marseille, qui ont subi le racisme, l’antisémitisme. C’est une leçon pour aujourd’hui », note Nicolas Vidal-Naquet.

  • [Mort au travail] Sans contrôle ni obligation, le BTP reste le secteur le plus meurtrier

    [Mort au travail] Sans contrôle ni obligation, le BTP reste le secteur le plus meurtrier

    Un secteur particulièrement touché, « avec +2% d’accidents mortels en 2024 », précise Pascal Maeestracci. Le secrétaire général du syndicat dénonce « la disparition des CHSCT qui obligeait l’employeur au respect des règles de sécurité. Désormais, dans le Code du travail, l’obligation de résultat est devenue obligation de moyens, c’est d’autant moins contraignant qu’il y a peu ou pas de contrôles ».

  • Le village d’enfants SOS recrute plusieurs éducateurs

    Le village d’enfants SOS recrute plusieurs éducateurs

    « C’est un métier magnifique, mais c’est un choix de vie, car la mission est exigeante et demande un savoir-être et un savoir-faire non négligeables », décrit Antoine Vallet, chef de service à SOS Village d’enfants du Roy d’Espagne, dans le 8e arrondissement. C’est pour accueillir au mieux les enfants placés par décision de justice que la structure organise cette journée d’information.

    Dans le secteur de l’aide sociale à l’enfance, les besoins sont énormes et les recrutements difficiles, le métier souffrant d’un manque d’attrait principalement lié à sa faible rémunération au regard de l’engagement personnel qu’il demande. Pour autant, l’objectif premier du village et des professionnels qui y travaillent ne déroge pas à l’impératif de répondre aux besoins des enfants, tout en leur assurant un accompagnement de qualité. L’environnement calme, à proximité des calanques mais non loin des écoles, au cœur de la pinède du parc du Roy d’Espagne, en fait partie. La structure y a implanté en 1972 ses 11 maisons familiales de 150 à 200m2 qui accueillent chacune 4 à 5 enfants, sa maison commune et ses deux appartements.

    « Le village, c’est un jardin, considère Aurélie, à chaque pouce qui arrive on trouve son espace. Autour, tout un écosystème est nécessaire, avec les bons outils. » Éducatrice familiale, elle envisage son rôle avec « cœur et patience » pour que les enfants aux fragilités diverses confiés reprennent confiance en l’avenir. Parmi les outils proposés, le village dispose également d’une Maison des familles qui permet aux enfants et à leurs parents de se rencontrer dans un lieu agréable et adapté, d’un « Espace de transition » dédié aux adolescents de 14 à 17 ans. De même qu’un dispositif « jeunes majeurs » avec quatre studios autonomes, en ville, vise à les accompagner au mieux dans l’acquisition progressive d’autonomie et leur intégration socio-économique.

    Un travail d’équipe

    Ici, ce sont les binômes d’éducateur familial et d’aide familiale qui habitent chez les enfants en pension complète. Ils se relaient à raison de 21 jours par mois pour le premier et 10 jours pour le second, qui peut également intervenir en remplacement d’un poste vacant sur d’autres maisons. Ils sont épaulés par une équipe d’éducateurs et de psychologues. « Ce que l’on recherche surtout, c’est une véritable motivation, un engagement sérieux, car le village s’est concentré sur l’accueil de fratries et des placements à long terme », précise Antoine Vallet.

  • [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    « C’est avec une détermination joyeuse que j’ouvre ce nouveau mandat », assure Olivia Fortin devant le conseil d’arrondissement réuni en séance en plein air, sur le parvis de la mairie, à la Villa Bagatelle.

    L’élue du Printemps marseillais, qui avait recueilli 51,51% au 2d tour, a été largement reconduite à la tête du 4e secteur, qui regroupe les 6e et 8e arrondissements, grâce aux 32 voix de son groupe, obtenues à la majorité absolue. L’élection s’est déroulée sous la présidence intérimaire de Micheline Abours (PCF), doyenne de l’assemblée et 10e adjointe, accompagnée d’Espérance Laggiard comme secrétaire. Le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) et son adjoint (EELV), Amine Kessaci, étaient présents, accompagnés du sénateur (EELV) Guy Benarroche.

    L’opposition fait figuration

    Huit élus de l’extrême droite (UDR), emmenés par Jean‑Baptiste Rivoallan au nom de Franck Allisio (RN), sont dans l’opposition. Deux élus divers droite, conduits par Catherine Pila pour la liste « Marseille je t’aime » de Martine Vassal, complètent l’assemblée dans l’opposition. Les deux têtes de listes étaient d’ailleurs absentes de ce premier conseil. Aucune autre candidature n’a été présentée face à celle du Printemps marseillais, et aucune prise de parole n’est intervenue.

    Cela n’a donc pas empêché Olivia Fortin de faire élire les 16 adjoints d’arrondissements proposés par le Printemps marseillais, soit le maximum autorisé. La maire présente une équipe décidée à « fédérer et cultiver du lien », une force « à partir de laquelle construire un projet de transition écologique, économique et sociale », en partenariat avec « la Métropole au service de tous », et dans un « nouvel élan construit ensemble » pour ce deuxième mandat. « La fraternité est exigeante car elle n’est jamais acquise, elle mérite qu’on se batte pour elle », conclut Olivia Fortin. Les embrassades ayant ponctué la remise des écharpes en témoignent.

    Les adjoints

    Jean-Marc Pantalacci-Bonnaffous, 1er adjoint ; Anna Sinsoilliez, 2e adjointe ; Cyprien Vincent, 3e adjoint ; Bania Medjbar, 4e adjointe ; Pierre-Emmanuel Vidal, 5e adjoint ; Marie-Hélène Amsalem, 6e adjointe ; Anthony Canali, 7e adjoint ; Dominique Morand, 8e adjointe ; Eliott Perenchio, 9e adjoint ; Micheline Abours, 10e adjointe ; Christophe Monnier, 11e adjoint ; Pauline Rossell, 12e adjointe ; Zacharie Bruyas, 13e adjoint ; Dona Richard, 14e adjointe ; Laurent Benac, 15e adjoint ; Camille Langlais, 16e adjointe.

  • À Mazargues, rentrée dans un IRTS bien rénové

    À Mazargues, rentrée dans un IRTS bien rénové

    Le temps du chantier, l’IRTS avait migré dans l’antenne des Flamants (14e) et quelques salles louées. Aux Salyens (8e), niché dans un parc arboré, c’est désormais dans un bâtiment administratif, des salles de cours, un centre de ressources documentaires, un espace détente entièrement réhabilités et repensés que les futurs travailleurs sociaux bénéficieront de leur formation.

    Ce sont des étudiants souriants qui inaugurent le site. Et un président « fier » de les accueillir « dans un cadre qui offre des conditions optimales de travail, un cadre à la hauteur de leurs missions ». Conscient des enjeux du secteur, Romain Baumstark a en effet marqué son arrivée aux rennes de l’institut il y a quatre ans, par cette modernisation du bâti comme des contenus pédagogiques. « Dans les 5 ans à venir, nous allons avoir besoin de 80 000 travailleurs sociaux, pour répondre à de nouveaux besoins avec de nouveaux métiers dans lesquels le numérique prend une part très importante », estime-t-il.

    À ses côtés, Renaud Muselier, président (Renaissance) de la Région Paca, fait le tour du proprio, avec une mine enchantée. La collectivité, qui accompagne depuis 2016 l’IRTS avec un financement annuel de 4,6 millions d’euros pour le fonctionnement a investi 660 000 euros dans les équipements et le mobilier. « Avant de venir, j’ai demandé à France Travail combien il y avait de demandes sur la région. Il y a 11 000 postes à pourvoir cette rentrée ! » indique-t-il. Prenant la mesure du rôle de l’institut dans une ville où 17% de la population vit sous le seuil de pauvreté, il soulignait avoir dégagé un budget « de 144 millions d’euros pour le fonctionnement des 91 sites de formation de la région ».

    Cette volonté d’offrir un bon cadre d’apprentissage à des métiers essentiels à la société ne cache pas leur réalité. Notamment dans le secteur de l’aide sociale à l’enfance, les éducateurs souffrent trop souvent d’un manque de reconnaissance et de mauvaises conditions de travail, dont les enfants pâtissent également.

  • À Marseille, pour sauver l’emploi à Monoprix

    À Marseille, pour sauver l’emploi à Monoprix

    Sur le parking les drapeaux rouges des UL CGT Marseille Sud, Croix rouge, Fapt et Télécoms flottent autour du boucher. Employé depuis 27 ans dans l’enseigne du Prado, il était convoqué par sa direction à un entretien préalable à une sanction pouvant aller jusqu’au licenciement. « Un de trop à faire les frais d’un management agressif, estime Stéphanie Escamez, élue CGT au CSE, depuis un an la nouvelle direction met le paquet contre la CGT ». Alors, « tous pour un et un pour tous ».

    Dans le rassemblement, Gérald ne saisit pas. « Ce qui m’échappe, c’est le motif profond » de cette convocation, déplore-t-il. « J’étais en train d’aider un apprenti au labo quand le responsable m’a ordonné d’aller à la pesée. J’ai refusé car ce n’est pas mon poste. Ce n’est pas tolérable d’être traité comme ça », explique-t-il avant d’entrer dans le bureau fortement soutenu par ses camarades. Dans le rassemblement Christophe, libraire, craint une nouvelle vague de licenciements. « Depuis 15 ans que je travaille ici, j’ai vu nos conditions de travail se détériorer. On est passé de 301 à 160, et récemment on a eu un document officiel de Monoprix où il était indiqué qu’un magasin de notre taille devait fonctionner à 130 salariés. »

    La lutte se poursuit le 18

    Une fonte des effectifs qui a entraîné « une surcharge de travail dans des conditions plus que douteuses », complète Stéphanie. La syndicaliste note : « En accidents de travail et maladie, on atteint un taux au-dessus de la moyenne nationale. En mai 2023 la Carsat s’était même intéressée à nous et avait relevé, selon ses barèmes, beaucoup de points dans le rouge. » Christophe, en arrêt pour accident de travail, en a fait les frais récemment. « Une chute dans les escaliers, à courir partout, avec des garde-corps très bas et des antidérapants tellement usés qu’ils sont inefficaces », précise-t-il. La librairie avait liquidé la presse dans ses rayons. Elle a été remise en place « il y a deux jours, la clientèle s’était plainte de ne plus trouver ses journaux », annonce la remplaçante.

    Gérald ressort de sa convocation un peu soulagé. « On a pu discuter. J’ai expliqué qu’on n’était pas reconnu à notre juste valeur, qu’on n’avait pas à pallier le manque d’effectifs, ça c’est leur politique. Ils se donnent un mois pour prendre leur décision », lâche-t-il, très ému par l’élan de solidarité. La direction n’a quant à elle « pas souhaité commenter ». Nadia Grine, déléguée syndicale CGT, appelle à « continuer la lutte… le 18 ».