Un secteur particulièrement touché, « avec +2% d’accidents mortels en 2024 », précise Pascal Maeestracci. Le secrétaire général du syndicat dénonce « la disparition des CHSCT qui obligeait l’employeur au respect des règles de sécurité. Désormais, dans le Code du travail, l’obligation de résultat est devenue obligation de moyens, c’est d’autant moins contraignant qu’il y a peu ou pas de contrôles ».
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[Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur
« C’est avec une détermination joyeuse que j’ouvre ce nouveau mandat », assure Olivia Fortin devant le conseil d’arrondissement réuni en séance en plein air, sur le parvis de la mairie, à la Villa Bagatelle.
L’élue du Printemps marseillais, qui avait recueilli 51,51% au 2d tour, a été largement reconduite à la tête du 4e secteur, qui regroupe les 6e et 8e arrondissements, grâce aux 32 voix de son groupe, obtenues à la majorité absolue. L’élection s’est déroulée sous la présidence intérimaire de Micheline Abours (PCF), doyenne de l’assemblée et 10e adjointe, accompagnée d’Espérance Laggiard comme secrétaire. Le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) et son adjoint (EELV), Amine Kessaci, étaient présents, accompagnés du sénateur (EELV) Guy Benarroche.
L’opposition fait figurationHuit élus de l’extrême droite (UDR), emmenés par Jean‑Baptiste Rivoallan au nom de Franck Allisio (RN), sont dans l’opposition. Deux élus divers droite, conduits par Catherine Pila pour la liste « Marseille je t’aime » de Martine Vassal, complètent l’assemblée dans l’opposition. Les deux têtes de listes étaient d’ailleurs absentes de ce premier conseil. Aucune autre candidature n’a été présentée face à celle du Printemps marseillais, et aucune prise de parole n’est intervenue.
Cela n’a donc pas empêché Olivia Fortin de faire élire les 16 adjoints d’arrondissements proposés par le Printemps marseillais, soit le maximum autorisé. La maire présente une équipe décidée à « fédérer et cultiver du lien », une force « à partir de laquelle construire un projet de transition écologique, économique et sociale », en partenariat avec « la Métropole au service de tous », et dans un « nouvel élan construit ensemble » pour ce deuxième mandat. « La fraternité est exigeante car elle n’est jamais acquise, elle mérite qu’on se batte pour elle », conclut Olivia Fortin. Les embrassades ayant ponctué la remise des écharpes en témoignent.
Les adjoints
Jean-Marc Pantalacci-Bonnaffous, 1er adjoint ; Anna Sinsoilliez, 2e adjointe ; Cyprien Vincent, 3e adjoint ; Bania Medjbar, 4e adjointe ; Pierre-Emmanuel Vidal, 5e adjoint ; Marie-Hélène Amsalem, 6e adjointe ; Anthony Canali, 7e adjoint ; Dominique Morand, 8e adjointe ; Eliott Perenchio, 9e adjoint ; Micheline Abours, 10e adjointe ; Christophe Monnier, 11e adjoint ; Pauline Rossell, 12e adjointe ; Zacharie Bruyas, 13e adjoint ; Dona Richard, 14e adjointe ; Laurent Benac, 15e adjoint ; Camille Langlais, 16e adjointe.
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À Mazargues, rentrée dans un IRTS bien rénové
Le temps du chantier, l’IRTS avait migré dans l’antenne des Flamants (14e) et quelques salles louées. Aux Salyens (8e), niché dans un parc arboré, c’est désormais dans un bâtiment administratif, des salles de cours, un centre de ressources documentaires, un espace détente entièrement réhabilités et repensés que les futurs travailleurs sociaux bénéficieront de leur formation.
Ce sont des étudiants souriants qui inaugurent le site. Et un président « fier » de les accueillir « dans un cadre qui offre des conditions optimales de travail, un cadre à la hauteur de leurs missions ». Conscient des enjeux du secteur, Romain Baumstark a en effet marqué son arrivée aux rennes de l’institut il y a quatre ans, par cette modernisation du bâti comme des contenus pédagogiques. « Dans les 5 ans à venir, nous allons avoir besoin de 80 000 travailleurs sociaux, pour répondre à de nouveaux besoins avec de nouveaux métiers dans lesquels le numérique prend une part très importante », estime-t-il.
À ses côtés, Renaud Muselier, président (Renaissance) de la Région Paca, fait le tour du proprio, avec une mine enchantée. La collectivité, qui accompagne depuis 2016 l’IRTS avec un financement annuel de 4,6 millions d’euros pour le fonctionnement a investi 660 000 euros dans les équipements et le mobilier. « Avant de venir, j’ai demandé à France Travail combien il y avait de demandes sur la région. Il y a 11 000 postes à pourvoir cette rentrée ! » indique-t-il. Prenant la mesure du rôle de l’institut dans une ville où 17% de la population vit sous le seuil de pauvreté, il soulignait avoir dégagé un budget « de 144 millions d’euros pour le fonctionnement des 91 sites de formation de la région ».
Cette volonté d’offrir un bon cadre d’apprentissage à des métiers essentiels à la société ne cache pas leur réalité. Notamment dans le secteur de l’aide sociale à l’enfance, les éducateurs souffrent trop souvent d’un manque de reconnaissance et de mauvaises conditions de travail, dont les enfants pâtissent également.
![[Mort au travail] Sans contrôle ni obligation, le BTP reste le secteur le plus meurtrier](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/edfdc7b2c1de11fa61db44001451efb8.jpg)

