Tag: Marseille 10e Arrondissement

  • La cour de l’école Mazargues en travaux avant la rentrée scolaire

    La cour de l’école Mazargues en travaux avant la rentrée scolaire

    Trois grands platanes ombragent la cour de l’école Mazargues Centre, dans le 9e arrondissement de Marseille, de leur feuillage. À la rentrée, l’établissement, comprenant cinq classes, accueillera 129 élèves. « Les platanes sont les meilleurs climatiseurs et les meilleurs parasols en Provence », assure Nassera Benmarnia, adjointe au maire de Marseille déléguée au bâti scolaire. La plantation des arbres fait partie de la naturalisation de la cour. La désimperméabilisation est le second objectif de ces travaux estivaux suite à des inondations dans plusieurs écoles. Des bancs doivent être installés à la Toussaint, précisent les élus.

    Désimperméabiliser,

    le nerf de la guerre

    « L’école Mazargues Centre fait partie des 12 écoles intégrées au Plan école dans les 9e et 10e arrondissements de Marseille », explique Pierre Huguet, premier vice-président délégué à l’Amélioration du cadre de vie à la Métropole et adjoint au maire. Une enveloppe de 12,6 millions d’euros est dédiée à ces travaux d’été pour 200 écoles, sur les 471 écoles prioritaires. « Sur ce budget, 1,7 million est consacré aux travaux des écoles du secteur », précise-t-il. « 600 000 euros sont uniquement consacrés à la désimperméabilisation », poursuit Nassera Benmarnia. L’élue ajoute : « Pour l’école Mazargues Centre, cela a coûté 130 000 euros. »

    Pour désimperméabiliser, il est nécessaire de « tout décaper ». « On a mis à peu près 50 centimètres de matériau de drainage sur lequel on est venu poser des pavés drainants », détaille Delphine Lizé, directrice du Patrimoine scolaire et des crèches. Dans la cour, quelques ouvriers finissent d’aménager le sol. Nassera Benmarnia se prend les pieds dans un pavé. « Ce serait bête que je retarde les travaux », plaisante-t-elle. « Désormais, quand il va pleuvoir, l’eau s’infiltrera et cela évitera des inondations dans l’école », conclut Delphine Lizé.

    D’autres écoles des 9e et 10e arrondissements bénéficient des travaux d’été du Plan école, comme la maternelle de Menpenti ou l’école élémentaire Coin-Joli. Concernant l’école Granados, « le chantier a pris un tout petit peu de retard », conclut Pierre Huguet.

    Gabrielle Cartellier

  • Pour la mairie des 9-10 à Marseille, la LPO est « une officine d’extrême gauche »

    Pour la mairie des 9-10 à Marseille, la LPO est « une officine d’extrême gauche »

    Ainsi pour les Petits débrouillards, « une structure hautement politisée qui sous couvert d’animation scientifique s’est illustrée à maintes reprises par des campagnes de militantisme de gauche », expliquait Guil Darmon. Ou de Rencontres tziganes, « qui s’illustre en encourageant l’occupation illégale de terrains publics », selon Rahym Debiane. Et même de la Ligue de protection des oiseaux, « qui s’est éloignée depuis longtemps de sa mission d’observation de la faune pour se transformer en officine d’extrême gauche », assure très sérieusement Yannick Drayon. « Une association politisée quelle qu’elle soit ne doit pas recevoir de subventions », défend la maire (RN) Eléonore Bez. « En bloquant ces délibérations, le RN ne pénalise pas seulement les structures visées : il sanctionne tout un ensemble d’associations », dénonce l’opposition de gauche dans les 9-10. « Les subventions publiques doivent être attribuées dans l’intérêt général, non en fonction d’opinions réelles ou supposées », abondent les Amis du Printemps marseillais dans les 9-10. Quoi qu’il en soit, les abstentions de la mairie de secteur ne bloqueront pas la validation des subventions en conseil municipal vendredi.

  • Le service autonomie de Bois fleuri définitivement fermé

    Le service autonomie de Bois fleuri définitivement fermé

    Des alertes graves lancées par les enfants placés avaient révélé de lourds dysfonctionnements dans la gestion de la Mecs Bois fleuri. Financée par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance, deux services de l’établissement avaient été fermés provisoirement en décembre. L’arrêté du 20 février condamne définitivement l’accueil des jeunes adultes.

    Dès le mois de juin les salariés avaient donné l’alerte, fait remonter des difficultés à fonctionner, à habiller, voire à fournir des repas corrects aux enfants. Face aux « carences manifestes » dans la gestion de cette Mecs du 10e arrondissement, un administrateur provisoire a été nommé le 13 novembre à la tête de Bois fleuri. Au-delà d’un déficit de plus de 700 000 euros, d’une gestion calamiteuse, de mésententes entre la direction et ses équipes, la collectivité pointait « la multiplicité de signalements d’agressions sexuelles concernant plus d’une dizaine de mineurs sans que des dispositions n’aient été prises pour éloigner et protéger les mineurs concernés ». Des agressions perpétrées par des mineurs placés. La gravité des faits avait conduit la direction de la protection de l’enfance à produire un arrêté le 10 décembre dernier. L’arrêté ne mentionnait cependant plus que « des violences de personnels éducatifs sur mineurs » et stipulait que le service Interlude n’était « pas adapté à l’accueil de très jeunes enfants ».

    Des éducateurs écœurés

    Dans le nouveau document, il est indiqué que « les mesures correctrices mises en œuvre par l’association gestionnaire n’ont pas permis de remédier de manière suffisante aux dysfonctionnements ». Si la situation financière n’a pas été redressée, « les travaux de mise aux normes réalisés sur l’unité Interlude permettent de garantir des modalités d’hébergement et des conditions d’accueil attendues » et justifient sa restauration. « C’est un soulagement car on sauve la prise en charge des plus petits », réagit une éducatrice, qui déplore cependant que « la mauvaise gestion condamne 18 places pour les jeunes ». Pire, « c’est sur le dos des éducateurs que la faute retombe. Alors qu’on avait alerté, qu’on s’est démené pour tenir ce service, sans argent, et que le CSE avait alerté sur l’incohérence de passer de 4,5 à 2,5 éducateurs, alors qu’il y a deux postes de directeur ».

    L’arrêté du 20 février relève en effet « l’absence de mise en œuvre de démarche d’accompagnement » pour les mineurs non accompagnés, et le « peu d’intervention des professionnels aux domiciles des jeunes » ou « pas de travail sur l’insertion professionnelle » pour les jeunes en autonomie. Côté éducateurs, comme jeunes majeurs, l’annonce de fermeture avait été « brutale », avec une injonction à libérer les appartements trois jours avant Noël. Le 18 décembre, les jeunes s’étaient mobilisés devant la Mecs, soutenus par leurs éducateurs, pour dénoncer la situation.

    Du côté des salariés, c’est l’hécatombe : les cinq éducateurs et les deux psychologues sont en arrêt maladie. Tous
    « choqués, écœurés par ces décisions. Alors que le prix de journée alloué par le Département ne cesse de baisser, que les Mecs crient à l’agonie, on supprime un service jugé trop cher et on fait peser les responsabilités sur les épaules des salariés pour protéger des directions incompétentes », lâche l’un d’entre eux, si amer, qu’il compte « jeter l’éponge », dans ce secteur qui peine à recruter.