À leur arrivée sur les lieux, les agents, confrontés à une épaisse fumée envahissant les parties communes, ont effectué les premières reconnaissances et relevé que plusieurs habitants étaient toujours à l’intérieur, certains bloqués par la fumée et la progression des flammes. Après avoir extrait huit personnes, ils évacueront également plusieurs animaux domestiques avant d’établir un périmètre de sécurité pour faciliter le travail des marins-pompiers. Un engagement salué par les riverains. Aucune victime n’était à déplorer ont indiqué les marins-pompiers, deux appartements étant touchés par le feu maîtrisé après la mobilisation de 27 marins et 8 engins.
Tag: Marins-Pompiers
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![[Entretien] Vincent Laforge, médecin urgentiste : « J’ai voulu un témoignage concret, au ras du bitume »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/7a5081966691019799202109474e2b12.jpg)
[Entretien] Vincent Laforge, médecin urgentiste : « J’ai voulu un témoignage concret, au ras du bitume »
Expert en balistique lésionnelle, l’urgentiste a dû raccrocher pour raisons de santé, mais à grand renfort d’anecdotes, son livre nous plonge dans un quotidien hors-norme.
La Marseillaise : Fusillades, accidents, tentatives de suicide, naissances d’urgence… Vous nous livrez une série d’histoires au plus près du réel. Pourquoi avoir choisi ce ton ?
Vincent Laforge : [Il sourit] Parce que ça m’a été demandé par le responsable de la collection, Jacques Dallest*, pour accrocher le lecteur, mais de toute façon, je l’aurais fait quand même. C’est la vérité, c’est comme ça que ça se passe. J’ai voulu être concret, au ras du bitume.
Ce sont aussi des histoires
de camaraderie, teintées d’humour, dans une ville de Marseille qui vous touche…V.L. : Il y a un rôle très important des équipes, aussi parce que si, en partant d’une intervention, on se met tous à pleurer dans les bras des uns et des autres, on ne va pas tenir. On se fait confiance, on a noué des liens d’amitié durables, pour la vie. C’est une façon de se protéger. Il y a des interventions particulièrement dramatiques, tristes. Je vous renvoie à celle où il y a une défenestrée de 16 ans. La pauvre gamine… [Il est ému] On a fait ce qu’on a pu, mais on n’a rien pu. J’étais légitimement en colère. Quand je passe rue Paradis j’y pense encore. Quant à Marseille, c’est une espèce de sentiment d’affection et de répulsion en même temps. Elle a ce côté sympa, la mer, et puis, les quartiers Nord, au mois de décembre, à 2h du matin. Il y a une fois, j’ai eu cinq morts dans la matinée, c’est difficile.
Vous témoignez aussi d’un métier qui a largement évolué, dont vous avez apprécié le côté artisanal. êtes-vous nostalgique d’une époque ?
V.L. : J’ai été obligé d’arrêter en raison d’un quadruple pontage. Cela a été dur quand mon médecin chef m’a dit que je n’avais plus droit au stress, plus de nuit, plus rien. Je parle beaucoup de certains médecins de Gonesse, dont j’ai été l’élève. Je ne voudrais pas porter un regard trop sévère sur mes jeunes collègues. Ils font ce pour quoi ils ont été formés. Ils sont beaucoup plus forts que moi, ont tous passé à un concours très difficile que je n’ai pas passé. Mais, avant, on faisait avec ce qu’on avait, avec notre expérience et le matériel qui était ce qu’il était. Mais l’interrogatoire du patient, c’est 75% de l’examen clinique. Et puis dans l’artisanat, il y a aussi l’amour du travail bien fait. À chaque fois, je me demandais « qu’est-ce que je pourrais faire de plus ? ».
Vous restez réserviste chez les pompiers de Paris. Médecin urgentiste, c’est pour la vie ?
V.L. : J’ai exercé dans un hôpital, c’est un monde impitoyable, c’est la médecine de terrain qui m’intéresse. Il y a un côté « prima donna » aussi. Il faut être honnête. Quand on arrive sur l’intervention, tous les feux des projecteurs sont sur vous. Mais en même temps, vous êtes obligé d’être dans l’action et d’être efficace aussi. C’est particulièrement vrai pour des interventions multivictimes. On a vraiment été formés pour ça, comme pour la prise d’otage à la tour Méditerranée. On apprend à ne pas arriver sous le feu. J’en suis au point où, aujourd’hui, quand je vais dans un magasin, je me dis la sortie est là, l’entrée ici, j’organiserais mon poste médical avancé comme ça…
Ce livre est-il aussi un message aux nouvelles générations de médecins ?
V.L. : Je n’ai pas voulu faire un livre de médecine où j’explique aux jeunes ce qu’il faut faire, ils trouveront par eux-mêmes. Je trouve que c’est odieux, les vieux cons qui veulent pontifier. Non, j’ai écrit pour ma petite-fille, qui a 2 ans. C’est à elle qu’est dédié le livre. C’est un legs, une forme de témoignage. Car cette transmission, je ne l’ai pas eue. J’ai beaucoup regretté que mon père, en particulier, ne raconte pas sa campagne de Normandie, tout comme mes grands-pères, qui ont tous deux participé à la Première Guerre mondiale. Je suis allé aux archives, à Vincennes, j’ai découvert mon grand-père, que je n’avais pas connu, était médecin. J’ai découvert des choses extraordinaires.
Pensez-vous écrire une suite ?
V.L. : Je ne sais pas, pourquoi pas. J’ai encore plein d’histoires. Quand je me promène dans Marseille, je me souviens : là une explosion de gaz, devant l’Hôtel-Dieu un arrêt [cardiaque], un accouchement difficile rue de la République… C’est mon premier ouvrage grand public, mais j’en ai écrit deux plus techniques. L’un intitulé La chair et le plomb sur les plaies par arme à feu depuis Ambroise Paré, un autre sur la balistique lésionnelle. Je donne des cours à la fac sur ce sujet en particulier à Marseille, Lyon, Montpellier…
* ex-procureur de la République
à Marseille« Du sang sur les mains, Récits »,
de Vincent Laforge, 244 pages,
Mareuil Éditions, 20,99 euros -

L’incendie de Pontevès n’a pu être fixé mercredi, journée critique en perspective
La lutte contre l’incendie, déclaré dans un champ à Pontevès mardi à la mi-journée et rapidement étendu au massif du Bessillon sous l’effet des vents chauds, se poursuit. La nuit de mardi à mercredi a été intense pour les 1 100 sapeurs-pompiers venus de nombreux départements (Alpes-de-Haute-Provence, Gard, marins-pompiers de Marseille, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Côte-d’Or, Meuse, Moselle, etc.). Leur objectif était de profiter de la baisse des températures et de l’accalmie du vent pour freiner autant que possible la progression du feu, qui avait ravagé 1 000 hectares entre 20h et 21h mardi soir, faisant passer la superficie touchée de 700 à 1 700 hectares.
Ils y sont parvenus. Si l’on estimait que les flammes avaient parcouru 2 500 hectares au petit matin, leur progression a été largement ralentie au cours de la nuit, avant de s’interrompre en fin de matinée. Le village de Cotignac ainsi que les monastères Saint-Joseph et Notre-Dame-de-Grâces, sévèrement menacés la veille au soir, ont pu être préservés. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’engagement de 350 engins au sol, au renfort de 100 soldats du feu supplémentaires et à la reprise des rotations aériennes assurées par deux Canadair, trois hélicoptères bombardiers d’eau et deux avions Dash. Ces appareils avaient effectué 300 largages mardi et une centaine supplémentaire ce mercredi.
Au niveau de la population, 500 personnes évacuées ont passé la nuit de mardi à mercredi dans les centres de regroupement mis en place par les communes ou chez des proches. Seuls les habitants de Sillans-la-Cascade ont pu rejoindre leurs maisons. Cette nuit, 400 n’ont pas pu regagner leur domicile, dont des dizaines évacuées dans la journée. Certaines ont encore été accueillies dans des salles communales à Carcès, Correns et Montfort-sur-Argens. Un bilan provisoire fait état d’une soixantaine de maisons impactées et de dix détruites, alors que plus de 200 foyers étaient encore privés d’électricité en début de soirée. Il était enfin demandé aux habitants des communes concernées de préserver la ressource en eau et de ne s’en servir qu’à des fins alimentaires.
De nombreux départs
de feu dans l’après-midiLes moyens aériens, essentiels compte tenu de la difficulté d’accès au terrain malgré l’ouverture d’une piste à l’aide d’un engin chenillé mardi, étaient engagés dans une véritable course contre la montre. Il convenait d’abord d’éteindre et de contenir un maximum de points chauds durant la matinée, à l’aide d’eau et de retardant, « avant la reprise du mistral prévue dans l’après-midi », expliquait le préfet du Var, Simon Babre. Il fallait ensuite tout faire pour fixer l’incendie avant la journée de ce jeudi, que le colonel Philippe Raison, chef adjoint du Sdis 83, annonce « critique », en raison de conditions météorologiques beaucoup plus défavorables attendues, avec des températures avoisinant les 40°C et un vent soutenu.
De nombreux départs de feu ont toutefois été signalés dans la plaine de Pontevès au cours de l’après-midi. Ils ont été maîtrisés et n’ont pas augmenté la surface brûlée, mais ils ont empêché les pompiers d’atteindre leur objectif de fixation du sinistre.
La lutte au sol promettait de ne pas s’arrêter cette nuit, afin de réduire les foyers tant que possible, avec des conditions plus favorables (air humide et baisse du vent). « On est persévérant et on compte bien arriver à bout de ce sinistre même s’il est très compliqué », assure le colonel Philippe Raison. Pour faciliter les accès, les équipes du 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile (7e RIISC) de Brignoles et du conseil départemental ont ouvert de nouvelles pistes dans la forêt. Enfin, pour faciliter l’accès des secours et par sécurité, plusieurs axes routiers (RD560, RD60, RD13, RD22, RD222, EV8, RD32 et RD45) ont été fermés à la circulation.
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![[Exclusif] Expulsion sauvage à 13 Habitat : le parquet ouvre une enquête](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/18e71ec9cfd1867672dfe1254cf0edb3.png)
[Exclusif] Expulsion sauvage à 13 Habitat : le parquet ouvre une enquête
Le parquet de Marseille a confirmé à La Marseillaise avoir ouvert une enquête préliminaire sur les conditions de l’expulsion violente de l’occupant d’un logement de 13 Habitat. Vendredi 26 juin à 16 heures, trois policiers nationaux pénètrent de force avec deux agents de l’office HLM et un serrurier dans un appartement au 4e étage du 8, rue Félix Éboué, 2e, un immeuble haussmannien qui n’est pas en péril. Le couple et leurs quatre enfants de 4, 7, 8 et 13 ans vivaient jusqu’alors chez des proches. Ils ont emménagé le 11 juin dans le T4. « Ils ont été arnaqués par quelqu’un qui leur a proposé l’appartement. Ils ont versé six mois d’avance. L’escroc leur a donné les clés, le badge d’entrée et n’a plus répondu au téléphone » explique l’avocat du couple, Me Nicolas Chambardon qui a déposé plainte contre 13 Habitat et tout intervenant pour expulsion illégale, violences volontaires en réunion avec arme et à caractère raciste, violation de domicile, menace, atteinte arbitraire à la liberté individuelle.
« Prends tes merdes
et casse-toi ! »« Ils ont forcé la porte et m’ont insulté » relate Mahdi, 31 ans, livreur qui nous reçoit dans l’appartement, « je leur disais que ma femme allait arriver pour leur montrer l’abonnement EDF. » Les policiers n’ont présenté ni jugement, ni arrêté préfectoral d’évacuation forcée. « Ils m’ont dit “dégage, prends tes merdes et casse-toi !” D’un coup, dans le salon, un policier m’a fait une clé au cou. Je me suis évanoui. J’ai repris connaissance sur le palier. Un policier m’a lancé “Vous les Arabes vous prenez les Français pour des cons”. Quand j’ai voulu me relever, ils m’ont plaqué et tazé ». Sur son corps, les brûlures des pics caractéristiques d’un pistolet à impulsions électriques en mode contact.
Alertées par les cris, ses voisines, deux dames âgées, le découvrent menotté au sol. « Il gémissait. J’ai voulu lui venir en aide. J’ai dit “Arrêtez, il crache du sang !” Ils étaient sur lui alors qu’il n’était pas agressif. Il leur disait qu’il était asthmatique. J’ai nettoyé sa bouche. Le grand policier m’a dit de ne pas m’en mêler et a refusé que je lui donne de l’eau » explique Fatiha qui vit au 5e étage. « C’est scandaleux. J’étais choquée de voir ça. On l’a sauvé ! » intervient Asnia, la voisine de palier qui précise que les anciens locataires étaient partis il y a plus de six mois. Son fils a filmé un bout de la scène. Sur la vidéo d’une minute, Mahdi gémit et dit « il m’a cassé la tête », le policier paraît gêné : « C’est pas méchamment, mais ça ne vous regarde pas. Il y a un problème avec l’appartement qui est squatté, ça sert à rien de filmer ! »
« La vérité, ces dames m’ont sauvé » dit Mahdi qui explique que les policiers lui retirent alors les menottes, le vouvoient. « Ils m’ont dit qu’ils me faisaient un cadeau en ne mettant pas en garde à vue. » Quand l’épouse arrive, elle parvient à noter le numéro RIO d’un policier. À l’Hôpital européen où Mahdi est conduit par les marins-pompiers qu’il a dû lui-même appeler, le certificat médical fait état d’un traumatisme crânien, d’un trauma de l’épaule et d’un genou, des cervicalgies, des douleurs thoraciques et un choc psychologique. 3 jours d’ITT sont prescrits.
« Faire sortir les gens
à la mexicaine »Lundi 29 juin, le couple revient à l’appartement. 13 Habitat qui a recruté un vigile, l’autorise à les laisser prendre leurs effets. Amina et Mahdi décident alors de rester et déposent plainte en ligne pour escroquerie. Ils disent avoir été ensuite appelés par un policier en mode masqué qui les menace d’un « Si vous ne partez pas, nous allons revenir très nombreux vous expulser et vous enlever vos enfants ». Vers 17h, des policiers se présentent, calmes et rassurants. Le couple leur parle de l’assaut du 26 juin. « Ils ont recherché sur leur terminal mais n’ont rien trouvé. Ils ont dit qu’il y a des brigades qui travaillent un peu au noir avec des sociétés pour faire sortir les gens à la mexicaine » se souvient le père.
Interrogé, le bailleur 13 Habitat nous a répondu par écrit qu’un « problème structurel détecté sur un plancher affaissé » a justifié « il y a plusieurs semaines » le départ des anciens locataires, qu’un prestataire venu faire un diagnostic a constaté le 26 juin que la porte anti-intrusion n’était plus en place. « Le squat constaté étant inférieur à 24 heures, l’homme présent dans l’appartement a été évincé par la police, qui est intervenue en raison de la dangerosité potentielle du logement pour tout occupant » affirme 13 Habitat qui ajoute : « Nos services ont permis aux squatteurs de récupérer leurs affaires. Ils ont profité de cette occasion pour se réinstaller dans le logement en toute illégalité, et malgré le danger qu’ils prennent compte tenu du problème structurel. » L’office HLM dit avoir « déclenché une procédure contentieuse afin d’aboutir au plus vite à une expulsion. »
Le bureau Déontologie et Enquêtes de la Police nationale a lui débuté ses investigations.
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Des bateaux en feu sur le Vieux-Port, le pire évité
Une catastrophe majeure a été évitée grâce au professionnalisme du bataillon des marins-pompiers (BMPM). Ce dimanche 5 juillet vers 10h30, sur le Vieux-Port, une vedette d’une dizaine de mètres, amarrée en parallèle de la scène de l’Été marseillais, a pris feu, propageant l’incendie au navire voisin, de 20 m de long. Malgré l’intervention rapide des marins-pompiers, des panaches de fumée noirâtre et malodorante se sont élevés dans le ciel, entraînant l’évacuation de plusieurs terrasses de cafés et de restaurants.
Le périmètre a été bouclé par la police municipale et nationale. Après plus d’une heure et demie d’intervention, mobilisant 150 hommes et 37 engins dont 6 moyens en mer, avec un gros bateau-pompe, le bataillon est venu à bout du sinistre. Les deux bateaux ont coulé. Une quinzaine de blessés légers étaient à déplorer, la plupart pour inhalation des fumées.
« On a évité le pire grâce à l’héroïsme et au courage du bataillon, de nos policiers municipaux », a commenté dans la foulée le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). L’élu souligne le savoir-faire du BMPM, qui a engagé sans attendre les opérations pour prévenir des risques de pollution.
La scène expertiséeLa pollution peut être de trois types, nous précise le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du BMPM, liée « au matériau qui brûle avec de gros morceaux de plastique, au combustible qui s’échappe du bateau et également notre produit pour éteindre le feu, dont la pollution est plus visuelle ».
L’intervention a été technique, obligeant le BMPM à intervenir sur deux fronts, maritime et terrestre, poursuit le vice-amiral : « Nous avions trois objectifs : d’abord la sauvegarde de la vie humaine. Deuxièmement, éviter la propagation aux autres bateaux. Et en troisième lieu, protéger la scène sur l’eau. » Interrogé justement sur la poursuite des festivités, Benoît Payan s’est dit dans l’incapacité de répondre à la question. « On a des ingénieurs, des architectes qui sont sur la scène sur l’eau en train de regarder la structure », assure-t-il, mais « il est très tôt pour dire ce qu’il en est, même si, et je parle au conditionnel, il semblerait que nous ayons réussi à la sauver ».
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Deux bateaux brûlés sur le Vieux-Port, l’Été marseillais sur la sellette ?
Une catastrophe majeure évitée grâce au professionnalisme du bataillon des marins pompiers (BMPM). Ce dimanche 5 juillet vers 10h30, une vedette d’une dizaine de mètres, amarrée en parallèle de la scène de l’Été marseillais, devant l’Hôtel de Ville, a pris feu sur le Vieux-Port, propageant l’incendie au navire voisin, de 20 mètres de long. Malgré l’intervention rapide des marins pompiers, des panaches de fumée noirâtre et malodorante se sont élevés dans le ciel, provoquant l’évacuation des terrasses de café et de restaurants.
Le périmètre a été bouclé par la police municipale et nationale. Après plus d’une heure et demie d’intervention, mobilisant 150 hommes et 37 engins dont 6 moyens en mer, avec un gros bateau pompe, le bataillon est venu à bout de l’incendie, préservant la scène sur l’eau. Les deux bateaux ont coulé. Une quinzaine de blessés légers étaient à déplorer, la plupart pour inhalation des fumées même si selon les premières mesures, leur caractère toxique a été peu important, ces dernières étant évacuée sous l’effet du vent.
« On a évité le pire grâce à l’héroïsme et au courage du bataillon de marins-pompiers, de nos marins-pompiers, de nos policiers municipaux, a commenté dans la foulée le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). Imaginez si le feu avait pris aujourd’hui avec cette chaleur, avec ce vent, sur des bateaux en plastique qui sont en réalité des combustibles….» L’élu souligne également le savoir-faire du bataillon qui a engagé sans attendre les opérations pour prévenir des risques de pollution. Elle peut être de trois types, nous précise le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du BMPM, liée « au matériau qui brûle avec de gros morceaux de plastique, au combustible qui s’échappe du bateau et également notre produit pour éteindre le feu dont la pollution est plus visuelle, il faut l’enlever. »
L’intervention a été technique, obligeant le BMPM à intervenir sur deux fronts, maritime et terrestre poursuit le vice-amiral : « Nous avions trois objectifs principaux : d’abord la sauvegarde de la vie humaine, s’assurer que personne ne risquait rien et avait été évacué. Deuxièmement, éviter la propagation aux autres bateaux qui se trouvent sur le Vieux-Port. Et en troisième lieu, protéger absolument la scène sur l’eau et protéger l’été marseillais. »
Interrogé sur la poursuite des festivités de l’Été marseillais, Benoît Payan s’est dit dans l’incapacité de répondre pour le moment à la question. « On a des ingénieurs, des architectes qui sont sur la scène sur l’eau et qui sont en train de regarder la structure. Les marins-pompiers l’ont défendu avec beaucoup d’ardeur pour que justement l’Été marseillais puisse continuer », assure-t-il, mais « il est très tôt pour dire ce qu’il en est, même si, et je veux vraiment parler au conditionnel, il semblerait que nous ayons réussi à la sauver. »
L’origine des flammes n’est pas connue. « Une enquête forcément va être diligentée par le parquet, affirme le maire de Marseille. Les policiers feront leur travail, les caméras de vidéosurveillance nous montreront comment le feu est parti. »
Alors que les marins pompiers terminaient leurs opérations, Benoît Payan a enjoint Marseillais et touristes à éviter le secteur, interdit d’accès pour la journée.
Par ailleurs, la circulation des navettes maritimes a été interrompue jusqu’à nouvel ordre.
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![[Maj] Les deux bateaux en feu sur le Vieux-Port de Marseille ont coulé](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/751f3daa59aa8c37c9bcab0cfb7f0e5a.jpg)
[Maj] Les deux bateaux en feu sur le Vieux-Port de Marseille ont coulé
Une grosse fumée noire qui obscurcit le ciel du Vieux-Port. Un incendie s’est déclaré à bord d’un bateau ce dimanche 5 juillet. L’alerte a été donnée à 10h30 nous indique le bataillon des marins pompiers. Une vedette d’une dizaine de mètre est actuellement en feu. De nombreux moyens sont déployés.
Les passagers du navire ont été évacués.
Les bars et restaurants sont aussi évacués et fermés à cause de l’épaisse fumée noire.Le bataillon précise qu’il s’agit de 2 bateaux à quai. Un de 20m en parallèle de la scène, qui a coulé, un autre de 12m à gauche de la scène. On dénombre dix victimes, 6 blessés légers provenant des bateaux, et quatre qui ont inhalé les fumées dont une personne de la sécurité du port, et des policiers.
Pas moins de 150 marins pompiers ont été mobilisés équipés de 37 engins. Le secteur est à éviter. Le deuxième bateau de 12m vient aussi de couler aussi.
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Se baigner dans le canal de Marseille, la mauvaise idée de l’été
« À l’aide, je suis tombé ! » Visiblement en difficulté, un homme se débat dans le canal de Marseille… Pour de faux. Alors que la canicule s’est abattue sur la ville, la Société des eaux de Marseille métropole (SEMM) et les marins pompiers ont organisé, ce lundi 22 juin, un exercice de sauvetage dans le quartier des Olives (13e). Là, passe une eau fraîche venue de la Durance, où s’ébattent libellules et poissons, qui peut faire envie sous le cagnard.
« Nous sommes là pour expliquer que c’est dangereux », recadre Dimitri Migraine, chef du service adduction à la SEMM, en charge du canal et des barrages. Le site est pourtant fermé par un portail, entouré d’un solide grillage, une caméra a été installée et des lignes d’eau permettent de se rattraper et d’atteindre une échelle. Mais, près des habitations, certains peuvent tenter le diable. Or, « le courant, à raison d’un mètre seconde, et l’installation que vous voyez là au bout, un syphon qui passe sous la route », peut rendre l’expédition mortelle, poursuit Dimitri Migraine.
La profondeur, pouvant atteindre 2 mètres par endroits, ainsi que les parois construites en forme de « V », compliquent aussi la remontée sur les berges. Le long des 97 km de canal dont elle a la charge, de La Savine à La Ciotat, la SEMM a pris le problème à bras-le-corps. Avec même des vigiles embauchés pour l’été sur 4 km environ, précise Emmanuel Guiol, directeur adjoint de l’exploitation.
Dix noyades en 30 ans« L’été, c’est vrai, on se baignait minots, mais on faisait attention, on y allait quand il y avait de l’eau jusqu’à la taille » commente un voisin, maçon à la retraite, qui a contribué à l’entretien de l’ouvrage.
Sur les 30 dernières années, « on relève une dizaine de noyades », ajoute le maître principal Jérôme, adjudant de la section interventions aquatiques chez les marins-pompiers. Une section qui compte 140 sauveteurs répartis sur cinq casernes. Son intervention la plus marquante reste celle « dans les bassins de Legré Mante », nous confie-t-il.
Dans l’eau, ses trois hommes sont concentrés. « Deux mètres, un mètre… » L’un d’entre eux indique à celui qui tient la victime la distance qui lui reste avant d’atteindre les flotteurs. Il faut « la calmer, la rassurer et la guider », résume l’adjudant. Celle du jour s’en sort, évidemment. Le mieux restant évidemment de respecter les consignes…
Infos sur le site
eaudemarseille-metropole.fr« Le courant
est d’un mètre seconde,
c’est énorme »


