Tag: Lycéens

  • Parents, enseignants et lycéens réclament des moyens décents

    Parents, enseignants et lycéens réclament des moyens décents

    « Plus d’une centaine de classes sont menacées dans le département, principalement à Marseille mais aussi à Aix, à La Bouilladisse ou Salon. Et si nous n’avons pas de chiffres sur les dotations globales horaires, de nombreux établissements, principalement des lycées sont impactés. » Pour Letizia Vignone, administratrice du Mouvement départemental des parents d’élèves des Bouches-du-Rhône (MPE 13) qui se prépare à une audience avec le Dasen (Directeur académique des services de l’Éducation nationale), ce mercredi 8 avril à Aix-en-Provence, la situation au sein de l’Éducation nationale s’est nettement dégradée, au détriment déjà des élèves.

    « Au lycée, cela veut dire concrètement des options en moins, des classes qui peuvent atteindre 30 à 35 élèves lorsqu’ils font des travaux pratiques, en SVT ou physique-chimie. Au collège, les classes dédoublées pour l’apprentissage du français sauteraient avec la coupe budgétaire » illustre-t-elle, espérant « grappiller » un maximum d’heures. Le MPE 13 compte également mettre la pression sur le préfet qui doit valider la carte scolaire et les dotations globales horaires cette semaine.

    À Aubagne, Jadran Svrdlin, professeur des écoles et syndiqué à la CGT Educ’action mesure déjà le manque de postes d’enseignant dans son école. « Depuis janvier, nous approchons les 130 journées non remplacées soit 2,7 à 2,8 absences par jour pour nos 9 classes », explique-t-il.

    « En mode dégradé permanent »

    Les élèves sur le carreau étant répartis sur les classes qui restent, « nous sommes en mode dégradé permanent. Le nombre de remplaçants affectés n’a pas changé depuis des années ». Raison principale pour laquelle il sera présent ce mercredi au rassemblement organisé devant le collège Lou Garlaban à 11h avec la CGT, le syndicat SUD mais aussi les associations de parents d’élèves. Une autre mobilisation étant prévue le vendredi à 16h30 devant l’école de la Tourtelle.

    De la primaire au secondaire, cet enseignement « dégradé » a de terribles conséquences pointe Jadran Svrdlin. Réformes injustes finalement avortées, annonces ministérielles intempestives, « on met en place des échéances couperet comme le brevet dont M. Attal faisait un préalable obligatoire au lycée », analyse-t-il, se souvenant aussi de l’expérience des groupes de niveaux que nombre d’enseignants ont refusé d’appliquer. Un « tri social » où « on élimine » estime-t-il, déplorant que les premières victimes soient les « enfants des classes populaires qui n’ont que l’école publique comme patrimoine ». La CGT Educ’action s’inquiète aussi dans un communiqué de la « mise à mal de l’école inclusive » avec un nombre d’AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap) insuffisant, tout comme celui des personnels de Rased (Réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté).

    À Marseille, le syndicat SUD Éducation 13 appelle aussi à un rassemblement devant la Chambre de commerce, sur la Canebière, ce mercredi à 17h30 « contre les coupes budgétaires imposées par l’Éducation nationale et la violente répression des lycéens ». Déjà devant l’école Leverrier (4e) ce mardi, après avoir appris la fermeture d’une classe la semaine dernière, les parents d’élèves ont déployé banderoles et mégaphones.

  • Au lycée Langevin à Martigues, une grève contre une école à deux vitesses

    Au lycée Langevin à Martigues, une grève contre une école à deux vitesses

    La mobilisation ne faiblit pas. Alors que « le budget alloué aux établissements scolaires ne cesse de baisser malgré des effectifs constants voire en hausse », au lycée Paul-Langevin, l’équipe pédagogique proteste en se relayant dans une grève tournante, les mardis et les jeudis. « On a perdu 4 heures d’enseignement par semaine en dix ans, contextualise Amélie Barbet, professeure de lettres modernes. C’est incessant, le temps d’exposition aux savoirs ne cesse de baisser et c’est dramatique ». Depuis 2013, le nombre d’heures accordé par élève a chuté de 18%.

    Sentiment d’injustice

    Concrètement, la baisse de la dotation globale horaire a entraîné « la fermeture des spécialités numérique et sciences informatiques, littérature étrangère en langue anglaise, langues et cultures de l’antiquité, alors qu’on était le dernier établissement de tout le bassin à la proposer », note Marina Reboul, pour le collectif Langevin en Lutte, dans une pétition qui a déjà reçu près de 1 000 signatures.

    « Ce sont de belles spécialités, qui ne sont certes pas très rentables aux yeux de nos chers dirigeants dans leur logique comptable, mais qui sont indispensables, s’émeut Amélie Barbet. On a aussi perdu la spécialité théâtre qui était un moment suspendu le mercredi après-midi et était très fréquentée. Il y avait aussi une classe prépa Sciences-po qui permettait d’ouvrir des perspectives, surtout dans un territoire éloigné comme celui de Martigues. On a l’impression d’être abandonnés, que tout est pour les élites urbaines ».

    L’enseignante déplore « une école à deux vitesses qui installe une espèce de dichotomie de plus en plus profonde entre enseignement privé et public » : « Il y a un grand sentiment d’injustice ».

  • À Toulon, les lycéens mettent à l’honneur Micheline Maurel

    À Toulon, les lycéens mettent à l’honneur Micheline Maurel

    Engagée dans la Résistance dès le 17 juin 1940 alors qu’elle n’a que 24 ans, Micheline Maurel intègre son premier réseau dans lequel elle transporte des valises et est chargée de faire du repérage sur le littoral toulonnais occupé alors par l’armée italienne. Le 29 juin 1942, elle en intègre un second, où elle poursuit ses missions d’information et accompagne de jeunes pilotes qui doivent regagner Londres.

    Elle sera arrêtée au cours d’une mission à Amélie-les-Bains, le 18 mai 1943, puis sera déportée à Ravensbruck fin août 1943, puis à Neubrandenburg. Un camp dont elle ne sera libérée qu’en mai 1945 par l’arrivée des troupes soviétiques.

    Le poids de l’engagement

    De ce parcours d’exception les lycéens de Claret, accompagnés par leur professeur Lionel Remot, ont tiré une exposition élargie à la Résistance varoise visible jusqu’au 25 avril à la médiathèque du Pont du Las.

    Des panneaux sur lesquels entre autres on découvre l’implication de ces jeunes qui ont décidé de mettre en scène une correspondance avec l’héroïne toulonnaise disparue en juillet 2009. Des courriers dans lesquels ils saluent l’engagement de l’écrivaine et poétesse tout en s’interrogeant sur ce qu’aurait été le leur.

    « Chère Micheline Maurel, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour ce pays : Je comprends pourquoi vous vous êtes engagés, vous avez tout donné pour survivre à cet enfer et pour cela je tiens à vous témoigner mon respect », écrit Nidal.

    Maelys exprime elle aussi toute sa reconnaissance pour la résistante qui a su laisser à travers son art des témoignages pour que jamais on n’oublie la barbarie nazie et le lâche renoncement du plus grand nombre.

    Un travail qui dans cette période troublée va bien au-delà du simple devoir de mémoire.

  • [Grève dans l’éducation nationale] À Marseille, les lycéens en force dans la rue

    [Grève dans l’éducation nationale] À Marseille, les lycéens en force dans la rue

    En lutte depuis près de quatre semaines, les lycéens ont répondu présents à l’appel à la grève nationale lancé le 20 mars par la FSU, l’Unsa Éducation, la CFDT Éducation formation et recherche publiques, la CGT Éduc’action et Sud Éducation. Après avoir participé au blocus de leur lycée – les établissements de Montgrand (6e), Saint-Charles (1er), Nelson-Mandela (12e), Perrier (8e) et de César-Badalccini (7e) étaient bloqués mardi matin -, près de 200 élèves militants se sont rendus à la manifestation. Parti à 11h45 des Réformés (1er), le cortège a rassemblé 800 personnes, selon la préfecture.

    Les revendications ne bougent pas : professeurs, élèves et personnels éducatifs sont tous venus dénoncer les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement, impliquant notamment la suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale, à la rentrée 2026. Dans les lycées, c’est d’abord le nombre d’heures d’enseignement qui risque d’être réduit : 22 établissements publics sont concernés dans les Bouches-du-Rhône, dont 11 à Marseille.

    « Dans notre lycée, on devrait perdre 77 heures de cours, s’indigne Joseph, en terminale à Saint-Charles. Plusieurs options de seconde doivent être supprimées, sans doute des heures de soutien, et toutes les heures en demi-groupe qui nous permettent de mieux bosser. » À Montgrand, Camille est tout aussi inquiète : « Comme d’habitude, on nous supprime des heures. Là, ça va être en musique, en théâtre, en langue… On est là pour revendiquer un ras-le-bol général. »

    Marche antimilitariste

    Au milieu des traditionnels chants anticapitalistes, les lycéens n’ont pas manqué d’insister sur leur position antimilitariste. « C’est pas l’éducation qui coûte trop cher, c’est l’armée, c’est la guerre », ont-ils scandé à de nombreuses reprises. Cette revendication se constate aussi sur les tracts revendicatifs des jeunes militants, où sont comparées les évolutions budgétaires de l’Éducation et de la Défense : « De manière continue depuis 2012, le budget par étudiant a baissé de 22%, celui de la défense a augmenté de 60% », lit-on sur le document distribué devant le lycée Perrier.

    « Quand on voit toutes les coupes budgétaires qui se font et tout l’argent que l’armée récupère, avec le déploiement de milliards d’euros, on ne peut que faire le lien. On se bat aussi contre la militarisation et la mise au pas de la jeunesse, insiste Gwendal, membre du Mouvement national lycéen 13. La situation géopolitique nous inquiète, surtout quand on entend des phrases telles que “il faut de la jeunesse pour faire une guerre”, ce qu’un animateur a dit lors de ma journée d’appel. » Une délégation de parents d’élèves, professeurs et d’un représentant lycéen a été reçue à la préfecture. Les jeunes militants projettent de poursuivre les mobilisations, y compris pendant les vacances.

  • [Grève dans l’éducation nationale] à Marseille, les lycéens toujours mobilisés

    [Grève dans l’éducation nationale] à Marseille, les lycéens toujours mobilisés

    En première ligne depuis le début du mouvement, lancé le 5 mars, les lycéens ne s’essoufflent pas. Déterminés à défendre la qualité de leurs enseignements et les conditions de travail de leurs professeurs, ils prendront part, ce mardi, aux mobilisations organisées dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale (FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation formation et recherche publiques, CGT Educ’Action et Sud Éducation), lancé le 20 mars.

    En proie à d’importantes coupes budgétaires, impliquant notamment la suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale, le secteur de l’enseignement est poussé à de sérieuses restructurations à la rentrée 2026. Dans le cas des lycées, c’est d’abord le nombre d’heures d’enseignement délivré qu’on menace de réduire, avec 22 établissements publics concernés dans les Bouches-du-Rhône, dont 11 à Marseille. « Certains de mes proches vont être directement impactés par cette politique d’austérité, s’inquiète Gwendal, élève de terminale au lycée César-Baldaccini (7e) et membre du Mouvement national lycéen 13 (MNL). Des spécialités doivent être supprimées, comme humanité, littérature ou philosophie. C’est triste que les générations futures n’aient pas accès aux dispositifs que nous avons connus nous. »

    D’après un communiqué de Sud éducation, publié le 9 mars, ce sont 80 heures qui devraient être perdues au lycée Nelson-Mandela (12e), 180 heures à Jean-Perrin (10e), 146 à Marie-Curie (5e), 100 à Montgrand (6e), 80 à Diderot (13e) ou encore 77 à Saint-Charles (1er).

    Luc, entré au MNL 13 au début du mouvement et élève de première à Saint-Charles, est, lui, directement concerné par ces importantes baisses de moyens : « 77 heures (…), c’est un énorme impact sur la qualité de l’enseignement qui est donnée. Par exemple, dans les classes de spécialité, qui sont les cours les plus importants, aujourd’hui on est 25 élèves. L’année prochaine, avec ces baisses de dotations, on sera 35 par salle. » Et Gwendal d’ajouter : « Notre objectif est d’élargir le plus possible la lutte, à la fois au niveau national, pour que d’autres lycées nous rejoignent, mais aussi aux autres institutions du service public. Nous nous sommes déjà unis avec certains étudiants postbac. » Le MNL 13 annonce une série d’actions organisées sur les deux prochaines semaines, qui ne prendront pas forcément la forme de blocus.

  • [Entretien] « Il faut modifier le regard des valides sur le handicap »

    [Entretien] « Il faut modifier le regard des valides sur le handicap »

    La Marseillaise : Quel est l’objectif des journées handicitoyennes qui se tiennent du lundi 30 mars au vendredi 3 avril à Marseille ?

    Michel Collomp : L’objectif est de sensibiliser les collégiens et lycéens au handicap et de leur apporter des connaissances sur le sujet. La sensibilisation se fait par une mise en situation à travers des activités et des ateliers, pour se mettre à la place des personnes handicapées pendant une demi-journée. Il y aura une multitude d’activités organisées par des associations de personnes handicapées : parcours en fauteuil roulant, parcours d’obstacles avec les yeux bandés ou des jeux de société les yeux bandés. L’association Sport et Loisirs pour Aveugles (ASSLA) viendra animer un atelier de tir à la carabine laser pour les aveugles. Le concept est simple : le tireur a des écouteurs dans les oreilles et se repère à l’aide du son, plus le « bip » est frénétique, plus la cible est proche.

    Pourquoi est-ce aussi important de se mettre à la place des personnes handicapées pour
    les enfants
     ?

    M.C. : C’est un âge où ils découvrent, par des cas particuliers ou dans leur famille, des personnes en situation de handicap. On veut apprendre aux 900 élèves qu’on va recevoir cette semaine : le vivre-ensemble. On cherche, par ces ateliers, à leur faire comprendre que, quand ils voient une personne handicapée dans la rue, il ne faut pas avoir peur ou s’en méfier, mais au contraire aller vers elle pour lui proposer de l’aide. Parce qu’on fait tous société et qu’il faut vivre ensemble plutôt que dans une séparation : handicapés et non handicapés.

    Est-ce que c’est par la sensibilisation des enfants qu’une société peut prendre davantage en compte les personnes en situation de handicap ?

    M.C. : Oui, on le constate déjà par les retours de certains professeurs qui sont là depuis la première édition. Ils observent des changements de comportement dans leurs classes. On fait le maximum pour que cette action porte ses fruits et améliore les comportements des valides avec les personnes handicapées. Les élèves repartent, à la fin de la demi-journée, avec un diplôme « d’handicitoyen » qui atteste qu’ils ont été sensibilisés au handicap. C’est moi qui m’en occupe et je leur fais promettre de ne jamais se garer sur une place handicapée quand ils seront adultes.

    Aujourd’hui, notre société
    est-elle encore trop peu adaptée aux handicapés
     ?

    M.C. : On a fêté les 20 ans, l’année dernière, de la loi sur l’égalité des chances et des possibilités pour les personnes en situation de handicap (déplacement, emploi, civilité). Il y a encore beaucoup à faire en matière d’égalité devant l’emploi et d’accessibilité. Le préfet Parisot de Bayard, a créé ces journées handicitoyennes à Montpellier puis a développé le concept dans d’autres villes, notamment à Marseille. Il partait de son constat de personne handicapée. Il disait que le handicap était une souffrance physique en soi, mais que ce dont il avait le plus souffert, c’était le regard des autres et l’indifférence. Notamment par l’impossibilité d’entrer dans certains lieux, comme au cinéma où on lui disait que son fauteuil ne pouvait pas entrer. Moi, je suis à la retraite, mais j’étais kiné, donc le handicap, je l’ai connu dans ma profession. Dans les pas de Parisot, ce qu’on veut, c’est modifier le regard des valides sur le handicap.

  • [Entretien] Gaby Charroux : « Le RN, c’est l’opposé de ce que nous prônons »

    [Entretien] Gaby Charroux : « Le RN, c’est l’opposé de ce que nous prônons »

    La Marseillaise : Vous êtes arrivé en tête pour le premier tour, comment abordez-vous le second ?

    Gaby Charroux : Avec confiance et satisfaction parce que les scores ont été ceux qu’on connaît. Les trois listes représentant les trois candidats là, qui restent, nous placent en tête avec huit points d’avance sur le Rassemblement national, et près de 11 sur le candidat de la droite. C’est bien, chacun joue son jeu et son rôle. Et nous avons le soutien d’une grande partie de la gauche, le sénateur Guy Benarroche (EELV) sera là demain [ce soir, Ndlr].

    Reste une menace de l’extrême droite particulièrement forte…

    G.C. : Bien sûr, c’est une menace parce que le Rassemblement national, c’est l’opposé de ce que nous prônons. C’est un programme dont on sait combien les Martégales et les Martégaux souffriraient si par malheur ils étaient au pouvoir. Leur programme est très clair, très simple : les services publics pour eux, c’est l’ennemi. L’argent, il faudra qu’ils le trouvent, il sera pris aux associations, au personnel municipal, donc aux services publics.

    En clair, tout l’inverse de ce que vous avez bâti au cours de vos précédents mandats ?

    G.C. : Oui, c’est ce que l’on appelle nous « le bouclier martégal », avec des tarifs gratuits ou les plus bas possibles, par exemple pour la restauration scolaire, mais aussi des impôts fonciers parmi les plus bas de tout le département, des services qui permettent l’accès à la culture, au sport, aux solidarités, les meilleurs possibles. La première chose qu’il ait faite, Monsieur Fouquart, lorsqu’il a été élu député, c’est qu’il a abandonné Martigues. Il avait déjà quitté le conseil municipal pour garder son poste de conseiller régional parce que là-bas il y a une rémunération et ici il n’y en avait pas, évidemment. Et il dit que là-bas il a défendu les intérêts de la ville. C’est faux et archifaux ! Année après année, les seules aides qu’on ait de la Région, c’est les 180 000 euros pour louer… enfin on ne va pas dire louer s’agissant d’une collectivité, mais pour faire utiliser par les lycéens des trois lycées de Martigues, lycées dont la Région possède au passage la compétence, nos gymnases municipaux. À l’Assemblée nationale, il a voté avec son groupe la diminution de 5 milliards d’euros pour les collectivités, ce qui fait pour Martigues 5 à 7 millions en moins.

    Le maintien de la droite est-il pour vous une bonne nouvelle ?

    G.C. : Oui, c’est l’opposant historique, on le connaît. Il a quand même voté 65% de nos délibérations dans les six dernières années, ce qui contribuait à faire un vote à l’unanimité. C’est dire qu’il considère que les choses se passent bien ici, en approuvant aux deux tiers notre travail. Le même qui dit aujourd’hui d’ailleurs dans La Provence, encore ce matin : « Ils ont détruit la ville »…

    À Martigues avec 42,41%, le taux d’abstention reste dans la moyenne nationale mais élevé. Comment comptez-vous aller à la pêche aux abstentionnistes ?

    G.C. : Depuis lundi matin, on est en contact avec tous ceux qui n’ont pas voté pour leur demander de cette fois ne pas oublier. C’est ce qu’ils nous disent parfois, « Ah ben on a oublié. » On nous dit aussi « Non, on ne veut pas », soyons clairs. On espère être encore plus efficaces dans ce domaine-là. On a continué notre travail avec les dizaines et dizaines de militants ici, avec le porte-à-porte, le boîtage et la rencontre. Là cet après-midi, dans deux quartiers, on met un petit barnum, et puis les gens peuvent venir à notre rencontre et nous, on va à la leur et on distribue nos derniers documents, notre profession de foi, et surtout au dos de cette profession de foi, on a noté ce qui était en jeu et les pertes qui pouvaient arriver.

    Quel message principal souhaitez-vous faire passer ce soir ?

    G.C. : Il faut que les électeurs, ouvrent les yeux sur ce qui est fait et ce qui est mis à leur disposition dans cette ville. Bien sûr, on peut faire autrement encore, on peut faire plus dans un certain nombre de secteurs, mais l’essentiel est déjà en place et il faut qu’ils mesurent ce qu’ils risquent de perdre demain, de solidarité, de bien-vivre ensemble ici et de réponse à leurs désirs d’épanouissement pour leur famille et leurs enfants.

    Meeting ce jeudi 19 mars à 18h au gymnase des Salins, chemin de Paradis.

  • L’Occitanie maintient le cap malgré les coups fourrés de l’État

    L’Occitanie maintient le cap malgré les coups fourrés de l’État

    Trois milliards et cinq cent quatre millions d’euros. Tel est le montant du budget 2026 pour l’Occitanie, voté jeudi 12 février par le conseil régional malgré l’opposition de la droite et du RN. Un montant stable comparé à l’an passé en dépit d’un nouveau mauvais coup de l’État.

    Par le jeu pervers de la baisse des dotations qui lui sont allouées, la Région a dû composer un budget à l’équilibre avec 144 millions d’euros de recettes en moins (-108ME au titre des dotations et -36,7ME au titre de la compensation de la taxe professionnelle supprimée par Nicolas Sarkozy). « Nous sommes la Région la plus impactée après les Hauts-de-France et la Normandie alors même que l’Occitanie est la région la plus enclavée et la plus touchée par le réchauffement climatique », peste Carole Delga. Depuis 2023, le manque à gagner s’élève à 500 millions d’euros.

    La présidente socialiste n’y va pas par quatre chemins et dénonce une loi de finances « injuste » votée par le gouvernement, qui pénalise deux fois plus l’Occitanie que d’autres quand on rapporte ces sommes au nombre d’habitants (6,12 millions ici). Un effort de 20% demandé aux collectivités jugé « inégalitaire », celles-ci ne représentant que 6,5% de la dette publique et contribuant pour 70% à l’investissement public. « Cette décision est grave », estime Carole Delga, qui s’est fendue d’un courrier au Premier ministre cosigné par les 14 autres présidents de Région.

    177€ investis par habitant

    Au prix de choix de mutualisation, d’économies par-ci par-là (-0,8% sur le fonctionnement) et grâce à la mobilisation de crédits européens, l’Occitanie parvient à maintenir le cap budgétaire. Avec sobriété et efficacité. La maîtrise de la dette régionale (7 ans pour rembourser, en deçà du seuil d’alerte de 9 ans) couplée à une capacité d’autofinancement satisfaisante (509 millions d’euros) permet à la collectivité de continuer à investir (1,15 milliard d’euros). Soit l’équivalent de 177 euros investis par habitant contre 152 euros en moyenne.

    Les principaux dispositifs liés au pouvoir d’achat des familles seront maintenus. Par exemple l’ensemble des mesures (Ordis, livres et cars Lio gratuits…) qui font que l’Occitanie propose « la rentrée la moins chère de France » pour les lycéens. La Chambre régionale des comptes ayant salué la hausse de fréquentation des TER de 68% depuis 2019, pas de raison de changer de stratégie ferroviaire. Les 14 millions de billets à 1 euro continueront à être proposés cette année.

    Malgré une tentative de désengagement de l’État sur le projet de TGV Toulouse-Bordeaux-Dax, pour lequel les travaux ont débuté, Carole Delga maintient son soutien total à l’autre ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan mais ne cache pas son inquiétude. « Le recours à un Partenariat public privé (PPP) sur Bordeaux-Toulouse entraînerait un surcoût de 7,3 milliards d’euros. Sur le TGV, l’État est défaillant. »

    En 2026, la présidente socialiste compte recruter dans les maisons de santé d’Occitanie le 150e médecin. Là encore pour pallier les déserts médicaux et les errances de l’État, compétent en matière de santé publique. D’ici quelques jours sera présenté au salon de l’agriculture un « pacte de souveraineté agricole », qui sera soumis au vote en juin prochain. Afin de créer les 25 000 emplois annuels nécessaires pour contenir le chômage qui reste élevé (9,2% au 3e trimestre 2025), la Région promet aussi de maintenir ses aides à la formation et aux entreprises ainsi qu’un budget culture « volontariste ». Enfin, les « projets les plus urgents » pourront être subventionnés auprès des communes, exsangues. En juin, Carole Delga promet de s’entretenir avec les nouveaux maires élus.

  • Un collectif d’industriels décerne des prix aux élèves

    Un collectif d’industriels décerne des prix aux élèves

    Le collectif d’industriels de l’Univers extraordinaire réitère son engagement auprès des 146 000 jeunes participants : faire découvrir les métiers de l’industrie. Ce mardi 10 février de 11h30 à l’École des Arts et métiers d’Aix-en-Provence, les classes de la région Paca ayant reçu le plus de points lors de ce concours se verront remettre le prix du Grand défi ForIndustrie, l’Univers extraordinaire.

    Ce challenge 100% digital s’est déroulé pendant les Semaines de l’industrie, fin 2025. Durant trois semaines, les collégiens, lycéens, étudiants ont parcouru la plateforme ForIndustrie. Tel un jeu vidéo, chaque interaction rapporte des points : réalisation de quêtes, réponses à des quiz et recherche d’items bonus.

    Relancer l’attractivité

    Cet outil pédagogique immerge l’utilisateur dans le quotidien des acteurs de l’industrie, à travers les 700 vidéos de professionnels « pour faire découvrir leur métier », indique l’attachée de presse, Sonia Bukowski. Elle détaille : « Admettons un professionnel qui présente : Nous, on est l’industrie du métal, on travaille avec les chaudronniers. Être chaudronnier, voilà ce que c’est…” ». Ce projet encourage les jeunes à envisager un parcours professionnel dans ce secteur qui « pâtit encore de l’image d’Épinal des Temps modernes ».

    220 partenaires industriels, aux côtés de l’éducation nationale et de France travail, sont à l’initiative du projet, à travers six régions. « Avec tous les départs à la retraite, l’attractivité du métier est un grand sujet. Le secteur n’arrive pas à recruter. » ForIndustrie concerne aussi les demandeurs d’emploi qui peuvent, depuis cette année, accéder à une interface simplifiée pour faciliter leur recherche d’emploi : 150 000 postes seront créés d’ici 2035.

  • Une journée sur les traces d’Anne Frank pour des collégiens et lycéens d’Avignon

    Une journée sur les traces d’Anne Frank pour des collégiens et lycéens d’Avignon

    Ton grave, guitare acoustique en fond et texte historique en main : dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville d’Avignon, quelques dizaines d’élèves des établissements scolaires du Vaucluse ont participé à un exercice théâtral de mémoire en hommage à Anne Frank.

    Cette journée citoyenneté était organisée par la municipalité à l’occasion du 81e anniversaire de la libération des camps nazis, et plus particulièrement de celui d’Auschwitz en 1945. Les jeunes de la 2e5 du lycée René-Char ont ainsi, pendant une bonne heure, lu des passages du journal intime d’Anne Frank devant des élus de la Cité des Papes et des représentants d’associations comme les Amis de la fondation pour la mémoire des déportés du Vaucluse (AFMD 84). Un projet porté par les enseignantes de l’établissement Anne-Marie Goulay, professeure d’histoire-géographie, et Nicole Sander, professeure de lettres.

    Dans le hall d’entrée, une exposition sous la forme d’une longue frise chronologique retraçant la vie d’Anne Frank, la montée du nazisme en Allemagne et la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les exactions du régime fasciste, accueillait les jeunes visiteurs.

    Devant une classe de 3e du collège La Salle, un représentant d’association échangeait brièvement avec les élèves, offrant un cours d’histoire express, notamment sur « l’instauration d’un système de peur après une arrivée légale au pouvoir de l’extrême droite ». L’après-midi, une projection du film Elle s’appelait Sarah s’est tenue au cinéma Vox, suivie d’un débat animé par Daniel Cling, président de l’AFMD du Vaucluse.