Tag: lycée pro

  • Des lycéens sanctionnés pour avoir manifesté à Embrun

    Des lycéens sanctionnés pour avoir manifesté à Embrun

    « Manifester est un droit fondamental. Mais pas devant le lycée professionnel Alpes-et-Durance d’Embrun », dénoncent conjointement Sud éducation 05 et la Fédération des conseils de parents d’élèves des Hautes-Alpes (FCPE 05). Selon les deux organisations, le lundi 5 octobre, alors que des lycéens bloquent leur établissement partout en France, la proviseure du lycée professionnel d’Embrun a exclu une quinzaine d’élèves pour une durée de deux jours, au motif qu’ils ont « participé à une manifestation devant l’établissement ».

    « Sur le fond, la proviseure s’oppose ainsi à un des droits les plus élémentaires, la liberté d’opinion et d’expression, affirment Sud éducation et la FCPE. Sur la forme, elle commet un abus d’autorité manifeste. En effet, ces sanctions sont prononcées sans respecter les droits élémentaires des élèves. »

    Selon eux, les familles ont été averties par un simple coup de fil, doublé d’un mail, le lendemain, « ne laissant aucune possibilité d’être entendu, ni de se défendre. Le mail ne mentionne pas non plus les voies de recours, alors qu’il le devrait ».

    Selon les deux organisations, la même sanction a été prononcée pour tous les élèves : « Un élève qui n’a par le passé jamais été sanctionné se voit infliger une exclusion de deux jours qui sera versée à son dossier scolaire ». Enfin, ils pointent le non-respect de la gradation des sanctions, « qui permet à l’élève de bien prendre conscience de la gravité de ses actes par rapport à une échelle de valeurs. Ici, pas de recherche d’une mesure de nature éducative, l’exclusion est la seule et unique sanction ». Devant « ce déni de droit et ces sanctions prises de manière manifestement illégale », Sud éducation 05 et la FCPE disent avoir adressé un courrier au recteur de l’académie d’Aix-Marseille et au Directeur académique des services de l’Éducation nationale des Hautes-Alpes : « Nous demandons le retrait de cette sanction pour l’ensemble des élèves et un rappel à l’ordre de la proviseure. Sans réponse satisfaisante, nous contesterons ces sanctions devant la justice ».

    Contactés, le rectorat et le lycée n’ont pas donné suite à nos sollicitations pour le moment.

    Agathe Di Lenardo

  • Les lycéens et travailleurs d’Arles manifestent ensemble

    Les lycéens et travailleurs d’Arles manifestent ensemble

    « On a exactement les mêmes revendications qu’eux ». C’est donc tout naturellement que Lucile Venet, professeure de biologie au lycée Pasquet et syndicaliste FSU, est venue soutenir la mobilisation lycéenne arlésienne, ce mardi. Il y avait déjà du monde au départ, à 10h, devant la Bourse du travail d’Arles. Le cortège a rejoint la sous-préfecture, où une délégation de lycéens et de syndicalistes enseignants a été reçue. Au plus fort de la mobilisation, les organisateurs ont compté 1 100 participants, contre 530 selon la police.

    Le cortège mêlant lycéens, professeurs, syndicalistes et parents était accompagné par un fort dispositif de service d’ordre de la CGT, les chasubles rouges de l’hôpital d’Arles et des dockers ouvrant et fermant la marche. « Notre présence dans leur manif, c’est pour que tout se passe bien, ces jeunes veulent être écoutés et la violence est tout ce qu’ils trouvent à la fin », explique Magali Raffin, professeure en lycée pro et militante de la CGT Éduc’action.

    Tout part de la Bourse du travail

    Tout est parti d’une rencontre. « Des élèves du lycée Pasquet sont venus nous rencontrer à la Bourse du travail pour nous demander de l’aide et du soutien. On leur a proposé d’organiser une AG et cette manif », détaille Magali Raffin. « C’est un symbole énorme » pour cette dirigeante de l’Union locale CGT en lutte pour garder son local à la Bourse du travail.

    Ce soutien est bienvenu pour les lycéens. Amaury Stantina rappelle que la semaine dernière, lors du blocage du lycée Pasquet, « la police était des deux côtés de la rue, ne laissant aucune fuite possible, et gazait sans sommations ». Il estime qu’« il est nécessaire que les syndicats de travailleurs et de lycéens se retrouvent pour demander un changement de politique » face à « la violence systémique et le manque d’argent partout ». Et illustre : « Ça fait une semaine qu’on est dans la rue et là, on voit 500 millions d’euros en moins pour l’éducation nationale » dans le projet de budget du gouvernement. « Un foutage de gueule » assène-t-il.

    Pour la Bourse du travail, comme pour les profs et les élèves, il s’agit d’un « rendez-vous de convergence des luttes ». Une convergence dont Lucile Venet et Amaury Stantina espèrent qu’elle sera victorieuse.

  • La Région aux côtés des élèves du lycée pro George-Cisson à Toulon

    La Région aux côtés des élèves du lycée pro George-Cisson à Toulon

    Après avoir visité les ateliers de mécanique et de carrosserie, François de Canson, accompagné de la maire de Toulon, Josée Massi, a assisté à la présentation, par l’architecte, du projet de nouveau gymnase. Un futur complexe de 2 000 m² répartis sur deux niveaux.

    « Il y a ceux qui arrivent ici pour la première fois, avec peut-être un peu d’appréhension, ceux qui retrouvent leurs camarades, leurs enseignants, leurs ateliers, ceux qui savent que pour eux, cette année sera décisive parce qu’au bout, il y aura un diplôme, une orientation, un premier emploi… » Le vice-président François de Canson, pressenti pour succéder à Renaud Muselier à la tête de la Région Sud, a souligné dans son allocution que cette journée de rentrée n’était pas tout à fait un jour comme les autres. Et de poursuivre : « Chers lycéens, ne soyez jamais complexés par la voie que vous avez choisie. Soyez-en fiers. »

    Fiers également de leur lycée, qui porte le nom du résistant toulonnais George Cisson. L’occasion d’appeler les jeunes à être dignes de ceux qui ont su reconquérir notre liberté.