Tag: luxe

  • Fréjus Riposte s’oppose au projet d’hôtel haut de gamme à la Base Nature François Léotard

    Fréjus Riposte s’oppose au projet d’hôtel haut de gamme à la Base Nature François Léotard

    Il était dans les tuyaux depuis de longs mois, il est désormais en voie de réalisation : le projet de complexe hôtelier de luxe sur la Base nature François-Léotard a été voté en conseil municipal le 27 novembre. Il doit être mis sur pied pour le premier semestre 2030, en lieu et place des hangars désaffectés de la base. De quoi provoquer une levée de boucliers d’une large partie de l’opposition, qui a marqué son désaccord de longue date, à l’image du conseiller municipal Emmanuel Bonnemain (DVC), qui fustigeait déjà, il y a un an, un projet qui « privilégie les intérêts des promoteurs immobiliers au détriment de l’intérêt général ».

    Un projet « qui montre le vrai visage du RN »

    La liste de gauche Fréjus Riposte, candidate à la mairie, dénonce elle aussi une volonté « de favoriser le tourisme de luxe, de contenter la clientèle des ultra-riches sur un domaine public et sur le dos des Fréjussiens ».

    Selon elle, ce complexe hôtelier n’aurait aucune légitimité en ce lieu emblématique de la commune : « Les Fréjussiens méritent et ont besoin d’un espace de détente pour s’oxygéner, se retrouver en famille. Cet espace exceptionnel est le poumon de la population. On y libère le stress après une dure semaine de travail. C’est aussi un espace de nature dans un environnement où le béton domine, où le réchauffement climatique compromet notre quotidien. »

    Ce projet montre, selon elle, « le vrai visage du RN », un parti « antisocial et au service des plus riches, ignorant les besoins des Fréjussiens ». « La base nature doit rester un bien populaire et public dont les projets qui la concernent doivent être conçus avec et pour le plus grand nombre de Fréjussiens. Le RN ne nous la confisquera pas, c’est notre bien commun », conclut Fréjus Riposte.

  • Var Tourisme présente son plan d’attaque pour 2026

    Var Tourisme présente son plan d’attaque pour 2026

    La principale période d’afflux touristique terminée, l’heure était au bilan et surtout, aux projections pour Var Tourisme et les acteurs locaux du secteur, qui représente « 100 milliards d’euros en France, soit 5 points de PIB », insiste Jean-Louis Masson, président du Département et de la commission tourisme des Départements de France.

    Ce secteur concerne particulièrement le Var, première destination touristique nationale avec un record de 83 millions de nuitées en 2024, dont devrait s’approcher le cru 2025. Cela grâce au renforcement du tourisme quatre saisons, qui va se poursuivre en 2026 : « On a capitalisé sur nos marchés prioritaires, mais on déploie un plan d’actions ambitieux pour ouvrir les perspectives », introduit Anthony Matteuzzi, directeur adjoint de Var Tourisme.

    Une stratégie

    en six piliers

    Comme en 2025, Var Tourisme a défini une stratégie en six piliers. Le premier consiste à « structurer », à partir du « lien de confiance institutionnel au profit des acteurs privés », définit Martine Felio, directrice de Var Tourisme. À ce titre, plusieurs baromètres (prix, hospitalité, agritourisme…) vont être mis en place pour modeler l’offre, avec deux axes prioritaires : les activités de pleine nature et le luxe.

    Le deuxième, « fédérer », place au centre le réseau d’acteurs Destination Var, afin de valoriser l’offre à travers 550 sites annualisés. Un guide et trois rencontres verront le jour, avec, notamment, les premières assises départementales du tourisme en avril.

    Après avoir fédéré, il faut « séduire ». La communication va être renforcée et un accent sera mis sur le patrimoine. Enfin, la campagne « Le Var, l’unique : 365 jours de bonheur » sera diffusée via la presse et la publicité.

    Le quatrième pilier, « amplifier », implique de « renforcer la visibilité auprès des Franciliens, soit 25% de la clientèle française », précise Martine Félio, grâce à une présence accrue à Paris, via des événements et deux chartes : une pour attirer les télétravailleurs sur des lieux de vacances et une autre pour structurer une offre spécifique LGBT.

    Les deux derniers points, « préserver » et « renouveler », font appel aux échanges. Pour le premier, avec les territoires frontaliers, notamment les Alpes-Maritimes, avec le projet de géoparc, et les Alpes-de-Haute-Provence autour des voies cyclistes du Verdon. Pour le second, il s’agira d’élargir l’influence à d’autres milieux en étant présent sur des événements (Salon de la plongée de Paris, Salon de l’agriculture, Salon du randonneur à Lyon…). Et pour la première fois, sur trois missions fédérées avec les acteurs touristiques, aux États-Unis en mai, en Scandinavie en juin et en Italie en décembre. Var Tourisme se rendra également, en son nom, en Europe de l’Est en février.

  • Vuitton fait défiler 100 000 euros

    Vuitton fait défiler 100 000 euros

    C’est une délibération qui devrait faire parler, ce samedi, en conseil municipal : quatre mois après le défilé Louis Vuitton au palais des Papes, la fondation du groupe de luxe ressort le chéquier pour Avignon. La Ville va en effet parapher une convention pour accepter un don de 100 000 euros de Louis Vuitton. Une somme qui sera « affectée à la valorisation du palais des Papes dans le cadre de l’opération “mise en lumière du palais” », stipule la délibération.

    Le fait que Vuitton fasse un don était déjà connu, ce qui ne l’était pas était son montant. En amont du défilé, dans un communiqué, le groupe indiquait que « fidèle à la tradition de Louis Vuitton de soutenir le patrimoine local et les projets communautaires des villes qui accueillent ses défilés, la Maison participera au financement du projet de mise en lumière du palais des Papes, mondialement reconnu pour sa valeur historique et patrimoniale ».

    La convention ne précise pas si ce généreux mécénat fera l’objet d’une plaque de remerciement à apposer à l’entrée du palais. Ce projet de mise en lumière, d’un montant de 2 millions d’euros, avait été voté il y a pile un an en conseil municipal et devrait être concrétisé en cette fin d’année à l’occasion des 30 ans du classement au patrimoine mondial de l’Unesco. L’opération vise à éclairer les façades de tous les édifices donnant sur le parvis du palais.

  • Mobilisation pour défendre le service de famille d’accueil en psychiatrie

    Mobilisation pour défendre le service de famille d’accueil en psychiatrie

    « Le service d’accueil familial thérapeutique ce n’est pas du luxe, il limite l’hospitalisation. » Pour Djemilla Tizi, représentante syndicale de FO à l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse, fermer ce service serait une catastrophe. Face à une direction qui compte arrêter le financement de l’accueil familial thérapeutique (AFT), les syndicats FO et CGT appellent à la mobilisation, ce mardi à 13h30, juste avant le comité social et économique (CSE).

    Créé dans les années 90, ce dispositif emploie huit personnes agréées en CDI, qui accueillent chez elles un à deux patients atteints de troubles psychiatriques stables, mais qui ne peuvent pas vivre seuls. Ils sont 15 actuellement à bénéficier de ce type d’accompagnement. Certains vivent dans ces familles depuis de nombreuses années. Ce mode d’accompagnement permet une alternative à l’hospitalisation et un semblant de vie autonome pour les patients. C’est ce dont témoigne José Tréol, qui s’occupe d’Assia et Corinne depuis un an : « Les filles vont souvent chercher le pain seules ou prendre un café. Et puis elles participent à la vie de famille. »

    Fin du financement

    En juin, lorsque le directeur d’Édouard-Toulouse, Thierry Acquier, annonce vouloir financer l’unité de remédiation cognitive et d’évaluation (URCE) avec le budget de l’AFT, c’est le coup de massue pour les familles. Une décision qui pourrait mettrait fin aux contrats des huit personnes agréées pour accueillir des patients et laisserait les 15 patients sur le carreau. Les syndicalistes craignent notamment qu’ils soient envoyés vers des Ehpad. « Il n’y a pas de service de gérontopsychiatrie, se désole Pierre-Édouard Thiebaud, représentant de la CGT d’Édouard-Toulouse. Ce qui fait que la plupart des patients risquent de se retrouver dans des Ehpad, où le personnel n’est pas formé. » Contre cette décision de fermeture, les syndicats de FO et de la CGT appellent donc à une mobilisation à 13h30 ce mardi, dans le hall de l’administration de l’hôpital. « Nous avons deux revendications : pas un seul licenciement et le maintien du service », affirme la syndicaliste de FO.

    Contactée par La Marseillaise, la direction de l’hôpital ne souhaite pas s’exprimer à ce sujet.

    Eva Janus