Tag: Lutte contre le cancer

  • Une quatrième édition record en vue pour les 10 km de Marseille

    Une quatrième édition record en vue pour les 10 km de Marseille

    Après un retour remarqué l’an dernier, marqué par la participation de 3 500 coureurs après cinq ans d’absence, la quatrième édition des 10 km de Marseille s’annonce ambitieuse.

    À un peu plus de deux semaines de l’échéance, 3 200 personnes se sont déjà inscrites sur la plateforme Sport’N’Connect pour être sur la ligne de départ, le 12 avril. Près de 4 000 sont attendus, preuve de la notoriété grandissante de ce rendez-vous devenu incontournable dans la cité phocéenne. « C’est un immense plaisir pour nous d’être, le temps d’un week-end, les ambassadeurs de notre cher Marseille, cette ville qui possède tellement d’atouts, même si on la critique souvent », pointe Nathalie Lachiche, présidente de l’ASPTT Marseille, organisateur emblématique et club omnisports phare qui fêtera, l’année prochaine, ses 120 ans d’existence.

    Pour cette édition 2026, la présidente Lachiche compte bien sur les atouts du centre-ville pour attirer davantage de coureurs et de spectateurs. Au départ et à l’arrivée du Vieux-Port de Marseille, les participants auront une vue prenante sur les monuments incontournables de la cité phocéenne, à l’instar de l’Hôtel de Ville de Marseille, l’Ombrière du Vieux-Port, le Palais de la Bourse, le Mucem, la Villa Méditerranée et les voûtes de la Cathédrale Notre-Dame de la Major. En plein cœur des 2e et 3e arrondissements si chères à Gérard Azibi. « Depuis le début de notre mandat, on a toujours voulu développer d’autres activités sportives, sur le secteur, que la boxe et le football. On y est parvenu avec l’appui de l’ASPTT Marseille, qui s’est toujours impliquée en plus de la course », souligne l’actuel adjoint au sport du maire (PS), Anthony Krehmeier.

    Une boucle au lieu de trois

    L’année passée, les coureurs devaient faire trois fois le tour du parcours pour réaliser les 10 km attendus. Une expérience qui n’a pas été au goût de tous. « On a retenu toutes les remontées que nous ont fait à la fois les bénévoles pendant leur travail, mais aussi les coureurs, par les divers médias et tout ce qu’on a entendu dire, pour façonner cette nouvelle édition », relève Régine Rouard, présidente de la section athlétisme et triathlon à l’ASPTT Marseille, aux manettes de l’aspect technique de l’événement depuis deux ans. « Beaucoup de participants ont estimé qu’ils étaient trop serrés sur trois boucles. Et d’ailleurs, la Fédération française d’athlétisme (FFA) nous a dit que si on ne changeait pas le parcours cette année, la course ne serait pas labellisée. Ce qui aurait été préjudiciable pour notre événement », poursuit la passionnée de running, pleinement investie dans l’élaboration du tracé.

    Le circuit du 5 km tournera au niveau de la place de la Joliette, quand celui du 10 km remontera jusqu’au milieu de la montée du Capitaine Gèze, avec la présence inédite de coureurs d’allure – issus de la section athlétisme de l’ASPTT Marseille – afin de permettre aux participants de se fixer un objectif de temps. « C’est un parcours qui est très roulant et où on peut faire de bonnes performances, parce que c’est quasiment plat tout au long », note Régine, pour qui le plus important reste que les coureurs se fassent plaisir, tout en faisant attention à leur sécurité.

    Surtout que quelques binômes de non-voyants seront présents dans le peloton du 10 km. « Notre mission est d’ouvrir le sport à tous et pour tous », martèle Nathalie Lachiche, persuadée que le sport est un formidable levier d’insertion, d’inclusion et de remobilisation. « Nous croyons à la force du sport de transmettre des valeurs, la citoyenneté, le dépassement de soi, la confiance en soi, l’acceptation de l’autre, la tolérance, le respect, la rigueur, la discipline », ajoute-t-elle, en rappelant que la cause associée à cet événement sera, comme l’année dernière, la lutte contre le cancer. Un euro sur chaque dossard sera reversé à la Ligue contre le cancer.

  • Retour de Mars Bleu, mois du dépistage du cancer colorectal

    Retour de Mars Bleu, mois du dépistage du cancer colorectal

    Tout au long du mois de mars, le centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) met sur le devant de la scène la nécessité de se tester au cancer colorectal. Un simple geste de 10 secondes à réaliser tous les 2 ans pour les hommes et femmes de plus de 50 ans. Pour cela, il suffit de réclamer le test en pharmacie ou auprès de son médecin traitant. Depuis 2015, le dépistage est simple. Il suffit de réaliser le prélèvement soi-même, remplir la fiche d’identification et déposer l’enveloppe dans les 24 heures dans une boîte aux lettres de la Poste.

    « Si je n’avais pas été têtu, j’aurais pu éviter toutes ces complications », témoigne Barlam Dyal touché par ce cancer il y a 7 ans. Chef d’entreprise, il recevait régulièrement des lettres à ce sujet ou des messages qui lui étaient directement adressés. Marathonien, il ne se sentait pas concerné : « Je ne savais même pas ce qu’est un dépistage », résume-t-il.

    Ce n’est que 3 ans après la première invitation qu’il saute le pas… et apprend avec stupéfaction la mauvaise nouvelle. Pour autant, comme 213 habitants des Bouches-du-Rhône, tous les ans, il entame son combat contre la maladie. Il ne se résigne pas et vainc le cancer, bien que celui-ci ait changé sa vie. Une étape complexe, qu’il a fini par surmonter, grâce notamment à l’association des anciens victimes du cancer colorectal. « Dans la pratique c’est autre chose, c’est difficile de s’adapter et de comprendre qu’on est malade. La solution c’est d’en parler de dialoguer », souligne-t-il en parlant de l’organisation.

    Communication, une arme contre le cancer

    La région sud est largement en retard sur le nombre de dépistage. Seulement 27% des personnes en âge de réaliser le test le font, contre 75% pour les Hollandais d’après le professeur Seitz. Un non-recours que Barlam Dyal s’explique par le manque de sensibilisation et « la fierté masculine des hommes ». C’est pourquoi il prône la nécessité d’une éducation populaire en entreprises et à l’université.

    Au-delà du dépistage, ce cancer rarement génétique est lié à l’hygiène de vie, notamment l’alimentation. Pour l’ancien chef d’entreprise, un enseignement diététique dès le plus jeune âge pourrait limiter les causes du deuxième cancer touchant le plus de Français.

    Les acteurs de la santé se coordonnent et se forment pour « créer des habitudes chez le professionnel de santé » d’après Florance Ferrera, pour faire connaître le test au public. En complément, l’assurance maladie mène une campagne de démarchage téléphonique pour les personnes éligibles au test.

    Leur objectif est clair : faire reculer le cancer en le détectant le plus tôt possible par un test régulier.

    Dans le Var

    Afin d’informer sur le dépistage et les facteurs de prévention du cancer colorectal et de permettre des échanges avec les équipes de santé et les partenaires institutionnels tels que la CPAM du Var, La Ligue contre le cancer., etc, les professionnels du Centre Hospitalier Intercommunal organisent des stands d’information durant Mars Bleu : le 4 mars – Centre commercial Mayol à Toulon à partir de 9h ; le 9 mars – Hôpital Sainte-Musse à Toulon à partir de 9h ; le 10 mars – Six-Fours de 9h30 à 17h ; le 18 mars – Centre commercial Mayol à Toulon à partir de 9h et le 20 mars – Hôpital George Sand à La Seyne-sur-Mer à partir de 9h.

  • Un espace mobile pour dépister le cancer dans les Bouches-du-Rhône

    Un espace mobile pour dépister le cancer dans les Bouches-du-Rhône

    La camionnette « Au fil de la Ligue », garée sous le soleil de la place Jules Guesdes, à Marseille, a été inaugurée ce mardi, à la veille de la journée mondiale de lutte contre le cancer. Les représentants du projet ont coupé le ruban, ouvrant les routes des Bouches-du-Rhône à ce véhicule décoré à l’effigie de la Ligue contre le cancer.

    En ralliant trois communes par semaine, dans « les marchés, sur les plages ou dans les entreprises », la camionnette est un « nouvel outil pour aller là où sont les gens, les rencontrer dans leur lieu de vie » notamment « ceux qui manquent d’information, isolés », détaille Magali Maugeri, directrice générale de la Ligue contre le cancer des Bouches-du-Rhône.

    En commençant par le marché de Gardanne le vendredi 6 mars, cet espace mobile de prévention parcourra le département, avec des missions de prévention et de dépistage. Avec une psychologue, une onco-esthéticienne et une médecin interne à son bord, les habitants pourront être sensibilisés à l’importance du dépistage, dans une région où le cancer est la première cause de mortalité. Pour Michelle Philip, retraitée et bénévole depuis 4 ans au sein de la Ligue, la camionnette « est magnifique, et va permettre d’aller au plus près des gens, partout », chose importante car « le cancer touche toutes les familles, tous les environnements possibles ».

    « Au plus près du dépistage »

    Le dépistage précoce d’un cancer permet très souvent un meilleur traitement, moins lourd et avec plus de chances de guérison. Or, sur les traitements des cancers du colon ou de la prostate, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur constate un retard de 20 à 25 points par rapport aux autres régions, en raison d’un « manque de prévention sur le dépistage, sur lequel il nous reste encore des choses à faire », insiste Renaud Muselier, président du conseil régional PACA. Ambition régionale donc que de travailler à une meilleure prévention, « faire en sorte d’être au plus près du dépistage ».

    Mais pour se faire dépister, il faut oser. La peur de connaître le diagnostic freine : un sondage réalisé par l’IFOP pour Biogroup à l’occasion d’octobre rose en 2025 montre qu’une personne sur deux interrogées redoute le dépistage, quand 12% renoncent à la démarche. Justement, Charlotte Douchet, responsable de la prévention au sein de la Ligue, affirme qu’il s’agit bien « d’être disponible, d’aller contre les peurs des personnes ». En se rendant dans « des lieux retirés ou populaires, pour aussi aller vers des personnes qui ont moins accès à l’information », la camionnette est une tentative de généraliser le dépistage dans le département.

    Ainsi, c’est avec le soutien de la première région française à avoir adopté un « Plan cancer » que la Ligue souhaite rendre accessible sa connaissance de la maladie. Déjà pionnière, la branche des Bouches-du-Rhône, qui accueille entre 650 et 700 personnes par mois dans ses centres, lutte notamment contre les déserts médicaux. La camionnette « Au fil de la ligue » rejoindra donc des communes isolées, dans lesquelles les rendez-vous médicaux sont parfois longs à obtenir.

    Rendre la santé mobile est une manière de généraliser l’accès au soin et à l’information. Si la camionnette n’a pas encore entamé son périple, Renaud Muselier est confiant : en 2020, la région avait développé une camionnette de vaccination et de tests Covid, qui avait « très bien fonctionné ». Selon lui, « pour un développement harmonieux de la région, il est nécessaire de lutter contre les déserts médicaux, d’aller vers les habitants dans les lieux où il y a moins de médecins ».

  • Nouvelle œuvre œcuménique à Paoli-Calmettes

    Nouvelle œuvre œcuménique à Paoli-Calmettes

    Vingt-cinq ans après la création du lieu de recueillement multiconfessionnel de l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) (9e), Michelangelo Pistoletto, son fondateur, ajoute à sa création une nouvelle œuvre d’art. Au rez-de-chaussée de l’IPC 1, suspendu au plafond au milieu d’un étage balcon, trône désormais un signe du « troisième paradis », constitué d’une suite de tissus multicolores. Considérée comme « le symbole universel de la création au service l’humain », l’œuvre comprend les deux boucles du signe infini, au centre desquelles est ajoutée une troisième, symbolisant une « nouvelle harmonie de vie ». « Ce lieu avant-gardiste de recueillement a été crée pour que les patients qui rencontrent le cancer aient accès à un lieu de paix, qu’ils croient ou non en Dieu, détaille Dominique Maraninchi, ex directeur de l’IPC. Vingt-cinq ans plus tard, nous nous sommes rendus compte que le lieu était encore très fréquenté, donc on a voulu étendre le projet. » L’idée est donc, grâce à cette nouvelle structure artistique, de rendre cet espace plus visible, tout en lui apportant une nouvelle dimension « d’espérance ». Car « quoi qu’en disent les défaitistes, la lutte contre le cancer a progressé », s’enthousiasme Dominique Maraninchi.

    Ode au vivre ensemble

    Pensé comme espace accessible à tous, le lieu de recueillement comprend quatre espace de prière, respectivement destinés aux croyants bouddhistes, musulmans, juifs et chrétiens. Chaque case de méditation est séparée d’une paroi trouée, marque d’un dialogue continu entre les différents cultes. « Ça n’est pas anodin qu’un tel lieu existe à Marseille. On se taquine mais cela fait 2 600 ans qu’on vit tous ensemble. D’autant que dans la maladie, croyant ou non, on est tous pareil », note l’ex directeur. Et Norbert Vey, actuel directeur de l’institut d’ajouter : « C’est un grand moment de fierté pour nous, d’apporter un projet innovant et créatif. »

  • [Cancers masculins, parlons-en 3/3] Géraldine Pignot : « Les patients sont demandeurs de cette technologie ! »

    [Cancers masculins, parlons-en 3/3] Géraldine Pignot : « Les patients sont demandeurs de cette technologie ! »

    Le Dr Géraldine Pignot est diplômée du Desc d’Urologie depuis 2009 et exerce à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) depuis 2015. Elle est membre du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie. Elle est impliquée dans de nombreux projets concernant la qualité des soins et les innovations thérapeutiques. Elle travaille notamment sur les tumeurs de la vessie. Ce jeudi, la docteure Pignot opère un patient de la prostate, une opération relativement classique à l’IPC, à ceci près qu’elle est aidée d’un allié un peu particulier : le robot Da Vinci. Ce gros bras mécanisé high-tech assiste les chirurgiens avec une très grande précision.

    Pendant l’opération, la chirurgienne en explique le fonctionnement : « Le robot dispose d’un module de vision relié à une petite caméra qui se trouve au bout de son bras, dans le corps du patient. Les images sont directement retransmises dans le module. En plus de cette petite caméra, j’utilise une minuscule pince et un petit ciseau, tous deux d’une taille de quelques millimètres. Je contrôle à distance ces outils grâce à des manettes placées sur des axes. Enfin, à mes pieds se trouvent des pédales qui me permettent de chauffer l’instrument pour cautériser et aider à la coagulation. » Pour accompagner la chirurgienne dans ses gestes, une opératrice contrôle et nettoie régulièrement les instruments du robot.

    Une machine ultra-précise

    Ce prolongement du bras du médecin offre de très nombreux avantages, comme le précise Vincent Werner, infirmier anesthésiste : « Avec les anciens robots, il fallait mettre le patient la tête en bas. Ils étaient inclinés pour que les organes penchent vers le haut et remontent. Là on ne fait plus ça, ce qui leur offre une meilleure tolérance respiratoire. » Avec le Da Vinci, les patients sont en position allongée « classique ». Autre innovation : la petitesse de l’unique incision pratiquée pour opérer (environ 4 centimètres) qui assure une meilleure cicatrisation. Enfin, détail qui a son importance : « Lors de cette opération, on préserve le nerf d’érection, le patient pourra garder une sexualité normale, ce qui est grandement facilité par la précision du robot ! », assure la chirurgienne. Il est devenu aujourd’hui très fréquent de se faire opérer, notamment de la prostate, par le robot. Le docteur Pignot prévoit d’ailleurs dans la même journée une autre opération avec son camarade mécanique, et quatre autres ce lundi.

    Et les patients, qu’en disent-ils ? L’équipe médicale est unanime : la confiance s’est installée entre l’homme et la machine. L’urologue n’a pas vu de réticence particulière de la part de ceux venus se faire opérer : « Ils ont confiance et je dirais même plus : ils viennent en étant demandeurs de cette nouvelle technologie ! »

  • Marseille : un don de 30 000 euros pour lutter contre le cancer

    Marseille : un don de 30 000 euros pour lutter contre le cancer

    Initié en 2004, le programme LEA est coordonné à l’AP-HM et a pour objectif général d’étudier les facteurs de risque (médicaux, génétiques, socio-économiques, comportementaux et environnementaux) de l’état de santé à long terme de patients
    ayant été traités pour une leucémie ou un lymphome dans l’enfance ou l’adolescence. Les formes de cancer les plus fréquentes chez les jeunes.

  • Le duo varois des Dames Gazelles rayonne sur le Rallye Roses des Sables

    Le duo varois des Dames Gazelles rayonne sur le Rallye Roses des Sables

    Ce n’était au préalable « qu’une » aventure sportive et humanitaire. C’est devenu un souvenir impérissable et une performance qui impose le respect. Annie Méjan et Marie Payan, deux amies originaires de Néoules et La Seyne-sur-Mer, ont participé au Rallye Roses des Sables, une course 100% féminine et caritative dans le désert marocain, du 16 au 25 octobre. Dix jours de compétition qu’elles ont achevée à une magnifique deuxième place, à seulement 387 mètres des vainqueures.

    Les deux femmes, qui se sont rencontrées en 2023, avaient déjà concouru sur le Rallye des Gazelles 2024 : « Je vis avec un homme issu du rallye-raid. J’avais déjà cet univers dans la peau. Ça n’a pas été évident de trouver une partenaire et j’ai trouvé Annie au bout d’un an. On avait connu une panne. Ça avait été formateur et ça nous a donné une énergie pour le deuxième », détaille Marie, qui est gérante d’un garage auto.

    « Toutes les femmes devraient faire un rallye »

    Après ces premiers pas difficiles, les Dames Gazelles étaient loin d’imaginer ce qui les attendait : « On espérait le top 30 mais on voyait le podium d’un peu loin. Au bout du premier jour on était 7e, donc on a commencé à le regarder. Le deuxième jour on était à 20 m de la 3e place, ça nous a vraiment titillées. On a compris qu’on pouvait monter sur ce podium et on n’a plus rien lâché », déroulent-elles. Elles auraient même pu accrocher la première place, leurs concurrentes étant tombées en panne. Mais se souvenant de leurs galères sur le Rallye des Gazelles, elles ont décidé de les secourir : « C’est le reflet de ce rallye, qui est solidaire. Elles méritaient d’être premières », reconnaît Annie, alliant le fair-play à la performance.

    Au-delà de cet aspect sportif, les deux amies retiennent « une aventure humaine formidable. On a vraiment été touchés par la solidarité des participantes. Et niveau organisation c’était incroyable. Le directeur de course nous a menés dans des endroits magiques, des plateaux désertiques aux cols montagneux. » Cela, sans oublier l’aspect humanitaire de ce rallye, qui soutient plusieurs associations (le Club du petit-déjeuner, les Enfants du désert, l’Estelada, en faveur des enfants défavorisés, et Ruban Rose, qui lutte contre le cancer du sein). De leur côté, les Dames Gazelles ont soutenu « l’association des enfants de la baie de Bandol, qui vient en aide aux enfants et adolescents porteurs de handicaps très lourds et à leurs familles », précise le duo, qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « On a d’autres projets à venir sur un autre rallye. On a plusieurs idées mais on n’est pas arrêté. Je pense que toutes les femmes devraient faire un rallye, c’est vraiment quelque chose qui change votre vie », soutient Annie.

  • La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes est une course bien connue dans la cité phocéenne. Cette dernière a regroupé plus de 10 000 participants lors de sa 15e édition, cette année. L’événement est organisée par le club des Marseillaises, qui a souhaité se diversifier avec une nouvelle date à son calendrier. Ce samedi, dans le luxueux hôtel Villa M (8e), le club invitait toutes celles et ceux qui souhaitaient venir à cet « entraînement sportif et musical ». De la gym suédoise pour être précis. La première Marseillaise des femmes Rose est née, avec quatre mots mis en avant : sport, bien-être, solidarité et fun.

    Christine Rollais est la présidente du club des Marseillaises. Elle raconte comment est née la manifestation du jour. « Nous sommes un club cool et féminin qui se réunit tous les samedis matin. Avec le succès grandissant de la Marseillaise des femmes, il y avait l’envie de se diversifier. Nous sommes un peu plus légitimes et nous pouvons faire plus qu’un rendez-vous par an. » Cette nouvelle course s’est réalisé en lien avec Octobre rose, avec un double objectif. Faire du sport et avoir un moment avec des associations pour parler du cancer et spécialement celui du sein. « Nous voulions commencer avec Octobre rose par cet entraînement de gym suédoise, mais aussi pour mettre en place un lieu d’échange avec des associations. ça permet de mettre en relation et de répondre à certaines questions que l’on ne se pose pas forcément », détaille Christine Rollais.

    Un événement qui pourrait en appeler d’autres

    Quinze associations étaient présentes sur place pour informer une foule d’une bonne centaine de personnes, composée à plus de 95% de femmes. L’une des salles d’accueil de l’hôtel Villa M s’est donc rapidement transformée en cours grandeur nature. Deux coaches étaient présentes sur une petite scène et montraient les mouvements à cette foule essentiellement vêtues de rose.

    Près d’une heure de sport s’est ainsi déroulé, avant la partie échange avec les associations et ravitaillement après s’être bien dépensé. Le club des Marseillaises souhaite pérenniser ce rendez-vous et possiblement en créer de nouveau, d’après sa présidente. « Nous souhaiterions faire d’autres événements aussi forts, toujours sur notre principal sujet, le sport-santé. » Un regroupement dont la Ville de Marseille était partenaire, avec la présence de la première adjointe au maire, Michèle Rubirola.

  • Ligue contre le cancer : record battu durant la 5e soirée de gala

    Ligue contre le cancer : record battu durant la 5e soirée de gala

    La 5e soirée de gala de la Ligue contre le cancer des Bouches-du-Rhône, organisée le 9 octobre dans les Salons d’honneur de la préfecture de Marseille et rassemblant les donateurs autour d’un dîner gastronomique orchestré par 11 chefs de l’association « La Petite Lili », d’une vente aux enchères caritative animée par la Maison R&C, et d’une tombola solidaire, a permis de récolter 130 000 euros pour la recherche contre le cancer du sein. Les fonds collectés seront intégralement reversés à deux programmes menés à Marseille. Celui de l’équipe du Pr Emmanuelle Charafe et du Dr Christophe Ginestier à Le Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM) qui explore le potentiel d’un antibiotique existant comme nouvelle arme thérapeutique contre certains cancers du sein. Et celui de l’équipe du Dr Julien Mancini qui mène une étude en santé publique et sciences humaines sur les trajectoires d’adhésion à l’hormonothérapie et les facteurs socio-économiques influençant la poursuite des traitements.

  • [Entretien] Fanny Alvarez : « On commence ensemble, on finit ensemble »

    [Entretien] Fanny Alvarez : « On commence ensemble, on finit ensemble »

    La Marseillaise : Pourquoi votre projet autour de Marseille-Cassis ne se limite qu’aux jeunes adultes en rémission de cancer ?

    Fanny Alvarez : Quand on parle d’« AJA » (adolescents et jeunes adultes), on parle des 15-24 ans qui sont pris en charge pour un cancer. Il y a une prise en charge spécifique, parce que c’est une population en pleine construction physique, psychique, émotionnelle, scolaire ou professionnelle. Mais aussi en pleine indépendance au niveau familiale, amicale ou amoureuse. Donc forcément, la pathologie du cancer arrive à un moment complexe de leur construction. C’est pour ça qu’il y a une prise en charge spécifique pendant les traitements, mais aussi en fin de traitement. On propose différents événements pour les mettre en lien, entre pairs, et pour les accompagner dans leur reconstruction.

    Quels sont les bienfaits de la participation de ces jeunes adultes en rémission de cancer au Marseille-Cassis ?

    F.A. : Le premier objectif dans ce projet sportif est de se fixer un objectif et de le tenir. Ce n’est pas toujours évident à cet âge-là. Mais ça fait dix mois qu’ils se préparent avec des entraînements réguliers. L’activité physique et ce magnifique projet vont leur redonner confiance en eux, et en leur corps. Leur montrer qu’ils sont capables, qu’ils ont les capacités physiques, et mentales pour atteindre leur objectif, et finir cette course mythique.

    On peut se dire qu’une course comme Marseille-Cassis est une montagne trop haute à gravir…

    F.A. : On s’est beaucoup posé la question quand on a eu cette idée. On en a beaucoup discuté avec l’équipe d’activité physique de l’Institut Paoli-Calmettes et les psychologues. C’est vrai que c’est une course très compliquée, mais ils s’entraînent toute l’année pour. L’objectif, ce n’est pas de faire un temps, c’est vraiment de la terminer. De la commencer ensemble et de la terminer ensemble. Mais l’objectif, c’est vraiment ça. Je pense qu’ils vont marcher, courir, et parfois même alterner les deux. Il y a toujours une idée de reconstruction, de reprise de confiance en eux, de reprise d’estime d’eux-mêmes, de reconstruction au niveau corporel et au niveau de l’image de soi aussi. Mais le message principal qu’il y a derrière notre volonté de faire ce Marseille-Cassis, c’est que l’on commence ensemble, on finit ensemble, malgré toutes les difficultés.