Tag: Lunel

  • Lunel va faire jazzer le cœur de l’été !

    Lunel va faire jazzer le cœur de l’été !

    Voilà plus de 20 ans que la Ville de Lunel a décidé d’offrir un grand rendez-vous culturel gratuit au cœur de l’été, à une période où peu d’animations venaient prolonger les festivités de La Pescalune. D’un seul concert au départ, le Lunel jazz festival a peu à peu étoffé sa programmation, porté par le succès. Les grands noms du jazz ne s’y sont pas trompés : Manu Dibango, Rhoda Scott, Scott Hamilton, Marcel Azzola, David Reinhardt, Maurice Vander, Maxime Saury, Daniel Sidney Bechet, Dany Doriz, Éric Lutter, Al Colpey ou encore Sandy Patton sont venus se produire à Lunel. Aujourd’hui, la manifestation est devenue un rendez-vous attendu qui rassemble un public fidèle, composé à la fois d’habitants, d’amateurs de jazz et de touristes venus partager trois soirées de musique dans un cadre exceptionnel.

    Pour cette 23e édition, qui se déroulera du 6 au 8 août, six concerts gratuits seront proposés (deux par jour), répartis entre le « off » sur la place des Caladons (dès 19h) et le « in » au parc Jean-Hugo (à partir de 21h30).

    « Le jazz est une musique qui a plus de 100 ans d’histoire. J’ai donc voulu, sur les 3 jours, retracer un peu cette histoire. Nous partons sur une esthétique qui naît à la Nouvelle-Orléans et qui évolue dans le temps », explique Eric Serra, du Labory Jazz Club. Directeur artistique du festival depuis deux ans, il a fait le choix « de n’inviter que des artistes locaux du grand sud ».

    Les festivités s’ouvriront donc jeudi 6 août à 19h place des Caladons sur des airs de fanfare funk, avec le Royal Brass Band, un groupe de Montpellier. Ce sera le prélude au concert du pianiste marseillais Julien Brunetaud (21h30 parc Jean Hugo), « qui a vécu à la Nouvelle Orléans et a accompagné énormément d’artistes connus dans ce milieu ». Vendredi 7 août, en première partie de soirée, place aux Dixie Froggies, jazzmen venus d’Avignon qui feront revivre au public les premières heures du swing, avant un concert de Renaud Gensane, originaire de Perpignan, qui fut le dernier trompettiste de Johnny Hallyday et accompagne également Véronique Sanson, Christophe Mae, Ben l’oncle Soul ou Ibrahim Maalouf. Samedi 8, enfin, pour la soirée de clôture, les Hot jazz brothers de Nîmes replongeront dès 19h les visiteurs dans l’ambiance de la Nouvelle Orléans avant de laisser les Macadam Farmers, « 5 musiciens totalement déjantés qui cuisinent les plus grands tubes intemporels avec une saveur folk rock et swing », clore le festival en beauté !

  • Une marque pour célébrer neuf jours de Pescalune à Lunel

    Une marque pour célébrer neuf jours de Pescalune à Lunel

    Après l’opération Métamorph’Ose pour rénover le centre-ville, voici « Lunel j’adore ». Vendredi 10 juillet, la municipalité va lancer cette nouvelle marque destinée à « conforter l’identité et l‘ambition de Lunel », autant pour les locaux que pour les touristes.

    « On souhaite renforcer le sentiment d’appartenance aux traditions et à l’ADN de Lunel. Ce n’est pas un slogan mais plutôt une signature, une invitation à regarder la ville autrement », explique la maire Paulette Gougeon (DVD), réélue en mars.

    Baptisée « Lunel j’adore », la marque sera dévoilée vendredi 10 juillet sur la terrasse des arènes de Lunel, lors d’une soirée inaugurale de la Pescalune, 9 jours de fêtes prévus du 11 au 19 juillet. Un premier moment convivial et de partage au cours duquel un artiste local viendra interpréter la chanson Louxor, j’adore de Philippe Katerine, rebaptisée pour l’occasion « Lunel j’adore ». « On va remettre le son ! », promet Paulette Gougeon.

    Auparavant, les festaïres auront été invités à découvrir la galerie à ciel ouvert concoctée par l’artiste Stéphane Paris. De la gare aux arènes en passant par l’avenue de la mairie, les rues du centre-ville et le cours Gabriel-Péri, il s’agit d’une exposition de 20 œuvres spécialement conçues pour Lunel.

    9 jours de fêtes

    Des œuvres disponibles en affiches qui seront cédées lors d’une vente aux enchères. « Les bénéfices seront reversés à des associations qui œuvrent pour la santé », précise la maire. À l’office de tourisme et au marché, des goodies, verres et tee-shirts (…) estampillés de la marque « Lunel j’adore » seront disponibles à l’achat pour le public.

    Passée cette soirée inaugurale, on entrera pleinement dans la Pescalune*. Neuf jours durant, de grands rendez-vous de la bouvine (courses camarguaises, bandidos, lâchers de taureaux…) mais aussi deux corridas samedi 18 et dimanche 19 juillet avec notamment le Biterrois Sébastien Castella en tête d’affiche. Côté festivités, concerts, bodegas et défilés rythmeront la semaine. En revanche, en raison du risque incendie, le feu d’artifice du 14 juillet n’aura pas lieu.

    * Programme complet sur www.lunel.com

  • Fête de la musique en Occitanie : morceaux choisis

    Fête de la musique en Occitanie : morceaux choisis

    MONTPELLIER. Le centre-ville en fête

    Du rock aux sons saturés, des chœurs aux mélodies pop, il y en aura pour tous les goûts à Montpellier. L’esplanade du Peyrou prévoit une expérience variée de 18h30 à 00h30. Ouverture du bal avec le binôme Mauvaise Bouche et Dab Rozer, qui proposera un mélange entre chanson française, rap indie et électro. Ce sera ensuite au tour de BülBül Elektro, un sound system balkanique, de proposer une performance psychédélique et hypnotique. S’ensuivra un concert de rap avec Carbonne, la fanfare balkanique Balkan Paradise Orchestra avant de terminer entre les mains de Ryuden et son show de rock industriel.

    BAGNOLS-SUR-CÈZE. Une programmation éclectique

    Des concerts, mais aussi un spectacle de danse et une soirée bodega… Début de soirée avec une représentation de chorales, puis la soirée continuera Place Auguste-Mallet avec le groupe Akèstéko, mêlant chanson française, électro, swing et rock balkanique qui chauffera le public avant l’arrivée du duo de folk américaine The Scenar.

    LUNEL. Un week-end polyrythmique

    À Lunel, le week-end de la fête de la musique sera varié avec du blues, de la soul, du jazz, de la musique des Balkans, des pays de l’Est, des rythmes africains ou brésiliens, du reggae, du chant choral, et plus encore. Laplace de la République et le cours Gabriel Péri centraliseront les artistes principaux.

    NÎMES. La ville voit les choses en grand

    À Nîmes, sur la place de la Maison Carrée, seront présentés les lauréats de la Bourse des jeunes talents, qui laisseront ensuite place à des concerts pop rock, rock et métal avant de terminer la soirée avec le groupe de musiques afro-latines Onda Ya. Au même moment, une scène de musique actuelle animera la place de la Calade : de l’afrobeat avec Muyiwa Kunnuji, du rap avec Leio, de la techno avec Mellanie… Il y aura de la musique pour tous les goûts dans les rues de Nîmes. Toute la programmation sur le site de la ville.

    SÈTE. Un dimanche en fête

    L’espace public sétois proposera un mélange de musique d’ailleurs et de classiques français. En bord de mer, le Praïa proposera une ambiance brésilienne avec le groupe Roda Do Brasil, guidé par Dan’ilê et Felipe Bastos, des airs de carnaval brésilien pour bien commencer la soirée. Devant l’espace Georges Brassens, autre ambiance, une scène ouverte aux artistes amateurs et professionnels, permettra de revisiter les classiques de Georges Brassens. De nombreux concerts auront lieu toute la soirée.

    ALÈS. Du traditionnel et plus encore

    De la place de la mairie à la place de l’Abbaye en passant par celle des martyrs de la Résistance et au Fort Vauban, Alès se met au diapason et proposera des animations et des concerts toute la soirée du 21 juin. Flamenco, comédie musicale, chorale gospel, soirée swing et spectacle de danse, tout le monde y trouvera son compte.

  • [Occitanie] Eau : les écologistes veulent y voir clair

    [Occitanie] Eau : les écologistes veulent y voir clair

    Publié le 25 mars au lendemain des Municipales, le rapport national de l’Anses a reçu un écho inversement proportionnel à l’urgence de son message. A savoir que la France est surexposée au cadmium, ce « métal lourd contaminant et préoccupant pour la santé publique car reconnu cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction ». L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ajoute qu’omniprésent dans les sols, l’air, les eaux et les sédiments, ce polluant entraîne des cancers (poumon, pancréas, vessie, rein), des atteintes rénales et une fragilité osseuse « en cas d’exposition prolongée par voie orale ».

    Or, l’essentiel du cadmium que nous ingurgitons provient de notre alimentation (98% chez les non fumeurs). Hormis le tabac, le pain, les pâtes, le riz, les pommes de terre, les céréales ou le chocolat sont les aliments les plus chargés en cadmium. « Il faut limiter les produits ultra transformés, privilégier les légumineuses et moins le blé », résume Lise Florès.

    Avec le groupe local, l’ancienne candidate écologiste a décidé d’interpeller les collectivités. Dans un courrier cosigné par Debout (le mouvement de François Ruffin) envoyé à la Mairie et à l’Agglo de Lunel, les Verts réclament que la transparence soit faite sur la qualité de l’eau du robinet. « 47% des adultes et 36% des enfants de moins de 3 ans sont surexposés au cadmium », rappelle Lise Florès.

    Si la démarche intentée à Lunel serait légitime partout ailleurs, la militante précise les sources du doute. « Lunel n’a pas une population riche, qui doit manger pas mal de produits transformés ». La commune est aussi entourée de terres agricoles et il se trouve que les engrais phosphatés sont largement pointés du doigt par le rapport de l’Anses. « On a les moyens de rechercher la signature chimique du pollueur ».

    Déjà les Pfas…

    Si les écologistes jouent la carte du principe de précaution, c’est aussi parce qu’ils ont déjà été échaudés sur le sujet de l’eau. L’an passé, il a été révélé dans l’eau potable des taux de Pfas (per- et polyfluoroalkylées, des polluants éternels) supérieurs aux normes dans les communes voisines de Lunel-Viel, Saint-Just ou Saint-Nazaire-de-Pézan. « Les Lunellois sont en droit de savoir ce qu’ils mangent et ce qu’ils boivent ».

    S’il s’agit d’un problème de santé publique qui relève en soi de l’Etat, les collectivités ont aussi leur mot à dire et un rôle de garde-fou à jouer. « Le maire a le devoir d’informer la population. Il peut intervenir sur les menus dans les cantines, dans l’agriculture et la bétonnisation via les points de captage de l’eau », illustre l’écologiste qui rappelle que « dès qu’on imperméabilise, on touche au cycle de l’eau ».

    Ainsi la politique jugée pro-industrielle de la municipalité de droite est-elle décriée. « Sur le projet de zone des Dardaillons, on avait demandé des études sur la qualité de l’eau, rien n’a été fait », déplore-t-elle. « On est dans un système où l’industriel décide et le politique suit ». La co-secrétaire régionale des écologistes y voit la limite des élus soi-disant apolitiques. « Ils n’ont pas de militants ni de spécialistes qui leur donnent d’autres éléments pour décider que ceux de l’industriel ou du café du commerce ».

  • Embarquez pour des « voyages extraordinaires » au musée Médard à Lunel

    Embarquez pour des « voyages extraordinaires » au musée Médard à Lunel

    Dédié au livre et au patrimoine écrit, ce musée, construit autour des collections du bibliophile lunellois Louis Médard, dispose dans son fonds « de nombreux récits de voyage. On s’est rendu compte qu’on pouvait quasiment parcourir le monde avec ces livres », relate la directrice du musée, Valérie-Alice Dumoulin.

    Les cinq continents

    La commissaire d’expo a donc puisé dans les trésors de Louis Médard pour emmener les visiteurs sur les cinq continents, à travers les siècles (les ouvrages présentés vont du XVe au XIXe siècle). « L’ouvrage le plus ancien est un prêt exceptionnel de la bibliothèque de Montpellier. Il s’agit d’un incunable imprimé à la fin du XVe siècle, Les Chroniques de Nuremberg, colorisé à la main. Il présente notamment une carte du monde tel qu’il était connu juste avant les grandes découvertes », décrit Valérie-Alice Dumoulin. Des emprunts patrimoniaux aux bibliothèques de Nîmes et de Toulouse complètent cette riche sélection.

    Le radeau de la Méduse, invité exceptionnel

    Mais c’est un tableau de peinture qui sera le clou de l’expo ! « Dans les livres de voyage de Louis Médard figure un ouvrage de 1821 qui fait le récit du naufrage du radeau de la Méduse et le procès qui a suivi, où le capitaine a été condamné. Ça nous a donné envie de faire un focus sur cette aventure incroyable », relate la directrice. Qui a alors l’idée de présenter, en appui de ce récit, le célèbre tableau « Le Radeau de la Méduse », qui immortalise cette catastrophe maritime survenue en 1816 au large de la Mauritanie, provoquant la mort de 150 personnes. Impossible, bien sûr, de déplacer l’original peint par Géricault, de 7 mètres sur 5, qui ne quitte pas le Louvre. « Mais ce tableau a inspiré d’autres artistes, notamment Henri Regnault, un peintre voyageur orientaliste qui, en 1965, en a fait une copie conservée au musée d’Hyères, dans le Var. » C’est lui que les visiteurs pourront découvrir dans la section de l’exposition consacrée à l’Afrique.

    Le musée Médard a également voulu apporter un regard contemporain en invitant l’artiste-voyageuse Stéphanie Ledoux. Pastels et crayons dans la besace, elle parcourt la planète et dessine celles et ceux qu’elle croise sur son chemin, leurs habitats, la nature qui les entourent… Ses œuvres ponctueront les vitrines des cinq continents, échos contemporains aux ouvrages exposés.

    Enfin, « pour rendre cette exposition plus familiale », une séquence est également dédiée aux voyages imaginaires dans les mondes souterrains (Homère et la descente aux enfers, le Moyen-Age avec Dante, les premiers livres d’anticipation sur des mondes souterrains du XVIIIe siècle, sans oublier bien sûr Jules Verne et Tolkien avec le Hobbit, qui se déroule sous la montagne…) Pour le plus grand plaisir des petits, l’exposition se clora sur une expérience immersive avec une lampe torche et des lunettes 3D conçue à partir d’une BD de Matthias Picard, Jean Jambe et le mystère des profondeurs.

    Amélie Goursaud

    Du 17 avril au 20 septembre. Entrée libre et gratuite

  • Après Lunel, l’Agglo Hérault Méditerranée pour la droite ?

    Après Lunel, l’Agglo Hérault Méditerranée pour la droite ?

    Dans l’Hérault, les élections communautaires qui s’enchaînent depuis la fin des municipales confirment les difficultés de la gauche. Hormis le cas de Montpellier où Michaël Delafosse devrait rallier à lui la plupart des maires de droite de la Métropole, c’est souvent l’inverse qui se produit.

    Mercredi 1er avril, le maire de Villetelle, Jérôme Boisson, a été réélu président de l’Agglo de Lunel. Contrairement à l’été dernier où suite au décès du maire de Lunel, Pierre Soujol, Paulette Gougeon avait (en vain) tenté sa chance, la maire réélue le 22 mars a préféré trouver un accord plutôt que de recandidater. Elle est la première adjointe de Jérôme Boisson.

    Des maires « sans étiquette » de droite

    Côté Hérault Méditerranée, l’enjeu est plus élevé encore plus qu’il s’agit de savoir si après avoir mis la main du Agde, le RN d’Aurélien Lopez-Liguori pourrait faire main basse sur l’Agglo. Certes l’ancien maire Gilles d’Ettore (LR) dont la mise en examen dans l’affaire de la voyante aura provoqué la chute de son successeur Sébastien Frey (LR), était l’ancien président incontesté. Sur le papier, il y aurait une certaine logique à ce que le président soit issu de la 4e ville de l’Hérault. Mais pas quand il vient d’un parti anti-républicain.

    Face à cette menace, dont les effets se sont déjà produits à Béziers par exemple, on aurait pu s’attendre à ce que les 19 maires fassent bloc et tournent leur regard vers la seconde commune du territoire, à savoir Pézenas. Ce n’est pas ce qui s’est produit ces derniers jours. Si le maire socialiste Armand Rivière était tout disposé à se présenter, sa candidature n’a pas reçu le soutien escompté auprès des édiles. Lesquels, à la suite de deux réunions, semblent s’être mis d’accord pour se ranger derrière la maire de Portiragnes, Gwendoline Chaudoir, dont l’absence d’étiquette politique a été préférée.

    En réalité, elle est clairement de droite puisque dès 2019, elle avait adhéré à Agir, la droite constructive, le micro-parti créé en 2017 par les Républicains rejetés de leur groupe à l’Assemblée pour leur volonté de travailler avec E. Macron. Autrement dit, les maires soi-disant « sans étiquette » de Vias, Bessan, Montagnac (…) penchent clairement à droite. D’autant que si un deal était conclu, A. Lopez-Liguori pourrait récupérer plusieurs vice-présidences (il en réclamerait 4), peut-être même la première. Réponse mardi 7 avril mais on est très loin d’un front républicain contre l’extrême droite.

  • Rencontre avec Andrée A. Michaud à Lunel

    Rencontre avec Andrée A. Michaud à Lunel

    En amont du festival lyonnais Quais du Polar, où elle est attendue du 3 au 5 avril, l’autrice québécoise Andrée A. Michaud, publiée en France aux éditions Rivages Noir, animera trois rencontres littéraires dont une le jeudi 2 avril à 19h à la librairie indépendante AB*, à Lunel.

    « Ses passages sont assez rares et jusque-là je n’avais jamais eu la possibilité de m’inscrire dans une tournée », confie la libraire Delphine Cambet, heureuse de recevoir cette écrivaine talentueuse. Souvent cataloguée comme autrice de polars, Andrée A. Michaud n’aime toutefois pas être enfermée dans un genre, regrettant la distinction tenace entre polar et littérature. « Elle écrit des romans noirs ultra-littéraires, très poétiques et où la nature joue toujours un grand rôle », décrit la libraire.

    Delphine Cambet a découvert Andrée A. Michaud en 2017 avec son premier roman paru en France : le multirécompensé Bondrée, qui a fait de son autrice une figure incontournable du roman noir.

    Deux intrigues en une

    Fascinée par la forêt et ses mystères, la Québécoise, qui marie comme personne le noir et l’angoisse, y place toutes ses intrigues. Son nouveau roman, Baignades, n’échappe pas à la règle.

    « Il y a deux intrigues en une dans ce roman, deux périodes séparées de 4 ans », relate la libraire. Deux baignades, deux lacs cernés par la forêt, deux moments au départ heureux, qui vont dégénérer. « Une première partie où le sang va couler, menée tambour battant, où vous êtes immergé dans une fuite et une seconde partie plus lente, très psychologique, qui se déroule dans une maison familiale où le malaise s’installe. On a l’impression que les deux parties n’ont pas été écrites par la même personne tant elles sont différentes, mais une même tension lie l’ensemble, c’est très fort », commente Delphine Cambet. « L’origine de la violence est au cœur du roman. L’autrice s’intéresse à cette folie immédiate qui pousse aux gestes violents. Et c’est passionnant », estime quant à lui Michel Abescat dans son podcast « Le polar sonne toujours 2 fois », sur France inter.

    Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, c’est l’occasion où jamais de découvrir l’univers envoûtant et si particulier d’Andrée A. Michaud, qui transforme la nature québécoise en décor délicieusement inquiétant… Ouverte à tous, la rencontre sera suivie d’un verre de l’amitié.

    * 26 place Fruiterie

  • En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    René Revol, le seul maire LFI de l’Hérault, peut-il conserver sa mairie de Grabels, dimanche 22 mars ? Au vu des résultats du 1er tour où il est arrivé en seconde position (34,65%) derrière son opposant historique Pascal Heymes qui a frôlé le hold-up au premier tour (49,4%), René Revol semble en ballottage défavorable.

    Mais le maire qui mène une liste d’union de la gauche et citoyenne croit dur comme fer en une « remontada ». « Depuis lundi, il se passe quelque chose d’extraordinaire : des gens m’appellent, les jeunes se bougent, même les enfants m’écrivent ! », raconte René Revol qui dit avoir recensé un millier d’abstentionnistes qui le soutiennent. « Ce n’est pas gagné mais c’est jouable. La remontada est en cours ! », positive-t-il sans penser que le retrait du centriste Régis Morvan, troisième avec 15,95% lui sera défavorable au 2nd tour, le 22 mars.

    Au-delà d’un électorat démobilisé au 1er tour (41,14% d’abstention contre 31,58% en 2014), le maire a connu diverses embûches. En raison d’une infection qui l’a conduit à 3 semaines de convalescence, il n’a pu mener campagne comme il aurait souhaité. D’autre part, il déplore la propagande anti-LFI menée par Pascal Heymes, l’ancien mandataire de François Fillon en 2017, qui a refusé jeudi 19 mars un ultime débat public que Midi Libre voulait organiser.

    Les opposants ont aussi joué sur la confusion et les amalgames avec le Hamas qui ont suivi le déploiement sur le fronton de la mairie de Grabels du drapeau de la Palestine en solidarité au peuple gazaoui massacré.

  • Les plans de la gauche pour sortir Lunel de la précarité

    Les plans de la gauche pour sortir Lunel de la précarité

    Contrairement aux candidats se réclamant du courant socialiste dispersés sur les listes de la maire candidate Paulette Gougeon, de Stéphane Dalle, l’ex-adjoint de l’édile Pierre Soujol décédé en juin 2025 ou de Stéphane Muscat, ex-directeur de cabinet de l’ancien maire Claude Arnaud (divers droite), écologistes, insoumis et communistes ne se réclament pas de la majorité sortante. « Ça ressemble à l’après De Gaulle. Tous se revendiquent héritiers de Pierre Soujol et se tapent dessus », s’amuse l’écologiste Lise Florès. « À droite, c’est le bal des hypocrites, ils se trahissent les uns les autres », confirme l’Insoumis Bruno Gagne qui se méfie aussi de l’extrême droite qui pourrait être incarnée par Antony Belin ou Julia Plane et Thierry Razigade.

    Pour l’heure les têtes de listes de « Lunel collectif » (Lise Florès) et de « l’Union populaire Lunel, fière et solidaire » (Bruno Gagne) tracent chacun leur route. Mais un rapprochement est à l’étude, au moins dans l’entre deux-tours. « Nos portes sont grandes ouvertes. Les écologistes ne sont pas nos adversaires, faisons chacun le maximum », pose le cégétiste. « Une union est envisageable pour nous, y compris avant le 1er tour », confirme la fonctionnaire cadre territorial.

    D’ici là, chacun avance ses propositions pour redonner un élan à la 5e ville de l’Hérault (26 600 habitants) située au cœur de la vallée du Vidourle, aux portes de la petite Camargue. Une ville forte de ses traditions (bouvine) et riche de son histoire romaine mais aujourd’hui pauvre, abîmée et prise en étau entre Nîmes et Montpellier.

    Le PCF a fait le choix de rejoindre LFI qui « assume son étiquette de gauche et veut transformer les choses », insiste François Got. Le communiste veut profiter de l’immobilier libéré par le projet de nouvelle caserne au mas de Fourques et du déplacement de l’accueil 3e âge vers la clinique pour imaginer de « nouveaux logements et des crèches ». Il souhaite aussi « s’attaquer aux marchands de sommeil » et construire des logements sociaux (1 430 familles en attente). Bruno Gagne ajoute le besoin « d’attributions transparentes, d’encadrement des loyers et de contrôles sur la salubrité des logements en location ».

    Du côté de la liste d’union citoyenne de la gauche et des écologistes, Lise Florès veut privilégier la « densification ». « L’étalement urbain pour faire venir des entreprises, c’est comme la stratégie du ruissellement, ça ne marche pas. » Pour créer de l’emploi, l’écologiste préfère « partir des besoins » et cibler « les métiers en tension » (agriculture, services à la personne, rénovation énergétique…). Comme Bruno Gagne qui vise « les circuits courts, les produits locaux », veut des « cuisines centrales municipales » et « les premiers m3 d’eau gratuits », Lise Florès souhaite créer des « régies publiques » dans des fermes (insertion, bio), pour le service à la personne, pour la culture (école de musique) ou le social.

    Persuadée que « le tout sécuritaire est voué à l’échec », l’écolo prône la prévention via des « médiateurs » de quartiers. Bruno Gagne insiste aussi sur la nécessité de « redonner le pouvoir aux habitants ». L’Insoumis promet des conseils de quartiers dès 16 ans, un budget participatif et des votations citoyennes (RIC) sur les sujets majeurs comme la déviation Sud de la route nationale (RN) 113. « Il y a trop de bouchons, de bruit, de pollution. Nous allons réétudier toutes les options ». Pour « protéger les terres agricoles », Lise Florès est plus catégorique. « La déviation est un faux nez qui ne réglera pas le problème. Il faut des mini-bus inter-quartiers, des pistes cyclables et des espaces piétons. » Une manière de dire que la grande rénovation entreprise au centre-ville de Lunel n’est pas suffisante.

  • Lunel Collectif et des citoyens contre la déviation de la RN 113

    Lunel Collectif et des citoyens contre la déviation de la RN 113

    « Personne n’est au courant ! » Et pourtant, à quatre mois des élections municipales, le serpent de mer du Lunellois est bel et bien de retour. Vieux de près de 40 ans, il s’agit du projet de déviation de la route nationale 113. Traversant Lunel-Viel et le centre-ville de Lunel, la RN 113 est depuis toujours pointée du doigt pour générer embouteillages, nuisances sonores et insécurité en ville. « Entre les camions, les trottinettes et les trottoirs en mauvais état, les piétons ne se sentent pas en sécurité », témoigne Fatima Khouya, membre de Lunel collectif.

    D’où la volonté des maires aux manettes de déplacer le tracé de cet axe fréquenté au sud de Lunel-Viel et de Lunel. Après des années de silence radio, la préfecture de l’Hérault a relancé le 27 octobre une enquête parcellaire qui vient de se clôturer le 13 novembre. Une fois que le commissaire enquêteur aura rendu son rapport, le préfet pourrait ainsi réactiver le dossier dont certains citoyens ne veulent pour rien au monde.

    Au bord du canal de Lunel bordé de champs, Lise Florès imagine une future route, son pont et ses remblais : « 40 hectares de terres agricoles seraient ici détruites. Or, la loi sur la souveraineté alimentaire de 2025 commande aux maires de développer l’alimentation de proximité », insiste l’écologiste membre de Lunel collectif sur le point de monter une liste aux municipales. À ses côtés, Gilbert Gomez, viticulteur qui craint de perdre des terres, acquiesce. « Je m’étais déjà fait exproprier à l’époque à cause de la station d’épuration qui a pollué tous mes puits. Mon mas a perdu toute valeur. Ils veulent encore me prendre 21 ares, c’est hors de question. »

    Solutions alternatives

    Il n’est pas le seul menacé d’expropriation. Du côté de la RD24 où doit pousser le giratoire ouest, l’un des sept ouvrages d’art que nécessite la dernière version du projet, Laurent Firmin fait grise mine. « Le tracé mange la moitié de ma maison », déplore le gérant d’une société de nettoyage. « Mon entreprise est bien placée, j’ai ma clientèle et ma mère à côté, je n’ai aucun intérêt à partir. »

    Membres de Lunel collectif, d’autres ne sont pas concernés directement mais disent leur attachement au cadre de vie paisible, à la nature. Avec la proximité de la zone de captage des Horts, ils pensent qu’une imperméabilisation supplémentaire des sols serait néfaste. Un argument de plus que recense la pétition déjà signée par 250 personnes.

    Sans nier l’encombrement de la RN 113 – encore qu’ils auraient aimé qu’une étude* récente éclaire le débat public – les opposants sont convaincus qu’une déviation au sud ne réglerait rien. « Il existe un risque d’aspiration des véhicules depuis l’A9 et les camions continueront de venir livrer les magasins en ville », résume Lise Florès. Il existerait d’autres solutions, fait valoir un résident. « Pourquoi ne pas réaménager la route le long du canal de BRL au nord ? J’ai essayé, j’ai traversé Lunel en 6 minutes. » Pour la citoyenne Isabelle Camrous, le plus urgent est de « sécuriser les abords » des cinq écoles qui jouxtent la RN 113. « On pourrait étendre la piétonnisation ou aménager les horaires de passage des camions de livraison. »

    Selon l’écologiste Raphaël Valette, le dossier de la 113 est plus profond. Il révèle l’enclavement de Lunel si l’on excepte la ligne ferroviaire. « Pour aller à Marsillargues, vous avez un bus le matin et un le soir, c’est une galère pour faire ses courses sans voiture. » Rabia Harras, de Lunel collectif, abonde. « Il faut développer les transports en commun. Sinon, quel avenir pour nos enfants ? »

    Enfin, les opposants font valoir un argument financier. Si le Département de l’Hérault, aux finances exsangues, semble ne plus vouloir participer, le projet reste inscrit au contrat de plan État/Région donc soutenu par la présidente de Région, Carole Delga (PS). Problème : le coût du projet de 6,2 km de long (jusqu’à Marsillargues) qui était déjà estimé à 50 millions d’euros il y a dix ans, a probablement explosé. Une chose est sûre : à Lunel, la RN 113 sera l’un des enjeux des municipales.

    * 2 400 véhicules par jour dont 5% de camions selon une étude ancienne.